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« HOPE AND GLORY : LA GUERRE À SEPT ANS » (1987)

25 Juin

HOPESitué dans la carrière de John Boorman entre « LA FORÊT D’ÉMERAUDE » et le très oublié « TOUT POUR RÉUSSIR », « HOPE AND GLORY : LA GUERRE À SEPT ANS » est une œuvre autobiographique sur les années de guerre du petit garçon qu’il fut pendant la WW2.

À l’instar du classique hollywoodien « MADAME MINIVER » (chroniqué sur WW2), ce film est une sorte de journal intime centré sur la population civile bombardée. Tout est vu à travers le regard du jeune Sebastian Rice-Edwards, alter-ego de l’auteur, enfant vif et observateur vivant dans un environnement féminin. Le ton est constamment enjoué et gentiment ironique, même dans les moments les plus dramatiques. Boorman ne s’apitoie jamais, ne cède pas au sentimentalisme et brosse une galerie de portraits pittoresques avec une affection sans complaisance. Sarah Miles tient un beau rôle de mère protectrice et pétrie de regrets, Ian Bannen est excellent en grand-père colérique, seule Sammi Davis paraît un peu gauche en ado précoce. On remarque la fugace apparition de Charley Boorman, fils de John, en pilote allemand abattu.

La tendresse émanant de « HOPE AND GLORY » n’empêche pas la mort de rôder au-dessus de toutes les scènes. Les plans de la ville à moitié rasée par les bombes sont vraiment impressionnants de réalisme et rappellent en permanence la fragilité de cette famille à la fois banale et excentrique.

HOPE2

SARAH MILES, DERRICK O’CONNOR, ANNIE LEON ET IAN BANNEN

Après presque deux heures de projection, tous les protagonistes ont pris de l’épaisseur, aucun n’est détestable, ni héroïque. Boorman a su mêler l’Histoire et l’anecdote avec brio. Quant à la dernière séquence, celle de la rentrée des classes, elle laisse sur une sensation d’euphorie et de liberté absolument extraordinaire que comprendront tous les vieux enfants qui ont haï l’école. Un très joli album de souvenirs, modeste et pétri d’humanité, un des plus simples et attachants de son auteur.

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7 réponses à “« HOPE AND GLORY : LA GUERRE À SEPT ANS » (1987)

  1. Thomas

    25 juin 2017 at 9 h 19 min

    Son dernier film Queen & Country (2014) en est la suite

     
  2. Seb

    25 juin 2017 at 11 h 13 min

    Mon Boorman préféré avec Queen & Country. Superbe chronique familiale.

     
  3. Patrick

    25 juin 2017 at 14 h 23 min

    Jamais vu ce Boorman qui malgré son sujet ne m’a jamais vraiment attiré peut-être que je crains d’éprouver la même déception que pour Empire du soleil.

     
    • walkfredjay

      25 juin 2017 at 14 h 48 min

      Beaucoup plus simple et émouvant que le Spielberg…

       
      • Patrick

        25 juin 2017 at 16 h 07 min

        La prochaine fois qu’il passera je le regarderais enfin 🙂

         
      • Seb

        25 juin 2017 at 18 h 19 min

        Tout à fait d’accord, Empire of the Sun est un film très lisse et « fabriqué », comme beaucoup trop de Spielberg. Rien de tout cela ici.

         
  4. JICOP

    25 juin 2017 at 17 h 50 min

    Superbe film a la fois intimiste et universel .
    Durant sa master class a la cinematheque il y a peu , Boorman a explique a demi-mots que lui et ses copains enfants avaient vu des choses assez violentes pendant cette periode mais que la preservation quasi-instinctive d’une certaine innocence couplee a la lecture des aventures des chevaliers de la table ronde avaient rendu le quotidien moins difficile .

     

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