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« GÉNÉRATION PROTEUS » (1977)

27 Juin

DEMONInspiré d’un roman mêlant horreur et science-fiction de Dean R. Koontz, « GÉNÉRATION PROTEUS » s’inspire des thématiques développées dans « 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE » (auquel il est fait des clins d’œil directs) et « ROSEMARY’S BABY » : un ordinateur « intelligent » se rebelle contre ses créateurs et désire procréer en mettant enceinte la femme d’un des savants.

Un sujet fascinant, riche en possibilités qu’elles soient dramatiques ou philosophiques, que Donald Cammel a choisi d’illustrer de façon glacée et cérébrale, délaissant la psychologie des personnages réduite au strict nécessaire et même les péripéties scénaristiques (à un ou deux événements près). Ce choix nuit au film, qui en devient statique et répétitif et ne bénéficie pas encore d’une technologie dans les effets-spéciaux, qui aurait pu compenser l’absence de suspense et d’empathie.

Difficile de détourner le regard de l’écran pourtant, tant les enjeux sont prometteurs et l’apparition finale de la « créature » parvient à filer le frisson.

Le film est porté par Julie Christie, souvent seule à l’image, malmenée, palpée, violentée par l’ordinateur de l’enfer qui, pour couronner le tout, a la voix reconnaissable entre mille de Robert Vaughn. Très bon choix, d’ailleurs, puisque l’acteur a toujours eu ce timbre froid et cassant, quel que soit son rôle. Les autres comédiens, Fritz Weaver ou Gerrit Graham, n’ont que des personnages purement fonctionnels, sans relief.

Si on ajoute que la BO est signée Jerry Fielding, on conclura en disant que « GÉNÉRATION PROTEUS » (parfaite traduction de « LA SEMENCE DU DÉMON » !) est une œuvre qui a énormément vieilli, mais dont le scénario parvient encore à captiver. Et puis le plaisir de voir Miss Christie sous toutes les coutures pendant plus 90 minutes ne se refuse pas…

DEMON2

JULIE CHRISTIE

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3 réponses à “« GÉNÉRATION PROTEUS » (1977)

  1. Patrick

    27 juin 2017 at 12 h 54 min

    Je l’avais trouvé pas mal, c’est un bon roman de Koontz (moins souvent adapté que King).

     
  2. Marc Provencher

    27 juin 2017 at 13 h 50 min

    Une des grandes déceptions de mon adolescence cinéphage… sauf pour Julie Christie, il va de soi.

     
  3. Kinskiklaus

    27 juin 2017 at 16 h 24 min

    Jamais entendu parler mais la dernière phrase de la chronique me semble être un argument de taille pour m’y intéresser un de ces jours… En tous les cas, je trouve que l’affiche présentée dans cette chronique parait étonnement moderne pour un film sorti il y a 40 ans.

     

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