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« MAGGIE A UN PLAN » (2015)

15 Juil

Typique de ces productions « à festivals », « MAGGIE A UN PLAN » renvoie dès ses premières images au cinéma du Woody Allen des seventies, jusqu’à la fugace participation de Wallace Shawn, symbole de la comédie new-yorkaise de cette période.

Greta Gerwig, jeune intello quaker (sic !) veut « faire un bébé toute seule », demande son sperme à un ami marchand de cornichons mais rencontre le même jour Ethan Hawke, homme marié et père de famille dont elle tombe amoureuse. Après trois ans de déceptions, elle veut le restituer à son ex-femme (Julianne Moore).

Le sujet est très anecdotique, les personnages ne sont pas spécialement attachants, d’autant plus que Gerwig ne possède en rien l’excentricité charmante d’une Annie Hall et joue sur une partition complètement réaliste. La réalisation de Rebecca Miller manque de légèreté et tout simplement de point-de-vue et tout cela demeure plutôt pesant, pas souvent drôle et d’une banalité absolue.

On peut trouver un certain plaisir à voir jouer le toujours fiable Hawke dans un rôle de pauvre type manipulé et surtout Julianne Moore dans son emploi maintenant habituel de névrosée cérébrale et « au bord de la crise de nerfs ». Affublée d’un accent danois, d’un prénom impossible (‘Georgette’ !), elle compose un personnage crispant mais intéressant et parvient à éclipser ses partenaires.

« MAGGIE A UN PLAN » est un curieux produit, qui ne semble jamais ancré dans le 21ème siècle et noie son marivaudage urbain sous des tonnes de dialogues plus ou moins passionnants et se repose beaucoup trop sur le charme de ses vedettes. Pas vraiment désagréable, mais cela n’est au fond qu’un cinéma pour « bobos » quadragénaires nombrilistes pour lesquels on ne ressent pas forcément une grande empathie.

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7 réponses à “« MAGGIE A UN PLAN » (2015)

  1. Patrick

    15 juillet 2017 at 11 h 59 min

    Je vois le genre…on a envie de se plonger dans un Bronson après 🙂

     
  2. walkfredjay

    15 juillet 2017 at 12 h 13 min

    C’est ça. 🙂

     
  3. Kinskiklaus

    15 juillet 2017 at 12 h 28 min

    Outch, la dernière phrase de la chronique est définitive ! Rebecca Miller n’a pondu que des films de ce genre. Espérons qu’à l’instar de son mari, Daniel Day Lewis, elle prenne prochainement sa retraite. A croire que le non-talent se reproduit de père en fille…

     
    • JICOP

      15 juillet 2017 at 13 h 21 min

      C’est pas bien Arthur Miller mon Klaus ?

       
  4. Kinskiklaus

    15 juillet 2017 at 13 h 35 min

    Tu sais, mon Jicop, l’art est subjectif. Disons que ce n’est pas du tout ma came. Je préfère Henry Miller.

     
  5. JICOP

    15 juillet 2017 at 13 h 39 min

    Tout comme 95 pour cent du cinoche héxagonal se paluche allègrement ( pardon mesdames ) sur l’héritage du Suisse zozotant Jean-Luc Godard , en mode prise de tete dans appartements Haussmanien , le cinéma indépendant U.S pense que suivre l’exemple du binoclard aux futs en velours cotelé est le summum de la créativité .
    J’habite dans le Upper East side , je suis analyste financier , je suis divorcé , je bois du thé équitable et je conduis une Toyota Prius pour emmener mes enfants à l’école Française mais je suis malheureux car j’ai des problèmes avec ma dernière fiancée qui refuse d’aller voir le dernier bijou de Xavier Dolan alors que son petit frere n’aime que Michael Bay et les chips au concombre de Madagascar .
    Alors je file dans le cabinet du docteur Julius Sapperstein lui raconter mes mésaventures …
    Merci du spectacle .

     

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