RSS

« RETOUR À FOWLER CITY » (2015)

24 Juil

FORSAKEN2Le thème du pistolero qui a juré de ne plus jamais toucher un revolver, jusqu’à ce que les circonstances l’y obligent, est vieux comme le monde et a nourri un nombre incalculable de westerns. Aussi ne doit-on pas être rebuté par ce ‘pitch’, par un début excessivement conventionnel et une réalisation un peu pépère.

« RETOUR À FOWLER CITY » s’améliore en progressant, Jon Cassar donne suffisamment d’espace à ses acteurs pour créer de véritables personnages à la psychologie complexe sans jamais céder à l’archétype et quand arrive l’inévitable, le gunfight ne déçoit pas, bien au contraire. Le bonus réside bien sûr dans la première vraie confrontation à l’écran de Donald Sutherland – à la « gueule » magnifique de patriarche biblique – et de son fils Kiefer. Le premier en pasteur raide comme la justice et le second en tueur bourrelé de remords qui ne trouve plus sa place nulle part. Leurs face-à-face sont réellement émouvants, culminant dans un passage à tabac particulièrement brutal et cathartique et dans la crise de larmes du fils dans l’église (« Pardonne-moi d’être devenu ce que je suis »). Autour d’eux, la distribution est étincelante : Brian Cox en salaud de service qui ajoute quelques nuances au cliché, Demi Moore, qui fait enfin son âge, très bien en femme de l’Ouest digne et courageuse, Michael Wincott excellent en tueur-à-gages réglo. Sans oublier Aaron Poole, fabuleux en sale petite gouape sadique dont on attend impatiemment la mise à mort tant il sait se rendre haïssable.

« RETOUR À FOWLER CITY » sans être un grand film, ne cherche pas à révolutionner le genre, ni à porter un regard dessus. Il retourne aux vieilles recettes, soigne le fond et la forme et offre un spectacle modeste et intelligent.

FORSAKEN

KIEFER SUTHERLAND, MICHAEL WINCOTT ET DONALD SUTHERLAND

Publicités
 

5 réponses à “« RETOUR À FOWLER CITY » (2015)

  1. Marc Provencher

    24 juillet 2017 at 13 h 49 min

    Increvable, ce Donald Sutherland !

     
    • JICOP

      24 juillet 2017 at 15 h 46 min

      Et le fait qu’il soit Canadien n’a aucun lien avec son endurance, évidemment 😉
      Il est un autre Canadien que j’aurai plaisir à retrouver ; c’est Michael Wincott généralement préposé aux rôles d’ordures en tout genres.
      Le reste du casting promet de bons moments malgré le CV plus que discutable du réalisateur.

       
  2. Thomas

    24 juillet 2017 at 17 h 29 min

    La résolution final duel Wincott/Sutherland est d’ailleurs astucieuse et réjouissante

     
  3. walkfredjay

    24 juillet 2017 at 17 h 44 min

    Oui. Leur relation m’a fait penser à celle de John Wayne et Christopher George dans « EL DORADO ».

     
  4. Kinskiklaus

    24 juillet 2017 at 20 h 38 min

    « Oui. Leur relation m’a fait penser à celle de John Wayne et Christopher George dans « EL DORADO ». » Effectivement, j’ai vu ça dans le « Closer » paru cette semaine. La sortie, c’est par où svp ?

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :