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« FASTER » (2010)

02 Août

FASTER2Parce que ce n’est pas si fréquent que cela dans ce genre de produit, parce que l’affiche n’avait rien de spécialement prometteur, il faut saluer « FASTER » pour ce qu’il est : une excellente série B d’action, au scénario hyper-travaillé, au montage nerveux et à la photo magnifique du début à la fin.

George Tillman, Jr. part d’un postulat simple (la vengeance d’un ex-taulard après dix ans derrière les barreaux) et développe adroitement une histoire alambiquée, mâtinée de ‘whodunit’, dont tous les protagonistes possèdent un background fouillé et captivant.

La meilleure surprise vient de Dwayne Johnson, sorte de Terminator, de ‘golem’ impavide, obsédé par sa vengeance méthodique, qu’on apprend peu à peu à connaître, alors que l’humanité refait surface entre deux fusillades. Le charisme de l’acteur est indéniable pimenté d’un sens de la nuance et du premier degré. Le face-à-face avec sa mère (Annie Corley) est absolument remarquable et digne d’un film plus ambitieux. Il est très bien entouré par Billy Bob Thornton en flic schnouffé et planche-pourrie, père d’un gamin obèse, et dans des apparitions d’une seule scène, de solides comédiens comme Jennifer Carpenter ou Tom Berenger en directeur du pénitencier au début. Seule faiblesse : Carla Gugino sous-employée et surtout Oliver Jackson-Cohen sans intérêt dans un pourtant beau rôle de tueur à gages narcissique se faisant payer un dollar par contrat et hanté par un handicap d’enfance. Ses scènes avec la minaudante Maggie Grace jouant sa fiancée, rabaissent un peu le niveau général.

Méconnu et oublié, ce « FASTER » se doit d’être exhumé par les amateurs de polars ‘hard boiled’ façon seventies, car même à l’époque, on n’a jamais vu un « héros » abattre quelqu’un sur une table d’opération !

Johnson reprend le flambeau des « tough guys » de l’époque sans avoir à rougir de la comparaison et le scénario tient en haleine jusqu’à l’ultime image. Ce qu’on peut appeler une excellente surprise !

FASTER

CARLA GUGINO, BILLY BOB THORNTON, DWAYNE JOHNSON ET TOM BERENGER

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9 réponses à “« FASTER » (2010)

  1. Thomas

    2 août 2017 at 10 h 57 min

    à noter que le DVD contient une fin alternative offrant une confrontation finale entre les 2 antagonistes

     
  2. Marc Provencher

    2 août 2017 at 16 h 47 min

    Toujours râleur (à force de fréquenter des Français, que voulez-vous…), je dépose un protêt ! Comment Fred a-t-il pu laisser passer l’occasion de nous mettre en photo la bouille si irrésistiblement sympathique de Jennifer Carpenter ?

     
  3. walkfredjay

    2 août 2017 at 16 h 49 min

    Très petit rôle… 😦 Mais mea culpa quand même.

     
    • Marc Provencher

      2 août 2017 at 18 h 17 min

      Bon, va pour cette fois… Mais ne t’avise pas de nous parler de ‘BRAWL IN CELL BLOCK 99’ ou des deux saisons de ‘LIMITLESS’ sans illustrer le tout avec la tronche de ma « grande perche » favorite ! Et femme-caoutchouc à ses heures, car chose incroyable, il n’y a pas le moindre CGI dans les contorsions dérangeantes d’Emily Rose ! (D’autant plus dommage que ‘THE EXORCISM OF EMILY ROSE’ (2005) ne soit pas à la hauteur de son actrice principale).

       
  4. Marc Provencher

    6 août 2017 at 19 h 01 min

    Eh bien oui, il fallait Jennifer Carpenter pour ce petit rôle (une seule scène!) où elle nous passe toute une gamme d’émotions en quelques instants. On imagine très bien la grande perche en couple avec le gros musclor.

    Jamais je n’aurais vu ce film sans BDW2, car mon Dwayne Johnson à moi est strictement cantonné dans la catégorie « plaisirs coupables » (style ‘FÉE DES DENTS’, ‘SAN ANDREAS’ et autres).

    C’est un très bon thriller, à la morale ô combien douteuse – en somme, on y est à fond pour la peine de mort sans procès – et où Johnson doit effet aller chercher le meilleur acteur en lui. J’adore l’ouverture, où le « héros » commence à courir dès qu’il sort de prison. Plus vite !

     
  5. walkfredjay

    6 août 2017 at 19 h 15 min

    (pas réussi à trouver la pub en v.o.)

     
    • Marc Provencher

      7 août 2017 at 13 h 55 min

      Très amusant. L’hyperactivité de notre héros fait penser à ‘NOTRE HOMME FLINT’ et la mégalomanie rigolote renvoie aux blagues sur Chuck Norris (« Ce n’est pas Chuck Norris qui entre dans l’eau, mais l’eau qui s’écarte sur le passage de Chuck Norris. »)

       
  6. Kinskiklaus

    10 août 2017 at 17 h 11 min

    Bien vendu, Fred ! A lire ta chronique, je devine la bonne surprise comme le fut, pour ma part, le « Crazy Joe » avec Jason Statham. Je le mets dans mes liens celui-ci…

     
  7. Edmond

    11 août 2017 at 22 h 47 min

    Je viens de voir le dit film et il est vraiment très bon ! Je ne suis pas déçu par Dwayne Johnson ni par Billy Bob Thornton . Par contre , Oliver Jackson – Cohen aurait pu mettre un peu plus de folie dans son personnage!

     

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