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« LE GRAND INQUISITEUR » (1968)

12 Sep

WITCHFINDER2Devenu culte dans son pays de production, « LE GRAND INQUISITEUR » situé dans l’Angleterre en guerre du 17ème siècle, prend pour personnages centraux un « avocat » (Vincent Price) traversant le pays accompagné de son bourreau attitré (Robert Russell, difficilement supportable tant il cabotine) pour brûler des sorcières qui ont avoué sous la torture leur commerce avec Satan.

Quand il s’en prend à la fiancée d’un soldat (Ian Ogilvy), celui-ci jure d’avoir sa peau. Si l’univers et l’époque décrits par Michael Reeves sont intéressants et peu exploités au cinéma, la facture du film est très brute-de-décoffrage, la photo télévisuelle, sans relief, les décors minimalistes et les perruques dont sont affublés tous les acteurs, sont affreuses. Pourtant, à condition d’être bien luné, le film se laisse suivre grâce à une certaine linéarité confortable, une imagerie ‘gore’ naïve et complètement dépassée où le sang ressemble à de la peinture rouge-carmin bien épaisse.

Price, généralement peu avare de son penchant histrionique, est ici raisonnablement sobre et donc moins irritant que d’habitude dans un rôle d’opportuniste cynique et sans pitié, profitant des jeunes filles innocentes qu’il condamne ensuite au bûcher. Ogilvy, futur « SAINT » de la TV, est un sympathique héros qui pète les plombs à la fin à grands coups de hache. Hilary Heath est photogénique, c’est tout ce qu’on puisse dire d’elle. Les seconds rôles manquent d’épaisseur et de vraies scènes à défendre.

WITCHFINDER

VINCENT PRICE, HILARY HEATH ET IAN OGILVY

« LE GRAND INQUISITEUR » (qui compte un nombre étonnant de titres originaux) est donc un petit film sans grande substance, où on peut croiser brièvement Oliver Cromwell, et où les malversations du méchant « witchfinder » sont suivies de représailles faisant office de scénario.

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7 réponses à “« LE GRAND INQUISITEUR » (1968)

  1. JICOP

    12 septembre 2017 at 9 h 19 min

    C’est une bonne petite série b réalisée par un réalisateur fan de Don Siegel et mort à 25 ans d’une overdose de médicaments.
    Il fut assistant grâce à Siegel de Jack Cardiff sur  » les drakkars  » puis réalisa quelques bandes horrifiques.
     » le grand inquisiteur  » fut son dernier film.
    Au départ destiné à Donald Pleasence, le rôle de l’inquisiteur échoit à Vincent Price à cause ( ou grâce c’est selon) de Roger Corman qui a participé aux frais de production .
    Ian Ogilvy étant pour sa part ami du réalisateur.
    Il faut savoir que le film s’inspire d’un véritable inquisiteur ayant officié au XVII ème siècle.
    Film culte souvent présenté comme un film d’horreur, c’est plus une sorte de western tourné de surcroît en décors naturels à contrario de nombreuses productions Britanniques du même tonneau. ( Hammer ou Amicus notamment) .
    Il manque une photo plus créative et une réalisation moins empruntée mais le film reste intéressant dans la peinture d’une époque farcie de peurs et de croyances.

     
  2. Kinskiklaus

    12 septembre 2017 at 9 h 31 min

    Petite précision, son réalisateur est mort suite à un mélange de barbituriques ET d’alcool, mélange détonnant s’il en est.

     
    • JICOP

      12 septembre 2017 at 9 h 41 min

      Ah oui effectivement.
      Moi je ne prends jamais de médicaments. Que de l’alcool 😉

       
  3. Evy

    12 septembre 2017 at 12 h 07 min

    C’est dommage de « spoiler » la fin…

     
    • walkfredjay

      12 septembre 2017 at 12 h 55 min

      J’ai reformulé ! Merci, je n’avais pas fait attention.

       
  4. Patrick

    12 septembre 2017 at 12 h 09 min

    Vu sur Arte et je l’avais bien aimé, c’est dans le style de la Hammer avec un côté plus sombre et violent par contre La créature invisible son autre film avec Boris Karloff m’avait moins plu.

     
  5. Marc Provencher

    12 septembre 2017 at 22 h 16 min

    J’ai toujours projeté de voir ce film. Il faut dire que j’adore le Vincent Price Show. (Je suis accro depuis que j’ai vu ‘THÉÂTRE DE SANG’). Mais qui plus est, l’épisode historique m’intéresse. Et il est juste qu’on y croise brièvement Cromwell, puisque cette délirante chasse aux sorcières à la britannique fut une émanation du chaos engendré par la Révolution anglaise de 1648/1688.

     

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