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« L’ALPAGUEUR » (1976)

24 Sep

ALPAGUEUR2« L’ALPAGUEUR » est une tentative de Philippe Labro « d’américaniser » le personnage de Jean-Paul Belmondo, en lui faisant jouer un chasseur-de-primes œuvrant pour les services secrets en s’attaquant illégalement à la pègre. L’idée en vaut une autre, mais le scénario est bizarrement construit, il perd un temps fou à lever plusieurs lièvres en même temps, s’efforce de les faire s’entrecroiser et surtout, perd complètement de vue le véritable adversaire du héros, un serial killer surnommé « l’Épervier » qu’on ne voit que trop peu et qui peine à s’imposer comme protagoniste central. C’est d’autant plus déplorable que c’est Bruno Cremer qui lui prête ses traits inquiétants et qu’il est formidable dans ce rôle glauque et ambigu à souhait, qu’il joue tout en nuances. Face à lui, Belmondo plus routinier semble rejouer des scènes vues dans d’autres films (les séquences en prison renvoient à « HO ! » ou « LA SCOUMOUNE ») en dur-à-cuire fregoli aux ‘one liners’ obscures (« Café, pousse-café, cigare »).

On trouve de drôles de partis-pris dans ce film : tous les intérieurs sont décrépits, presque en ruine. Situations et dialogues sont truffés de sous-entendus crypto-gays. On reconnaît les influences des auteurs, du « FLINGUEUR » de Winner au « GUET-APENS » de Peckinpah. « L’ALPAGUEUR » n’est hélas, pas aussi rigoureux : les seconds rôles sont uniformément faibles et sans réalité aucune, les dialogues (signés du parolier Jacques Lanzmann) sont émaillés de bons-mots incongrus et les blagounettes bien lourdingues de Belmondo tombent pour la plupart à plat, tant elles semblent appartenir à un autre film.

Par plusieurs détails pourtant, « L’ALPAGUEUR » retient tout de même l’attention. Sa froideur, la sinistrose systématique de ses repérages, ses choix bizarroïdes (l’absence totale de personnages féminins, le tueur rêvant d’acheter une île déserte, son étrange amitié avec le jeune voyou Patrick Fierry) et au bout du compte, un ton qui n’appartient qu’à lui. Dommage vraiment, qu’à trop se perdre dans des sous-intrigues fastidieuses, Labro n’ait pas fait de son film un face-à-face au sommet entre un super-mercenaire et un monstrueux tueur en série. Ses deux acteurs avaient la carrure pour hisser le scénario vers le haut. À part une bagarre à bord d’un avion bien insuffisante, ils n’en ont pas eu l’occasion.

ALPAGUEUR

BRUNO CREMER ET JEAN-PAUL BELMONDO

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54 réponses à “« L’ALPAGUEUR » (1976)

  1. Kinskiklaus

    24 septembre 2017 at 8 h 11 min

    Pas encore vu mais j’ai remarqué que ce film compte de nombreux admirateurs, notamment depuis quelques années. J’oserais même dire que beaucoup le considèrent comme un film culte. A voir de toute façon car même si ta critique n’est pas dithyrambique, et même si tu y as relevé beaucoup d’influences, on sent bien qu’il s’agit là d’un film plutôt singulier.

     
    • walkfredjay

      24 septembre 2017 at 8 h 19 min

      Oui, il vaut d’être vu, même si Labro est passé à côté de quelque chose de potentiellement formidable. Rien que pour Cremer et sa façon d’appeler les gens « Coco ».

       
  2. Dino Barran

    24 septembre 2017 at 11 h 16 min

    Cher Fred, j’apprécie ta manière de trouver des éléments positifs dans ce film.
    Je n’ai jamais été fan du cinéaste Labro, par ailleurs talentueux exégète de Melville et du cinéma américain. En dépit de cet arrière-plan sympathique, il n’a commis que des films factices et qui vieillissent mal. Le summum est atteint par Le hasard et la violence, daube complètement idiote dont lui-même rigole aujourd’hui. Personnellement je ne sauve que Rive droite rive gauche et Sans mobile apparent.
    J’ai l’impression qu’il a traduit ses influences par des tics de mise en scène, de style montage parallèle ou comportement obsessionnel de ses personnages (Trintignant se lavant les mains sans arrêt dans Sans mobile apparent, la pierre volcanique de Belmondo dans L’Héritier…)
    Ton analyse de L’Alpagueur comme film crypto-gay est fort intéressante. Bien loin d’une critique de l’époque qui avait titré « Bébel Fricotin ». Mais je crois me souvenir que Crémer y est ouvertement homosexuel. Me trompe-je ?

     
    • walkfredjay

      24 septembre 2017 at 11 h 31 min

      Non, non. Il draguait de jeunes paumés qu’il attirait chez lui pour les tuer. Entre autres choses ! C’est l’amitié entre Belmondo et le jeune Fierry qui est très crypto-gay et là, ce n’est pas de la surinterprétation !

      J’ai vu « LE HASARD ET LA VIOLENCE » (bientôt chroniqué ici, donc) et il fait partie des plus mauvais films que j’aie pu voir dans ma carrière de cinéphile. Et j’en ai vu ! C’est à peine croyable. Et ce, malgré Katharine Ross qui a réussi à aligner ce film-là et « THE SWARM » dans sa filmo ! Katharine, enfin !!!

       
      • buck

        24 septembre 2017 at 20 h 10 min

        Le hasard et la violence ! Voila un film incroyable.
        Je l ai revu plus de quatre fois pour essayer de comprendre le délire ambiant ! Deux séquences me sont restés en tête, celle du karatéka et celle du coït dans l’eau, qui avait traumatisé un de mes amis qui était impressionné par la force des bras de Montand.
        Par contre si « L’Alpagueur » n est pas un film culte, « Le Hasard et la Violence » est un candidat parfait. Je pense qu il a marqué plus d’un cinéphile.
        Par contre, si Labro est un réalisateur moyen (pour ne pas dire médiocre), le final de « L’Héritier » est un vrai bon moment de cinéma.

         
      • walkfredjay

        24 septembre 2017 at 20 h 14 min

        Le karatéka onaniste est inoubliable ! Sans parler de la bagarre sur la plage à hurler de rire. Mais chut ! Bientôt la chronique !

         
      • Corey

        24 septembre 2017 at 23 h 46 min

        « C’est l’amitié entre Belmondo et le jeune Fierry qui est très crypto-gay et là, ce n’est pas de la surinterprétation ! »

        Sérieusement ?
        J’ai remarqué depuis que je fréquente ce blog que tu avais tendance à trouver des références gays dans beaucoup de films (je ne me lancerai pas dans un psychanalyse de comptoir à ce propos…), mais celle la, il fallait vraiment la faire ! Que dire alors de l’amitié « virile » unissant les protagonistes de tous les films de Giovanni ?

         
      • walkfredjay

        25 septembre 2017 at 8 h 04 min

        Que te dire ? Revois les scènes entre eux, écoute bien le dialogue… Chez Giovanni ou Enrico on sent rarement cela, c’est plutôt l’amitié « à la vie à la mort » des hors-la-loi, mythifiée et certainement enjolivée. Ceci dit, ce n’est pas une critique et ce sous-texte ajoute parfois de l’ambiguïté comme dans « LE FLINGUEUR ». Mais après tout… je peux me tromper ! 🙂

         
  3. Kinskiklaus

    24 septembre 2017 at 11 h 20 min

    « Crypto-gay »… J’avais appris l’existence de ce terme et sa définition ici même, il y a plusieurs années, suite à une lonnnnguuuuue discussion entre Fred et lemmy. A cause d’eux, je vois du crypto-gay partout. Méfie-toi Dino, ce sont des complotistes !!!

     
    • Dino Barran

      24 septembre 2017 at 12 h 00 min

      Longue discussion démarrant sur Le Flingueur, je m’en souviens.
      Tu as raison, ils sont partout. Mais chut !

       
      • walkfredjay

        24 septembre 2017 at 12 h 07 min

        D’ailleurs, certains détails me laissent à penser que sur ce fil de discussion lui-même… Mais je ne peux rien dire !

         
    • Kinskiklaus

      24 septembre 2017 at 20 h 22 min

      Un « karatéka onaniste »… Moi, quand je lis ça, j’ai juste envie de découvrir ce film !

       
      • walkfredjay

        24 septembre 2017 at 20 h 25 min

        Le film entier est ahurissant. Mais le karatéka onaniste qui casse tout dans les pissotières est un monument.

         
  4. Kinskiklaus

    24 septembre 2017 at 11 h 52 min

    « J’ai vu « LE HASARD ET LA VIOLENCE » (bientôt chroniqué ici, donc) et il fait partie des plus mauvais films que j’aie pu voir dans ma carrière de cinéphile. Et j’en ai vu !  » Outch ! Pas vu non plus et que crois que je vais m’en tenir là. De toute façon, que ce soit en tant que cinéaste ou en tant qu’écrivain, Labro ne m’a jamais touché. C’est un très bon journaliste en revanche.

     
  5. JICOP

    24 septembre 2017 at 12 h 17 min

    Bebel  » bebelise  » désormais sur cet  » alpagueur  » ou il est producteur à 100 pour cent.
    Efficace mais sans génie et aux personnages à la psychologie sommaire.
    Le duel final dans le Boeing est décevant. Seul Cremer donne un peu d’épaisseur à son personnage.
    A signaler le bon thème musical de Michel Colombier.

     
    • Kinskiklaus

      24 septembre 2017 at 12 h 27 min

      C’est marrant quand même , ce film ne semble pas trouver grâce aux yeux des intervenants de ce blog alors même que, et je le soulignais tout à l’heure, « L’alpagueur » acquiert petit à petit le statut de film culte depuis quelques années. Il me semble qu’il était ressorti au cinéma il y a quelques proches années, ou alors était-ce à l’occasion de sa ressortie en DVD, enfin bref, et je n’ai pas rêvé, ce film a connu récemment une seconde vie et d’aucuns crient au chef-d’oeuvre méconnu.

       
      • JICOP

        24 septembre 2017 at 12 h 41 min

        Salut mon Klaus.
        De manière générale, l’emploi du terme culte me paraît toujours inadapté la plupart du temps.
        Certains critiques ou journalistes ravagés du bulbe n’hésitent plus d’ailleurs à qualifier un film ou une série de culte alors que l’oeuvre est à peine sortie… Quelle idiotie.
        Tu t’en doutes, l’appellation  » culte  » pour  » l’alpagueur  » me paraît très excessif, et c’est un doux euphémisme.
        On peut regarder ce film avec curiosité, dans le but de regarder un témoignage d’une certaine époque, les fringues, le langage etc…
        Je te propose un vrai film culte:  » Scarface  » 😉

         
      • walkfredjay

        24 septembre 2017 at 13 h 03 min

        Il va ressortir en Blu-ray incessamment. Peut-être va-t-il susciter une vague d’enthousiasme ? Je serais curieux de voir pourquoi !

         
    • walkfredjay

      24 septembre 2017 at 13 h 06 min

      Le « duel » est décevant parce que Belmondo abat ses cartes trop vite, nous privant d’un jeu de chat et de souris. Et puis aussi parce que c’est un film français. Et qu’on n’a pas droit aux délires des blockbusters U.S. : balles perçant la carlingue, moteur de l’avion explosé, saut sans parachute, bagarre entre Bébel et Cremer en pleine chute libre, intervention des hélicos de l’armée, etc. 😀

       
  6. Kinskiklaus

    24 septembre 2017 at 12 h 22 min

    « D’ailleurs, certains détails me laissent à penser que sur ce fil de discussion lui-même… Mais je ne peux rien dire ! » C’est vrai que ça fait longtemps que j’ai observé le rapprochement crypto-gay entre toi et Dino. Bon, c’est vrai aussi que j’ai failli succomber une fois au charme d’un travelo à Pigalle… Enfin bref, c’est marrant, je ne serais pas en terrain conquis que je pourrais croire à une vile provocation de la part de Fred. Mon esprit doit sûrement être mal tourné. De toute façon, ça manque cruellement d’agents de la gent féminine sur ce blog, pas étonnant que ça dérape entre nous, parfois. Fort heureusement, cela ne me concerne pas.

     
    • Kinskiklaus

      24 septembre 2017 at 13 h 01 min

      « Je te propose un vrai film culte: » Scarface »  » Si tu me cherches, tu va me trouver ! Salut Jicop ! Tout comme toi, je me méfie toujours du mot « culte ». En fait, je me suis mal exprimé. « L’alpagueur » est considéré par certains, et ce, depuis quelques années, comme le grand film oublié de Belmondo. Constamment réévalué. Un petit effet de mode, sans doute.

       
    • Dino Barran

      24 septembre 2017 at 13 h 08 min

      Damned !
      Fred, Klaus est au courant. Nous sommes faits comme des rats !
      C’est vrai que ça manque de femmes… Où est Val ???

       
  7. walkfredjay

    24 septembre 2017 at 13 h 09 min

    Et Evy ??? Elles ont trouvé mieux que nous ? Elles sont responsables de notre dérive !!!

     
    • Val

      24 septembre 2017 at 16 h 57 min

      « Elles ont trouvé mieux que nous ? » En ce qui me concerne, je ne trouverai jamais aussi dingos, érudits et géniaux que toi et tes lecteurs, cher Fred !
      😉

       
      • walkfredjay

        24 septembre 2017 at 17 h 33 min

        🙂

         
      • Kinskiklaus

        24 septembre 2017 at 20 h 24 min

        Merci Val !

         
  8. Val

    24 septembre 2017 at 16 h 46 min

    Ah, tiens ! C’est de notre faute si les commentaires dérivent vers le crypto-gay ! (rire)

    Blague à part, il y a souvent du « crypto-gay » dans le cinéma dit « viril » à mon avis, et cela m’importe peu. Alors continuez à délirer sur le thème, les amis.

     
  9. Miguel

    24 septembre 2017 at 16 h 52 min

    J’avais été impressionné par Bruno Cremer, sa façon d’incliner la tête d’un air désabusé face à l’incrédulité de ses victimes, ses phrases résonnant comme une sentence. Un personnage antagoniste de premier choix mais pas suffisamment exploité. Dommage.

     
  10. Dino Barran

    24 septembre 2017 at 18 h 24 min

    Après La Scoumoune, Bébel ne laisse plus personne à égalité d’affiche avec lui, à l’exception de Raquel Welch dans L’Animal. Même Robert Hossein est relégué en bas de l’affiche du Professionnel. Tous ses films René Chateau tournent autour de lui, seule vedette. Le film aurait peut-être été différent s’il avait partagé le premier rôle avec une star de son niveau. Ce que n’était pas Crémer – je ne parle pas de la qualité du comédien. Dommage.

     
  11. Edmond

    24 septembre 2017 at 21 h 32 min

    Jean Paul gay ? Faut être têtu pour y croire !!

     
    • Kinskiklaus

      24 septembre 2017 at 21 h 42 min

      Joli jeu de mots ! C’est la grande question : Jean-Paul Belmondo a-t-il organisé une propagande crypto-gay par le biais de sa filmographie. Eh bien ! c’est fort possible. Ne fume-t-il pas de gros cigares phalliques dans tous ses films ? Je vous laisse réfléchir là-dessus.

       
      • Ludovic

        24 septembre 2017 at 23 h 38 min

        Je ne pense pas que dans Leon Morin prêtre, il fume le cigare ! Mais il est fort probable que Satan l’habite

         
  12. Corey

    24 septembre 2017 at 23 h 52 min

    Film culte ? Quand même pas, mais pour moi dans mon top 10 Bebel. Peut-être pas le meilleur film de Labro (je préfère L’héritier), mais pas loin. Les influences de Labro sont clairement Melvilliennes (rappelons qu’il était un de ses meilleurs amis et son maître de cinéma), et même si le film est un poil long à démarrer, Labro cadre bien son sujet par la suite.
    Et Cremer… Inoubliable, angoissant, flippant, sûrement le meilleur rôle de sa carrière. Par ailleurs, je trouve au contraire de toi Fred que Labro a eu raison de ne pas en faire un duel Belmondo/Cremer, ce qui fait qu’on déguste d’autant plus leur unique et confrontation à la fin du film… Enfin, ne pas négliger la superbe musique de Michel Colombier !

     
  13. lemmy

    25 septembre 2017 at 12 h 25 min

    Un film à revoir qui me laisse de bons souvenirs. Bébel y bébélise un peu, de par son invincibilité, mais il sait y être sobre.

    Un entretien, que j’ai mis ailleurs sur le site, je crois assez passionnant de Patrick « coco » Fierry sur ses relations pendant le tournage avec Belmondo et Labro.

     
  14. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 12 h 37 min

    Mouais… Autant je n’aime pas la langue de bois, autant je déteste qu’on crache dans la soupe. Jeune, il me faisait penser à ‘un p’tit con », manifestement, il l’est resté dans la mentalité. j’aime pas, ça sent le melon. Patrick Fierry, je m’en souviens dans « Les babas-cool », pas de quoi déployer le trompettes…

     
    • JICOP

      25 septembre 2017 at 16 h 42 min

      C’était bon ces  » babas-cool  » .
      C’est vrai qu’il faisait petit con le Patrick , mais je trouve pas qu’il crache plus que ça dans la soupe .
      Je suis pas sur que si on interviewait Bebel sur  » Amazone  » , il s’obligerai à en dire du bien 🙂
      Fierry était bon en voyou dans  » Pinot , simple flic  » et en officier carré dans  » l’ordre et la morale  » .

       
  15. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 17 h 28 min

    Oui, il n’est pas mauvais acteur, mais je n’aime pas sa façon de dénigrer à ce point Labro.

     
    • walkfredjay

      25 septembre 2017 at 17 h 47 min

      Au moins, Labro est-il encore là pour se défendre !
      Il existe une omerta dans le cinéma, qui parvient à occulter les véritables rapports entre artistes, leur sexualité, leurs addictions, etc. Personnellement, ça ne me dérange pas, mais la rupture occasionnelle de cette loi du silence peut s’avérer intéressante quand cela jette une nouvelle lumière sur leur travail. Là en l’occurrence, on s’en fiche un peu !

       
  16. lemmy

    25 septembre 2017 at 17 h 59 min

    Dénigrer est un grand mot ; le grand Patrick dit qu’il s’est parfaitement entendu avec Belmondo, qui était formidable avec lui. Il dit juste que dans ce type de film, à l’époque, toute l’action ne devait passer que par la star. Il remarque que c’était la norme de l’époque, et c’est vrai que ça peut empêcher les autres personnages d’exister. Surtout, il dit lui-même que Labro n’était pas un directeur d’acteurs, d’où les problèmes de ce jeunot, il avoue qu’il n’était pas à l’aise, et l’aide de Belmondo. J’ai entendu Labro dire que ce n’était effectivement pas son truc. Pour ma part, je trouve Ferry très bon, il est vrai en jeunot mal à l’aise. Il sait que c’est le rôle de sa vie, il a eu le temps de méditer dessus.

     
  17. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 18 h 12 min

    La même interview et les mêmes propos venant de Belmondo, ça ne m’aurait pas dérangé. Sauf que là, c’est Patrick Fierry… Bien sûr, il a le droit de dire ce qu’il pense, mais je le trouve très aigri et à la limite de la prétention, le bonhomme.

     
  18. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 18 h 16 min

    « Il dit juste que dans ce type de film, à l’époque, toute l’action ne devait passer que par la star.  » Oui, mais il existe d’autres manières de le dire. Attends, tu lis l’interview, il considère Labro comme une merde et passe son temps à cracher sur le metteur en scène, sur le scénario. « Et moi j’aurais fait comme si, et moi j’aurais fait comme ça etc ». Bah fais, mon garçon, lance-toi ! Pardon, mais c’est qui Patrick Fierry ? Pas étonnant que sa carrière soit aussi mince avec son melon. Pardon, mais ça ne me donne pas du tout envie d’aimer ce personnage.

     
    • walkfredjay

      25 septembre 2017 at 18 h 32 min

      Je dois avouer qu’après avoir vu jusqu’au bout (mais pourquoi ? POURQUOI ???) « LE HASARD ET LA VIOLENCE », j’en veux aussi un peu à Labro ! 😀

       
      • Buck

        25 septembre 2017 at 19 h 07 min

        Si vous êtes masochiste, il existe une novélisation du « Hasard et la Violence ». Selon Labro, qui était interviewé pour la sortie en CD des compositions de Michel Colombier. Il avouait que l’objectif premier du montage était de sauver les meubles, ce qui explique la durée réduite de son film. La novélisation doit être plus complète, allez savoir.
        Anecdote perso. j’avais récupéré dans une brocante une photo d’exploitation du couple Ross/Montand, qui a trôné pendant des années dans mon appart, tellement que j’était obsédé par le film!

         
  19. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 18 h 50 min

    Ah non, celui-ci, j’attends la chronique avec une certaine impatience !

     
  20. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 19 h 24 min

    « Anecdote perso. j’avais récupéré dans une brocante une photo d’exploitation du couple Ross/Montand, qui a trôné pendant des années dans mon appart, tellement que j’était obsédé par le film! »

    Lemmy a longtemps décoré sa cheminée avec une photo d’exploitation représentant Alain Delon dansant avec Patrick Dupond, alors moi, plus rien ne m’étonne.

     
    • walkfredjay

      25 septembre 2017 at 19 h 31 min

      Moi j’ai un poster de Dwayne Johnson en tutu rose avec des ailes, sur mon mur…

       
  21. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 19 h 39 min

    « Moi j’ai un poster de Dwayne Johnson en tutu rose avec des ailes, sur mon mur… » Sale bobo !

     
    • lemmy

      25 septembre 2017 at 19 h 43 min

      Si on commence à décrire ce qu’il y a sur nos murs, les ambulanciers vont arriver.

       
  22. Daniel

    25 septembre 2017 at 21 h 20 min

    Bon , dans le fond il n’ a pas tellement tort , le jeune : Labro n’ a jamais été un grand réalisateur et il le prouve dans  » L’ alpagueur  » où il y avait vraiment matière a faire un bon polar ! J’ aime ce film ou Cremer , formidable, est au dessus du lot et beaucoup plus intéressant que le personnage joué par Belmondo et c’ est là que le bat blesse : pour une fois on aurait souhaité un véritable affrontement entre le tueur et notre héros avec un peu plus de sérieux ( les scènes de Belmondo en prison sont consternantes ) , du coup on se retrouve avec une belle opposition gâchée par certaines scènes tournées façon  » Guignolo » ! Sinon il m’ a semblé aussi que le personnage de Cremer était homo , ça ma paraissait évident pourtant je suis de ceux qui ne croient pas à la  » mode crypto gay » qu’ on semble tartiner dans chaque film ou deux hommes ont les rôles principaux ( a ce sujet : voir l’ interview de Tavernier qui démonte proprement les allusions  » crypto gays » faites au film  » L’ homme aux colts d’ or » avec à l’ appui les déclarations du réalisateur du western ) . En tous cas , un film que j’ apprécie de revoir, dommage que ce soit Labro qui l’ ait réalisé !

     
  23. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 22 h 00 min

    Tavernier ne croit pas à « la mode crypto gay » ? C’est l’pompon, ça ! Et les gestes équivoques entre Rochefort et Noiret dans « L’horloger de Saint-Paul », c’est pas du crypto gay en puissance, ça ?

     
    • JICOP

      25 septembre 2017 at 23 h 05 min

      Pour tout savoir sur ce sujet , voir  » the celluloid closet  » et quelques scènes à double sens demeurées célèbres comme les retrouvailles de Ben-Hur et Messala dans le film de Wyler ou la scène du bain entre Tony Curtis et Lawrence Olivier ( les huitres et les escargots ) dans  » Spartacus  » .

       
  24. Kinskiklaus

    25 septembre 2017 at 23 h 23 min

    Ah oui, cette fameuse scène du bain entre Laurence Olivier et Tony Curtis ! Dans un making of, on peut voir Laurence Olivier demander à Tony Curtis de se mettre de dos, tout en lui susurrant à l’oreille : « C’est sans danger ! »

     
    • JICOP

      25 septembre 2017 at 23 h 27 min

      Nobody’s perfect 😉

       

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