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Archives Mensuelles: octobre 2017

HARRY STRADLING, JR. : R.I.P.

STRADLING

HARRY STRADLING, JR. (1925-2017), DIRECTEUR PHOTO DES SEVENTIES, IL S’EST SPÉCIALISÉ DANS LE WESTERN HAUT-DE-GAMME.

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Publié par le 28 octobre 2017 dans CARNET NOIR

 

« TORMENT HIM MUCH AND HOLD HIM LONG » : Robert Duvall dans « Naked city »

NAKED CITY DUVALL

ROBERT DUVALL

« TORMENT HIM MUCH AND HOLD HIM LONG » est un bon épisode de l’excellente série policière « NAKED CITY », écrit par Stirling Silliphant et réalisé par Robert Gist.

C’est aussi un des quatre films de cette série que tourna Robert Duvall en ‘guest star’. À 31 ans, et en pleine possession de ses moyens, il est formidable d’humanité et de fragilité dans un rôle d’ex-délinquant devenu barman. Servant d’indic auprès des flics récurrents de « NAKED CITY », il fait arrêter les malfrats cherchant à braquer le bar où il travaille. Mais leur chef, l’inquiétant fabricant de jouets Alfred Ryder se met à faire de sa vie un cauchemar et à menacer ouvertement sa famille. La femme de Duvall finit par le quitter, mais il tient bon et accepte tout de même de témoigner contre ses tourmenteurs. Une histoire très simple, aux enjeux réalistes et puissants parfaitement rendus par Duvall toujours calme et maître de lui, mais prêt à « faire ce qu’il faut » pour rester un type bien quelles que soient les circonstances.

C’est Barbara Loden, épouse d’Elia Kazan et réalisatrice/interprète du long-métrage « WANDA » qui incarne sa femme, un petit rôle sans grand intérêt, hélas. Paul Burke, l’inspecteur, a de bonnes scènes avec Duvall.

NAKED CITY DUVALL2

BARBARA LODEN, ALFRED RYDER ET ROBERT DUVALL

Un bel épisode, très bien photographié en extérieurs, qui annonce par son look les films indépendants U.S. des années à venir.

 

JACK BANNON : R.I.P.

BANNON

JACK BANNON (1940-2017), ACTEUR TV DES SEVENTIES, CONNU POUR SON RÔLE RÉCURRENT DANS LA SÉRIE « LOU GRANT ».

 
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Publié par le 27 octobre 2017 dans CARNET NOIR

 

« LES AILES DE L’ENFER » (1997)

CONAIR2D’abord et avant tout, éliminons toute ambiguïté : ‘Con Air’ n’a pas du tout en v.o. le sens qu’il prend en français et le titre original de « LES AILES DE L’ENFER » ne fait nullement allusion à l’expression faciale de Nicolas Cage.

Ceci établi, le film de Simon West est une sorte de concentré de blockbuster bâti sur une seule idée : un avion rempli à ras-bord de serial killers qui tentent de s’évader et voient leur projet contrarié par un ex-Texas ranger qui vient de purger huit ans de pénitencier. Une fois ce postulat plutôt rigolo établi, le scénario se contente d’articuler ses quelques péripéties autour d’explosions dantesques, de fusillades assourdissantes et de bastons sauvages. Le tout monté avec des plans dépassant rarement les trois secondes. C’est d’une crétinerie abyssale, on dirait que les auteurs cherchent à agglomérer tous les clichés plutôt que de les esquiver. Mais force est de reconnaître qu’on s’amuse assez, grâce à la brochette de « tronches » réunies pour l’occasion : outre les futurs abonnés aux DTV que sont Cage (qui s’est fait le look de Van Damme dans « CHASSE À L’HOMME » et joue à peu près aussi subtilement que lui), John Cusack ou Danny Trejo, on est gâté avec Steve Buscemi en émule d’Hannibal Lecter, Ving Rhames en brute épaisse, Colm Meaney drôle en enfoiré de la DEA et surtout John Malkovich qui s’éclate visiblement à jouer un taré surnommé « le virus ». Voir tous ces monstres côte à côte crée une certaine jubilation.

Si on parvient à supporter l’air hébété et les extensions capillaires de Cage, « LES AILES DE L’ENFER » procurent deux heures de spectacle décomplexé, qui ne sait hélas pas s’arrêter : la destruction de Las Vegas en guise d’épilogue semble vraiment de trop, comme une pièce rajoutée après-coup qui rend le film tout entier bourratif et un brin écœurant. Pour le reste, si on sait ce qu’on regarde et qu’on ne s’attend à rien de sérieux ou d’inventif, on peut débrancher son cerveau et rire de bon cœur.

CONAIR

STEVE BUSCEMI, NICOLAS CAGE, JOHN CUSACK ET JOHN MALKOVICH

 

HAPPY BIRTHDAY, CHARLES !

HORVATH

CHARLES HORVATH (1920-1978), CASCADEUR, FIGURANT ET SECOND RÔLE CANADIEN QUI TOURNA PLUS DE 250 FILMS ET TÉLÉFILMS AUX U.S.A.

 
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Publié par le 27 octobre 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

« T2 TRAINSPOTTING » (2017)

Si pendant la première demi-heure, on comprend mal la nécessité d’une telle sequel tardive, « T2 TRAINSPOTTING » prend progressivement de l’étoffe et Danny Boyle laisse s’infiltrer une authentique émotion, une réflexion sur la vie qui passe, les amitiés dévoyées, les fantômes du passé qu’il faut éliminer et les décisions à prendre avant qu’il ne soit trop tard.T2

On retrouve avec un grand bonheur les protagonistes survivants du film de 1996, même si eux n’ont pas trouvé le leur : Ewan McGregor qui revient au pays après un exil hollandais qui s’est soldé par un divorce, Jonny Lee Miller devenu un maître-chanteur sordide, Ewen Bremner toujours junkie et Robert Carlyle qui a passé deux décennies en prison et vient de s’évader, se muant en une sorte de terminator bedonnant revenu hanter ses anciens amis.

Bien sûr, le film prend tout son sens quand il est visionné dans la continuité du premier. Les comédiens ont vieilli, l’énergie de leur jeunesse s’est tarie, ils sont aujourd’hui tristes et pathétiques. Mais au fur et à mesure, l’espoir renaît : les amitiés refleurissent, le plus ‘loser’ de tous, Bremner avec sa bille de clown s’est mis à écrire ses mémoires (dont on devine qu’elles vont s’intituler « TRAINSPOTTING », évidemment) et les personnages plus jeunes, comme cette prostituée bulgare – excellente Anjela Nedyalkova – semblent plus intelligents que leurs aînés, plus solides.

C’est avec la gorge serrée qu’on parvient au terme de ces deux heures cathartiques, dans la chambre d’ado de McGregor qui remet sur sa platine le vieux 33-tours de ses folles années.

Plutôt qu’une suite, on voit en fait une boucle se boucler. Et ce que le film perd en dinguerie nihiliste, il le gagne en maturité et en générosité. Après tout, les pires losers d’Edinbourg ne s’en sont pas trop mal sortis…

 

AMERICAN BLUES…

BR USA

BIENTÔT DES U.S. EN HD : UN SIMENON AVEC JAMES MASON, UNE RÉALISATION DE BURT, UNE CURIOSITÉ AVEC STEIGER ET UN CLASSIQUE FORDIEN.

 
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Publié par le 26 octobre 2017 dans ACTU DE BDW2, SORTIES DVD ET BLU-RAY