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Archives Mensuelles: décembre 2017

HAPPY BIRTHDAY, TAYLOR !

HACKFORD

TAYLOR HACKFORD, RÉALISATEUR ÉCLECTIQUE, SOUVENT INSPIRÉ ET ACCESSOIREMENT ÉPOUX DE LA GRANDE HELEN MIRREN.

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Publié par le 31 décembre 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

« LE BAL DES VAURIENS » (1976)

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BEN GAZZARA

Ce film de John Cassavetes sortit d’abord en 1976 sous le titre français « LE BAL DES VAURIENS ». Deux ans plus tard, le réalisateur opéra un re-montage en ôtant pratiquement une demi-heure et le film récupéra la traduction littérale de son titre U.S. : « MEURTRE D’UN BOOKMAKER CHINOIS ». C’est la version originelle de 135 minutes qui est chroniquée ici.BAL

S’il est facile de résumer le scénario (le propriétaire d’un club de strip-tease à Vegas est obligé par des gangsters d’abattre un caïd chinois, pour éponger une dette de poker), l’intérêt ne vient définitivement pas de l’embryon d’histoire relatée ici. Avec sa caméra voleuse de plans, sa photo en lumière naturelle, qui ose parfois des séquences entières dans un noir quasi-complet, et ses longs, très longs moments d’improvisation, « LE BAL DES VAURIENS » n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il faut connaître et aimer l’œuvre et le style de Cassavetes pour se laisser faire et pour surmonter l’ennui qui gagne parfois. Porté par la personnalité désabusée et chaleureuse de Ben Gazzara, sorte de transposition de son réalisateur, le film avance à un pas de flâneur, de boîtes de nuit sordides en numéros de scène grotesques, il esquisse des portraits à jamais inachevés d’individus qu’on ne fait que croiser, il s’attarde sur des détails incongrus. Le personnage de ‘Cosmo’ est-il un indépendant menant un combat perdu d’avance contre « le système » cherchant à l’écraser ? Ou juste un ‘mac’ un peu minable qui se donne des airs de prince déchu ? Ou les deux ? Pour peu qu’on soit sensible à quelques moments miraculeux, à ces nuits d’errance s’achevant à l’aube, aux vapeurs d’alcool et de tabac, aux jolies filles dénudées, on sera séduit par ce film unique dans son genre, aussi fascinant qu’irritant. Les deux scènes « d’action » (le meurtre lui-même et la tentative des malfrats d’éliminer Cosmo) sont filmées de façon originale et efficace, bien loin de tout cliché hollywoodien. On retrouve avec bonheurs des « tronches » de mafieux insensées comme Timothy Carey (encore plus dingue que de coutume, si c’était possible), Morgan Woodward, Seymour Cassel ou Robert Phillips.

Un beau film nocturne et désespéré, sauvé de la déprime par la classe élégante d’un Gazzara au sommet de sa carrière.

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ALICE FRIEDLAND, MEADE ROBERTS ET TIMOTHY CAREY

 

THOMAS STANFORD : R.I.P.

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THOMAS STANFORD (1924-2017), GRAND MONTEUR HOLLYWOODIEN, OSCAR POUR « WEST SIDE STORY » DE ROBERT WISE.

 
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Publié par le 30 décembre 2017 dans CARNET NOIR

 

« À LA POURSUITE D’OCTOBRE ROUGE » (1990)

RED2« À LA POURSUITE D’OCTOBRE ROUGE » est la première aventure de ‘Jack Ryan’ héros de la CIA créé par Tom Clancy, à avoir été transposée sur grand écran. Il bénéficie du dynamisme visuel d’un John McTiernan en pleine possession de ses moyens, indispensable dans un scénario se déroulant intégralement à bord de deux sous-marins et de la photo assez culottée de Jan de Bont.

Mais l’atout principal du film, c’est son incroyable casting composé de grosses pointures jusqu’au plus petit rôle et surtout de la présence écrasante de Sean Connery, superbe en officier russe prêt à prendre tous les risques pour éviter une probable nouvelle guerre mondiale. Le film semble un peu long, mais c’est dû à l’exercice toujours périlleux du lieu unique et il n’évite pas toujours le cliché. Malgré tout, il a étonnamment peu vieilli et se laisse regarder avec plaisir, d’autant plus que les fulgurances de suspense sont très bien distillées et dosées. On se délectera particulièrement de certains face-à-face entre grands acteurs : Sam Neill rêvant du Montana devant Connery dans sa cabine ou Richard Jordan et l’ambassadeur russe Joss Ackland (« Ne me dites pas que vous avez encore perdu un sous-marin, Andreï ! »). On retrouve avec bonheur Scott Glenn, Tim Curry, Stellan Skarsgård ou James Earl Jones. Baldwin est un Ryan sympathique mais transparent. À croire que c’est inhérent au personnage.

Habile mélange de film d’espionnage, de film de sous-marin et de pamphlet pacifiste, « À LA POURSUITE D’OCTOBRE ROUGE » semble s’être bonifié avec les années. Il permet de revoir un Sean Connery de soixante ans qui n’a rien perdu de sa puissance, mais a gagné en finesse et en mélancolie. À noter l’intelligente façon dont McTiernan passe du russe à l’anglais, pendant la lecture d’un texte par Peter Firth, idée qu’il reprendra lui-même dans son « 13ème GUERRIER ».

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SCOTT GLENN, SEAN CONNERY ET ALEC BALDWIN

 

ROSE MARIE : R.I.P.

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ROSE MARIE (1923-2017), CHANTEUSE ET ACTRICE DE TV, CONNUE AUX U.S.A. POUR SON RÔLE DANS LA SITCOM « THE DICK VAN DYKE SHOW ».

 
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Publié par le 29 décembre 2017 dans CARNET NOIR

 

« JACK LE MAGNIFIQUE » (1979)

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BEN GAZZARA

« JACK LE MAGNIFIQUE » est de ces films qu’il est excessivement difficile de décrire, mais dont on tombe durablement amoureux, sans très bien comprendre pourquoi. Mais pour peu qu’on soit sensible à ce mood particulier, qu’on ait l’esprit voyageur, c’est un très beau film, un des meilleurs de Peter Bogdanovich.JACK2

Ben Gazzara semble jouer un cousin de son personnage dans « MEURTRE D’UN BOOKMAKER CHINOIS », un exilé new-yorkais installé à Singapour, où il tient un bordel, joue les entremetteurs, grenouille à droite et à gauche, a maille à partir avec les racketteurs locaux. Il aurait pu être un individu sordide, voire répugnant, mais le portrait qu’en font l’acteur et les auteurs est très sympathique. Un type généreux, sans préjugé, prêt à toutes les aventures, mais qui a tracé une ligne morale à ne pas franchir, pour garder sa dignité et ne pas devenir comme ces ivrognes anglais traînant de bar en bar, suant l’alcool. Son amitié avec un timide comptable cardiaque, campé par Denholm Elliott dans son meilleur rôle, est touchante, pudique, faite de non-dits. Une superbe complicité entre comédiens qui cimente tout le film.

La photo subtile de Robby Müller – chef-op de Wim Wenders – capture parfaitement l’ambiance décadente et dangereuse de cette ville rongée par la corruption et le trafic humain. On est littéralement plongé dans ce ‘trip’ existentiel mais tout à fait concret, le parcours d’un homme intelligent et sensible, fondu dans une atmosphère délétère à l’exotisme frelaté.

Aux côtés d’un Gazzara impérial dans un de ses plus beaux rôles, on aperçoit Bogdanovich lui-même, très bien en barbouze énigmatique, Joss Ackland et George Lazenby en politicien homosexuel. Œuvre injustement méconnue, voire oubliée, « JACK LE MAGNIFIQUE » mérite une vraie réhabilitation. C’est un petit bijou de finesse qui semble improvisé au fil de la plume tout en étant très précisément scénarisé. À voir absolument.

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DENHOLM ELLIOTT, BEN GAZZARA, PETER BOGDANOVICH ET MONIKA SUBRAMANIAM

 

HAPPY BIRTHDAY, BARBARA !

STEELE

BARBARA STEELE, ACTRICE DES SIXTIES À L’ÉTRANGE VISAGE, AU JEU DÉCALÉ, ÉGÉRIE DU CINÉMA D’HORREUR ANGLAIS ET ITALIEN.

 
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Publié par le 29 décembre 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS