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« KILLER INSTINCT » (1992)

05 Déc
SPLIT

RUTGER HAUER

« KILLER INSTINCT » (titre « français » de « SPLIT SECOND » !) commence par un carton indiquant que l’action se déroule dans un futur proche (2008 !) dans un Londres englouti sous les eaux à cause du réchauffement climatique. Déjà ! Le problème c’est que, faute de moyens, les plans larges de la capitale anglaise semblent parfaitement normaux et le niveau de l’eau tout à fait viable !SPLIT2

Cela débute par une enfilade de clichés : le flic traumatisé par la mort de son coéquipier, obsédé par son assassin, un serial killer qui arrache le cœur de ses victimes. Ensuite, le scénario bifurque plutôt dans le pompage maladroit de « PREDATOR » et « ALIEN », car le tueur n’est autre qu’un extra-terrestre baveux aux dents acérées. Flanqué de son nouveau partenaire, un « bleu » sorti d’Oxford et de la veuve de son copain mort, notre flic va s’escrimer à dénicher sa Némésis.

Que dire ? Les prémices sont sympathiques, l’esprit série B est bien là, mais la réalisation de Tony Maylam est indigente, la photo très inégale et le ton, semi-comique, gâche toute espérance de suspense ou de trouille. Sans compter que la BO utilise « Knights in white satin » (sic !) sans la moindre retenue. Rutger Hauer, absolument pas dirigé, fait n’importe quoi dans un rôle à la Schwarzenegger (cigare compris). En net surpoids, changeant quasiment d’humeur d’un plan à l’autre, le grand Hollandais n’est guère à son avantage. Son sidekick Alistair Duncan ne relève pas le niveau, Kim Cattrall se dénude un peu pour justifier sa présence et on aperçoit de bons seconds rôles anglais comme Pete Postlethwaite et Alun Armstrong.

Des bâtiments délabrés et suintants, des fusillades, des rats, des ‘one liners’ pas très drôles, une photo qui semble dater des pires heures des années 80, sans oublier le bâclage des détails (censé être clochardisé, Hauer est toujours parfaitement rasé, même quand on le voit se raser, et arbore un inaltérable brushing) : « KILLER INSTINCT » ne passe pas très loin du zéro pointé.

SPLIT3

RUTGER HAUER, KIM CATTRALL ET ALISTAIR DUNCAN

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2 réponses à “« KILLER INSTINCT » (1992)

  1. Patrick

    5 décembre 2017 at 10 h 32 min

    Je sais que ce film à ses adeptes et moi j’aime bien ce type de produit mais là pareil que vous c’est la déception même Rutger Hauer que j’apprécie ne sauve pas ce ratage.

     
  2. JICOP

    5 décembre 2017 at 16 h 11 min

    Hé ben ça donne pas envie.
    Le réalisateur Tony Maylam à tout de même un petit film culte à son actif: le slasher  » carnage – the burning  » très influencé par  » Vendredi 13″.

     

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