RSS

Archives Mensuelles: janvier 2018

HAPPY BIRTHDAY, ANTHONY !

LAPAGLIA

ANTHONY LaPAGLIA, ACTEUR AUSTRALIEN AU PHYSIQUE TRÈS CHANGEANT. REMARQUABLE DANS « LANTANA » ET DANS LA SÉRIE TV « FBI – PORTÉS DISPARUS ».

 
5 Commentaires

Publié par le 31 janvier 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« LE VIAGER » (1972)

VIAGER2Si on se méfie a priori – et à juste titre – d’une comédie française réalisée par l’animateur Pierre Tchernia, avec en têtes d’affiche des stakhanovistes de la série Z franchouillarde de l’époque, il est un nom qui rassure immédiatement et donne même une envie irrésistible de jeter un coup d’œil à la chose, c’est celui de son scénariste : René Goscinny.

On retrouve dans « LE VIAGER » son sens du gag à répétition, son goût de l’ellipse, de la caricature à la fois cruelle et bon-enfant, bref tout ce qu’on aime dans ses BD comme « LES DINGODOSSIERS » ou « LE PETIT NICOLAS ». Bâti sur une seule et unique idée (une famille rapace achète une maison à Saint-Tropez en viager à un quasi-mourant qui se révèlera increvable), le film couvre 40 ans de l’Histoire de France avec beaucoup d’habileté et fait exister de nombreux personnages autour de Michel Serrault dans le rôle de l’inoxydable ‘Martinet’. On sourit parfois, on apprécie la construction rigoureuse du scénario, son ironie grinçante. Goscinny exploite à 100% la moindre piste offerte par son thème avec un génie narratif consommé. Mais pour apprécier pleinement « LE VIAGER », il faut passer outre une direction d’acteurs flottante : Serrault en fait des mégatonnes et joue sur une seule tonalité. Sa voix nasillarde devient vite crispante. Michel Galabru cabotine avec plus de nuances en médecin incompétent, Jean-Pierre Darras est très bien en pauvre type influençable, Claude Brasseur amusant en bon-à-rien, on aperçoit Jean Carmet en avocat ringard et un très jeune Gérard Depardieu en voyou demeuré. On repère même Michèle Mercier dans un fugace caméo, lors d’un bal.

Malgré une facture vieillotte, « LE VIAGER » se laisse voir sans déplaisir et parfois avec un réel intérêt, surtout pour le complétiste de l’œuvre de Goscinny qui ne sera pas déçu par le changement de média.

VIAGER

MICHÈLE MERCIER, MICHEL SERRAULT, CLAUDE BRASSEUR, GÉRARD DEPARDIEU ET JEAN RICHARD

À noter : dans une scène, Yves Robert rend visite à Serrault, pendant que des enfants chantent à tue-tête : « Un éléphant ça trompe énormément » et ce, quatre ans avant que le-dit Robert ne tourne un film portant le même titre. Coïncidences…

 

HAPPY BIRTHDAY, OLIVIA !

COLMAN

OLIVIA COLMAN, REMARQUABLE COMÉDIENNE AU JEU SOBRE ET RÉALISTE, MÉMORABLE POUR SON RÔLE DE FLIC DANS LA SÉRIE « BROADCHURCH ».

 
7 Commentaires

Publié par le 30 janvier 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« LE DERNIER VICE-ROI DES INDES » (2017)

Au niveau de l’Histoire avec un grand « H », « LE DERNIER VICE-ROI DES INDES » couvre la période (1947) où l’Angleterre, après 300 ans de présence, rend à l’Inde son indépendance. D’un simple point-de-vue scénaristique, la réalisatrice Gurinder Chadha (« JOUE-LA COMME BECKHAM ») calque sa « petite histoire » sur la série « DOWNTON ABBEY » (les mêmes événements vécus par les humbles et les puissants à divers niveaux de la même demeure). La présence de Hugh Bonneville dans le rôle de Lord Mountbatten semble donc parfaitement logique.VICEROY

Le film est très intéressant pour le néophyte qui apprend les relations entre « l’occupant » et la population indienne éclatée et en constant conflit. On y comprend la manipulation dont fit l’objet l’idéaliste Mountbatten de la part de Churchill. De ce côté-là, rien à redire : c’est très bien documenté, intelligent. En revanche la sous-intrigue mélodramatique, très « Roméo & Juliette », liant un jeune serviteur et une pure jeune fille musulmane promise à un autre, est pataude et convenue, culminant en une ‘happy end’ improbable et embarrassante. Cela n’empêche pas les deux jeunes comédiens d’être excellents, en particulier la ravissante Huma Qureshi.

Il y a à prendre et à laisser dans ce film très bien fabriqué, mais académique et empesé. Sa principale qualité est la clarté et une bonne mise en perspective, son gros défaut est un manque de moments vraiment forts et de surprises. Gillian Anderson est parfaite en Lady Mountbatten, modifiant sa diction, sa gestuelle, sa démarche, jusqu’à l’identification totale. Michael Gambon est remarquable en vieux politicien roué et cynique. Et Bonneville semble vraiment échappé de « DOWNTON ABBEY » tant les personnages sont proches.

À voir pour mieux connaître l’histoire des Indes donc, pour de belles scènes de foule, une reconstitution sans faille, sans en attendre autre chose.

 

HAPPY BIRTHDAY, ELIO !

PETRI

ELIO PETRI (1929-1982), AUTEUR-RÉALISATEUR DES ANNÉES 60 ET 70 AU STYLE SINGULIER ET SOUVENT DÉJANTÉ. PLUSIEURS GRANDES RÉUSSITES À SON ACTIF.

 
7 Commentaires

Publié par le 29 janvier 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« AU-DESSOUS DU VOLCAN » (1984)

UNDER2« AU-DESSOUS DU VOLCAN » est l’adaptation du roman-somme de Malcolm Lowry sur les derniers jours d’un ancien consul anglais à Cuernavaca. On y retrouve l’ambiance du « TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE » ou « LA NUIT DE L’IGUANE », œuvres antérieures de John Huston, elles aussi tournées au Mexique.

Le film se déroule pendant la fête des morts et suit les pérégrinations éthyliques de ce pauvre homme abandonné par sa femme et devenu un véritable ‘borrachón’, un bouffon local. Quand la belle dame finit par revenir, il est déjà trop tard et l’ex-diplomate continue sa lente descente vers la mort à grandes lampées de Mescal. Dire que c’est agréable à contempler serait exagéré. Albert Finney offre un des portraits d’ivrognes les plus réalistes qui soient donnés de voir : chancelant, congestionné, la diction pâteuse, il est vraiment extraordinaire. Hanté par son passé, par ses échecs, il se suicide à petit feu et sa mort, dans un bordel tellement sordide qu’il ressemble à une antichambre des enfers, ne provoque que dégoût et soulagement. Huston ne fait aucune concession au « commercial » et signe un film pesant, parfois ennuyeux, excessivement déprimant, sans une lueur d’espoir. Historiquement parlant, on y apprend qu’en 1938, le Mexique était gangréné par le nazisme, annonçant la WW2 toute proche. Cela accentue l’atmosphère délétère et malsaine du récit et la sensation de suffocation. Aux côtés d’un Finney omniprésent, Jacqueline Bisset, très bien dirigée, trouve un de ses bons rôles et on reconnaît des visages familiers du passé comme Katy Jurado, à peine reconnaissable ou Emilio Fernandez toujours aussi inquiétant à presque 80 ans.

« AU-DESSOUS DU VOLCAN » fait partie de ces films qu’on admire sans les aimer vraiment. Il n’est pas aisé de passer deux heures avec ces personnages à la dérive, surtout cette épave vaguement répugnante incarnée par Finney, même s’il parvient à laisser filtrer çà et là de fugitives réminiscences de sa grandeur passée.

UNDER

ALBERT FINNEY ET JACQUELINE BISSET

 

HAPPY BIRTHDAY, FRANK !

DARABONT

FRANK DARABONT, AUTEUR-RÉALISATEUR AMATEUR DE FANTASTIQUE, INITIATEUR DE LA SÉRIE TV « WALKING DEAD ». GROS SUCCÈS AVEC « LES ÉVADÉS ».

 
3 Commentaires

Publié par le 28 janvier 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

« SURVEILLANCE » (2008)

SURVEILLANCE2« SURVEILLANCE » est, après le controversé « BOXING HELENA » (1993), le second long-métrage réalisé par Jennifer, la fille de David Lynch. Sous ses faux-airs de ‘road movie’ avec serial killers façon « HITCHER », c’est un thriller très original et imprévisible, jouant avec les codes du genre.

À la suite de meurtres atroces perpétrés par des tueurs masqués, deux agents du FBI (Julia Ormond et Bill Pullman) débarquent dans un bled paumé dans le désert pour interroger les survivants d’un massacre : une fillette observatrice, une junkie au fort instinct de survie et un patrouilleur ripou. Les témoignages se croisent, les points-de-vue modifient la teneur même des événements, les pistes sont brouillées et la mort plane au-dessus du petit poste de police qui n’est pas sans évoquer celui de « TWIN PEAKS ».

Avec une belle économie de de moyens, la réalisatrice fait naître une tension permanente qui ne fait que croître, sans qu’on ne comprenne forcément les tenants et aboutissants. Tous les protagonistes sont bizarres, légèrement décalés dans leurs réactions ou leur manière de parler. La construction éclatée en puzzle, en flash-backs (menteurs ou pas) entremêlés, accentue la sensation d’insécurité et de folie rampante. La dame a du style, c’est indéniable.

Ormond et Pullman sont les révélations de « SURVEILLANCE ». Comédiens talentueux mais généralement effacés, ils font preuve ici d’une verve et d’une dangerosité très déconcertantes. À leurs côtés, on est surpris de voir Michael Ironside dans un rôle sympathique de commissaire. Kent Harper est flippant à souhait en flic détraqué, Caroline Aaron excellente en secrétaire serviable.

SURVEILLANCE1

JULIA ORMOND, BILL PULLMAN ET MICHAEL IRONSIDE

« SURVEILLANCE » est un beau petit objet atypique, profondément original, qui bouscule les habitudes, balaie le ronron habituel du film de serial killer U.S. et mérite d’être découvert d’un œil neuf, en évitant si possible tout « spoilage » intempestif. Les surprises font partie intégrante du plaisir qu’on peut y trouver. À voir.

 

HAPPY BIRTHDAY, ROSAMUND !

PIKE

ROSAMUND PIKE, REMARQUABLE ET DISCRÈTE COMÉDIENNE QUI S’EST IMPOSÉE LENTEMENT MAIS SÛREMENT DANS UNE CARRIÈRE INTERNATIONALE.

 
23 Commentaires

Publié par le 27 janvier 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« IL GAUCHO » (1964)

Tourné deux ans après l’énorme succès du « FANFARON » du même Dino Risi, flanqué de son coauteur Ettore Scola et taillé aux mesures de Vittorio Gassman dans un emploi assez proche, « IL GAUCHO » démarre comme une grosse farce satirique et vire tout doucement – comédie italienne oblige – au pathétique le plus absolu.GAUCHO

Une équipe de production italienne débarque dans un festival à Buenos Aires pour présenter un film. L’attaché de presse Gassman accompagne une star capricieuse (Silvana Pampanini, formidable), trois starlettes analphabètes et un scénariste communiste sinistre. Ces quelques jours en Argentine ne sont guère dépaysants : un industriel italien installé là-bas (Amedeo Nazzari, grandiose) fou de nostalgie leur colle aux basques et Gassman retrouve Nino Manfredi, un ancien ami exilé devenu une épave sans avenir. C’est d’ailleurs avec l’intrusion de ce dernier personnage que la tonalité du film bascule du tout au tout. Tout d’abord joyeux, paillard et endiablé, le scénario s’assombrit peu à peu, au diapason de l’expression triste à mourir du pauvre Manfredi.

Très bien mené, le film n’est évidemment qu’un écrin au numéro parfaitement rodé de Gassman, véritable « fanfaron » en voyage : mal élevé, inélégant, macho, égoïste, menteur pathologique, cynique et flamboyant, il crée un ‘Marco’ dans la lignée de ses meilleurs rôles. Il déploie tout son charme canaille pour qu’on ne haïsse pas le bonhomme au bout de dix minutes. Et il y parvient, ce qui tient de l’exploit tant il est indéfendable. Ses face-à-face avec Manfredi sont extraordinaires, surtout celui où, dans le taudis où vit celui-ci, ils cessent soudain de se mentir et admettent le terrible échec de leur existence. Grand moment qui condense toutes les thématiques du film.

« IL GAUCHO » va fouiller sans indulgence au-delà des paillettes et du glamour et offre une galerie de losers, de crétins et d’idiotes aussi drôle que foncièrement désespérante.

 
5 Commentaires

Publié par le 27 janvier 2018 dans CINÉMA ITALIEN, COMÉDIES, LES INCLASSABLES