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« RAY DONOVAN » : saison 4 (2016)

20 Jan

RAY4La 3ème saison de « RAY DONOVAN » avait laissé notre « héros » en mauvaise posture, gravement blessé après avoir massacré des gangsters arméniens et s’être mis dans la foulée la mafia russe à dos.

La 4ème saison confronte Liev Schreiber aux conséquences de ses actes et le voit s’enferrer dans un engrenage criminel de plus en plus inextricable où tout semble lui échapper. Mais cette fois, il n’est pas le seul en cause et c’est toute sa famille et ses proches qui vont se retrouver en danger mortel. Le principal intérêt de ces douze épisodes est de mettre en avant plusieurs personnages féminins qui vont pratiquement éclipser les hommes et s’accaparer la vedette : Paula Malcomson, l’épouse de Ray, va devoir lutter contre le cancer et abattre un intrus pour sauver son mari. Lisa Bonet est exceptionnelle en junkie incestueuse et nocive, Embeth Davidtz n’a jamais été meilleure qu’en galeriste/trafiquante. Sa scène d’amour avec Ray est une des plus émouvantes et dérangeantes vues à l’écran depuis longtemps, d’autant que l’actrice s’y met à nu (on ne spoile pas !) avec un courage stupéfiant.

La condition féminine, la famille, la maladie (cancer, dépression, addictions, Parkinson) et la rédemption sont au cœur de cette saison riche en événements, qui voit évoluer ses protagonistes récurrents de façon drastique et accentue encore plus profondément les failles du ‘tough guy’ Schreiber qui, à l’instar du shérif joué par Gary Cooper dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » de Fred Zinnemann, va se voir obligé de demander de l’aide à cet entourage qu’il était censé protéger. Parmi les ‘guest stars’, on est heureux de retrouver Raymond J. Barry (« JUSTIFIED ») terrifiant en vieux caïd russe sadique, Ted Levine en patron de casino attifé comme Buffalo Bill (clin d’œil à son rôle dans « LE SILENCE DES AGNEAUX » ?) et Stacy Keach en ex-nettoyeur. Jon Voight affine encore son rôle de pater familias planche pourrie, accentuant l’humour de son ‘Mickey’ et laissant apparaître ses bons côtés. Eddie Marsan apporte une émotion de chaque instant.

RAY4 2

EMBETH DAVIDTZ, JON VOIGHT ET TED LEVINE

Une belle saison de cette grande série qu’est « RAY DONOVAN », donc, qui sous ses dehors de polar, se paie le luxe de parler de l’absence de Dieu, des démons intérieurs qu’on doit mater à n’importe quel prix et de beaucoup d’autres choses encore…

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9 réponses à “« RAY DONOVAN » : saison 4 (2016)

  1. JICOP

    20 janvier 2018 at 8 h 21 min

    Plus Fregoli que Ted Levine , c’est difficile .
    Quand on le voit dans  » le silence des agneaux  » il y a certes 26 ans et sur cette photo , c’est impressionnant .
    Déjà dans la série  » Monk  » il affichait une stupéfiante métamorphose .
    Elle a l’air intéressante , cette série , avec un casting d’enfer en plus .

     
    • walkfredjay

      20 janvier 2018 at 9 h 52 min

      Pour moi, une des meilleures dans mon panthéon personnel avec « THE SHIELD », « SIX FEET UNDER », « BREAKING BAD », « LES SOPRANO » ou « MAD MEN ».

       
  2. Kinskiklaus

    20 janvier 2018 at 10 h 12 min

    Faut vraiment que je me procure cette série. L’enthousiasme de tes chroniques à son sujet m’interpelle autant qu’il charme mon impatience.

     
  3. Seb

    20 janvier 2018 at 17 h 59 min

    J’ai regardé la saison 1 et n’ai pas vraiment eu l’envie de continuer. C’est plutôt bien confectionné, les interprètes sont bons et il y a une certaine ampleur de tragédie familiale, d’abord en arrière-plan puis prenant de plus en plus de place au fil des épisodes – là où je m’attendais à voir tout plein d’intrigues s’articulant autour de la « profession » de Ray Donovan – mais il y a des éléments qui font que l’ensemble n’est pas vraiment captivant… une mise en scène un peu terne, peut-être ? Ou un certain manque de pêche ? Il est vrai qu’après un épisode pilote où tout va vite, la série adopte un peu trop rapidement un rythme de croisière, un déroulement assez pantouflard où quelques éclats de violence viennent de temps à autre nous sortir de notre torpeur.

     
    • walkfredjay

      20 janvier 2018 at 18 h 02 min

      Bon… Un autre son de cloche, disons !

       
      • Seb

        20 janvier 2018 at 21 h 04 min

        Après je n’ai pas détesté, hein, loin s’en faut. Je pense que cette série manque juste de la petite étincelle qui m’aurait donné l’envie de la continuer.

         
  4. walkfredjay

    20 janvier 2018 at 21 h 18 min

    Elle s’améliore en progressant…

     
  5. Dino Barran

    22 janvier 2018 at 22 h 54 min

    « Schreiber qui, à l’instar des héros de western d’Howard Hawks, va devoir demander de l’aide à cet entourage qu’il était censé protéger ».
    Cher Fred, ne commets-tu pas un contresens ?
    C’est dans le western « progressiste » de Zinnemann « High Noon » que le shérif cherche de l’aide auprès de ses administrés – alors qu’il est parfaitement capable de se débarrasser tout seul de ses adversaires. Hawks « réactionnaire » a voulu s’inscrire dans l’optique opposée, notamment dans Rio Bravo, avec le professionnel Wayne qui passe son temps à essayer d’écarter les bonnes volontés qui veulent l’aider et qui en réalité l’handicapent (Martin le poivrot, Nelson le jeunot et Brennan le vieillard).
    Qu’en penses-tu ?

     
  6. walkfredjay

    22 janvier 2018 at 22 h 58 min

    Houlà ! Excellente remarque, Dino ! Je me suis emmêlé les pinceaux entre ces deux classiques qui se « répondent » depuis 60 ans ! Je m’en vais rectifier cette bévue immédiatement. Merci de ton oeil attentif…

     

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