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Archives Mensuelles: juin 2018

LILIANE MONTEVECCHI : R.I.P.

MONTEVECCHI

LILIANE MONTEVECCHI (1932-2018), DANSEUSE ET ACTRICE FRANÇAISE QUI FIT QUELQUES FILMS AUX U.S.A. DANS LES ANNÉES 50.

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Publié par le 30 juin 2018 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

STEVEN HILLIARD STERN : R.I.P.

STERN

STEVEN HILLIARD STERN (1937-2018), RÉALISATEUR DE TV CANADIEN QUI TOURNA AUX U.S.A. ET SIGNA QUELQUES RARES LONGS-MÉTRAGES DE CINÉMA.

 
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Publié par le 30 juin 2018 dans CARNET NOIR, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« LA CHUTE DE LONDRES » (2016)

LONDON2Tourné trois ans après « LA CHUTE DE LA MAISON BLANCHE », « LA CHUTE DE LONDRES » continue de creuser le sillon inauguré par la franchise des « DIE HARD » (un homme seul contre tous), délocalise en Angleterre – comme le titre l’indique – et élimine d’entrée tous les dirigeants de la planète (et détruit accessoirement tous les monuments historiques de Londres !) dans une colossale attaque terroriste.

À nouveau, le bodyguard Gerard Butler doit protéger son président (Aaron Eckart) au milieu des tirs de missiles, des explosions et des feux croisés d’armes de guerre. La réalisation de Babak Najafi est totalement impersonnelle, mais grandement efficace, particulièrement dans les nombreuses séquences d’action. La surenchère dramatique est telle qu’on met de côté tout sens critique et tout besoin de vraisemblance pour se laisser aller à ce Grand-8 très bien fabriqué, sans aucune nuance et tricoté de clichés vieux comme le monde.

Butler est un impeccable super-héros en costume-cravate, reléguant définitivement Bruce Willis au rang de clown en marcel, On retrouve des revenants du n°1 : Morgan Freeman, Robert Forster, Melissa Leo (à peine figurante), Radha Mitchell et Angela Bassett qui – petit spoiler – ne reviendra pas dans le n°3 déjà en tournage. Charlotte Riley est parfaite en dure-à-cuire du MI-6 et Alon Aboutboul est parfaitement crédible en leader des ‘bad guys’.

LONDON

MORGAN FREEMAN, GERARD BUTLER ET ANGELA BASSETT

« LA CHUTE DE LONDRES » n’a certes pas grande valeur cinématographique, mais en tant que distraction survitaminée et décomplexée, il tient la route et fait décoller de la réalité pendant 98 minutes. Un peu l’équivalent cathartique de ce que furent les « RAMBO » n°2 et 3 dans les années 80.

 

« SOLDIER » : épisode de « Au-delà du réel » écrit par Harlan Ellison

SOLDIEREn hommage à Harlan Ellison qui vient de nous quitter, un petit retour sur « SOLDIER », un des deux épisodes de la série TV « AU-DELÀ DU RÉEL », dont il signa le scénario.

Réalisé par Gerd Oswald, avec les restrictions budgétaires inhérentes à cette série-culte, ce téléfilm préfigure dès son ouverture le postulat de « TERMINATOR » (au point d’ailleurs, qu’Ellison attaqua James Cameron pour plagiat)  : des soldats aux ordres de machines, combattant sur une planète dévastée, qui pourrait bien être la terre dans le futur ! Le développement est en revanche très différent du film de 1984.

Michael Ansara, un guerrier étrangement harnaché, se retrouve projeté dans le passé. Interné en HP, il se laisse peu à peu approcher par Lloyd Nolan, un linguiste qui va tenter de communiquer avec lui. Mais le « soldat » est paranoïaque, ne fait confiance à personne et se montre aussi dangereux qu’une grenade prête à exploser. C’est alors qu’un « ennemi » débarque à son tour du futur bien décidé à en découdre…

C’est évidemment très rudimentaire, essentiellement fait d’échanges de dialogues, les décors sont cheap, les accessoires ressemblent à des jouets de Noël, le ridicule guette à chaque coin de séquence. Mais force est de reconnaître que le thème est intrigant, que le message pacifiste passe plutôt bien. Affublé de faux sourcils et d’une armure pittoresque, Ansara s’en sort étonnamment bien. Nolan et Tim O’Connor en agent du FBI accomplissent leur travail de façon très routinière.

SOLDIER2

MICHAEL ANSARA ET LLOYD NOLAN

À voir donc pour l’admirateur de feu Mr Ellison curieux de connaître son œuvre télé et pour faire le parallèle avec le film de Cameron.

 

HARLAN ELLISON : R.I.P.

ELLISON

HARLAN ELLISON (1934-2018), GRAND ROMANCIER DE SCIENCE-FICTION ET AUTEUR ÉCLECTIQUE D’ÉPISODES DE SÉRIES TV-CULTES.

 

« LES ENCHAÎNÉS » (1946)

NOTO

INGRID BERGMAN

« LES ENCHAÎNÉS » est un des films les plus aboutis d’Alfred Hitchcock, un de ceux où toutes les planètes se sont alignées : un scénario au cordeau de Ben Hecht, un dialogue sophistiqué et adulte, deux des plus charismatiques stars hollywoodiennes à l’alchimie explosive et une réalisation aux multiples effets tout au service de l’efficacité narrative. La perfection.NOTO2

Curieusement, le film est le plus passionnant AVANT que ne démarre vraiment le récit « policier » : la relation entre cette fille de nazi à la dérive (Ingrid Bergman) et cet espion froid et distant (Cary Grant) est fascinante. Que ressent-il vraiment ? Est-il prêt à tout feindre pour sa mission ? Tombe-t-il amoureux de cette femme qu’il méprise dans le même temps ? Tout n’est que non-dits, faux-semblants, sensualité et sentiments réprimés jusqu’au conflit. Magnifiquement photographiés (Ted Tetzlaff), les deux stars au sommet de leur charisme font des étincelles à chaque face-à-face et le fameux « baiser le plus long de l’Histoire du cinéma » est toujours aussi troublant. En voyant Grant dans ce rôle, on comprend pourquoi Ian Fleming pensait à lui en créant James Bond ! Il en est l’incarnation parfaite. Quant à Bergman frémissante, fragile, vulnérable, elle n’a peut-être jamais été meilleure. Autour d’eux, de formidables seconds rôles : Claude Rains ambigu à souhait en fils-à-maman nazi, jamais totalement haïssable. Son dernier plan, où il ressemble soudain à un vieux petit garçon terrifié, tirerait presque les larmes. Leopoldine Konstantin est extraordinaire dans le rôle de son inquiétante mère castratrice et Louis Calhern parfait en chef des services secrets imbu de lui-même.

On peut revoir indéfiniment « LES ENCHAÎNÉS » et y trouver de nouvelles raisons de s’extasier. C’est définitivement un des trois ou quatre incontestables chefs-d’œuvre du maestro du suspense.

NOTO3

CARY GRANT, LEOPOLDINE KONSTANTIN ET INGRID BERGMAN

 

HAPPY BIRTHDAY, MAURO !

BOLOGNINI

MAURO BOLOGNINI (1922-2001), RÉALISATEUR AU STYLE DÉLICAT, À L’ESTHÉTISME PARFOIS ENVAHISSANT, MAIS AUX SUJETS RICHES ET SUBTILS.

 
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Publié par le 28 juin 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN