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« LA NUIT DU LENDEMAIN » (1969)

02 Oct

NIGHT.jpgDernier film de la longue traversée du désert de Marlon Brando avant son comeback inespéré trois ans plus tard, « LA NUIT DU LENDEMAIN » de l’anglais Hubert Cornfield, est un des pires fleurons de sa filmographie, qui compte un nombre conséquent de navets, oubliés pour la plupart.

Tourné au Touquet, le film conte le kidnapping d’une jeune fille riche (Pamela Franklin) par une bande de bras-cassés incompétents et névrosés : un faux chauffeur emperruqué (Brando), une junkie affublée d’à peu près le même postiche blond que lui (Rita Moreno), son mollasson de frère (Jess Hahn) et un psychopathe sadique (Richard Boone) qui n’attend qu’une occasion pour les trahir. L’essentiel du scénario est confiné dans une maison du bord de mer où se planquent les malfaiteurs avec leur otage. Que dire ? C’est d’une lenteur mortifère, si on ne devait garder que les séquences réellement utiles à l’avancée du récit, le film durerait à peine vingt minutes. Les dialogues – visiblement tous improvisés – sont d’une pauvreté et d’une bêtise sans nom. Les colères de Brando tombent comme des cheveux (factices) sur la soupe et Boone qui paraît s’amuser beaucoup, fait rigoureusement n’importe quoi. Il paraîtrait que le tournage fut un cauchemar et que Boone remplaça Cornfield après que celui-ci ait été éjecté par Brando. C’est bien possible, tant le résultat est décousu, sans queue ni tête. Quant au « twist » final qui ose nous refaire le coup du « tout cela n’était qu’un rêve », on a peine à y croire !

Rien à sauver, pas même une idée ou une ambiance. C’est le zéro et l’infini. À noter que l’acteur Al Lettieri qui tient un petit rôle de pilote, est également crédité comme « producteur associé ». Il retrouvera Brando deux ans plus tard dans « LE PARRAIN » où il jouera ‘Sollozzo’ son plus redoutable rival.

NIGHT2

MARLON BRANDO ET RITA MORENO

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11 réponses à “« LA NUIT DU LENDEMAIN » (1969)

  1. lemmy

    2 octobre 2018 at 5 h 25 min

    Ah, celui-là trône sur ma pile de films à voir depuis une éternité…

     
  2. Patrick

    2 octobre 2018 at 8 h 36 min

    C’est sur que ce n’est pas un grand film mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est « le zéro et l’infini ».

     
    • walkfredjay

      2 octobre 2018 at 9 h 11 min

      J’essaie toujours de trouver une petite qualité au pire des films, parfois j’y arrive… Parfois non. Pour celui-ci, j’étais bien disposé, impatient de voir le cast évoluer. Mais pour moi, ça tient plus du « foutage de gueule » que du cinéma. Et je ne parle pas seulement de la fin, inacceptable.

       
      • Patrick

        2 octobre 2018 at 10 h 12 min

        Je ne me rappelle plus très bien de la fin.

         
      • walkfredjay

        2 octobre 2018 at 10 h 26 min

        J’en parle dans la chronique (« tout ça n’était qu’un rêve »).

         
  3. Seb

    2 octobre 2018 at 10 h 21 min

    Idem que Patrick, je trouve la notule de BDW2 un peu « extrême »: ce n’est bien sûr pas un chef-d’œuvre mais il y a une certaine ambiance dans ce film, feutrée et insidieuse, qui est à relever (les décors isolés y participent sans doute). J’ai aussi beaucoup aimé Jess Hahn là-dedans, il y éclipse complètement Brando dans un de ses trop rares rôles non-stéréotypés.

     
    • walkfredjay

      2 octobre 2018 at 10 h 25 min

      Contre-feu de la chronique, donc. C’est bien ! Pour moi, ça reste un beau gâchis, mais apparemment d’autres y trouvent des qualités.

       
      • Seb

        2 octobre 2018 at 10 h 43 min

        Ça vaut toujours mieux que L’île du Dr. Moreau !

         
      • walkfredjay

        2 octobre 2018 at 10 h 44 min

        Tout vaut mieux que cette monstruosité !

         
  4. JICOP

    2 octobre 2018 at 16 h 13 min

    Un film bordélique à bien des égards et à tous les niveaux de production .
    Est-ce du à mon admiration pour Brando ? Il se trouve que je n’ai pas détesté .
    Le film est étrange , et c’est sans doute cette étrangeté qui favorise cette mansuétude . On navigue dans une atmosphère de songe tortueux , de sommeil paradoxal . Et l’insolite des lieux participe de cette atmosphère .
    A l’arrivée , et meme de manière partielle , un film intéressant . Comme l’ébauche du grand polar atmosphérique qu’il aurait pu devenir .

     
  5. Thomas

    2 octobre 2018 at 17 h 46 min

    A noter qu’il existe un film au scénario quasi similaire : Point de Chute de Robert Hossein avec Johnny Halliday qu’il serait intéressant de comparer !

    P.S ; La carrière de Jess Hann est vraiment étonnante

     

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