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« THE PARTY’S OVER » (1965)

28 Oct

PARTY.jpegRéalisé par Guy Hamilton sur un scénario « scandaleux » de Marc Behm, « THE PARTY’S OVER » est un produit typique du cinéma anglais des sixties qui, sous prétexte de libération des mœurs, s’est mis à traiter des sujets very shocking indeed.

L’américain Clifford David débarque à Londres pour récupérer sa fiancée (Louise Sorel), mais il est malmené par la bande d’amis beatniks de celle-ci et n’arrive jamais à la voir. Dans les vapeurs d’alcool et lors de soirées orgiaques (enfin, gentiment !), il va découvrir qu’il s’est passé quelque chose de terrible. Le film est excessivement lent, les personnages ne sont que des clowns irritants et caricaturaux et les flash-backs révèlent très (trop) progressivement ce qu’on finit par deviner tout seul. Si tout cela paraît aujourd’hui bien sage et bêtement provocateur, on s’aperçoit tout de même qu’on parle ici de drogue, de viol, de suicide et même de nécrophilie ! De façon allusive bien sûr, mais on en parle. C’est même le sujet du film. Donc « THE PARTY’S OVER » garde un petit côté sulfureux malgré les années qui n’ont pas été très clémentes envers lui. Dans un cast sans grand relief, on retiendra Oliver Reed – avant qu’il n’arbore ses vilaines cicatrices au visage – dans un rôle de chef autoproclamé des glandeurs, nommé « Moïse » prononcé à la française. L’intensité fiévreuse de son jeu compense la vacuité de son personnage. On reconnaît dans quelques scènes le vétéran Eddie Albert en père de la disparue venu des U.S.A. pour la chercher à son tour.

À noter : le film fut mutilé par la censure et le réalisateur retira son nom du générique. Récemment « THE PARTY’S OVER » a été reconstitué dans sa longueur initiale et édité en Blu-ray en Angleterre. Les séquences réintroduites dans le montage sont d’une qualité technique très inférieure.

PARTY2

OLIVER REED

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2 réponses à “« THE PARTY’S OVER » (1965)

  1. JICOP

    28 octobre 2018 at 8 h 29 min

    Au vu du sujet , Guy Hamilton metteur en scène de 4 James Bond n’était peut etre pas le réalisateur idoine .
    C’était peut etre plus adapté à un Karel Reisz ou un John Schlesinger .

     
    • walkfredjay

      28 octobre 2018 at 8 h 35 min

      Tu as certainement raison. Il y a, de toute façon, quelque chose qui cloche profondément dans ce film.

       

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