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« INVRAISEMBLABLE VÉRITÉ » (1956)

31 Oct

BEYONDLa véritable vedette de « INVRAISEMBLABLE VÉRITÉ », ce n’est pas son réalisateur Fritz Lang, qui signe une mise-en-scène très fonctionnelle et sans relief, ni le fade tandem formé par Dana Andrews et Joan Fontaine. Non, c’est son scénario, signé Douglas Morrow, véritable Grand-8 virtuose, qui nous promène de manipulations en machinations, avec au cœur de l’histoire, un débat des plus pertinents sur la peine de mort.

Avec l’aide de son rédac-chef Sidney Blackmer, le journaliste Andrews plante des preuves afin de se faire passer pour l’assassin d’une stripteaseuse. Le but ? Démontrer qu’un innocent peut parfaitement passer sur la chaise électrique. Blackmer est le seul à connaître le fin-mot de la « farce » et à pouvoir intervenir si Andrews était condamné à mort. Seulement voilà…

N’en disons pas davantage, car les coups de théâtre à répétition sont le seul vrai plaisir de ce film au budget visiblement étriqué, au noir & blanc sans grâce, qui ne tient en haleine que par l’habileté diabolique de l’auteur. Même s’il ne fait pas une prestation grandiose, Andrews est bien casté. Sa neutralité proverbiale fait qu’on n’éprouve a priori ni sympathie ni antipathie pour lui. Idéal pour un tel rôle ! Joan Fontaine minaude beaucoup trop, dans un personnage sans intérêt auquel elle tente, sans succès, de donner de l’épaisseur. Parmi les seconds rôles, Barbara Nichols et Joyce Taylor sont amusantes en danseuses, l’une revenue de tout et l’autre encore naïve.

On peine à déceler la virtuosité habituelle de Lang dans « INVRAISEMBLABLE VÉRITÉ », mais un tel scénario se suffit finalement à lui-même. Et sans doute l’effacement était-il le bon choix. À voir pour les faux épilogues à tiroir qui relancent un suspense infernal jusqu’à la dernière image.

BEYOND2

DANA ANDREWS, JOAN FONTAINE, EDWARD BINNS ET JOYCE TAYLOR

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Une réponse à “« INVRAISEMBLABLE VÉRITÉ » (1956)

  1. Patrick

    31 octobre 2018 at 16 h 17 min

    Oui le scénario est très bon dommage tout de même que niveau mise en scène Lang ne donne pas le meilleur de lui-même, sa carrière américaine est inégale et pas aussi fascinante que sa période allemande.

     

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