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STEVE… OR NOT STEVE

31 Oct

Lors d’une interview pendant les années 60, un journaliste demanda à Steve McQueen quels films il regrettait d’avoir tournés. Parmi la courte liste qu’il énuméra, l’acteur cita « INVRAISEMBLABLE VÉRITÉ » de Fritz Lang (chroniqué aujourd’hui sur « BDW2 »). Or, même en regardant très attentivement et même à la loupe, McQueen n’apparaît à aucun moment dans ce film, pas même en figuration, pas même de dos.MCQ

Alors quoi ? A-t-il tourné des scènes qui ont été coupées au montage ? Cela expliquerait évidemment pourquoi il regrettait d’avoir tourné le film. Il n’existe apparemment aucune trace de son éventuel passage dans « INVRAISEMBLABLE VÉRITÉ ». Se pourrait-il que le Steve se soit tout bêtement trompé de titre ? Si quelqu’un a de plus amples renseignements sur cette nouvelle énigme…

(Riche idée d’avoir écrit ce post, puisque la bonne réponse semble avoir été apportée dans le commentaire de l’ami Kinskiklaus ! McQueen ne citait pas un titre de film, mais une expression : « beyond a doubt » (« sans aucun doute ») qu’un traducteur français a confondu avec le titre du film de Fritz Lang ! Une erreur qui s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui puisqu’il arrive encore que « INVRAISEMBLABLE VÉRITÉ » se retrouve dans la filmo de McQueen)

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3 réponses à “STEVE… OR NOT STEVE

  1. Kinskiklaus

    31 octobre 2018 at 16 h 23 min

    Salut Fred, je viens de trouver cette explication sur un forum.

    « Voici une petite anecdote amusante que mon ami Vin va apprécié…

    François Guerif a probablement été l’un des pires à écrire sur l’acteur Steve McQueen. Il écrit : « À la question : Quels films regrettez-vous d’avoir tourné ? Steve McQueen, star naissante déclara : Never So Few, Beyond a Doubt, Never Love a Stranger, St.Louis Robbery. Il est intéressant de constater que deux de ces films ont leur titre écorché (il s’agit en fait de Beyond a Reasonable Doubt et The St.Louis Bank Robbery) mais il est plus intéressant encore de voir que sur les quatre films en question, un est négligeable pour l’acteur (Beyond a Reasonable Doubt chef-d’oeuvre de Fritz Lang, mais McQueen y fait une apparition si fugace que je n’ai jamais pu le repérer). »

    Ici, François Guerif a mal interprété une fois de plus une expression employée en anglais… La phrase en anglais était : They asked to list the movies he doesn’t like. He replied Never So Few, beyond a doubt, Never Love a Stranger, St.Louis Robbery.

    Traduction : Il répond Never So Few, au-delà des plus douteux, Never Love a Stranger, St.Louis Robbery.

    Bref, rien avoir avec le film de Fritz Lang, Beyond a Reasonable Doubt de 1956. Et c’est pour cela qu’aucun auteur en anglais ne l’a écrit puisque c’est une expression et non pas un titre de film comme le prétend François Guerif. »

     
    • walkfredjay

      31 octobre 2018 at 17 h 57 min

      Excellent ! C’est sûrement ça. McQueen a du répondre : « Never so few », sans aucun doute » ! Heureux que ce post ait pu élucider cette question.

       
  2. lemmy

    1 novembre 2018 at 21 h 37 min

    Bien joué, Kinskiklaus !! On voit à quel point une traduction erronée peut avoir des conséquences sur l’histoire du cinéma 🙂

     

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