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« CONFIDENT ROYAL » (2017)

06 Nov

Inspiré de faits réels découverts en… 2010, « CONFIDENT ROYAL » détaille l’amitié entre l’octogénaire reine Victoria et un serviteur hindou – et musulman – qu’elle engage comme professeur de langues. Comment ne pas penser à « LA DAME DE WINDSOR » de John Madden (1997) où Judi Dench incarnait déjà cette même reine et créait également le scandale en s’amourachant d’un Écossais à son service ?ABDUL.jpg

Stephen Frears a du métier, il dirige parfaitement une belle distribution de grands comédiens anglais comme Olivia Williams, Michael Gambon ou Eddie Izzard excellent en héritier de la couronne odieux. Mais c’est le face-à-face entre Dench, encore « vieillie » artificiellement malgré ses 83 ans et le jeune Ali Fazal, qui constitue le cœur et la raison d’être de ce film plaisant mais un peu languissant. Elle se confirme définitivement comme un des monstres sacrés de sa génération. Il faut voir avec quelle économie de moyens elle passe de la vieillarde moribonde du début à la grande souveraine ressuscitée de la seconde partie. Lui est amusant, un brin uniforme, mais s’accorde parfaitement à sa brillante partenaire. Le scénario introduit la problématique du clash de religions, du racisme, des castes, plus que jamais d’actualité, qui évite au film de n’être qu’une énième reconstitution d’époque sans âme ni résonnance. « CONFIDENT ROYAL » est agréable le temps qu’il dure, arrache quelques sourires, voire des larmes pour les plus sensibles, mais il demeure en surface quand il s’agit d’expliciter l’extraordinaire relation d’amour – car c’est bien de cela qu’il s’agit – entre cette vieille femme au bout du rouleau et ce jeune homme ambitieux et rusé. À voir toutefois, pour ne pas rater Judi Dench dans ses œuvres.

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Une réponse à “« CONFIDENT ROYAL » (2017)

  1. Miguel

    6 novembre 2018 at 11 h 05 min

    Très bonne interprétation de Judi Dench et aussi de Eddie Izzard dans le rôle du prince de Galles. Les scènes de prises de bec entre maman Victoria et son fils Bertie son hélas peu nombreux. A part ça, « La Route des Indes » de David Lean est largement plus au dessus que les barbus chez la reine.

     

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