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« MONGO’S BACK IN TOWN » (1971)

09 Nov
MONGO

JOE DON BAKER

Inspiré d’un roman de E. Richard Johnson, repris de justice et écrivain, « MONGO’S BACK IN TOWN » est un téléfilm tourné par Marvin J. Chomsky (« HOLOCAUSTE »), avec un budget excessivement restreint, mais un vrai point-de-vue et un casting de tout premier ordre.

MONGO2

SALLY FIELD ET TELLY SAVALAS

Mongo Nash (Joe Don Baker), tueur-à-gages, sort de prison après cinq ans et retrouve son frère Charles Cioffi qui veut l’engager pour éliminer un rival menaçant sa mainmise sur la fausse monnaie. Mais rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît et ‘Mongo’ se retrouve au cœur d’une machination infernale. Le pitch est simple, sans grande originalité, mais le traitement de l’image et du son fait de ce téléfilm un véritable objet de curiosité. D’abord, c’est d’une noirceur très inaccoutumée à la TV de cette époque, tout se passe pendant les fêtes de Noël, sous une pluie battante et ininterrompue. Ensuite, les décors sont tellement fauchés et minimalistes, qu’on se croirait parfois sur une scène de théâtre d’avant-garde. Et enfin, la BO de Michael Melvoin apporte une atmosphère de cauchemar éveillé très angoissante. L’attraction n°1, c’est Joe Don Baker, exceptionnel en brute épaisse. Un antihéros sans humour, sans charme, capable de terroriser une pauvre fille sans défense (Sally Field) pour en faire son esclave et de tabasser son ex pour lui soutirer un renseignement. Un portrait de tueur sans concession, que l’acteur incarne avec une sorte de perversité taciturne et fataliste. Il crève vraiment l’écran. Autour de lui, Telly Savalas et Martin Sheen forment un tandem de flics sans grande épaisseur, Anne Francis est une barmaid désabusée. « MONGO’S BACK IN TOWN » serait certainement plus connu et diffusé s’il avait été tourné pour le cinéma. Mais il n’a pas complètement disparu dans les limbes encore aujourd’hui et s’est imprimé dans la mémoire de certains cinéphiles amoureux du ‘film noir’. Les six premières minutes, totalement dépourvues de dialogue, sont un petit chef-d’œuvre en soi (il faut avoir vu Baker démolir l’étalage d’un faux aveugle qui le laisse faire sans réagir !). La réalisation suffocante, tout en gros-plans et en pénombre de Chomsky apporte beaucoup à la fascination exercée par le film.

À noter : il fut diffusé en France sous les titres « LE RETOUR DE MONGO » et « LE RETOUR DU TUEUR ».

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2 réponses à “« MONGO’S BACK IN TOWN » (1971)

  1. Simon95

    9 novembre 2018 at 14 h 10 min

    On trouve le film en VO sur YouTube

     
    • walkfredjay

      9 novembre 2018 at 17 h 39 min

      Merci. Je suis allé jeter un coup d’oeil. Le DVD américain est à peine supérieur en qualité…

       

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