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Archives Mensuelles: janvier 2019

LOUISA MORITZ : R.I.P.

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LOUISA MORITZ (1946-2019), ACTRICE DE SECOND PLAN DES SEVENTIES, APERÇUE DANS « VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU ».

 
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Publié par le 31 janvier 2019 dans CARNET NOIR

 

DICK MILLER : R.I.P.

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DICK MILLER (1928-2019), ACTEUR CHER À CORMAN OU JOE DANTE, SOUVENT APERÇU DANS DE COURTES APPARITIONS. ÉTONNAMMENT PEU DE TV À SON PALMARÈS.

 
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Publié par le 31 janvier 2019 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, JAMES !

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JAMES FRANCISCUS (1934-1991), JEUNE PREMIER DE TV ET HONNÊTE COMÉDIEN, QUI FUT LA VEDETTE DE PLUSIEURS SÉRIES.

 
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Publié par le 31 janvier 2019 dans ANNIVERSAIRES

 

« BORSALINO » (1970)

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JEAN-PAUL BELMONDO ET ALAIN DELON

Revoir « BORSALINO » aujourd’hui, un demi-siècle après sa sortie, permet de comprendre l’importance du contexte et de la mythologie dans l’appréciation d’un film. Car objectivement, si le projet était ambitieux et excitant, si tout a été mis en œuvre pour en faire un classique (on compte tout de même Jean-Claude Carrière et Claude Sautet parmi les auteurs !), ce n’est pas la grande réussite dont on aurait pu rêver. Tous les participants ont déjà fait mieux par le passé, le scénario manque d’étoffe historique et psychologique, la mise-en-scène de Jacques Deray demeure confinée, sans parvenir à faire exister le Marseille des années 30. Et la confrontation des deux stars, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, apparaît comme superficielle et le talent des acteurs pas suffisamment mis à l’épreuve.BORSALINO.jpg

Et pourtant… Malgré ces récriminations, ces réticences légitimes, « BORSALINO » est incontestablement un film-date, l’équivalent français de « BUTCH CASSIDY & LE KID », l’unique occasion de revoir deux figures du cinéma hexagonal en pleine possession de leurs moyens, au sommet de leur considérable charisme. Sans oublier la BO de Claude Bolling, quelques bonnes répliques et d’excellents seconds rôles comme Michel Bouquet, Julien Guiomar et la très sensuelle Catherine Rouvel, qui fait office d’Etta Place pour nos Butch et Sundance phocéens.

Alors oui, bien sûr, l’image est trop éclairée, manque d’atmosphère, la bande-son est très inégale, la mort d’un des deux protagonistes à la fin est totalement grotesque. Mais que dire ? Cela fonctionne tout de même. Et chaque séquence où Belmondo et Delon apparaissent côte à côte provoque la même nostalgie, le même frisson. Difficile donc, de se faire une opinion bien tranchée sur « BORSALINO ». Quant au « duel » de stars, qui en sort vainqueur ? Belmondo se promène, désinvolte et rigolard, sans chercher à aller au-delà des apparences. Delon, plus impliqué, plus intense compose un vrai personnage de voyou ambitieux et implacable prêt à tout pour gravir l’échelle sociale. Une petite scène pourtant, nous laisse entrevoir le film qu’aurait pu être « BORSALINO » avec un tout petit supplément de profondeur : celle où, derrière une fenêtre, Delon l’air amusé et ému à la fois, regarde sa mère rire avec Belmondo qui la fait danser dans ses bras. Peut-être le plus beau moment du film. Indispensable… Malgré tout !

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ROCH SIFFREDI ET FRANÇOIS CAPELLA

 

HAPPY BIRTHDAY, DAVID !

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DAVID OPATOSHU (1918-1996), SECOND RÔLE DES ANNÉES 60 ET 70, VU DANS 140 FILMS ET TÉLÉFILMS ENDOSSANT TOUTES SORTES DE NATIONALITÉS.

 
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Publié par le 30 janvier 2019 dans ANNIVERSAIRES

 

« VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU » (2010)

« VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU » fait partie de la période la plus décourageante de la carrière de Woody Allen, surtout pour l’admirateur de la première heure. Il l’a dit et répété lui-même bien souvent, Allen ne « fonctionne » vraiment qu’à New York, voire à Manhattan. Exilé à Londres pour cet opus, il ressort quelques vieilles thématiques (« INTÉRIEURS ») et suit les petites histoires parallèles des membres d’une famille disloquée.DARK.jpg

De quoi cela parle-t-il ? De chassé-croisé amoureux, d’usurpation, de charlatanisme. Tous les personnages sont antipathiques : des tricheurs aveuglés par la peur de vieillir, de finir leur vie tout seuls, par la conscience de leur manque de talent, etc. Rien de bien folichon, d’autant plus que – une fois n’est pas coutume – le joli casting réuni pour l’occasion n’est absolument pas homogène. Chacun semble jouer sa propre partition dans son sketch indépendant des autres et le film perd en élan vital à mesure qu’il progresse. Anthony Hopkins est sous-utilisé en sexagénaire pathétique s’accrochant à ses vestiges de jeunesse (désolante séquence du Viagra indigne de la plume de l’auteur), Josh Brolin empâté, a déjà été plus convaincant qu’en velléitaire mal embouché, tout ce qui concerne Naomi Watts et Antonio Banderas est à mourir d’ennui, Gemma Jones est beaucoup trop présente dans un rôle très irritant écrit à la truelle. Seule émerge la pétulante Lucy Punch, drôle et remuante en prostituée profiteuse, stupide mais pas idiote, digne héritière de Mira Sorvino dans « MAUDITE APHRODITE ».

Pas grand-chose de bon à dire sur « VOUS ALLEZ RENCONTRER… », hélas. Il fait partie de cette dizaine de films que Woody Allen tourna entre 2003 et 2012 qui – à une ou deux exceptions près – ont laissé ses fans sur le carreau.

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LUCY PUNCH ET ANTHONY HOPKINS

 

À L’OUEST, UN PEU DE NOUVEAU…

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WESTERNS EN HD AUX U.S.A. : UNE CURIOSITÉ, DEUX VAN CLEEF (DONT UN LEONE REMASTÉRISÉ) ET UNE SÉRIE TV AVEC KEVIN COSTNER. WESTERN PAS MORT !

 
 

« LES ÉMIGRANTS » (1971)

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LIV ULLMANN

« LES ÉMIGRANTS » de Jan Troell, il faut en être prévenu, est une véritable épreuve d’endurance. Non parce qu’il est mauvais – loin de là – mais parce que la vision de la misère, des souffrances humaines, de la maladie, des humiliations, n’a rien de réjouissant et que l’auteur ne nous épargne rien.ÉMIGRANTS.jpg

Situé vers 1850 dans la campagne suédoise, le film suit le destin d’un couple de paysans, Max Von Sydow et Liv Ullmann, « empruntés » à Ingmar Bergman, qui décident d’émigrer aux Amériques. Par la minutie de sa mise-en-scène, la longueur de chaque séquence, Troell donne presque la sensation de suivre l’action en « temps réel » et, sur plus de trois heures, cela peut devenir pénible, voire douloureux. Les échecs successifs du couple, les grossesses à répétition, la mort d’une fillette, la sècheresse… Tout les pousse à quitter leur terre natale pour cette Amérique qu’ils idéalisent et sur laquelle ils portent tous leurs espoirs. On souffre avec eux, le summum étant atteint lors de la traversée en mer, où on finit par se sentir physiquement malade ! Le film est d’une sobriété visuelle confinant à l’austérité, Troell interdit tout romanesque, toute simplification « hollywoodienne ». On finit par s’attacher à ces personnages frustes et taiseux : Von Sydow remarquable en brave homme entêté, Ullmann émouvante en mère nourricière endurante, Eddie Axberg très bien en rêveur ou Monica Zetterlund en femme de mauvaise réputation.

Tant d’années après, « LES ÉMIGRANTS » émeut toujours et peut-être davantage, au regard de l’actualité du 21ème  siècle. C’est une œuvre sincère et puissante, de celles qui dépeignent les « gens de peu » avec une empathie jamais manichéenne et leur rendent leur humanité.

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LIV ULLMANN ET MAX VON SYDOW

À noter : le film connut une suite l’année suivante, « LE NOUVEAU MONDE » encore plus longue !

 

« OEDIPUS WRECKS » (1989)

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WOODY ALLEN ET MIA FARROW

Tourné entre les deux chefs-d’œuvre de Woody Allen : « UNE AUTRE FEMME » et « CRIMES ET DÉLITS », « OEDIPUS WRECKS » fait partie des trois moyens-métrages composant le film à sketches « NEW YORK STORIES » auquel participèrent également Francis Ford Coppola et Martin Scorsese.OW2.jpg

Allen signe le plus réussi – et de loin ! – de ces mini-films, aussi peut-on tout à fait séparer son sketch des deux autres (qui n’ont strictement rien à voir) et l’étudier en tant qu’œuvre allenienne à part entière. Sur 40 minutes, « OEDIPUS WRECKS » (jeu de mots intraduisible) suit l’avocat Woody Allen, miné par l’omniprésence de sa vieille mère (Mae Questel) dans sa vie et la honte qu’elle lui procure à chaque fois qu’il sort en sa compagnie ou qu’il lui présente une fiancée. Quand elle disparaît à la suite d’un tour de magie, il est d’abord désespéré et peu à peu enfin heureux et détendu. Jusqu’à ce qu’elle réapparaisse dans le ciel de New York pour lui pourrir l’existence à la puissance mille. C’est absolument hilarant du début à la fin, l’aspect « magique » de l’histoire passe comme une lettre à la poste et la symbolique dépasse rapidement le fantastique. Questel incarne la « Mère Juive » suprême, qui n’aura de repos que lorsque son fils larguera sa fiancée « WASP » (Mia Farrow) pour épouser une gentille fausse-voyante (Julie Kavner) – évidemment juive – véritable clone d’elle-même.

Malgré sa courte durée, c’est un pur et authentique film de Woody Allen, et parmi ses plus attachants. La photo de Sven Nykvist est douce et discrète, la BO drôle à souhait et la morale de l’histoire est facile à comprendre : on a beau changer de nom et renier ses racines, on n’échappe jamais à son destin. Et le pauvre Woody qui croyait tourner définitivement le dos à sa mère finira par en épouser le double. Magnifique ! Et les scènes entre l’auteur et Julie Kavner sont à la fois désopilantes, émouvantes et savoureuses. Comme le poulet bouilli qu’elle lui prépare avec amour !

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MAE QUESTEL, WOODY ALLEN ET JULIE KAVNER

 
 

HAPPY BIRTHDAY, JIM !

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JIM ANTONIO, SECOND RÔLE DE TV TRÈS ACTIF DANS LES ANNÉES 70.

 
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Publié par le 27 janvier 2019 dans ANNIVERSAIRES