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« EN EAUX TROUBLES » (2018)

16 Fév

Qu’il était alléchant ce « EN EAUX TROUBLES » sur le papier ! Quelle belle promesse de plaisir coupable par excellence, que cette confrontation entre Jason Statham et un énorme requin préhistorique (le Megalodon) auquel il allait forcément mettre une pâtée mémorable ! Et quelle déconvenue à l’arrivée…MEG.jpg

Le nom de Jon Turteltaub à la réalisation aurait dû éveiller les soupçons, mais celui de Tom Stern, chef-op d’Eastwood rassurait quelque peu. Hélas, celui-ci signe une photo digne d’un épisode de série TV des seventies aux extérieurs surexposés à s’en décoller la rétine. Cette copro sino-américaine semble destinée aux enfants de huit ans peu regardants. C’est pourri de CGI, les personnages sont grotesques, les comédiens atroces (on a droit à TROIS « geeks rigolos », véritable plaie de ce genre de films !) et même Statham paraît régresser de plusieurs années dans ce rôle de héros aux abdoms en acier trempé et à la barbe naissante. Il s’est aventuré sur le territoire de Dwayne Johnson, sans dégager la même (fausse) naïveté et le même sens du second degré. Big mistake ! Et que dire du requin lui-même ? Paradoxalement, ce qui frappe immédiatement, c’est qu’il est… trop petit. On s’attendait, on espérait un King Kong des océans, un monstre capable de gober tout cru Godzilla en guise d’apéritif et d’avaler des centaines de baigneurs d’une bouchée, mais on n’a finalement droit qu’à un gros poisson au cuir épais, pas tellement plus impressionnant que les squales aux CGI antédiluviens de « PEUR BLEUE », datant d’il y a vingt ans. Grosse déception donc pour un film dont on cherche vainement à quel public il voulait s’adresser. Esthétiquement très vilain, scénaristiquement cataclysmique, au degré zéro de l’art dramatique, « EN EAUX TROUBLES » laisse quelque peu désemparé. Dire que cela aurait pu être tellement fun ! Impossible de ne pas se sentir arnaqué sur la marchandise…

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8 réponses à “« EN EAUX TROUBLES » (2018)

  1. JICOP

    16 février 2019 at 7 h 02 min

    En préambule je commence sérieusement à me méfier des coproductions Sino-Américaines . Les particularismes culturels ajoutés à une censure d’état zélée laissent quand meme craindre des films insipides , neutres et sans aspérités ( notamment en termes de sexe et de violence ) .
    Ensuite on ne dira jamais assez combien le second degré , le coté fun idiot initiés par les comédies scato des freres Farelly ont malheureusement irrigué bon nombre de films d’action et les films d’horreur . Quelle plaie !
    On a le visuel d’un épisode amélioré d’  » alerte à Malibu  » , on tremble à peine et confier la réalisation du film à ce ringard de Turleltaub est une faute de gout monumentale .
    Ce dernier n’a toujours pas compris ( comme d’autres ) qu’une avalanche de CGI ne remplacera JAMAIS un requin meme en carton pate mais intelligemment filmé .
    Le  » Jaws  » de Spielberg n’est vraiment pas prêt d’etre détroné .

     
  2. lemmy

    16 février 2019 at 11 h 57 min

    L’ami Jason a lui-même critiqué ce film, s’en déclarant à demi-mot très déçu, malgré son succès. Car oui, ce fut un succès, et « on » pense à une suite.

     
    • walkfredjay

      16 février 2019 at 12 h 10 min

      C’est rare de voir un film à gros budget, basé sur les CGI, aussi mal fichu et aussi horriblement mal écrit. Vu l’étalonnage « fluo », j’aimerais bien savoir ce qu’en pense le directeur photo…

       
  3. Kinskiklaus

    16 février 2019 at 19 h 29 min

    Un scénario aussi consistant que ceux écrits par Luc Besson au service d’un film qui ferait passer « Sharknado » pour un lauréat de l’Ours d’Or berlinois, bref, on appelle ça une bonne grosse daube.

     
    • walkfredjay

      16 février 2019 at 20 h 01 min

      Si Besson avait écrit le scénario de « THE MEG », le requin géant aurait avalé une adolescente gothique que Statham serait allé sauver en pénétrant dans les entrailles du squale.

       
      • lemmy

        16 février 2019 at 20 h 08 min

        Auparavant, il aurait fallu qu’une prostituée d’Europe de l’Est au grand coeur se sacrifie (Besson’s touch) en attirant l’attention du requin.

         
  4. JICOP

    17 février 2019 at 8 h 38 min

    On est pas loin de Besson : il y a des Chinois dans l’histoire .
    Mais vous oubliez un element indispensable à la Besson’s touch : des flics idiots tentant d’arreter le squale en Renault Nevada ( bon , après , ils peuvent s’adapter au contexte aquatique hein !! )

     
  5. Thomas PACULL

    17 février 2019 at 10 h 28 min

    dommage qu’ils n’aient pas garder la scène du livre ou le perso de Statham avalé par le requin boxe à mort le cœur de la bête !!!!
    reste que Fan Bingbing est bien jolie à regarder

     

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