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« PUSHER » (1996)

29 Mai

PUSHER.jpg« PUSHER » est le premier long-métrage réalisé par Nicolas Winding Refn et aussi le commencement d’une trilogie sur la pègre danoise et l’univers des deals de drogue.

Dès le début, on sent – à cause de la caméra portée, du grain très marqué de la pellicule – l’influence de « MEAN STREETS » de Martin Scorsese. Comme son aîné, Refn suit de petits malfrats de bas-étage, des ringards violents et dangereux, qui vivent de petits trafics, sans se rendre compte qu’ils sont à la merci de narcotrafiquants beaucoup plus puissants qu’eux et capables au moindre faux-pas de les réduire à néant. Le protagoniste, le toujours excellent Kim Bodnia, n’offre guère de prise à l’identification du public. C’est une brute infantile et sans affect, une vermine sans foi ni loi. Il est criblé de dettes et tombe de charybde en scylla en essayant de s’en sortir. On assiste donc à cette « course du rat » jusqu’au bout des bouts, avec une passivité non dénuée d’intérêt, tout en demeurant indifférent au sort qui l’attend. C’est bien fait, bien rythmé, d’un naturalisme à toute épreuve et l’aspect « documentaire » voulu par le réalisateur crée un style véritable. La séquence où Bodnia est torturé par ses créanciers yougoslaves est réellement éprouvante pour les nerfs. Son gros-plan final est (presque) émouvant. Autour de lui, quelques bons seconds rôles dont Zlatko Buric, en « parrain » faussement bon-enfant et Mads Mikkelsen, qui n’apparaît que dans la première moitié de l’action, en acolyte inséparable de Bodnia, aussi crétin que planche-pourrie. Avec son crâne rasé et ses tatouages, il crée un personnage totalement crédible.

Un bon film donc, que ce « PUSHER », une tranche de vie, une plongée dans un milieu qu’on découvre progressivement en réalisant que rien ne change, qu’il s’agisse de New York, Rome, Paris ou Copenhague.

PUSHER2

MADS MIKKELSEN ET KIM BODNIA

 

10 réponses à “« PUSHER » (1996)

  1. Seb

    29 mai 2019 at 8 h 32 min

    Découvert récemment après m’être entamé moi aussi un petit cycle Refn perso, constatant qu’en dehors de ses bandes US je connais très peu sa filmo… c’est un assez bon film en effet mais un peu long pour ça raconte. Sans doute le style « caméra au poing dans l’univers de la pègre et des dealers » a-t-il été éprouvé depuis donc l’ensemble a (malgré lui) un côté un peu éculé aujourd’hui. J’ai particulièrement apprécié la BO très rock, notamment les morceaux de The Prisoner.

     
    • JICOP

      29 mai 2019 at 9 h 09 min

      Salut Seb .
      Pas encore vu cette trilogie .
      Quand tu parles de morceaux rock pour the prisoner , c’est le nom de l’épisode ?

       
      • Seb

        29 mai 2019 at 9 h 25 min

        Yo Jicop, The Prisoner est un groupe qui a participé à la soundtrack de Pusher. Un petit aperçu de leurs bons riffs de derrière les fagots dans le film:

         
      • Seb

        29 mai 2019 at 10 h 08 min

        J’ai voulu te répondre Jicop, liens youteub à l’appui, mais il semble que mon message se soit perdu dans les dédales de WordPress… à l’aide, Fred !

         
      • walkfredjay

        29 mai 2019 at 10 h 14 min

        Je n’ai pas accès à ce genre de choses. Peut-être as-tu mis un lien automatiquement supprimé à cause de problèmes de copyright ?

         
      • Seb

        29 mai 2019 at 10 h 20 min

        Ah, c’est peut-être ça. Mais sur les liens YouTube eux-mêmes, aucune indication de ce souci de copyright ! Anyway… comme je disais Jicop, The Prisoner est un groupe qui a participé à la soundtrack de Pusher. Un petit aperçu de leurs bons riffs de derrière les fagots pour le film: https://www.youtube.com/watch?v=YB42EjNCjOs

         
      • Seb

        29 mai 2019 at 10 h 22 min

        Edit: mea culpa, c’est passé cette fois…

         
    • JICOP

      29 mai 2019 at 10 h 50 min

      Merci Seb , c’est reçu 5 sur 5 .
      Assez rock comme bande-son effectivement . Je vais suivre .
      J’ai eu mon compte d’electricité hier soir avec Alice in chains à l’Olympia , je vais remettre ça . 🙂

       
      • Seb

        29 mai 2019 at 12 h 08 min

        Wow, les Alice à l’Olympia ça doit avoir une certaine envergure en effet ! Je te recommande quelques Chaplin ou Keaton pour ce week-end prolongé ; il faut savoir varier les plaisirs. 😉

         
  2. Patrick

    29 mai 2019 at 8 h 35 min

    De la trilogie Pusher je préfère le 2, le 1 est pas mal mais son côté filmé comme un documentaire m’a un peu lassé au bout d’un moment.

     

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