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« L’ENFER DE LA VIOLENCE » (1984)

21 Août
EVIL2

THERESA SALDANA ET CHARLES BRONSON

« L’ENFER DE LA VIOLENCE » est le 5ème film que J. Lee-Thompson tourna avec Charles Bronson en vedette et probablement le meilleur avec « LA LOI DE MURPHY ».EVIL.jpg

Le scénario mixe intelligemment deux facettes de la mythologie de l’acteur : le tueur-à-gages ultra professionnel (« LE FLINGUEUR » qui, lui aussi, savait lire sur les lèvres) et le justicier-vengeur (« DEATH WISH »). Car Bronson, ‘hitman’ retraité, est engagé pour éliminer un horrible tortionnaire qui a tué son meilleur ami au Guatemala. À partir de là, le film – étonnamment bien rythmé – suit le travail du tueur « humanitaire », qui isole progressivement le bourreau en décimant son entourage, pour l’attirer dans ses filets. L’intérêt vient du fait que Bronson s’est fait une fausse famille (la veuve et la fille de son ami) pour passer inaperçu et l’évolution des rapports entre lui et la jeune femme est plutôt bien écrite. On pense à la courte mais jolie scène où celle-ci lui demande : « On vous a déjà dit que vous parliez pendant votre sommeil, Holland ? », quand il demande ce qu’il a dit, elle se contente d’un sourire énigmatique et coquin. Mignon ! Outre de beaux extérieurs, une photo soignée et un Bronson particulièrement à l’aise dans un de ses derniers rôles vraiment « bronsoniens », « L’ENFER DE LA VIOLENCE » vaut pour son côté éhontément « kinky », que ce soit dans le sexe ou l’ulta-violence, et pour de très bons seconds rôles comme Joseph Maher en infâme tortionnaire porcin, Antoinette Bower parfaite dans le rôle de sa sœur lesbienne, Theresa Saldana qui se tire bien d’un rôle sous-exploité ou John Glover en ripou de l’ambassade U.S. À noter la courte apparition de José Ferrer en médecin qui propose le job au tueur.

Pour un Bronson de 62 ans, encore en pleine possession de ses moyens, d’une décontraction impériale, pour le voir écrabouiller dans son gros poing les parties génitales d’un géant trop entreprenant ou planter un cran-d’arrêt dans la gorge de Raymond St. Jacques qu’il avait attiré dans sa chambre pour une « partie fine », « L’ENFER DE LA VIOLENCE » vaut d’être redécouvert. Et surtout, parce qu’on ne s’y ennuie pas une seconde ! Le final, sorti tout droit d’un film de zombies, dérape même subitement dans le cinéma « bis », pour notre plus grand bonheur.

À noter que le titre original du film provient d’une citation de « Jules César » de Shakespeare : « The evil that men do lives after them. The good is oft interred with their bones » (« Le mal que font les hommes leur survit. Le bien est souvent enterré avec leurs ossements »).

EVIL3

JOHN GLOVER, JOSEPH MAHER ET CHARLES BRONSON

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9 réponses à “« L’ENFER DE LA VIOLENCE » (1984)

  1. walkfredjay

    21 août 2019 at 10 h 05 min

    À re-vision, il semblerait que le film ait connu des coupes-montage : en effet, lors de leur rencontre dans une cantina, Holland et l’homme de la CIA s’appellent par leurs noms. Ont-ils travaillé ensemble dans le passé ? Cela sous-entendrait-il que Holland était un tueur employé par l’Agency ? Rien n’est énoncé ou précisé… Dommage, c’est une piste intéressante.

     
  2. lemmy

    21 août 2019 at 10 h 05 min

    Nous le voulons en dvd, blu-ray ou VHS ! Il y a tant d’éditeurs qui sortent en collector blu-ray des navets bisseux ignobles, propulsés au rang de chef-d’oeuvre, et personne pour sortir un film où Bronson parle romantiquement en dormant et broie des couilles ?

     
    • walkfredjay

      21 août 2019 at 10 h 07 min

      Je t’appuie dans ton combat, Lemmy ! Mais sache que le Blu-ray sorti récemment en Allemagne est plus que correct, même s’il ne propose aucun sous-titre.

       
  3. Seb

    21 août 2019 at 11 h 58 min

    Film fort réjouissant en effet: rythmé, bourrin, putassier, dépaysant et où Bronson campe un de ses rôles les plus sympathiques des années 80. À voir absolument en VO, rien que pour le passage au début du film où Charley salue son pote le poisson d’un « Hey, Quasimodo! » avec son zézaiement caractéristique.

     
  4. Patrick

    21 août 2019 at 19 h 48 min

    Je viens de le terminer, série B pas déplaisante à mater, c’est prenant et l’on s’ennuie pas par contre le début laisser présager un film plus violent et cruel et autre défaut ça manque de rythme par moment.

     
  5. Darcotik

    21 août 2019 at 21 h 03 min

    Sous-estimé et trop longtemps catalogué comme navet (à cause des autres films du moustachu l’entourant), c’est en fait une bonne série B qui mêle noirceur étouffante et Bronson-swag de publicité avec un certain sens du rythme. Jeune j’avais été marqué par ses ruptures de ton, entre voyeurisme sadique, justicier hard boiled et scènes sentimentales incongrues. Bien vu la comparaison du final avec le film de zombies. Par contre il me semble pas que ce soit sorti de chez Cannon mais de chez les anglais de ITC.

     
  6. Kinskiklaus

    21 août 2019 at 22 h 41 min

    Un excellent film (oui enfin bon, on se comprend) rempli de scènes d’anthologie. Je ne regarderai plus jamais Sonny Landham de la même façon. Tu parlais de correction Fred ? Tiens, je te laisse savourer (c’est mon fou rire du jour).
    http://www.ici-c-nancy.fr/cinema/item/14714-il-etait-une-fois-a-hollywood-super-duo-brad-pitt-dicaprio.html

     
    • lemmy

      21 août 2019 at 22 h 49 min

      Alors là, tu es cryptique, Kinskiklaus, voire abscons 🙂 Sur l’article à propos de Tarantino, c’est l’article d’une personne qui n’a pas vu le film (enfin, j’espère, sinon…)

       

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