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« BLACKTHORN » (2011)

20 Oct

BLACKTHORN.jpgCoproduction anglo-espagnole, réalisée par Mateo Gil et tournée en Bolivie, « BLACKTHORN » est un western revenant sur le mythe du hors-la-loi Butch Cassidy à la manière de Billy the Kid dans « YOUNG GUNS 2 ».

Butch et Sundance ne seraient pas morts sous les balles de l’armée bolivienne, comme dans le film de George Roy Hill. Le second, mortellement blessé, a toutefois dû être achevé par son ami qui lui, a vécu tranquillement pendant vingt ans en dressant des chevaux sauvages. Mais, alors qu’il espère retourner aux U.S.A. à la fin de sa vie, Butch croise la route d’un Espagnol traqué. Et la grande aventure reprend. Mais cette fois teintée de désillusion et d’amertume. L’amitié n’est plus ce qu’elle était, et encore moins la parole donnée. L’époque des bandidos joyeux et insouciants est bien loin et Cassidy va l’apprendre à ses dépens.

« BLACKTHORN » (pseudonyme choisi par Butch) est un très beau et émouvant post-western. Il joue avec élégance et nostalgie des composantes de la légende de l’Ouest et offre un de ses plus beaux rôles à Sam Shepard absolument magnifique en vieux grigou au bout du rouleau mais encore vivace. Si Sundance et Etta Place ne sont que des silhouettes à peine esquissées lors de courtes scènes, Cassidy prend ici une véritable épaisseur humaine. Il faut dire que Nikolaj Coster-Waldau qui l’incarne dans les flash-backs ressemble tellement à son aîné qu’on n’a aucune peine à les voir comme un seul et même personnage. Brillante idée de casting ! Stephen Rea est également parfait en ex-flic de Pinkerton devenu consul et ivrogne. Eduardo Noriega se sort bien de son rôle de traître faux-jeton et rusé en qui Butch croit un moment avoir retrouvé un nouveau « Kid ».

« BLACKTHORN » est donc une franche réussite à la réalisation fluide et sans effets inutiles, aux séquences d’action sèches et efficaces, porté par Sam Shepard au sommet de son charisme indolent.

BLACKTHORN2

SAM SHEPARD, DOMINIQUE McELLIGOTT, NIKOLAJ COSTER-WALDAU ET EDUARDO NORIEGA

 

11 réponses à “« BLACKTHORN » (2011)

  1. Miguel

    20 octobre 2019 at 9 h 28 min

    La photo est impeccable surtout les scènes dans le désert de sel où la blancheur qui inonde l’écran est très bien rendue. Les paysages sont magnifiques. Les décors intérieurs et les costumes sont soignés et le cadre historique est très bien respecté. La distribution est à la hauteur. L’histoire et les dialogues par contre m’ont un peu ennuyé.

     
    • Patrick

      20 octobre 2019 at 14 h 51 min

      Pareil visuellement le film est très beau, il fait même un peu carte postale mais je me suis ennuyé devant.

       
  2. Darcotik

    20 octobre 2019 at 9 h 30 min

    Jamais vu, justement parce que je voulais rester sur la fin parfaite du film de Hill. Mais peut-être que j’ai tort alors.

     
    • walkfredjay

      21 octobre 2019 at 10 h 44 min

      Au fond, ça n’a que peu à voir avec la mythologie établie par George Roy Hill. Mais c’est une variante intéressante et parfois émouvante sur la réalité des mythes et le temps qui passe.

       
  3. Seb

    20 octobre 2019 at 12 h 23 min

    Un des meilleurs si ce n’est le meilleur western de ces 20 dernières années que j’ai vu aux côtés de The Proposition.

     
  4. jicop

    20 octobre 2019 at 15 h 44 min

    Western intéressant dans son postulat mais la mise en scene est par trop languissante et le rythme itou .
    Quelques séquences sympa mais on est loin de la fantaisie douce amère de  » Butch Cassidy …  » , déjà une espèce de contre-western à l’époque . En fait le western n’en finit plus de se revisiter et de battre en breche sa propre légende .
    Par ailleurs , pour un monomaniaque comme moi , un western se passe aux USA ( tout au plus au Mexique mais pas loin du Rio Grande hein ) , pas en Bolivie ou en Argentine . C’est con mais j’ai mes repères 🙂 .

     
    • Seb

      20 octobre 2019 at 16 h 27 min

      Alors quid de 90% des films de Leone et de la production du western spaghetti, mon Jicop ? 🙂

       
      • jicop

        20 octobre 2019 at 16 h 47 min

        Tu as raison mon Seb c’est le contre exemple .
        Je pensais en vérité aux westerns U.S dans pareil cas . L’action des Spaghettis est censé se dérouler aux Etats-Unis quand meme .
        Remarque Je suis tout autant casse-bonbons pour les westerns Italiens . Ceux shootés en Andalousie ça passe . J’ai un peu plus de mal avec ceux filmés dans les alentours de Rome .
        T’inquiètes j’essaie de me soigner depuis des années , je suis en analyse 🙂

         
      • Seb

        20 octobre 2019 at 19 h 31 min

        Alors si tu marottes aussi dans le western carbonara, t’es cohérent après tout ! J’ose pas te conseiller de (re)voir Touche pas à la femme blanche de Ferreri, tourné dans le trou des Halles, alors.

         
  5. jicop

    20 octobre 2019 at 20 h 08 min

    Pas encore vu , celui-là . Je m’attends à tout avec Ferreri .
    En plus il y a mon idole , Alain Cuny dedans , dans le role de Sitting Bull : je salive d’avance 🙂

     
  6. Seb

    21 octobre 2019 at 12 h 52 min

    C’est fou comme on peut avoir une perception différente de tel ou tel film. Pour ma part, absolument aucune seconde d’ennui ou l’impression d’une intrigue trop contemplative devant ce magnifique Blackthorn alors que j’ai trouvé Butch Cassidy et le Kid (cité par Jicop) très laborieux, très daté et à la limite de l’insignifiant. Comme quoi, il ne faut jamais être arrêté et toujours retenter un film qui semble nous avoir échappé, même au bout de la quatrième ou cinquième fois !

     

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