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« TWISTER » (1996)

22 Oct

TWISTER.jpgAu scénario et à la production, Michael Crichton et Steven Spielberg, à la réalisation l’ex-directeur photo Jan de Bont, à l’image le chef-op d’Eastwood : Jack N. Green, rien qu’au générique on devine que « TWISTER » ne sera pas un banal film-catastrophe hollywoodien.

De fait, si le scénario est des plus simplistes (une équipe de « chasseurs de tornades » est confrontée à une série d’ouragans exceptionnelle), le film possède de nombreuses – et inattendues – qualités. D’abord, des effets spéciaux qui n’ont pratiquement pas vieilli et gardent aujourd’hui encore un aspect tangible qu’ont perdu les CGI. Ensuite le casting de jeunes vedettes est excellent. Et puis le film est littéralement porté par la BO de Mark Mancina qui apporte un souffle d’épopée, transcendant un sujet tout de même très anecdotique. La grande idée est d’avoir fait de la tornade « force 5 » un véritable monstre. À son approche, la bande-son est saturée de bourrasques, mais aussi de rugissements de fauves, de cris de femme, de bruits de bois fracassé : ce n’est plus un phénomène météorologique, mais un véritable colosse destructeur que doivent affronter nos héros. Helen Hunt, qui n’a jamais été aussi ravissante, domine un casting parfait : Bill Paxton et Philip Seymour Hoffman, tous deux disparus trop tôt qu’on est heureux de revoir si jeunes et en forme, Cary Elwes odieux à souhait en rival arrogant, Jake Busey, Abraham Benrubi et pas mal d’autres visages familiers. Seule la pauvre Jami Gertz écope d’un rôle ingrat de nouvelle fiancée apeurée et ridicule. Était-il bien nécessaire d’en faire un tel repoussoir ?

« TWISTER » remplit son rôle à 100% : presque deux heures d’action ininterrompue, de suspense extrêmement physique, une pincée d’humour (le très sympathique hommage à « SHINING » diffusé dans un drive-in en pleine tourmente), une love story à rebondissements et même… un chien qui, bien sûr, s’en sort indemne. Que demande le peuple ?

TWISTER2

HELEN HUNT, PHILIP SEYMOUR HOFFMAN, BILL PAXTON ET JAMI GERTZ

 

10 réponses à “« TWISTER » (1996)

  1. Patrick

    22 octobre 2019 at 11 h 24 min

    Je l’avais loué à l’époque et ce film ne m’avait pas du tout convaincu ; à revoir par curiosité peut-être.

     
  2. Miguel

    22 octobre 2019 at 11 h 40 min

    Je me souviens qu’il y avait pas mal d’angles de vues différents de la tornade mais je n’avais pas eu l’impression une seule seconde d’être désorienté pendant cette course au cyclone, bref un montage plutôt bien construit. Par contre, la musique était tellement omniprésente que j’avais l’impression qu’un camion transportant l’orchestre et les choristes suivait le convoi d’Helen Hunt et de ses geeks tout le long du film.

     
  3. Marc Provencher

    22 octobre 2019 at 13 h 41 min

    « …une love story à rebondissements… »

    Ben oui, une love story c’est quand même autre chose qu’une banale et ringarde « histoire d’amour » comme en vivent les francophones.

    Par contre, l’article se termine sur « Que demande le peuple ? » alors qu’on se serait attendu à « Que demande le people ? »

     
    • walkfredjay

      22 octobre 2019 at 14 h 06 min

      Marc, eternal defensor de la french langage ! Bless toi !

       
      • Marc Provencher

        22 octobre 2019 at 14 h 43 min

        C’est nice of toi, mais I’m just un amateur compared to Dave Ash… que voici !

         
  4. Darcotik

    22 octobre 2019 at 15 h 05 min

    Comme beaucoup de films de ces années là, ça se laisse voir en même temps que ça suinte la ringardise et les acteurs falots. Le seul truc mémorable est en effet l’animalisation consciente de la tornade, dans la lignée de ce que Spielberg avait fait avec son camion dans Duel.

     
    • walkfredjay

      22 octobre 2019 at 18 h 45 min

      Ça ne raconte strictement rien, c’est sûr, mais ça n’a rien de désagréable. À quoi s’attendre avec ce genre de films, de toute façon ? Pour ce que c’est, ça me va ! 🙂

       
  5. Jicop

    22 octobre 2019 at 20 h 07 min

    Ca ne raconte strictement rien . Oui c’est bien ca le probleme. Le film se contente de demonstrations d’effets speciaux sans guerre d’enjeux dramatiques. L’inverse du precedent film du Batave DeBont  » Speed  » .
    J’avais vu le film au cinema a l’epoque, avant que ces endroits soient transformes en magasins de pop-corn pour ventres sur pattes et malgre le spectaculaire des scenes j’avais ete tres decu .

     
  6. Seb

    22 octobre 2019 at 22 h 19 min

    Vu il y a fort longtemps et je garde un souvenir exécrable de ce film, prototype du gros loukoum hollywoodien sans âme, sans saveur et sans la moindre prise de risques. D’un ennui insondable, en ce qui me concerne.

     
    • Patrick

      23 octobre 2019 at 9 h 25 min

      Oui j’avais à peu prés eu le même sentiment sur ce film.

       

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