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« LE HOBBIT » (2012, 2013 & 2014)

17 Fév

HOBBIT2Dix ans après le succès de sa trilogie du « SEIGNEUR DES ANNEAUX », Peter Jackson se lance dans l’adaptation de « LE HOBBIT » de J.R.R. Tolkien, relatant les aventures de Bilbo (Ian Holm) quand il était jeune (Martin Freeman). Autrement dit, et plus prosaïquement, une prequel.HOBBIT

Premier film de cette nouvelle trilogie, « UN VOYAGE INATTENDU » fait réintégrer progressivement l’univers de l’auteur, via un début sorti d’un conte de fées pour enfants, avec héros trouillard, nains paillards et magicien facétieux. Mais le ton s’assombrit rapidement et la quête de cette petite troupe d’exilés (les nains veulent récupérer leur royaume annexé par un dragon) tourne souvent au cauchemar. On est happé par l’imaginaire débridé, des CGI impressionnants et surtout par un scénario structuré aux enjeux forts, tout l’inverse des films de super-héros. On ne voit pas passer les trois heures, on a le souffle coupé par certains morceaux de bravoure (les Trolls mangeurs de chair humaine, l’attaque des Orcs au bord d’une falaise) et on s’abandonne totalement à cet univers qui devient étonnamment familier. On retrouve – dans de plus ou moins brèves apparitions – des revenants d’il y a dix ans, comme Cate Blanchett, Christopher Lee, Elijah Wood et Andy Serkis (ou du moins, ce qu’il en reste, sous les traits du malsain Gollum). Et Ian McKellen domine la distribution en Gandalf rusé et bon-enfant.

« LA DÉSOLATION DE SMAUG » et « LA BATAILLE DES CINQ ARMÉES », sont de nouvelles réussites et se focalisent cette fois sur l’arrivée des Nains et du Hobbit dans la cité au cœur de la montagne, où le dragon Smaug est endormi depuis 60 ans, enseveli sous des tonnes de pièces d’or et de joyaux. Le scénario est un peu plus moralisateur, puisqu’il démontre à quel point l’appât de l’or peut corrompre n’importe quel idéal et transformer le plus pur des héros en paranoïaque avaricieux. Le roi des Nains (Richard Armitage) domine la distribution et se montre remarquable dans la dualité de ce personnage qui cède sporadiquement à ses démons. Une fois encore, comment ne pas être terrassé par l’imaginaire des créateurs ? De Tolkien cela va sans dire, mais aussi de l’équipe de Peter Jackson. La splendeur du dragon lui-même, auquel Benedict Cumberbatch prête sa voix fielleuse, les armées d’Orcs à perte de vue, la colère de Cate Blanchett repoussant les forces du Mal, l’affrontement avec la bête, dans une déferlante d’or fondu, etc. C’est réellement une fête pour l’œil et pour l’esprit, tout en demeurant – grâce au personnage de Bilbo – à hauteur d’homme. Ou du moins de Hobbit ! À noter la présence lumineuse d’Evangeline Lilly en guerrière Elfe rebelle et fière et celle de Luke Evans, excellent en modeste pêcheur réglant un grief familial avec Smaug. À voir absolument donc, sauf pour les arachnophobes qui risquent d’y trouver des images qui hanteront leurs cauchemars pour longtemps ! La trilogie – qui n’est au fond qu’un seul long-métrage de neuf heures, tronçonné en épisodes – s’achève par une énorme bataille autour du château à l’ampleur visuelle phénoménale et s’achève par un épilogue renouant les fils d’une histoire dont la suite fut tournée… dix ans plus tôt.HOBBIT3

Peter Jackson peut s’enorgueillir d’avoir bouclé avec brio et intelligence ces six films extraordinaires à tous points-de-vue, qui ont su transcrire à la perfection l’imagination sans garde-fou de Tolkien.

 

6 réponses à “« LE HOBBIT » (2012, 2013 & 2014)

  1. Patrick

    17 février 2020 at 8 h 13 min

    Oui une bonne trilogie, pas revu depuis ses sorties en salles et jamais vu les VL.

     
  2. Jeremy Fox

    17 février 2020 at 10 h 32 min

    Formidable trilogie d’autant que par rapport au seigneur des anneaux il n’y avait à la base qu’un livre à adapter, bien sur il n’y a plus la surprise de la première trilogie mais Jackson qui est très respectueux de l’univers de Tolkien arrive à faire un univers très cohérent et ou l’on sent la même « patte » avec deux séries de films tournées pourtant à 10 ans d’intervalle,toute la différence avec des stars wars est la dans cet amour des livres adaptés sans penser uniquement aux dollars.

     
  3. Miguel

    17 février 2020 at 12 h 16 min

    Les nains sont bien interprétés surtout Torin qui en jette pas mal avec son air de grand hidalgo et son regards de conquistador.

     
  4. lemmy

    18 février 2020 at 19 h 39 min

    Je les ai justement revus récemment, en version longue, et il faut quand même avouer que le premier film est très très long. Pour le reste, je trouve qu’en définitive l’interprétation de Freeman dans le rôle principal est assez maniérée et « burtonesque » (dans le sens Buster Keaton pour les gestes, pas du tout pour le visage) mais réussie, tandis que les nains sont interchangeables, à part trois d’entre eux.

    Le défaut de cette trilogie Hobbit est d’avoir été précédée par l’extraordinaire saga « Le Seigneur des anneaux », où les personnages sont plus attachants et creusés, où les décors sont dix fois moins numériques. A part ça, le spectacle du Hobbit est splendide, notamment le décrié troisième épisode.

     
    • walkfredjay

      18 février 2020 at 20 h 14 min

      J’ai tenté d’enchaîner avec les trois films tournés 10 avant, mais ça m’a fait une étrange sensation de bricolage et de fini beaucoup moins abouti. Je vais laisser passer un peu temps et m’y remettre…

       
  5. Fab!en

    18 février 2020 at 22 h 40 min

    Super trilogie, mais que je n’ai pas revue depuis !

     

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