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Archives d’Auteur: walkfredjay

JARED MARTIN : R.I.P.

MARTIN

JARED MARTIN (1941-2017), JEUNE PREMIER DE TV DES SEVENTIES.

 
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Publié par le 25 mai 2017 dans CARNET NOIR

 

« FLOOD’S FOLLY » : Jeanne Cooper dans « Maverick »

FLOOD

ROGER MOORE

À la fin de la 3ème saison de la série « MAVERICK », son héros James Garner abandonna son rôle à la suite d’un conflit avec le studio. Il fut remplacé le temps d’une quinzaine d’épisodes par Roger Moore qui tentait alors de percer à Hollywood et qui écopa du personnage de ‘Beauregard’, cousin anglais du héros.

« FLOOD’S FOLLY », réalisé par Irving J. Moore (aucun rapport avec Roger !) est donc un épisode de la 4ème saison. C’est un huis clos à suspense, dans un hôtel abandonné, pendant une tempête de neige.

Roger Moore s’y arrête et il est hébergé par la propriétaire Jeanne Cooper et sa nièce Marlene Willis, qui vivent seules, isolées du monde. La tante laisse croire à Moore que Marlene est folle et entend des voix. Cela fait en réalité partie d’un complot pour lui extorquer son héritage, avec l’aide du hors-la-loi Michael Pate. Heureusement, Roger qui a toujours un petit faible pour les demoiselles en détresse, mettra bon ordre à tout cela.

Sur 52 minutes, le film se traîne un peu, les décors de studio enneigés ne sont pas des plus convaincants et la mise-en-scène est figée et sans rythme. Reste le plaisir toujours intact de retrouver les mimiques familières de Moore, étonnamment crédible en homme de l’Ouest et de revoir la marmoréenne Jeanne Cooper en vraie-fausse « méchante » et le menaçant Pate en salopard calculateur. À noter que lors d’une scène, Michael Pate sort une réplique qui n’est pas sans rappeler celle de Tuco dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » : « Quand tu dois tuer quelqu’un, tu presses la détente et tu ne fais pas de commentaire ».

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JEANNE COOPER, MICHAEL PATE, MARLENE WILLIS ET ROGER MOORE

 

« NOCTURNAL ANIMALS » (2016)

Les films parlant de création, d’écriture, sont rarement accessibles à un public large et demeurent confinés dans un créneau « arty ». On pense bien sûr à « PROVIDENCE » de Resnais, « BARTON FINK » des Coen, voire pour les plus « commerciaux » : « SHINING » ou « MISERY ».NOCTURNAL

« NOCTURNAL ANIMALS » réussit l’exploit de ratisser large, tout en préservant son intégrité artistique et son ambition. Le scénario de Tom Ford suit deux lignes parallèles qui se rejoignent à la conclusion : la fin du mariage d’une galeriste à la mode (Amy Adams), qui reçoit le manuscrit de son ex-mari (Jake Gyllenhaal) qu’elle n’a pas revu depuis vingt ans. En lisant ce qui semble être un polar rural d’une violence extrême, bien loin de l’image romantique qu’elle gardait de lui, elle imagine le héros avec les traits de Gyllenhaal. Et comprend peu à peu que le roman est une transposition cathartique du mal qu’elle lui a fait jadis et qui a transformé « à la dure » sa personnalité. C’est donc l’art et en l’occurrence la littérature, comme arme de revanche, voire de vengeance. C’est toute l’originalité de ce sujet prenant, intelligent, d’une rare subtilité, qui parvient aussi bien à passionner pour son suspense « policier » très dérangeant que pour l’existence glacée et solitaire de son héroïne.

Les comédiens sont tous exceptionnels. Amy Adams, ambitieuse et égoïste (son ultime gros-plan au restaurant lui vaudrait presque l’Oscar), Gyllenhaal d’une extrême intensité, qu’il joue le jeune homme idéaliste et hypersensible dans les flash-back, ou le quidam assoiffé de vengeance du roman. Et le plaisir de retrouver Michael Shannon en shérif rongé par le cancer, Aaron Taylor-Johnson (« KICK-ASS ») méconnaissable en voyou psychopathe, sans oublier Laura Linney magnifique dans une seule séquence, en mère froidement lucide.

Il ne faut pas trop parler du contenu de « NOCTURNAL ANIMALS » pour ne pas en dévoiler les secrets. Mais c’est un film à voir absolument.

 

FAREWELL, ROGER…

MOORE copie

OUI ! « AMICALEMENT VÔTRE » EST SORTI EN SALLES EN ITALIE !

Même s’il allait allègrement sur ses 90 ans, qu’on ne le voyait plus beaucoup à l’écran ou en public, Roger Moore faisait partie de ces icônes qu’on finit par croire réellement immortelles.

ROGER 007

Il débute comme figurant dans les années 40 et c’est Richard Brooks qui lui offre son premier rôle conséquent, celui d’un playboy suave, dans « LA DERNIÈRE FOIS QUE J’AI VU PARIS », face à Liz Taylor. On le revoit dans d’autres productions américaines comme « MÉLODIE INTERROMPUE », « DIANE DE POITIERS » ou « LE VOLEUR DU ROI », toujours séduisant, légèrement ironique, mais sans jamais crever l’écran.

C’est le petit qu’il finit par crever grâce au rôle-titre de la courte (39 épisodes) série « IVANOHÉ ». Il tient également la vedette de « THE ALASKANS » aux U.S.A. et remplace James Garner en cousin british de ‘Bret’ dans « MAVERICK ». Mais c’est « LE SAINT » et le personnage de ‘Simon Templar’ qui cristallisent définitivement la personnalité de Moore au fil de 118 épisodes où s’affine son jeu en constante autodérision, en clins d’œil goguenards et en séduction désinvolte.

MOORE4Il surprend dans « LA DOUBLE MORT D’HAROLD PELHAM » en business man rigide peu à peu remplacé par un avatar beaucoup plus sympathique que lui. La courte série « AMICALEMENT VÔTRE » où il forme un tandem comique avec Tony Curtis, marque durablement les esprits. Il y trouve son emploi idéal : un lord oisif et dilettante, éminemment affable.

Puis, il remplace son ami Sean Connery dans la franchise des « JAMES BOND ». De « VIVRE ET LAISSER MOURIR » à « DANGEREUSEMENT VÔTRE », Moore campera un 007 adoré du public mais rejeté par les puristes. Cela ne l’empêchera pas de tourner sept opus, jusqu’à l’âge de 58 ans.

Au fil des années et entre deux 007, on le retrouve égal à lui-même dans de grosses productions comme « LES OIES SAUVAGES », « PAROLE D’HOMME », « LES LOUPS DE HAUTE-MER », ou « LE COMMANDO DE SA MAJESTÉ », il est un Holmes étonnant dans « SHERLOCK HOLMES IN NEW YORK » pour la TV, se pastiche lui-même dans « L’ÉQUIPÉE DU CANNONBALL » en cinglé qui se prend pour… Roger Moore. Puis sa carrière s’effiloche progressivement, il tourne avec Jean-Claude Van Damme et les Spice Girls, puis ne fait plus que de brève apparitions en forme d’hommage.

Fut-il un grand acteur ? Probablement pas. Richard Harris, son partenaire dans « LES OIES SAUVAGES », le tannait pour qu’il prenne son job de comédien plus au sérieux. Mais Roger n’en avait cure. Il aimait voyager, donner des interviews, se rendre à des festivals, prêter son image à de bonnes causes. Difficile de l’en blâmer. Aujourd’hui, sa mort prend tout le monde au dépourvu et laissera sans doute un vide auquel on ne s’attendait pas.

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UN DUO INOUBLIABLE AVEC TONY CURTIS

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans ACTU DE BDW2, MYTHOLOGIE

 

« MONIKA » (1953)

MONIKA« MONIKA », sous ses dehors de fable bucolique et sensuelle sur le premier amour de deux adolescents et leur découverte de la liberté, est – à n’en pas douter une seconde – bel et bien une œuvre d’Ingmar Bergman.

Un jeune manutentionnaire rêveur (Lars Ekborg) tombe amoureux d’une toute jeune fille fantasque (Harriet Andersson). Malheureux chez eux, ils s’enfuient en bateau sur une presqu’île et passent un été magique, seuls au soleil, à faire l’amour, à se découvrir l’un l’autre, à échafauder des projets. Mais ce séjour au jardin d’Éden s’obscurcit à mesure que l’automne approche : la violence d’abord, avec l’intrusion de l’ex de ‘Monika’, qui s’achève en bagarre sanglante, puis la « vraie vie » qui fait irruption quand elle apprend qu’elle est enceinte. Ils décident alors de retourner en ville et de se marier. À partir de là, la belle et pure histoire d’amour part en lambeaux, rattrapée par la médiocrité du quotidien, l’amour qui s’effiloche, la paresse et les trahisons de Monika.

La dégringolade est minutieusement décrite par un Bergman à l’œil affuté, cruel et peut-être légèrement misogyne. La charmante et potelée Monika, qu’on ne voit plus avec les yeux de l’amour, apparaît soudain moins sexy, moins intelligente, plus vulgaire et ingrate. Et quand le pauvre mari cocu se retrouvera seul avec son bébé dans les bras, il repensera à ce si bel été au paradis avec nostalgie. Mais le reflet que lui renvoie le miroir dans la rue, n’est plus celui d’un gamin amoureux, mais d’un homme presque déjà vieux.

« MONIKA » est un beau film dont les thèmes font progressivement surface, dont les personnages se révèlent peu à peu tels qu’ils sont. Harriet Andersson est extraordinaire de joie-de-vivre, mais aussi de stupidité crasse. Elle maintient constamment l’équilibre pour ne pas rendre Monika haïssable. Lars Ekborg (qui évoque parfois Leonardo DiCaprio) est d’une sobriété et d’une profondeur jamais prises en défaut. Encore un film sur le couple, en fin de compte, sur les illusions perdues, sur la fin de la jeunesse, d’un pessimisme qui laisse des traces.

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LARS EKBORG ET HARRIET ANDERSSON

 

HAPPY BIRTHDAY, ALFRED !

MOLINA

ALFRED MOLINA, ACTEUR PUISSANT À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, AUSSI INQUIÉTANT QU’IL PEUT ÊTRE À L’AISE DANS LA COMÉDIE.

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

ROGER MOORE : R.I.P.

MOORE

ROGER MOORE (1927-2017), LE HÉROS DE TÉLÉ DES SIXTIES, LE TROISIÈME 007, LE GENTLEMAN IRONIQUE PAR EXCELLENCE. UNE ICÔNE.

 
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Publié par le 23 mai 2017 dans CARNET NOIR, CINÉMA ANGLAIS