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Archives d’Auteur: walkfredjay

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AUJOURD’HUI, IL A 75 ANS !

DENIRO75

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« PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE » (1964)

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SEAN CONNERY ET TIPPI HEDREN

« PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE » (non, le titre français ne veut rien dire) est un curieux film-charnière dans le parcours d’Alfred Hitchcock. On retrouve ses obsessions psychanalytiques de « LA MAISON DU DR. EDWARDES » traitées d’aussi naïve façon que vingt ans plus tôt et l’héroïne pillant le coffre-fort de son patron renvoie au plus récent « PSYCHOSE ».MARNIE

De plus, on sent que Tippi Hedren et Sean Connery ne sont que les doublures de Grace Kelly et Cary Grant, qui semblaient être les interprètes idéaux pour ces personnages. C’est donc un drôle de film bancal, qui accroche par la confrontation d’une jeune femme névrosée et frigide, hantée par son enfance et d’un riche business man amoureux d’elle. Il va tâcher de la sortir du pétrin, quitte à l’épouser de force et tant qu’à faire, à la violer. Dérangeant par certains aspects, maladroit par moments (l’image qui vire au rouge quand Marnie voit un objet de cette couleur), très primaire à d’autres (Connery qui s’improvise subitement psychanalyste freudien après avoir lu quelques ouvrages !), « MARNIE » convainc à moitié, mais conserve un charme étrange et vénéneux, dû à la personnalité de Tippi Hedren, dont la gaucherie accentue l’instabilité de son rôle et la rend totalement crédible. Mal distribué, privé d’une partie de son charisme par une épilation des sourcils amoindrissant son expressivité, Connery suit le mouvement, sans se départir du sourire goguenard de l’acteur qui a parfaitement compris qu’il n’était pas le centre d’intérêt du film. Autour d’eux un superbe casting féminin : Louise Latham excellente en mère indigne, Diane Baker en belle-sœur jalouse, la ravissante Mariette Hartley en secrétaire caustique. On aperçoit le jeune Bruce Dern en marin dans un flash-back crucial.

« MARNIE » est trop long, trop platement dialogué, la photo est trop douce et granuleuse, mais certaines images s’impriment dans la mémoire (les matte-paintings de la ville portuaire où vit la mère de Marnie) et de belles scènes surnagent comme l’accident de cheval. À voir donc, en s’armant d’un peu de patience. Mais tout de même… On aimerait bien savoir qui a bien pu avoir l’idée de priver Sean de son accent écossais et surtout de ses sourcils broussailleux, qui font 50% de son charme !

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TIPPI HEDREN ET BRUCE DERN

 

ARETHA FRANKLIN : R.I.P.

FRANKLIN

ARETHA FRANKLIN (1942-2018), LA « QUEEN OF SOUL », DES APPARITIONS ANTHOLOGIQUES DANS LES DEUX « BLUES BROTHERS ».

 
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Publié par le 16 août 2018 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, LORRAINE !

GARY

LORRAINE GARY, COMÉDIENNE DES SEVENTIES, CONNUE POUR SON RÔLE D’ÉPOUSE DU SHÉRIF DANS TROIS « JAWS ».

 
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Publié par le 16 août 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

« JEUNE ET INNOCENT » (1937)

YOUNG

NOVA PILBEAM

« JEUNE ET INNOCENT » est un des fleurons de la période anglaise d’Alfred Hitchcock, un délicieux mélange de suspense, de course-poursuite et de comédie policière, au scénario simple et linéaire mais qui maintient l’intérêt jusqu’au dénouement de dernière minute.YOUNG2

On reconnaît bien sûr le thème du « faux coupable », si cher à l’auteur et on admire dès les premières images l’efficacité narrative, les trouvailles visuelles, l’enchaînement des séquences qui mène rapidement à la rencontre entre un jeune homme accusé à tort de meurtre et la fille d’un commissaire de police qui décide de l’aider dans son enquête pour laver son nom. Ça va vite, c’est spirituel et pétillant. Le film doit beaucoup de son charme intemporel à son duo de vedettes : Nova Pilbeam (qu’on avait vue pré-ado dans « L’HOMME QUI EN SAVAIT TROP ») tout à fait charmante et vive dans ce rôle d’héroïne au franc-parler et Derrick De Marney, extrêmement sympathique en fugitif à l’œil qui frise malgré les circonstances. Leur petit jeu de séduction, leurs échanges acidulés, donnent au film son tempo. On appréciera aussi Edward Rigby en clochard serviable et George Curzon, excellent en assassin musicien bourré de tics nerveux.

On devine dans ce film déjà très maîtrisé, la griffe d’Hitchcock et ce savoir-faire qui aboutira dans des thématiques similaires à une œuvre comme « LA MORT AUX TROUSSES ».

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DERRICK DE MARNEY ET ALFRED HITCHCOCK

 

HAPPY BIRTHDAY, JILL !

HAWORTH

JILL HAWORTH (1945-2011), JOLIE JEUNE PREMIÈRE ANGLAISE DES ANNÉES 60, QUI FIT UNE COURTE CARRIÈRE AUX U.S.A.

 
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Publié par le 15 août 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« SUSPIRIA » (1977)

SUSPIRIA.jpg« SUSPIRIA » est certainement le film le plus connu et emblématique de la carrière inégale de Dario Argento, celui qui cristallise parfaitement son approche de l’horreur et ses aspirations visuelles. Le scénario tient sur un ticket de métro (une jeune Américaine arrive dans une académie de danse allemande, tenue par des sorcières), il n’y a pratiquement aucune progression dramatique, mais ce n’est clairement pas cela qui intéressait les auteurs. L’histoire n’est ici que prétexte à imposer un style, à expérimenter des effets, à enchaîner les cadrages baroques et à inonder l’écran de couleurs primaires agressives. En cela, « SUSPIRIA » est assez fascinant et il devient vite évident que les véritables stars du film sont le chef-décorateur (Giuseppe Bassan) et surtout le chef-opérateur (Luciano Tovoli) qui font du film un Grand-8 visuel sans la moindre retenue ou le plus petit lien avec le réel. Les longues traversées de couloirs passant du vert fluo au rouge-sang, soulignées par la BO obsédante des Goblins et le petit visage intelligent et soucieux de Jessica Harper, sorte d’émule d’Alice au pays des merveilles, sont des images indélébiles du genre. Omniprésente, l’actrice est entourée de glorieuses aînées comme Alida Valli impayable en matrone au rire figé, Joan Bennett au regard toujours si bleu et de plus jeunes comme Miguel Bosé ou Stefania Casini.

Mais « SUSPIRIA » n’a rien d’un film d’acteurs. C’est une œuvre qui n’existe que pour et par la maîtrise des couleurs. Même les éclaboussures de sang pendant les meurtres ont un rouge particulier. Ne pas s’attendre à un suspense élaboré donc, ni à des personnages psychologiquement très fouillés. Mais plutôt à une sorte de cauchemar fou et bariolé dont certaines trouvailles sont vraiment marquantes.

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JESSICA HARPER, JOAN BENNETT ET STEFANIA CASINI

À noter qu’un remake vient d’être tourné par Luca Guadagnino sous le même titre, avec Dakota Johnson, Tilda Swinton et Sylvie Testud. Jessica Harper apparaît également dans un petit rôle.

 
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Publié par le 15 août 2018 dans CINÉMA ITALIEN, FILMS D'HORREUR