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Archives d’Auteur: walkfredjay

« TWISTER » (1996)

TWISTER.jpgAu scénario et à la production, Michael Crichton et Steven Spielberg, à la réalisation l’ex-directeur photo Jan de Bont, à l’image le chef-op d’Eastwood : Jack N. Green, rien qu’au générique on devine que « TWISTER » ne sera pas un banal film-catastrophe hollywoodien.

De fait, si le scénario est des plus simplistes (une équipe de « chasseurs de tornades » est confrontée à une série d’ouragans exceptionnelle), le film possède de nombreuses – et inattendues – qualités. D’abord, des effets spéciaux qui n’ont pratiquement pas vieilli et gardent aujourd’hui encore un aspect tangible qu’ont perdu les CGI. Ensuite le casting de jeunes vedettes est excellent. Et puis le film est littéralement porté par la BO de Mark Mancina qui apporte un souffle d’épopée, transcendant un sujet tout de même très anecdotique. La grande idée est d’avoir fait de la tornade « force 5 » un véritable monstre. À son approche, la bande-son est saturée de bourrasques, mais aussi de rugissements de fauves, de cris de femme, de bruits de bois fracassé : ce n’est plus un phénomène météorologique, mais un véritable colosse destructeur que doivent affronter nos héros. Helen Hunt, qui n’a jamais été aussi ravissante, domine un casting parfait : Bill Paxton et Philip Seymour Hoffman, tous deux disparus trop tôt qu’on est heureux de revoir si jeunes et en forme, Cary Elwes odieux à souhait en rival arrogant, Jake Busey, Abraham Benrubi et pas mal d’autres visages familiers. Seule la pauvre Jami Gertz écope d’un rôle ingrat de nouvelle fiancée apeurée et ridicule. Était-il bien nécessaire d’en faire un tel repoussoir ?

« TWISTER » remplit son rôle à 100% : presque deux heures d’action ininterrompue, de suspense extrêmement physique, une pincée d’humour (le très sympathique hommage à « SHINING » diffusé dans un drive-in en pleine tourmente), une love story à rebondissements et même… un chien qui, bien sûr, s’en sort indemne. Que demande le peuple ?

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HELEN HUNT, PHILIP SEYMOUR HOFFMAN, BILL PAXTON ET JAMI GERTZ

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« LA GIFLE » (1974)

GIFLE.jpgOn ne peut pas dire qu’un film Gaumont sur la jeunesse française des seventies, réalisé par Claude Pinoteau excite automatiquement la curiosité du cinéphile. Mais « LA GIFLE », malgré de nombreux défauts, sort tout de même du lot : dialogues de Jean-Loup Dabadie alors en pleine période Claude Sautet, débuts d’Isabelle Adjani encore bien loin de l’image qu’elle développera par la suite, beau casting de vétérans : Lino Ventura, Annie Girardot, Nicole Courcel.

Cette chronique familiale dépeint la relation conflictuelle entre un prof intraitable (Lino, évidemment) et son ado de fille pas facile non plus. Portes qui claquent, baffes, drames quotidiens, fugues, etc. Rien d’attirant a priori, d’autant que visuellement le film n’est pas très recherché. Mais on a rarement vu Ventura aussi naturel qu’ici. Son portrait d’homme apparemment solide comme un roc, mais complètement démuni devant les femmes quelles qu’elles soient, est émouvant et l’acteur baisse sa garde comme rarement il l’a fait. Son couple d’ex avec Girardot est concret, crédible, mature, ce qui n’exclue pas les coups de sang et les malentendus. C’est Ventura qui porte « LA GIFLE » sur les épaules et empêche toute mièvrerie. Courcel apparaît dans le premier tiers, en nouvelle compagne distante à la beauté sereine et culpabilisante. Parmi les petits rôles, de futures têtes d’affiche comme Nathalie Baye et des figurants nommés Richard Berry, André Dussollier. Seul le numéro trop répétitif de Francis Perrin, parfois drôle, détone un peu au milieu d’un ensemble homogène.

Il y a quelque chose de tangible et de touchant dans ce film d’apparence ripolinée et scolaire, qui échappe à l’analyse. Le plaisir de revoir de grands acteurs disant un bon texte, la vision d’une France révolue (45 ans déjà !)  et d’une jeunesse jugée par le regard forcément déformant d’une autre génération. Toujours est-il que « LA GIFLE » se laisse revoir avec plaisir, ne serait-ce que pour le bonheur des scènes réunissant Girardot et Ventura, qui semblaient nés pour se donner la réplique. Le dernier échange de regards à travers la vitre d’une cabine téléphonique, semble sorti tout droit d’un Lelouch. Un bon, précisons.

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ISABELLE ADJANI, ANNIE GIRARDOT ET LINO VENTURA

 

« BLACKTHORN » (2011)

BLACKTHORN.jpgCoproduction anglo-espagnole, réalisée par Mateo Gil et tournée en Bolivie, « BLACKTHORN » est un western revenant sur le mythe du hors-la-loi Butch Cassidy à la manière de Billy the Kid dans « YOUNG GUNS 2 ».

Butch et Sundance ne seraient pas morts sous les balles de l’armée bolivienne, comme dans le film de George Roy Hill. Le second, mortellement blessé, a toutefois dû être achevé par son ami qui lui, a vécu tranquillement pendant vingt ans en dressant des chevaux sauvages. Mais, alors qu’il espère retourner aux U.S.A. à la fin de sa vie, Butch croise la route d’un Espagnol traqué. Et la grande aventure reprend. Mais cette fois teintée de désillusion et d’amertume. L’amitié n’est plus ce qu’elle était, et encore moins la parole donnée. L’époque des bandidos joyeux et insouciants est bien loin et Cassidy va l’apprendre à ses dépens.

« BLACKTHORN » (pseudonyme choisi par Butch) est un très beau et émouvant post-western. Il joue avec élégance et nostalgie des composantes de la légende de l’Ouest et offre un de ses plus beaux rôles à Sam Shepard absolument magnifique en vieux grigou au bout du rouleau mais encore vivace. Si Sundance et Etta Place ne sont que des silhouettes à peine esquissées lors de courtes scènes, Cassidy prend ici une véritable épaisseur humaine. Il faut dire que Nikolaj Coster-Waldau qui l’incarne dans les flash-backs ressemble tellement à son aîné qu’on n’a aucune peine à les voir comme un seul et même personnage. Brillante idée de casting ! Stephen Rea est également parfait en ex-flic de Pinkerton devenu consul et ivrogne. Eduardo Noriega se sort bien de son rôle de traître faux-jeton et rusé en qui Butch croit un moment avoir retrouvé un nouveau « Kid ».

« BLACKTHORN » est donc une franche réussite à la réalisation fluide et sans effets inutiles, aux séquences d’action sèches et efficaces, porté par Sam Shepard au sommet de son charisme indolent.

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SAM SHEPARD, DOMINIQUE McELLIGOTT, NIKOLAJ COSTER-WALDAU ET EDUARDO NORIEGA

 

HAPPY BIRTHDAY, VIGGO !

MORTENSEN

VIGGO MORTENSEN, UN DES ACTEURS LES PLUS INTELLIGENTS ET VERSATILES DE SA GÉNÉRATION. UNE BELLE CARRIÈRE INTERNATIONALE.

 
 

« SILENT FALL » (1994)

FALL« SILENT FALL » a 25 ans et, on le découvre rapidement, il fait partie de ces films qu’il ne faudrait surtout jamais revoir. S’il avait laissé un vague mais plutôt bon souvenir, probablement dû à son casting, le film de l’australien Bruce Beresford tourné dans le Maryland, est aujourd’hui pratiquement irregardable.

Centré autour d’un petit garçon autiste soupçonné d’avoir assassiné ses parents, le scénario accumule bêtises et approximations et fait du gamin une sorte d’imitateur de génie à la force herculéenne, tenant en échec plusieurs psychiatres, dont Richard Dreyfuss, lui-même traumatisé par le suicide d’un patient. Que dire ? On ne croit à rien ! Du début à la fin, c’est une accumulation d’invraisemblances, de fausses-pistes ridicules, d’échanges de répliques affligeants. Et surtout un impardonnable gâchis de bons comédiens : Dreyfuss donc, en roue-libre, qui a rarement été aussi mauvais, Linda Hamilton dans le rôle de sa femme avocate qui écope des pires dialogues, John Lithgow qui ne fait que passer en psychiatre aux méthodes archaïques. Seuls s’en sortent le toujours excellent J.T. Walsh en shérif au comportement ambigu et Liv Tyler. À 20 ans, mais jouant 16, elle apparaît pour la première fois à l’écran et le crève littéralement. D’une beauté et d’un naturel saisissants, elle vaut à elle seule qu’on aille jusqu’au bout de ce presque nanar.

« SILENT FALL » ne fonctionne à aucun niveau, hormis peut-être celui de l’image. La photo de Peter James met bien en valeur l’été indien qui donne une certaine tenue au produit et offre au moins quelque chose à regarder au spectateur consterné par ce qu’il voit et entend. Des scènes comme celles où Dreyfuss paralysé et s’enfonçant dans l’eau glacée ou le morveux hypnotisé démolissant une porte, sont dignes des pires séries Z. Où était le réalisateur de « TENDRE BONHEUR » ou même de « MISS DAISY ET SON CHAUFFEUR » ?

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LIV TYLER ET RICHARD DREYFUSS

 

HAPPY BIRTHDAY, KATE !

MANX

KATE MANX (1930-1964), ACTRICE DES ANNÉES 60, MORTE TRÈS JEUNE. ELLE TOURNA DEUX FILMS, DIRIGÉS PAR SON ÉPOUX LESLIE STEVENS.

 
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Publié par le 19 octobre 2019 dans ANNIVERSAIRES

 

BILL MACY : R.I.P.

MACY

BILL MACY (1922-2019), ACTEUR DE TV, POPULAIRE AUX U.S.A. POUR LA SITCOM « MAUDE ». À NE PAS CONFONDRE AVEC SON HOMONYME WILLIAM H. MACY

 
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Publié par le 18 octobre 2019 dans CARNET NOIR