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Archives d’Auteur: walkfredjay

QUAND LOLA RENCONTRE CHARLEY…

CB LOLA

« THE WOMAN WHO WANTED TO LIVE »

Dernier petit hommage de « BDW2 » à la très belle et remarquable comédienne Lola Albright, récemment décédée à l’âge de 92 ans.

Elle fut, en 1962, et à quelques semaines d’intervalle, deux fois la partenaire de notre mascotte Charley Bronson. Deux comédiens de la même génération (il avait trois ans de plus qu’elle), dégageant le même genre d’énergie à l’image. Un duo qui fonctionna magnifiquement dans « THE WOMAN WHO WANTED TO LIVE », épisode de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », où Lola, prise en otage par le tueur Bronson, finissait par l’abattre à bout-portant dans son lit de motel ! Ils ne firent hélas, que se croiser dans « UN DIRECT AU CŒUR », véhicule pour Elvis Presley où ils partagèrent une petite scène au début du film. Leur bref face-à-face de 26 minutes dans le mini film noir de TV restera donc leur unique opportunité de jouer ensemble, au grand regret de leurs admirateurs. Quel couple de cinéma ils auraient formé !

CB LOLA2

« UN DIRECT AU COEUR »

 

TONY RUSSEL : R.I.P.

RUSSEL

TONY RUSSO (1925-2017), ACTEUR U.S. INSTALLÉ EN ITALIE OÙ IL TOURNA DES FILMS D’ACTION SOUS LE PSEUDO DE ‘TONY RUSSEL’.

 
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Publié par le 25 mars 2017 dans CARNET NOIR, CINÉMA ITALIEN

 

HAPPY BIRTHDAY, DAVID !

LEAN

DAVID LEAN (1908-1991), RÉALISATEUR PASSÉ DU CINÉMA INTIMISTE AUX ÉNORMES FRESQUES HISTORIQUES. PLUSIEURS CLASSIQUES À SON PALMARÈS.

 
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Publié par le 25 mars 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« TAKEN 2 » (2012)

Quatre ans après, revoici Liam Neeson dans un peu nécessaire « TAKEN 2 », avec grosso-modo la même équipe hormis le réalisateur. Tourné cette fois à Istanbul, le film reprend le schéma du précédent à la différence que c’est Neeson qui est kidnappé et qui appelle sa fille à la rescousse (sic !).taken2

Que dire qu’on n’ait pas déjà exprimé sur le n°1 ? Le scénario est d’une naïveté désarmante, il arrive à bout de souffle après une heure environ et compense le déficit de tension dramatique par une orgie de combats à mains nues et de poursuites en voiture. Peut-être parce qu’on sait maintenant à quoi s’attendre, le film paraît peut-être plus fluide que le précédent, mais il faut à nouveau faire preuve d’une colossale suspension d’incrédulité pour gober certaines situations comme la méthode absurde de notre héros pour se situer : lancer de grenades, ouïe hyper-développée, etc.

Si Maggie Grace n’a pas fait beaucoup de progrès, Famke Janssen voit son rôle s’étoffer un peu (pas trop) et le méchant-en-chef, Rade Serbedzija, est franchement inquiétant, ce qui aide à lester un peu le suspense et à rendre les enjeux plus crédibles (pas trop non plus !). Reste une fois encore l’ami Liam Neeson, un peu alourdi, le visage marqué, très mal à l’aise dans les séquences familiales où il est gauche et emprunté, mais excellent dans l’action physique. Sa haute silhouette, son expression tendue font toujours leur effet et c’est uniquement grâce à lui qu’on parvient à ne pas zapper après la délirante séquence de l’ambassade américaine.

De belles vues de la Turquie, des méchants basanés et mal rasés pittoresques, font de « TAKEN 2 » un spectacle totalement gratuit et sans le moindre enracinement dans le réel. C’est une sorte de BD décomplexée et frénétique, à voir d’un œil distrait et en mettant son sens critique en mode « off ».

 

LOLA ALBRIGHT : R.I.P.

ALBRIGHT

LOLA ALBRIGHT (1924 OU ’25-2017), SUPERBE ACTRICE DES ANNÉES 50 ET 60, CONNUE POUR « CHAMPION » ET « LES FÉLINS », AINSI POUR QUE POUR SES SÉRIES TV.

 
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Publié par le 24 mars 2017 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, WILLIAM !

SMITH copie

WILLIAM SMITH, SECOND RÔLE AU PHYSIQUE DE CULTURISTE, MÉCHANT DE CHOIX DEPUIS LES SIXTIES. 270 TITRES À SA FILMOGRAPHIE. POÈTE À SES HEURES !

 
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Publié par le 24 mars 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

« JOY » (2015)

Trois ans après « HAPPINESS THERAPY », David O. Russell retrouve Jennifer Lawrence, Bradley Cooper et Robert De Niro pour « JOY », un film manifestement très personnel, basé sur des faits réels.joy

C’est une fable au ton décalé et doucement excentrique sur une petite fille dans les années 80, rêveuse et créative, qui en grandissant va être tirée vers le bas par une famille dysfonctionnelle, une belle brochette de « losers » jaloux et avaricieux, qui va transformer ses rêves en cauchemar. Que raconte « JOY » en fait ? Que le talent et l’ambition ne suffisent pas dans ce bas-monde ? Que pour réussir dans la vie, il faut aussi (surtout ?) acquérir des réflexes de « killer » ? Sans rien asséner, sans lourdeur, le film donne matière à réflexion, fonctionne sur la frustration de voir son attachante héroïne échouer sans arrêt, se fracasser systématiquement sur une réalité âpre et cruelle et sur l’indécrottable médiocrité de son entourage.

C’est globalement assez déprimant, même si Joy finit tout de même par comprendre la leçon. Mais le film est porté par la jolie prestation de Jennifer Lawrence, au jeu intériorisé et à fleur de peau. De Niro est formidable dans le rôle de son père, minable individu grenouilleur et pleutre. Autour d’eux : Isabella Rossellini, qu’on est tout surpris de retrouver largement sexagénaire, parfaite en riche veuve dépourvue de charité, Virginia Madsen tout aussi méconnaissable en mère asociale, passant ses journées devant un « soap » diffusé en boucle à la télé, Diane Ladd en grand-mère à la foi inébranlable et Bradley Cooper en producteur de télé-achat se prenant pour Darryl Zanuck.

« JOY » est une œuvre bizarre, quasiment impossible à placer dans une case, ce qui dans le cinéma U.S. actuel est plutôt une bonne chose. On peut mettre un certain temps à pénétrer cet univers particulier, mais le jeu en vaut la chandelle.