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Archives d’Auteur: walkfredjay

HAPPY BIRTHDAY, MICHAEL !

CATON

MICHAEL CATON-JONES, RÉALISATEUR ÉCOSSAIS TRÈS INÉGAL, IL SIGNA MALGRÉ TOUT UN VRAI GRAND FILM : « ROB ROY ».

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Publié par le 15 octobre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« QUAND LA VILLE DORT » (1950)

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STERLING HAYDEN

Inspiré d’un roman de W.R. Burnett, réalisé par John Huston, « QUAND LA VILLE DORT » est un des deux ou trois chefs-d’œuvre du réalisateur, mais aussi du ‘film noir’ et plus généralement une des plus inaltérables réussites du cinéma U.S. toutes époques confondues.ASPHALT.jpg

L’anecdote est plus que simple : la réunion d’une demi douzaine de malfrats pour cambrioler une bijouterie. Mais Huston expédie rapidement l’acte lui-même pour se focaliser sur ses conséquences et sur la poisse qui poursuit ses protagonistes. Filmé au rasoir dans un noir & blanc acéré, enveloppé dans la BO stressante de Miklós Rózsa, le film est d’une modernité inouïe. À peine peut-on deviner son âge dans les séquences impliquant les policiers, inutilement explicatives. Ce qui fait tout le prix de « QUAND LA VILLE DORT » c’est l’absence de toute espèce de jugement moral dans le regard que porte Huston sur ces voyous, ces laissés-pour-compte, ces déracinés traînant leurs vices, leurs obsessions et leur enfance comme un boulet qui les mène droit au tombeau. Même les plus méprisables possèdent une étincelle d’humanité. Et le casting est une pure merveille : Sam Jaffe extraordinaire en « cerveau » au physique de petit comptable, Sterling Hayden dans son plus beau rôle, celui d’un gros bras monosyllabique, une brute épaisse étrangement touchante, Jean Hagen géniale en paumée s’accrochant à lui, Marc Lawrence d’une fabuleuse authenticité en bookmaker couard, et Louis Calhern, James Whitmore, un juvénile Brad Dexter en privé sans scrupule. On remarquera bien sûr le petit rôle de Marilyn Monroe, d’une touchante gaucherie. Il faut un œil averti pour reconnaître Strother Martin dans sa première apparition à l’écran, en suspect aligné au commissariat.

« QUAND LA VILLE DORT » fait partie de ces films qu’on peut revoir régulièrement sans la moindre lassitude. La tapisserie urbaine tissée par Huston ne cesse de surprendre, de dérouter, d’émouvoir, même si le brillant dialogue ne cède jamais au sentimentalisme ou au romantisme noir. La fin dans le pré du Kentucky est tout simplement terrassante.

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MARILYN MONROE, LOUIS CALHERN, SAM JAFFE, JEAN HAGEN ET STERLING HAYDEN

 

« FANTÔMES À ROME » (1961)

FANTASMI.jpgComment résister à un film italien des années 60 avec à son générique des noms comme Ettore Scola (scénario), Giuseppe Rotunno (photo) ou Nino Rota (musique) ? Sans compter le casting et même le sujet alliant comédie et fantastique.

« FANTÔMES À ROME » réalisé par Antonio Pietrangeli raconte le combat d’un petit groupe de revenants pour empêcher le palais de leur descendant récemment décédé, d’être démoli pour construire un centre commercial. C’est très charmant, parfois poétique, parfois cocasse, mais force est de reconnaître que le scénario est anémique, qu’il ne s’y passe pas grand-chose et que le développement du pitch de départ est minimal. Les acteurs en totale liberté, font l’essentiel du travail : Marcello Mastroianni en grande forme dans un rôle de séducteur poudré papillonnant et aussi de jeune oisif tête-à-claques héritant de la demeure, Sandra Milo hilarante en oie blanche pas très futée et se suicidant tous les soirs, Vittorio Gassman – qui apparaît tard dans l’action – en fantôme susceptible d’un peintre moyennement renommé et la sublime Belinda Lee en arriviste sans cœur. Hélas, tous ces talents réunis ne suffisent pas à éviter que l’ennui ne s’installe et ne fasse que s’épaissir à mesure que l’histoire progresse. Pas de surprise, aucune volte-face ou révélation, tout se déroule paresseusement, aimablement, sans la moindre aspérité. On parvient à rester jusqu’au bout pour l’ambiance romaine des sixties, pour des détails pittoresques, des petits rôles attachants (la clocharde se prenant pour la reine, le plombier mal embouché), mais « FANTÔMES À ROME » n’est pas de ces films qui impriment la mémoire et aurait probablement mérité un réalisateur plus caustique, car il possédait un vrai potentiel.

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VITTORIO GASSMAN, MARCELLO MASTROIANNI ET BELINDA LEE

 

PEGGY McCAY : R.I.P.

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PEGGY McCAY (1927-2018), ACTRICE DE TV CONNUE POUR SON RÔLE DANS PLUS DE 600 ÉPISODES DU SOAP « DES JOURS ET DES VIES ».

 
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Publié par le 13 octobre 2018 dans CARNET NOIR

 

« IL ÉTAIT UNE FOIS UN FLIC… » (1972)

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MICHEL CONSTANTIN

Michel Constantin était un ancien volleyeur devenu comédien grâce au « TROU » de Jacques Becker. Il atteignit même un certain vedettariat dans les années 70, en tournant plusieurs fois sous la direction de Georges Lautner et José Giovanni. Acteur monolithique, à la diction hasardeuse, à la raideur d’automate, il est pourtant irremplaçable dans « IL ÉTAIT UNE FOIS UN FLIC… » de Lautner, film qui le résume et le transcende.FLIC.jpg

Sur un scénario classique mais efficace d’infiltration, le film décolle grâce à l’excellent dialogue de Francis Veber qui se concentre sur le portrait d’un commissaire parisien des Stups enquêtant à Nice et affublé d’une famille-couverture. Un flic de terrain, vieux garçon, maniaque, radin, râleur, à vrai dire peu sympathique, mais qu’on apprend à connaître à mesure qu’il s’attendrit devant son « fils » de neuf ans et sa jolie maman veuve de policier (Mireille Darc). Les séquences sont tellement bien conçues et les personnages si précisément dessinés, que c’est un bonheur de voir Constantin face à Michel Lonsdale – improbable face-à-face proche du choc de cultures ! – en collègue patient et placide, de le voir harcelé par deux flics pénibles, exaspéré par un voisin collant (Robert Castel) et surtout échangeant d’hilarantes répliques avec le petit Hervé Hillien extraordinairement à son aise.

Alors oui, la musique est envahissante, les coups de zoom fatiguent l’œil et les décors sont hideux, mais l’humour teinté de tendresse emporte tout sur son passage et « IL ÉTAIT UNE FOIS UN FLIC… » fait partie des vraies réussites de son réalisateur, bien qu’il soit étonnamment sous-estimé par rapport aux « TONTONS FLINGUEURS » et autres « BARBOUZES ». Dans un casting globalement savoureux, on reconnaît Venantino Venantini en ‘hitman’ américain et même… Alain Delon dans un fugitif caméo de trois secondes, mal rasé et clope au bec.

L’amateur de polar appréciera cette vision de la guerre des polices, ces règlements de comptes au sein de la french connection. Mais l’essentiel n’est pas là : des plans comme celui où le garçonnet glisse sa main dans celle de son « père », valent qu’on revoie ce film unique et attachant, un des meilleurs de Lautner.

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MIREILLE DARC, MICHEL CONSTANTIN, JEAN-JACQUES MOREAU ET ALAIN DELON

 

« ORGUEIL ET PASSION » (1957)

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SOPHIA LOREN

« ORGUEIL ET PASSION » est une grosse production tournée en extérieurs et située en Espagne pendant les guerres napoléoniennes. L’enjeu est un canon surdimensionné dont s’empare la résistance pour attaquer la ville d’Avila tenue par les Français (de sacrés saligauds, soit dit entre parenthèses !). Ils sont aidés par un officier anglais qui compte bien récupérer le canon.PRIDE2.png

Le film dure plus de deux heures et Stanley Kramer, réalisateur souvent lourd et rarement enthousiasmant, n’est pas homme à savoir comment faire paraître le temps plus court. Les décors, l’importante figuration et le symbole de cette masse d’acier de plusieurs tonnes poussée et tirée sur des centaines de kilomètres, maintiennent un moment l’intérêt. Mais les personnages sont trop caricaturaux, les vedettes mal à l’aise et après 90 minutes, le rythme s’essouffle et l’attaque finale n’en finit pas de finir, jusqu’à sa conclusion tristounette et démobilisante.

Cary Grant, élancé et rigide, offre le service minimum avec sa classe habituelle. Mais sa passion enflammée pour Sophia Loren n’est pas crédible une seconde et leurs scènes d’amour ne dégagent qu’un ennui poli. À 23 ans, celle-ci n’est peut-être pas encore l’excellente comédienne qu’elle est devenue par la suite, mais sa plastique (on pourrait dire qu’elle est le second canon du film !) compense largement son jeu limité et aide à accepter qu’une Italienne incarne une passionaria ibère. Mais le pire est encore Frank Sinatra en leader de la résistance. Affublé d’une hideuse perruque noire, d’un accent ridicule, il achève de décrédibiliser le scénario et le triangle amoureux.

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CARY GRANT ET JOSÉ NIETO

Quelques bons moments, comme un duel au couteau à l’ombre de moulins à vent dignes de Cervantès ou la traversée d’une rivière en radeau, peuvent faire illusion, mais « ORGUEIL ET PASSION » est globalement un pensum qui a énormément vieilli.

 

HAPPY BIRTHDAY, JOSEPHINE !

HUTCHINSON

JOSEPHINE HUTCHINSON (1903-1998), DE LA JEUNE PREMIÈRE DES ANNÉES 30 À LA VIEILLE DAME DES ANNÉES 70, UNE LONGUE CARRIÈRE DE SECOND RÔLE.

 
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Publié par le 12 octobre 2018 dans ANNIVERSAIRES