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Archives d’Auteur: walkfredjay

« GHOST » (1990)

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PATRICK SWAYZE

« GHOST » va avoir 30 ans et, qu’on le veuille ou non, et malgré ses aspects indéniablement kitsch, il est devenu une sorte de classique du cinéma commercial U.S. des années 90.GHOST.jpg

Jerry Zucker (un des « ZAZ » de joyeuse mémoire) est parvenu à mixer avec plus ou moins de bonheur le fantastique, le mélodrame, le polar et même la pure comédie, en adoptant le point-de-vue de Patrick Swayze, jeune trader abattu dans la rue par un voyou et qui, devenu fantôme, tente de protéger sa fiancée (Demi Moore) des sombres desseins de son ex-meilleur ami (Tony Goldwyn) responsable de sa mort. Les comédiens – tous un peu trop « jolis » pour être tout à fait crédibles – sont visiblement impliqués, le scénario est solidement charpenté et la BO de Maurice Jarre enrobe plaisamment le tout. Mais le film ne décolle réellement qu’avec l’arrivée de Whoopi Goldberg dans le rôle de sa vie : celui d’une vraie/fausse médium truculente et grande gueule que Swayze va utiliser pour communiquer avec Demi. C’est elle, LA grande idée de « GHOST » et chacune de ses apparitions clownesques et « over the top » est une véritable fête pour les zygomatiques. Les seconds rôles sont toutefois tous très bons, en particulier Goldwyn en infâme traître haïssable au possible et Vincent Schiavelli formidable en spectre hantant le métro, empli de colère et de haine. La séquence où il enseigne à Swayze à faire bouger les objets est d’autant plus troublante, qu’on sait que les deux comédiens sont aujourd’hui décédés. Quand la réalité vient renforcer la fiction !

Oublions les fautes de goût : la séquence de poterie érotique trop pastichée pour ne pas faire sourire, la visualisation du paradis et de l’enfer vraiment naïve et enfantine et les adieux à la fin, qui semblent durer une éternité, pour nous focaliser sur les indéniables qualités de « GHOST ». La moindre n’étant pas Whoopi dont la longue séquence à la banque est un véritable régal à voir et revoir.

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WHOOPI GOLDBERG, DEMI MOORE ET VINCENT SCHIAVELLI

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« WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES » (2011)

Les concepteurs de « WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES » ont dû visionner de nombreuses fois des films de guerre récents comme « FULL METAL JACKET » et surtout « LA CHUTE DU FAUCON NOIR » avant de tourner leur propre version agrémentée d’un élément perturbateur tel qu’une invasion d’extra-terrestres particulièrement bien équipés.BATTLE.JPG

Le film de Jonathan Liebsman dans son entier n’est qu’une interminable – presque deux heures ! – bataille rangée entre une dizaine de Marines héroïques et une armée d’aliens qui crame tout sur son passage. Si la pyrotechnie et le désir légitime de voir à quoi ressemblent les Martiens maintiennent l’intérêt pendant à peu près une demi-heure, « WORLD INVASION » perd rapidement de son mystère et se met à enquiller les clichés et lieux-communs du genre. On a droit au sergent vieillissant traînant des casseroles et gagnant peu à peu l’estime de ses hommes, aux enfants terrorisés qu’il faut sauver à tout prix, à la belle doctoresse de service, etc. Ne manque plus que le chien-chien à l’appel ! Très vite, les explosions deviennent de plus en plus dantesques, les engins de plus en plus énormes et les fusillades de plus en plus fréquentes. Et ce n’est bientôt plus qu’une bouillie informe de CGI, de gros-plans de visages en sueur, etc. Autant dire qu’on a du mal à tenir jusqu’au bout du périple, guère aidés, il est vrai, par Aaron Eckhart un bon acteur mais totalement dépourvu de charisme et de présence, ni par Michelle Rodriguez a toujours l’air de jouer le même rôle d’un film à l’autre et encore moins par Bridget Monyahan qui n’a rien à faire à part suivre le mouvement.

Bref, un film bâtard, entre le « war movie » et la SF, qui n’apporte strictement rien de neuf à aucun de deux genres et finit dans un ennui épais et assommant.

 

EN BLU-RAY MADE IN U.S.A. !

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ÉCLECTIQUES SORTIES U.S. EN HD : UN CHABROL, UN BURT DES DÉBUTS, UN (GRAND) MELVILLE ET UN REDFORD DANS SES DEUX VERSIONS.

 
 

HAPPY BIRTHDAY, DIANE !

MCBAIN

DIANE McBAIN, RAVISSANTE JEUNE PREMIÈRE DE TV DES ANNÉES 60.

 
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Publié par le 18 mai 2019 dans ANNIVERSAIRES

 

« VALDEZ » (1971)

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BURT LANCASTER

« VALDEZ » d’Edwin Sherin est un peu le mal-aimé du triptyque de westerns que tourna d’affilée Burt Lancaster au début des seventies. Il n’est pourtant inférieur ni à « L’HOMME DE LA LOI », ni même au très estimé « FUREUR APACHE ». Coécrit par Roland Kibbee (« VERA CRUZ ») et par l’auteur habituel de Sydney Pollack, David Rayfiel, d’après un roman d’Elmore Leonard, c’est un film austère et âpre tourné en Espagne. Il fait souvent penser aux « COLLINES DE LA TERREUR » également de 1971, par son thème, ses extérieurs et accessoirement par la présence de Richard Jordan et Raul Castro également présents dans le film de Michael Winner.VALDEZ

Vieux shérif mexicain fatigué et humble, Lancaster abat un homme par erreur et tente de récolter 100 $ pour aider sa veuve, auprès d’un rancher (Jon Cypher) impliqué dans l’histoire. Celui-ci ne l’entend pas de cette oreille et humilie cruellement ‘Valdez’. Alors, celui-ci ressort sa tenue de scout toute poussiéreuse des guerres indiennes, reprend ses armes rangées depuis des années et part en guerre contre l’armée du « gringo ». Pour la veuve ? Pour laver son honneur ? Toujours est-il que le presque vieillard courbé du début reprend du poil de la bête et redevient un tueur implacable. Malgré des maquillages assez laids, des paysages monotones et sans majesté, « VALDEZ » passionne par la puissance dégagée par un Lancaster de 58 ans (mais qui en fait facilement dix de plus)  aux allures de vieux lion encore dangereux et par sa quête obsessionnelle qui n’est pas sans rappeler celle de Walker dans « LE POINT DE NON-RETOUR ». Un beau personnage prêt à tout pour retrouver sa dignité et – très probablement – des vestiges de sa jeunesse héroïque. Autour du grand Burt, Cypher est très bien en méchant lâche et odieux, Jordan excellent en sale petite gouape ricanante et lèche-bottes et Susan Clark est – comme toujours – très inégale d’une séquence à l’autre.

Avec ses faux-airs de spaghetti western, « VALDEZ » a magnifiquement bien vieilli et compte parmi les derniers grands rôles de Lancaster. Peut-être pas tout à fait un chef-d’œuvre du genre, mais on n’en est pas très loin. Et le dernier plan est absolument magistral…

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RICHARD JORDAN, SUSAN CLARK, BARTON HEYMAN ET BURT LANCASTER

 

HAPPY BIRTHDAY, HORACE !

MCMAHON

HORACE McMAHON (1906-1971), SECOND RÔLE DE TV DES ANNÉES 50, CONNU POUR SON RÔLE DE COMMISSAIRE DANS LA SÉRIE « NAKED CITY ».

 
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Publié par le 17 mai 2019 dans ANNIVERSAIRES

 

« ESPIONS SUR LA TAMISE » (1944)

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RAY MILLAND ET MARJORIE REYNOLDS

« ESPIONS SUR LA TAMISE », inspiré d’un roman de Graham Greene, se situe à Londres en 1944, pendant les bombardements et entraîne dès ses premières séquences dans un suspense haletant qui ne se prend toutefois jamais complètement au sérieux.FEAR.jpg

À vrai dire, on pourrait croire qu’il s’agit d’un film d’Alfred Hitchcock, tant le sujet semble taillé pour lui : un brave type à peine sorti d’hôpital psychiatrique pour avoir aidé sa femme à mourir, se trouve impliqué dans une intrigue d’espionnage qui démarre lorsqu’il gagne un… gâteau lors d’une fête de charité. Traqué par toutes sortes d’individus aussi louches que pittoresques comme un faux aveugle, une voyante sexy (mystérieuse Hillary Brooke), un vieux libraire sympathique et un flic de Scotland Yard moins bête qu’il n’en a l’air, notre héros (Ray Milland) va se faire aider par une jolie Autrichienne exilée (Marjorie Reynolds). Mais les apparences sont trompeuses, les traîtres sont à chaque coin de rue et le microfilm caché dans le fameux gâteau est convoité par tout le monde. Oui, jusqu’au « McGuffin », on se croirait dans un film de « Hitch », mais « ESPIONS SUR LA TAMISE » porte la signature tout aussi vénérable de Fritz Lang !

Le scénario est très bien construit, les fausses-pistes sont parfaitement gérées, les coups de théâtre abondent et Milland fait preuve d’élégance et de dynamisme. Parmi ses partenaires, on reconnaît l’inquiétant Dan Duryea en tailleur pas franc du collier. Ce n’est pas un grand Lang, c’est certain, mais les décors de studio sont remarquables, la photo est très belle et le petit épilogue final – qui suit directement un dénouement légèrement expédié – plutôt amusant. Un bon petit thriller, en somme.

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HILLARY BROOKE ET DAN DURYEA