RSS

Archives d’Auteur: walkfredjay

KATHLEEN CROWLEY : R.I.P.

CROWLEY

KATHLEEN CROWLEY (1929-2017), BELLE ACTRICE BLONDE DE TV DES ANNÉES 50, RETIRÉE DES ÉCRANS DEPUIS 1970.

 
Poster un commentaire

Publié par le 26 avril 2017 dans CARNET NOIR

 

« TRILOGY OF TERROR » (1975)

TERROR« TRILOGY OF TERROR » est un téléfilm-culte réalisé par Dan Curtis d’après des histoires ou des scénarios du maestro Richard Matheson. Le film comprend trois sketches d’égale durée, tous interprétés par Karen Black.

Dans le premier « JULIE », elle incarne une prof de fac coincée et solitaire, droguée et violée par un élève qui la fait ensuite chanter. Jusqu’à ce qu’on comprenne qu’elle n’a rien d’une victime, mais qu’elle serait plutôt une prédatrice perverse et sans pitié doublée d’une serial killeuse. Pour invraisemblable qu’il soit, le ‘twist’ n’en demeure pas moins efficace et sympathique. La comédienne est d’une vénéneuse séduction dans ce rôle à double visage.

« MILLICENT AND THERESE » pousse encore plus loin le thème de la dualité, en présentant deux sœurs aux caractères opposés. Le problème est qu’on sent venir la « révélation » finale dès les premières minutes du sketch (ce n’est donc pas vraiment spoiler que de dire qu’il s’agit d’un dédoublement de personnalité) et que par conséquent, le film est assez ennuyeux puisque prévisible de A jusqu’à Z. L’actrice se laisse même aller à la caricature dans le rôle de la sœur délurée à perruque blond platine. À ses côtés, le toujours excellent George Gaynes en psy inquiet.

« AMELIA » en revanche, est la vraie raison de voir cette trilogie, et certainement l’explication de sa popularité persistante. Karen Black y joue une jeune femme opprimée par sa mère, qui achète une statuette africaine pour l’anniversaire de son boy-friend. Seulement l’affreux objet est possédé par l’esprit d’un guerrier féroce qu’elle libère accidentellement. Tout le film n’est qu’une poursuite sauvage dans l’appartement entre une Karen – seule à l’écran de la première à la dernière image – paniquée et une statuette poussant des gargouillis crispants et maniant la lame. C’est un joli exercice de style, qui rappelle les BD de « CREEPY » ou « EERIE », voire les vieux épisodes de « TWILIGHT ZONE ». On ne s’y ennuie pas une seconde et le tout dernier plan mérite d’entrer dans les annales. L’énergie et l’humour noir de ce segment rattrape les petites mollesses des deux précédents et font de « TRILOGY OF TERROR » un bon moment de détente et, pour Karen Black une parfaite bande-démo de ses multiples talents.

TERROR2

KAREN BLACK

 

« DOUX OISEAU DE JEUNESSE » (1962)

sweet2En 1958, Richard Brooks tournait l’adaptation de « LA CHATTE SUR UN TOIT BRÛLANT » de Tennessee Williams avec Liz Taylor et Paul Newman, magnifique transposition théâtrale portée par le charisme des vedettes.

Quatre ans plus tard, l’auteur-réalisateur tente de réitérer le miracle avec « DOUX OISEAU DE JEUNESSE ». Mais échoue hélas, sur à peu près tous les plans.

On retrouve bien sûr les protagonistes sordides du dramaturge sudiste : les stars décaties et schnouffées, les gigolos mythomanes, les politiciens pourris jusqu’à l’os : tout y est. Mais le film ne décolle pas. Tout y semble surjoué, aussi artificiel que les affreux extérieurs tournés en studio. C’est une logorrhée ininterrompue de bars en chambres d’hôtel, entrecoupée de flash-backs totalement superflus. On a vraiment du mal à retrouver la griffe de Brooks, à s’intéresser à cette brochette de détraqués plus malsains les uns que les autres.

En bellâtre narcissique et indécrottablement stupide, Newman use et abuse de tous les tics de la « Méthode ». Geraldine Page, qui créa le rôle sur scène, est excessive et envahissante, mais elle campe le personnage le plus intéressant du film. Ed Begley en fait des tonnes en politicard démagogue et Rip Torn joue son fiston aux méthodes dignes du KKK. Shirley Knight ne donne aucun relief à un rôle-clé qui passe inaperçu.

sweet

PAUL NEWMAN ET GERALDINE PAGE

Sérieusement « allégé » pour échapper à la censure (à la fin Newman aurait dû être châtré au lieu d’avoir simplement le nez cassé), « DOUX OISEAU DE JEUNESSE » prouve que toutes les pièces ne sont pas forcément faites pour être transposées à l’écran. On a un mal fou à ressentir la moindre empathie pour ces « monstres » comme ils se définissent eux-mêmes et à partager leurs dérisoires rêves de gloire. Un seul thème parvient à surnager et presque à émouvoir, celui de la vie qui passe trop vite, de la jeunesse qu’on gaspille et qu’on ne retrouve jamais. Depuis « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR », Tennessee Williams savait comme personne, trouver les mots pour exprimer ce mal-être.

 

HAPPY BIRTHDAY, SOFIA !

SOFIA HELIN, ACTRICE DE TV SUÉDOISE, AU VISAGE INHABITUEL, IRREMPLAÇABLE EN FLIC ASOCIALE DANS LA SÉRIE « BRON/BROEN ».

 

« THE PLEDGE » (2001)

pledge

JACK NICHOLSON

Adapté d’un polar suisse, « THE PLEDGE » est, de loin, le meilleur film réalisé par Sean Penn, une œuvre complexe, tourmentée, obsédante qui s’enfonce progressivement dans le cauchemar, s’émancipant des passages obligés d’un genre qu’il est censé illustrer.pledge2

Sur la piste d’un serial killer tueur de fillettes, le vieux flic Jack Nicholson promet à la mère de la dernière victime (Patricia Clarkson, superbe) de retrouver l’assassin. Il jure même sur le salut de son âme. Est-ce à cause de cela qu’il fait mine d’ignorer son départ à la retraite et poursuit l’enquête ? Qu’il achète une station-service pour surveiller les va-et-vient des suspects potentiels ? Qu’il y accueille une jeune femme (Robin Wright) et aussi et surtout sa fille pour qu’elle serve d’appât ? Qu’il commence à entendre des voix dans sa tête ?

Le paradoxe de ce suspense psychologique suffocant, c’est que Nicholson a beau avoir raison à 100% depuis le début et suivre la bonne méthode (celle du pêcheur à la ligne qu’il est), il n’en est pas moins en train de devenir complètement fou. Et même presque aussi monstrueux que celui qu’il traque, puisqu’il joue plus ou moins consciemment avec les sentiments, voire la vie, de deux innocentes qu’il manipule. La conclusion sera terrible, désespérée, d’une sombre ironie, d’une noirceur sans échappatoire. Autour d’un Nicholson omniprésent, d’une rigueur sans la moindre faille, d’une intensité extraordinaire, Penn a réuni de bons acteurs comme Benicio Del Toro en Indien attardé mental, Aaron Eckhart en flic tête-à-claques et une brochette de stars dans des caméos comme Helen Mirren, Vanessa Redgrave, Harry Dean Stanton et surtout Mickey Rourke bouleversant dans une courte séquence. À vrai dire, leurs apparitions sont plus distractives qu’autre chose, et le film aurait fort bien pu s’en passer, mais on est toujours content de les retrouver.

« THE PLEDGE » réunit la plupart des qualités de précédents films de Penn et pratiquement aucun de leurs défauts. Le scénario est parfaitement vissé, les ambiances sont magnifiquement captées par la photo de Chris Menges, et Nicholson qui a campé tant de cinglés dans sa carrière, en donne ici une variante des plus réalistes et émouvantes. Un superbe film à tous points-de-vue.

pledge3

JACK NICHOLSON, ROBIN WRIGHT ET MICKEY ROURKE

 

GUSTAVO ROJO : R.I.P.

GUSTAVO ROJO (1923-2017), ACTEUR URUGUAYEN QUI FIT CARRIÈRE AU MEXIQUE ET TOURNA QUELQUES FILMS ET TÉLÉFILMS AUX U.S.A.

 
1 commentaire

Publié par le 24 avril 2017 dans CARNET NOIR, CINÉMA INTERNATIONAL

 

HAPPY BIRTHDAY, MICHAEL !

MICHAEL PARKS, ÉMULE DE JAMES DEAN DANS LES SIXTIES, QUI A CONNU UN RÉCENT « REVIVAL » VIA TARANTINO ET SA BANDE.

 
11 Commentaires

Publié par le 24 avril 2017 dans ANNIVERSAIRES