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Archives de Catégorie: CINÉMA ANGLAIS

HAPPY BIRTHDAY, JACQUELINE !

BISSET

JACQUELINE BISSET, ICÔNE DU CINÉMA INTERNATIONAL DES ANNÉES 60-70, UN JEU QUI S’EST AFFINÉ DE DÉCENNIE EN DÉCENNIE.

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Publié par le 13 septembre 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, RACHEL !

WARD

RACHEL WARD, UN CHARME, UNE VOIX, UN CORPS… DES DÉBUTS FULGURANTS DANS LES ANNÉES 80 ET UNE CARRIÈRE FINALEMENT DÉCEVANTE.

 
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Publié par le 12 septembre 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« LE GRAND INQUISITEUR » (1968)

WITCHFINDER2Devenu culte dans son pays de production, « LE GRAND INQUISITEUR » situé dans l’Angleterre en guerre du 17ème siècle, prend pour personnages centraux un « avocat » (Vincent Price) traversant le pays accompagné de son bourreau attitré (Robert Russell, difficilement supportable tant il cabotine) pour brûler des sorcières qui ont avoué sous la torture leur commerce avec Satan.

Quand il s’en prend à la fiancée d’un soldat (Ian Ogilvy), celui-ci jure d’avoir sa peau. Si l’univers et l’époque décrits par Michael Reeves sont intéressants et peu exploités au cinéma, la facture du film est très brute-de-décoffrage, la photo télévisuelle, sans relief, les décors minimalistes et les perruques dont sont affublés tous les acteurs, sont affreuses. Pourtant, à condition d’être bien luné, le film se laisse suivre grâce à une certaine linéarité confortable, une imagerie ‘gore’ naïve et complètement dépassée où le sang ressemble à de la peinture rouge-carmin bien épaisse.

Price, généralement peu avare de son penchant histrionique, est ici raisonnablement sobre et donc moins irritant que d’habitude dans un rôle d’opportuniste cynique et sans pitié, profitant des jeunes filles innocentes qu’il condamne ensuite au bûcher. Ogilvy, futur « SAINT » de la TV, est un sympathique héros qui pète les plombs à la fin à grands coups de hache. Hilary Heath est photogénique, c’est tout ce qu’on puisse dire d’elle. Les seconds rôles manquent d’épaisseur et de vraies scènes à défendre.

WITCHFINDER

VINCENT PRICE, HILARY HEATH ET IAN OGILVY

« LE GRAND INQUISITEUR » (qui compte un nombre étonnant de titres originaux) est donc un petit film sans grande substance, où on peut croiser brièvement Oliver Cromwell, et où les malversations du méchant « witchfinder » sont suivies de représailles faisant office de scénario.

 

« BEAUTIFUL CREATURES » (2000)

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ALEX NORTON ET RACHEL WEISZ

Dans la droite lignée des petits polars U.S. indépendants comme « SANG POUR SANG » ou « BOUND », « BEAUTIFUL CREATURES » situé à Glasgow, relate la rencontre fortuite de deux « pauvres filles » : Susan Lynch, une ex-junkie fiancée à un psychopathe (Iain Glen) et Rachel Weisz une « ravissante idiote » peroxydée régulièrement tabassée par son boy friend, frère d’un caïd du milieu.CREATURES

Une rencontre qui va déboucher sur une amitié immédiate mais aussi et surtout sur une avalanche de meurtres, de morts violentes, de chantages tout à fait réjouissante. Très bien rythmé, joliment cadré, le film tient en haleine du début à la fin, avec un humour sous-jacent très élégant et une écriture souvent fine. La réalisation de Bill Eagles s’efface derrière l’histoire, sans jamais être impersonnelle. Le charme vient évidemment des deux comédiennes très complémentaires, mais c’est Weisz qui sort du rang dans ce contremploi d’adorable sotte qui n’hésite jamais à se salir les mains quand la situation l’exige. Elle est à la fois irritante et extrêmement touchante et compose un vrai personnage, loin de la caricature qu’on aurait pu craindre. Maurice Roëves est comme toujours terrifiant en « boss » menaçant, Alex Norton parfait en ripou ventripotent, réminiscent de M. Emmet Walsh dans le film des frères Coen mentionné plus haut. Et Iain Glen fait un amusant numéro de raclure droguée jusqu’à l’os, d’une brutalité inouïe.

Dans la mouvance des polars des années 90-2000, « BEAUTIFUL CREATURES » fait partie de ceux qui ont bien passé l’épreuve du temps. À redécouvrir donc, ne serait-ce que pour une Rachel Weisz au sommet de sa séduction.

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SUSAN LYNCH, MAURICE ROËVES ET RACHEL WEISZ

 

« TABOO » : saison 1 (2016)

Les huit épisodes constituant la première saison de « TABOO » ont été imaginés et produits par l’acteur principal de la série : l’inclassable Tom Hardy. Et ils ressemblent totalement à ce comédien-caméléon, au jeu « primitif », à la présence physique unique et au talent en constante mutation.TABOO

Situé à Londres en 1814, « TABOO » tient à la fois de Monte-Cristo (retour d’un héros au passé mystérieux qui le hante), de Dickens pour l’atmosphère et d’Hugo Pratt pour le souffle d’aventure aux limites de l’ésotérisme. C’est indéniablement saisissant, extrêmement bien fait au niveau de la reconstitution historique et du soin apporté au visuel, mais l’essentiel de la fascination exercée par ces épisodes tient dans la personnalité de ce ‘James Delaney’, homme encore jeune mais abimé par la vie, le corps scarifié, l’âme tourmentée, traumatisé par ses propres péchés et dont la quête de rédemption confine au masochisme. Hardy pousse jusqu’aux dernières extrémités un type de rôles qu’il avait abordé dans « BRONSON », « WARRIOR » ou « LEGEND » : la bête humaine imprévisible et sans aucune limite physique ou morale. Il excelle dans les facettes de cet emploi très particulier et crée un personnage magnifique. Il s’est très bien entouré : Jonathan Pryce, réjouissant de corruption joviale, Oona Chaplin ambiguë en sœur incestueuse aux allures de veuve noire, David Hayman remarquable en serviteur trop zélé ou Franka Potente en maquerelle forte-en-gueule.

Comme souvent avec ce type de saga, certains passages semblent redondants et l’action tourne un peu en rond, les machinations de Delaney mettent trop longtemps à se mettre en place et les relations entre protagonistes patinent parfois. Mais dans l’ensemble, « TABOO » est une œuvre exceptionnelle par son ambition, sa violence extrême et par le portrait même de ‘Delaney’ exemple rare de « héros » en fin de compte beaucoup plus dangereux que les « méchants ».

 

« THE GIRL WITH ALL THE GIFTS » (2016)

Adapté d’un roman, « THE GIRL WITH ALL THE GIFTS » démarre de manière délibérément déroutante, nous fait pénétrer doucement dans un univers de science-fiction cauchemardesque (des enfants emprisonnés et torturés), avant de se révéler pour ce qu’il est : un film de zombies !GIRL

Mais l’approche de Colm McCarthy est sensiblement différente des films habituels du genre. Tout est vu à travers les yeux d’une jeune « affamée » (c’est ainsi qu’on les nomme), l’épidémie provient d’un champignon qui prend possession du cerveau des humains et la conclusion est extrêmement originale dans son propos : et si l’extinction de l’espèce humaine n’était pas une catastrophe, en fin de compte, mais une évolution normale, voire nécessaire ?

Bien sûr, avec le déferlement de films et de série sur le thème du mort-vivant, « THE GIRL WITH ALL THE GIFTS » peine à trouver son originalité dans son déroulement, mais la petite Sennia Nanua est vraiment formidable dans le rôle de ‘Melanie’, fillette intelligente et avide d’apprendre, luttant comme elle peut contre sa nature de fauve vorace. Elle a une belle relation avec Gemma Arterton jouant sa prof généreuse. À leurs côtés, Glenn Close est une chercheuse acharnée et sans état d’âme et Paddy Considine est excellent comme toujours en militaire compétent mais dépassé par les événements.

Entre le drame psychologique et l’horreur pure, le film parvient à captiver sur près de deux heures, grâce à son refus du spectaculaire gratuit. Il n’est pourtant pas avare de ‘gore’ et de suspense, ni de poussées d’adrénaline, mais on sent toujours qu’il y a un propos au-delà des conventions du genre. Un peu le négatif de la série « WALKING DEAD » en somme, qui elle, prône la survie du genre humain à n’importe quel prix.

 

« ASSASSIN’S CREED » (2016)

« ASSASSIN’S CREED » ? C’est l’histoire d’un condamné à mort qu’on branche sur une espèce de grue articulée qui le fait entrer dans la peau de son aïeul espagnol, membre d’une secte de tueurs chargée de protéger une pomme contenant l’ADN du libre-arbitre humain.CREED

Comment ça, c’est n’importe quoi ? Apparemment, seuls les aficionados du jeu vidéo dont Justin Kurzel a tiré son film, sont capable d’y comprendre quelque chose, de suivre le scénario et d’en saisir les enjeux, tenants et aboutissants. Pour le commun des mortels, c’est une bouillie mystico-acrobatique où les Templiers (les méchants, manifestement) veulent éradiquer la violence et s’accaparant la pomme de l’Éden (sic !) et sont contrés par des chevaliers encapuchonnés tels des cailleras médiévaux et adeptes de arts martiaux. Ça castagne donc énormément pendant deux heures et le reste du temps, ça cause. Comme on n’y pige rien, on préfère encore quand ça bastonne, d’autant que les séquences d’action situées en 1492 sont jolies à contempler, même si pas toujours très lisibles et que Michael Fassbender en excellente forme physique fait un héros plein d’énergie. À ses côtés, Marion Cotillard (qui fut déjà sa partenaire dans le « MACBETH » du même réalisateur), campe une scientifique exaltée et Jeremy Irons joue son papa planche-pourrie. De toute façon dans cet emploi-là, c’était lui ou Ben Kingsley ou Anthony Hopkins. Pas le choix ! Dans de courtes apparitions, on reconnaît Essie Davis, Charlotte Rampling et ce bon vieux Brendan Gleeson à peine utilisés.

« ASSASSIN’S CREED » est donc à réserver exclusivement aux adeptes d’univers virtuels qui en reconnaîtront les codes et usages. Car une fois passée la surprise de découvrir les décors, les sauts dans le passé, etc. le pauvre spectateur lambda ne manquera pas de s’ennuyer ferme.