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Archives de Catégorie: CINÉMA ANGLAIS

HAPPY BIRTHDAY, DAVID !

LEAN

DAVID LEAN (1908-1991), RÉALISATEUR PASSÉ DU CINÉMA INTIMISTE AUX ÉNORMES FRESQUES HISTORIQUES. PLUSIEURS CLASSIQUES À SON PALMARÈS.

 
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Publié par le 25 mars 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« MAISON DE POUPÉE » (1973)

dollÉtrangement, la pièce norvégienne d’Henrik Ibsen, « MAISON DE POUPÉE » fut adaptée deux fois la même année. Les deux castings étaient également intéressants (Claire Bloom et Anthony Hopkins, pour l’autre), mais le film réalisé sur place par Joseph Losey est le plus satisfaisant.

Les origines théâtrales du scénario de David Mercer (« PROVIDENCE ») sautent immédiatement aux yeux : hormis le prologue, c’est une unité de temps et de lieu. Un soir de Noël à la fin du 19ème siècle, où l’épouse d’un sévère banquier, va voir son avenir dépendre de la lettre d’un maître-chanteur, mais va surtout découvrir sa véritable place dans la société : celle d’une « possession », une jolie poupée infantilisée par son époux qui lui a donné à elle aussi des poupées (ses enfants) pour l’occuper.

Le jeu exubérant et fébrile de Jane Fonda traduit à merveille la rapide métamorphose de ‘Nora’, de la femme-enfant virevoltante à la (presque) militante féministe qu’elle deviendra à la fin, confrontée à la lâcheté et à la mesquinerie de ce mari vénéré. Face à elle, David Warner est parfait dans ce personnage rigide, odieux et intolérant, dépourvu du moindre charme. Delphine Seyrig est lumineuse dans le rôle de l’ancienne amie lucide et courageuse et Edward Fox remarquable en maître-chanteur aigri par le rejet de la femme qu’il aimait. Trevor Howard fait également une belle composition discrète en médecin gravement malade, amoureux transi de Nora.

Losey filme de manière purement illustrative, abuse un peu du zoom, mais donne tout l’espace aux thèmes d’Ibsen de se développer progressivement. D’abord ennuyeux et monotone, le film accroche l’intérêt sans qu’on ne s’en rend vraiment compte et finit par passionner, comme un suspense psychologique aux enjeux apparemment si banals, mais en réalité si vertigineux. La photo de Gerry Fisher tout en nuances de bleus, met bien en valeur l’ambiance enneigée des extérieurs.

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JANE FONDA, EDWARD FOX ET DELPHINE SEYRIG

Sans faire partie des œuvres majeures de Losey, « MAISON DE POUPÉE » est un joli film en demi-teintes et offre à Jane Fonda un de ses meilleurs rôles.

 

HAPPY BIRTHDAY, PETER !

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PETER BULL (1912-1984), SECOND RÔLE TRUCULENT, MÉMORABLE EN AMBASSADEUR RUSSE DANS « DR. FOLAMOUR » DE KUBRICK.

 
 

« MICHAEL COLLINS » (1996)

collinsBiopic hagiographique sur le leader révolutionnaire irlandais qui mena dans les années 1910 et ‘20 la lutte armée contre l’Angleterre et négocia la création d’un traité pour un état indépendant, « MICHAEL COLLINS » est bâti sur le même schéma que « VIVA ZAPATA ! » d’Elia Kazan.

Auteur et réalisateur, Neil Jordan entretient l’intérêt du spectateur néophyte en maintenant un rythme soutenu, en alignant les séquences courtes, jamais trop bavardes et évite le côté téléfilm grâce à une photo bleutée et très stylisée de Chris Menges. C’est un beau spectacle, ambitieux et plein de bruit et de fureur, même s’il manque parfois un peu d’âme et cède à une simplification quasi-hollywoodienne. De plus, « MICHAEL COLLINS » est plombé par un gros vice-de-forme : le personnage de Julia Roberts, artificiellement plaqué sur l’action principale, très mal distribuée qui plus est. La sous-intrigue à la « JULES ET JIM » ne s’intègre jamais au mouvement général et l’actrice – aussi peu enthousiasmante que d’habitude – semble être la star incongrue d’un film dans le film. Ça sent le gros compromis avec le studio pour avoir une star féminine au générique !

Heureusement, Liam Neeson occupe l’espace de sa haute stature. Un peu âgé à 44 ans pour jouer ce guerrier impétueux mort à 31 ans seulement, il parvient tout de même à donner à Collins une dimension légendaire et terre-à-terre à la fois. Il est très bien entouré par Alan Rickman en chef révolutionnaire planche-pourrie, Aidan Quinn en frère d’armes et par une magnifique brochette de seconds rôles comme Charles Dance en superflic implacable, Stephen Rea, Brendan Gleeson ou Ian Hart.

Une intéressante leçon d’Histoire, très léchée esthétiquement, aux beaux morceaux de bravoure à laquelle manque juste une petite étincelle de génie, ou tout du moins de folie pour convaincre à 100%.

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STEPHEN REA, LIAM NEESON ET ALAN RICKMAN

 

« GOLDENEYE » (1995)

goldeneye« GOLDENEYE » marque les débuts de Pierce Brosnan, 42 ans, dans le rôle de James Bond 007. À première vue, il semble représenter le compromis idéal entre la virilité agressive de Sean Connery, la suavité de Roger Moore et le côté terre-à-terre d’un Timothy Dalton. De bons augures, donc.

Et d’ailleurs, il ne déçoit nullement. C’est plutôt le film lui-même qui peine à trouver son rythme de croisière : les enjeux dramatiques sont quasi-inexistants, les coups de théâtre prévisibles dès les premières séquences (Sean Bean serait-il en seconde position au générique s’il mourait réellement au bout de dix minutes ?), les seconds rôles caricaturaux à l’excès et les incursions à Moscou, Cuba ou Monaco uniquement justifiées par le besoin d’en mettre plein la vue.

C’est l’opulence des moyens mis en œuvre, le soin apporté aux scènes d’action et, il faut bien le dire, la beauté des ‘Bond girls’ Izabella Scorupco et Famke Janssen (drôle en tueuse qui fait un orgasme à chaque fois qu’elle tue quelqu’un), qui empêchent de s’ennuyer à mourir. Car franchement, savoir si les missiles atteindront leur but et si l’Angleterre « retournera à l’âge de pierre » (sic), on s’en fiche comme de notre premier Walther PPK.

Brosnan donc, est la bonne surprise du film. Il entre dans les smoking de 007 avec décontraction et détachement. Son face-à-face avec le nouveau « M » campé par une femme pour la première fois, et pas n’importe laquelle, Judi Dench, donne lieu à de savoureux échanges de vacheries. Parmi les comparses, on retrouve avec bonheur Joe Don Baker en agent de la CIA « ricain » jusqu’au bout des ongles, Alan Cumming qui en fait des tonnes en geek moscovite et dans une rapide apparition, Minnie Driver hilarante en chanteuse russe braillant « Stand by your man » comme une casserole.

« GOLDENEYE » se situe donc dans une honnête moyenne de la franchise des 007 et propose un Bond séduisant et encore jeune.

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PIERCE BROSNAN, JUDI DENCH, IZABELLA SCORUPCO ET JOE DON BAKER

 

HAPPY BIRTHDAY, MIRANDA !

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MIRANDA RICHARDSON, COMÉDIENNE HORS-PAIR QUI FLIRTA AVEC LE VRAI VEDETTARIAT DANS LES ANNÉES 90.

 
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Publié par le 3 mars 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, TIMOTHY !

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TIMOTHY SPALL, GRAND ACTEUR DE COMPOSITION À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE. INOUBLIABLE DANS TOUTES SES COLLABORATIONS AVEC MIKE LEIGH.

 
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Publié par le 27 février 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS