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Archives de Catégorie: CINÉMA ANGLAIS

« OUTLAW » (2007)

OUTLAWAnticipant « HARRY BROWN » de deux ans, « OUTLAW » traite lui aussi de la justice individuelle dans l’Angleterre contemporaine et au sein d’une société en décomposition.

Le sujet est prometteur : une demi-douzaine d’hommes venus de tous horizons, humiliés, laissés-pour-compte, oubliés, se réunissent pour former un groupe de « vigilantes » manœuvrés par un vieux flic (Bob Hoskins) tout aussi frustré qu’eux par l’injustice et la corruption. Cela aurait pu donner une bonne série B d’action à l’américaine, mais l’ambition de Nick Love est tout autre, puisqu’il reste ancré dans le réalisme, qu’il soit social ou comportemental, ne se laisse aller à aucune invraisemblance et surtout, ne donne jamais une aura héroïque à ses justiciers improvisés. Sean Bean est un ex-soldat à moitié cinglé, Sean Harris un psychopathe incontrôlable, Lennie James un avocat obsédé par la vengeance et Danny Dyer – le personnage central – un jeune homme banal, peu enclin à la violence, qui décide de prendre sa vie en main.

C’est âpre, bien observé, la tension est constante, mais le film est souvent gâché par une réalisation approximative faite de caméra « bougée » totalement injustifiée, d’un rendu HD verdâtre hideux. Dommage ! Cela n’empêche heureusement pas « OUTLAW » de scotcher de bout en bout, de créer un suspense authentique et de s’achever de façon nihiliste et subitement beaucoup plus ludique. Les séquences d’action ont un aspect « crade » tout à fait adéquat et dérangeant.

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SEAN BEAN, RUPERT FRIEND ET SEAN HARRIS

Bean est remarquable d’intensité instable en « vet » à la dérive, Harris est glauque comme d’habitude et parfaitement inquiétant, on reconnaît un jeune Rupert Friend (« HOMELAND ») en jeune homme détruit physiquement et mentalement par une agression.

Un film à la fois passionnant et inégal, auquel le refus du spectaculaire – aussi audacieux soit-il – finit tout de même par nuire. Bonne variante sur le thème, toutefois.

 

« HOPE AND GLORY : LA GUERRE À SEPT ANS » (1987)

HOPESitué dans la carrière de John Boorman entre « LA FORÊT D’ÉMERAUDE » et le très oublié « TOUT POUR RÉUSSIR », « HOPE AND GLORY : LA GUERRE À SEPT ANS » est une œuvre autobiographique sur les années de guerre du petit garçon qu’il fut pendant la WW2.

À l’instar du classique hollywoodien « MADAME MINIVER » (chroniqué sur WW2), ce film est une sorte de journal intime centré sur la population civile bombardée. Tout est vu à travers le regard du jeune Sebastian Rice-Edwards, alter-ego de l’auteur, enfant vif et observateur vivant dans un environnement féminin. Le ton est constamment enjoué et gentiment ironique, même dans les moments les plus dramatiques. Boorman ne s’apitoie jamais, ne cède pas au sentimentalisme et brosse une galerie de portraits pittoresques avec une affection sans complaisance. Sarah Miles tient un beau rôle de mère protectrice et pétrie de regrets, Ian Bannen est excellent en grand-père colérique, seule Sammi Davis paraît un peu gauche en ado précoce. On remarque la fugace apparition de Charley Boorman, fils de John, en pilote allemand abattu.

La tendresse émanant de « HOPE AND GLORY » n’empêche pas la mort de rôder au-dessus de toutes les scènes. Les plans de la ville à moitié rasée par les bombes sont vraiment impressionnants de réalisme et rappellent en permanence la fragilité de cette famille à la fois banale et excentrique.

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SARAH MILES, DERRICK O’CONNOR, ANNIE LEON ET IAN BANNEN

Après presque deux heures de projection, tous les protagonistes ont pris de l’épaisseur, aucun n’est détestable, ni héroïque. Boorman a su mêler l’Histoire et l’anecdote avec brio. Quant à la dernière séquence, celle de la rentrée des classes, elle laisse sur une sensation d’euphorie et de liberté absolument extraordinaire que comprendront tous les vieux enfants qui ont haï l’école. Un très joli album de souvenirs, modeste et pétri d’humanité, un des plus simples et attachants de son auteur.

 

HAPPY BIRTHDAY, STEPHEN !

FREARS

STEPHEN FREARS, RÉALISATEUR ÉCLECTIQUE, INÉGAL, QUI A SIGNÉ UNE POIGNÉE DE TRÈS BONS FILMS, DONT LE RELATIVEMENT MÉCONNU « THE HIT ».

 
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Publié par le 20 juin 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, CHARLES !

JARROTT

CHARLES JARROTT (1927-2011), RÉALISATEUR ÉCLECTIQUE, DONT LA CARRIÈRE N’A PAS VRAIMENT TENU SES PROMESSES DES ANNÉES 60.

 
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Publié par le 16 juin 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, EDDIE !

MARSAN

EDDIE MARSAN, QUE CE SOIT CHEZ MIKE LEIGH, DANS DES BLOCKBUSTERS U.S. OU DANS DES SÉRIES TV, TOUJOURS LE MÊME GÉNIE DE LA COMPOSITION.

 
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Publié par le 9 juin 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, LIAM !

NEESON

LIAM NEESON, SUPERBE ACTEUR IRLANDAIS À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE ÉCLECTIQUE ET PLEINE DE SURPRISES.

 

HAPPY BIRTHDAY, JASON !

ISAACS

JASON ISAACS, UN DES MEILLEURS ACTEURS ANGLAIS DE SA GÉNÉRATION À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, AUSSI BIEN CINÉMA QUE TV.

 
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Publié par le 6 juin 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS