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Archives de Catégorie: CINÉMA ANGLAIS

HAPPY BIRTHDAY, MICHAEL !

CATON

MICHAEL CATON-JONES, RÉALISATEUR ÉCOSSAIS TRÈS INÉGAL, IL SIGNA MALGRÉ TOUT UN VRAI GRAND FILM : « ROB ROY ».

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Publié par le 15 octobre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« WATCHMEN : LES GARDIENS » (2009)

Adapté avec une fidélité exemplaire d’un « roman graphique » anglais paru en 1987, « WATCHMEN : LES GARDIENS » de Zack Snyder va bien au-delà des habituels films de super-héros et se joue de cette nouvelle mythologie en posant sur elle un regard novateur et passéiste à la fois (l’ambiance « film noir » qui court pendant les trois heures de projection) et en créant des personnages réellement complexes et faillibles.WATCHMEN.jpg

Situé dans une réalité alternative où Nixon sort vainqueur de la guerre du Vietnam et garde le pouvoir pendant des décennies, où les justiciers masqués sont interdits de séjour et où menace la guerre nucléaire avec la Russie, « WATCHMEN » se déroule sur plusieurs époques et développe soigneusement ses nombreux protagonistes. Outre une réalisation rigoureuse qui intègre à la perfection les CGI, une photo magnifique de bout en bout (Larry Fong), le film s’impose comme un des meilleurs du genre grâce à son scénario maniant les clichés avec maestria : le super-méchant de service, le salaud prêt à détruire la planète a un plan bien précis en tête et la révélation finale « cueille » complètement et laisse pensif, remettant en question jusqu’à la notion de « bon » et de « méchant ». « WATCHMEN » est truffé de séquences anthologiques, que ce soit dans l’action pure, l’atmosphère ou même… la poésie. Quand c’est violent, c’est TRÈS violent, voire gore, quand il s’agit de suivre l’évolution d’un homme devenu accidentellement un dieu (Billy Crudup), les auteurs entrouvrent des portes inattendues dans la métaphysique.

Doté un cast brillant : Malin Akerman superbe, Jeffrey Dean Morgan en salopard cynique, Jackie Earle Haley stupéfiant en justicier sociopathe au masque mouvant, Carla Gugino hélas trop souvent vieillie au latex ou l’excellent Patrick Wilson, « WATCHMEN » atteint une sorte de perfection dans le sous-genre du cinéma de SF qu’est devenu le film de super-héros.

WATCHMEN 2

JEFFREY DEAN MORGAN, BILLY CRUDUP ET MALIN AKERMAN

À noter qu’il existe trois montages du film : un de 162 minutes exploité en salles, un director’s cut de 186 minutes sorti en vidéo (et chroniqué ici) et un de 215 minutes sous-titré : « Ultimate cut » et reniée par Snyder.

 

HAPPY BIRTHDAY, HAROLD !

PINTER

HAROLD PINTER (1930-2008), GRAND DRAMATURGE, MAÎTRE DE L’AMBIGUÏTÉ, PLUSIEURS PIÈCES DE THÉÂTRE ADAPTÉES AVEC SUCCÈS À L’ÉCRAN.

 
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Publié par le 10 octobre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« À CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS » (2016)

« À CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS » d’Adam Smith est un très curieux film sur l’univers des « gens du voyage », très dépaysant au début (on se croirait presque dans un film post-apocalyptique !) et qui se focalise sur la confrontation entre un chef de clan (Brendan Gleeson) et son fils (Michael Fassbender) qui aimerait changer de mode de vie, mais qui en est empêché par son père à la personnalité écrasante.TRESPASS

L’essentiel du scénario se passe dans un campement de caravanes à ciel ouvert, le rythme monotone est brisé par de rares séquences d’action, cambriolages, poursuites de voitures et autres, mais ce qui intéresse manifestement le réalisateur est cette relation père-fils toxique et sans issue, qui si elle n’est pas rompue d’une façon ou d’une autre, se propagera et atteindra le petit-fils.

On a beaucoup de mal à se passionner pour ces personnages décalés, étranges, marginaux, vivant selon leurs propres codes, d’autant que les comédiens n’ont pas, a priori, le physique de l’emploi. Mais la distribution est vraiment brillante et permet de suivre le film jusqu’au bout : Fassbender, sobre, intériorisé, passif dans un rôle complexe d’héritier illettré et pétri de contradictions, Gleeson puissant, manipulateur, haïssable et fascinant, Lyndsey Marshal en épouse patiente, Rory Kinnear en flic exaspéré et surtout Sean Harris, époustouflant en débile mental crasseux aux pulsions pyromanes.

« À CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS » se laisse voir, mais demande un peu de patience. Quelques séquences surnagent (Fassbender essayant d’acheter honnêtement un chiot) et certains face-à-face valent le coup d’œil… et l’effort.

 

« LONDON BOULEVARD » (2010)

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COLIN FARRELL

Premier film réalisé par le scénariste William Monahan (« KINGDOM OF HEAVEN », d’heureuse mémoire), « LONDON BOULEVARD » est un polar existentiel esthétiquement très séduisant, mais – curieusement – un peu moins convaincant sur le plan du scénario.LONDON2 copie.jpg

Le film suit quelques jours de la vie d’un petit malfrat londonien (Colin Farrell) à sa sortie de prison, qui voit sa volonté de réinsertion contrariée par ses anciens copains et par le caïd Ray Winstone bien décidé à en faire son employé. Jusqu’ici, tout va bien, et même très bien. C’est l’intrigue parallèle qui pose problème : Farrell devient le garde-du-corps d’une star (Keira Knightley) recluse, harcelée par les paparazzi. Leur relation n’est pas crédible une seconde, elle ne va nulle part et finit même par parasiter la ligne narrative principale au lieu de l’enrichir. Et puis, quel curieux casting que Miss Knightley, amaigrie de façon alarmante, bourrée de tics et de maniérismes, pour incarner cette sous-Garbo franchement très irritante. Heureusement, le reste de la distribution est brillant : Winstone époustouflant en gangster gay au sadisme sans garde-fou : effrayant, Eddie Marsan en ripou ridicule, Anna Friel en sœur ingérable, Ben Chaplin en copain d’enfance planche-pourrie ou David Thewlis délectable en pique-assiette constamment schnouffé.

C’est filmé avec soin et flair, la photo de Chris Menges (quand même !) est splendide et Farrell a rarement été meilleur que dans ce personnage complexe de petit voyou en lutte permanente contre ses penchants violents et jusqu’au-boutistes. Malgré son « subplot » sentimental dommageable, « LONDON BOULEVARD » est une œuvre intéressante et originale, dans la droite lignée des films de gangsters anglais des seventies. Et puis la fin du parcours pour notre héros est d’une cruauté et d’une logique imparables, et laisse le souffle coupé. À redécouvrir.

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KEIRA KNIGHTLEY, COLIN FARRELL ET RAY WINSTONE

 

HAPPY BIRTHDAY, DAVID !

GALE

DAVID GALE (1936-1991), SECOND RÔLE CONNU POUR AVOIR JOUÉ LA TÊTE COUPÉE LA PLUS LIBIDINEUSE DU MONDE DANS « RE-ANIMATOR ».

 
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Publié par le 2 octobre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, RICHARD !

MARQUAND

RICHARD MARQUAND (1937-1987), BON RÉALISATEUR GALLOIS À LA CARRIÈRE PLUS QUE PROMETTEUSE, DISPARU BEAUCOUP TROP TÔT.

 
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Publié par le 22 septembre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS