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Archives de Catégorie: CINÉMA ANGLAIS

« LES TÉMOINS » (2002)

TÉMOINS2.jpg« LES TÉMOINS » de Brian Gilbert fait partie de ce genre de films qui exige énormément du spectateur en matière de « suspension d’incrédulité ». Mais pas seulement. Il faut également subir une première moitié confuse, d’une extrême lenteur, qui semble n’aller nulle part, un rythme léthargique, pour enfin s’éveiller un peu dans la seconde. Mais bien trop tard.

Le sujet ? Pour faire simple, disons qu’un groupe de personnes ont été maudites pour avoir assisté à la crucifixion du Christ sans intervenir, et qu’ils sont condamnés depuis à être les témoins des pires catastrophes humaines à travers les âges. Une jeune femme amnésique (Christina Ricci) hébergée par une famille du Kent, va tenter d’empêcher un malheur imminent. En gros, c’est de cela qu’il s’agit. Et franchement, c’est tellement tiré par les cheveux, qu’on se désintéresse du sort de ces braves gens, jusqu’au moment où le fou du village prend son fusil et commence à massacrer tout le monde, pour se venger des abus qu’il a subi dans son enfance. Ce n’est pas totalement nul, il y a même de bonnes scènes d’atmosphère et l’enquête du prêtre qui retrouve ces fameux « témoins » tout au long de l’Histoire, sur des œuvres d’art, est assez prenante. Mais le scénario ne tient pas vraiment debout, accumule les aberrations (la scène érotique entre Ricci et Ioan Gruffudd qui n’a aucun sens, à la réflexion) et les redites. Reste que Ricci est très mignonne, charnelle et étrange, et qu’il est toujours intéressant de la voir évoluer à l’écran. Autour d’elle, de bons acteurs comme Stephen Dillane ou Kerry Fox qui n’ont hélas, rien de passionnant à faire jusqu’à la toute fin. « LES TÉMOINS » étire un pitch trop succinct pendant presque 100 minutes et quand arrive le dénouement, rares seront ceux qui ne l’auront pas vu venir des kilomètres à l’avance. Pas indispensable donc, mais à éventuellement tenter un jour de disette.

TÉMOINS

CHRISTINA RICCI, ROBERT HARDY, STEPHEN DILLANE ET IOAN GRUFFUDD

 

TERRY JONES : R.I.P.

TJONES

TERRY JONES (1942-2020), ACTEUR, AUTEUR ET MUSICIEN, FONDATEUR DES « MONTY PYTHON », TRÈS POPULAIRE EN ANGLETERRE

 
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Publié par le 22 janvier 2020 dans CARNET NOIR, CINÉMA ANGLAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, RICHARD !

LESTER

RICHARD LESTER, RÉALISATEUR AMÉRICAIN QUI FIT CARRIÈRE EN ANGLETERRE, ÉCLECTIQUE, INÉGAL, IL SIGNA UN CHEF-D’ŒUVRE : « LA ROSE ET LA FLÈCHE »

 
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Publié par le 19 janvier 2020 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« KEEPERS » (2018)

KEEPERS.jpg« KEEPERS », également connu sous le titre « THE VANISHING » est un film inspiré de faits réels et réalisé par Kristoffer Nyholm.

Situé en Écosse en 1900, sur une île isolée, le scénario met en scène trois gardiens de phare : Peter Mullan, vétéran veuf et hanté par ses péchés, Gerard Butler gentil géant et père de famille et le novice Connor Swindells, débutant dans le métier. Ce presque huis clos âpre et rugueux dégénère à la suite d’une tempête et la découverte d’un marin échoué et d’un coffre plein de lingots d’or. Les hommes étant ce qu’ils sont, l’ambiance change du tout au tout et évoque bientôt une sorte de « TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE » relocalisé sous un vent glacial. Ces individus frustes mais honnêtes vont se transformer en assassins, perdre la raison et foncer droit vers l’autodestruction. C’est un film très sombre, sans un seul moment de répit, un drame théâtral sur la nature humaine, porté par deux immenses comédiens : d’abord Butler, qu’on n’a jamais vu meilleur, franchement impressionnant dans la partie où il cède progressivement à la folie. Mullan, un des meilleurs comédiens anglais, est magistral d’autorité et de fêlures béantes. Leurs face à face sont brutaux, incertains, passionnants. Malgré une certaine monotonie inhérente au sujet même, « KEEPERS » est sauvé de l’ennui par quelques séquences d’une tension inouïe, comme celles impliquant les marins norvégiens venus chercher leur magot. Les éruptions de violence sont choquantes et la bascule de Butler est parfaitement compréhensible.

Œuvre forte, sans concession ni au spectaculaire, ni à l’ombre d’un début d’optimisme, « KEEPERS » laisse scotché sur son siège, les yeux rivés à ces hommes perdus, qui se débattent dans un cauchemar suffocant dont l’enjeu n’est même pas l’or, mais la dignité.

KEEPERS2

PETER MULLAN ET GERARD BUTLER

 

MARIE DEVEREUX : R.I.P.

DEVEREUX

MARIE DEVEREUX (1940-2020), PIN-UP CONNUE POUR SES PHOTOS DE NU, ELLE TOURNA UNE VINGTAINE DE FILMS, DEUX AVEC SAM FULLER.

 
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Publié par le 13 janvier 2020 dans CARNET NOIR, CINÉMA ANGLAIS

 

« LA PLAGE » (2000)

PLAGEInspiré du roman d’Alex Garland, « LA PLAGE » de Danny Boyle fit beaucoup parler de lui à sa sortie. Qu’en reste-t-il 20 ans plus tard ? Un plutôt bon film, au message qui prend encore plus de sens aujourd’hui, et qui hélas, se délite dans sa seconde moitié et souffre de ruptures de ton trop abruptes.

Sous ses allures de fable baba-cool, d’utopie post-hippie, le film ne raconte au fond qu’une seule chose : il est impossible de créer et de vivre dans un paradis sur terre, pour la bonne raison que la seule présence humaine finira, à plus ou moins brève échéance, par transformer ce paradis en enfer. Alors qu’une communauté de « voyageurs » s’est installée sur une île complètement isolée en Thaïlande, en bonne intelligence avec des narcotrafiquants locaux qui ont établi certaines règles, l’arrivée d’un trio de jeunes touristes, un Américain (Leonardo DiCaprio) et un couple de Français (Virginie Ledoyen et Guillaume Canet) va entrouvrir la boîte de Pandore et changer cet endroit idéal en un cauchemar de haine, de violence et de rancœurs. Un sujet amer mais lucide, qui renvoie tout le monde dos-à-dos, y compris la fondatrice Tilda Swinton, capable des pires infamies pour préserver l’équilibre de « la plage ». C’est indéniablement intéressant, cela donne même à réfléchir, mais Danny Boyle étant ce qu’il est, il ne peut s’empêcher de surcharger sa réalisation d’effets voyants et inutiles, se perd dans une séquence ridicule de jeux vidéo et laisse parfois DiCaprio – pourtant excellent globalement – faire n’importe quoi. Dans un casting homogène, se détache Robert Carlyle dans un rôle petit mais essentiel qui hante tout le film, même s’il meurt au début.

« LA PLAGE » aurait pu être un grand film philosophique, ça ne l’est pas tout à fait. Il traîne en longueur, ellipse des moments qu’on aurait aimé voir et ne parvient pas à donner chair à la plupart des personnages. Mais le voyage vaut tout de même la peine. L’homme est-il vraiment le cancer, le parasite qui n’apporte que haine et destruction, décrit par Carlyle dans son délire ? À deux décennies de distance, on peut raisonnablement répondre par l’affirmative.

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LEONARDO DI CAPRIO ET TILDA SWINTON

 

HAPPY BIRTHDAY, JULIA !

ORMOND

JULIA ORMOND, DE « LÉGENDES D’AUTOMNE » À « SURVEILLANCE », UN PARCOURS INTÉRESSANT POUR CETTE BELLE ACTRICE ANGLAISE SOUS-ESTIMÉE

 
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Publié par le 4 janvier 2020 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS