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Archives de Catégorie: CINÉMA INTERNATIONAL

HAPPY BIRTHDAY, JULES !

DASSIN

JULES DASSIN (1911-2008), MAÎTRE DU FILM NOIR U.S. EXILÉ EN EUROPE PAR LE MACCARTHISME. FIN DE CARRIÈRE TRÈS INÉGALE.

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Publié par le 18 décembre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

HAPPY BIRTHDAY, TATSUYA !

NAKADAI

TATSUYA NAKADAI A 86 ANS ! IL EN EST À SON 159ème FILM ET IL TRAVAILLE TOUJOURS. UN HOMME ET UN PARCOURS IMPRESSIONNANTS.

 
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Publié par le 13 décembre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« LA PROMESSE » (2016)

Situé à l’aube de la WW1, « LA PROMESSE » de Terry George retrace le génocide arménien de façon très lisible et frontale, sans exagérer les aspects mélodramatiques, ni se transformer en cours d’Histoire fastidieux. Le scénario, bâti autour d’un triangle amoureux, rappelle celui de « DOCTEUR JIVAGO », transposé dans cette terrible période.PROMISE

Le film doit beaucoup à Oscar Isaac, qu’on suit depuis son petit village jusqu’à Constantinople où il poursuit des études de médecine. Pris dans la tourmente de la guerre, il tombe amoureux de la très mignonne et lumineuse Charlotte Le Bon, fiancée à Christian Bale, reporter américain tête brûlée, seul à couvrir les événements tragiques du massacre du peuple d’Arménie.

Cela dure plus de deux heures, la réalisation est efficace mais effacée, à l’inverse de ce qu’aurait fait un David Lean. On s’identifie instantanément au personnage de ‘Mikael’ grâce au jeu fiévreux mais contenu du décidément toujours parfait Isaac. « LA PROMESSE » parvient à faire comprendre les rouages politiques, les forces en présence, à montrer l’horreur du massacre sans céder à la violence excessive. C’est peut-être parfois un peu trop « sage » et raisonnable. Quelques images-choc auraient sans doute généré de salutaires électrochocs. Mais des séquences comme l’éradication du village ou la fuite sur le navire français sont très fortes et bien conçues. Dans un cast sans défaut, on retiendra Shohreh Aghdashloo, émouvante en mère-courage, Angela Sarafyan en épouse malchanceuse et même Jean Reno barbu dans une fugitive apparition en capitaine magnanime.

Pas un chef-d’œuvre cinématographique, c’est certain, mais un film ample, sérieux, esthétiquement soigné sans ostentation, à voir pour s’instruire et pour la belle performance de son acteur principal.

 

« DEVIL’S GATE » (2017)

Un film comme « DEVIL’S GATE » oblige à se poser des questions sur la différence entre un navet et un nanar. Le nanar, quel que soit son stade de nullité avancée, garde toujours quelque chose de sympathique voire de distrayant qui incite à l’indulgence. Le navet est un gâchis de pellicule et de temps.DEVIL.jpg

Inutile de dire que la production canadienne « DEVIL’S GATE » fait partie de la seconde catégorie. Cela démarre en enquête sur un serial killer, avec un agent du FBI (Amanda Schull, clone de Naomi Watts, le talent en moins) débarquant dans la cambrousse, puis le scénario dévie progressivement vers une abracadabrante histoire d’aliens désireux d’envahir la terre, tout en restant planqués aux alentours d’une ferme depuis des générations (sic !) afin de procréer tranquillement. Plus cela avance, plus c’est aberrant et grotesque. Et comme le casting est vraiment bas-de-gamme, le dialogue honteux, il n’y a rien pour éviter la chute du film dans les abysses de la série Z.

Que sauver là-dedans ? Car, normalement, il y a toujours quelque chose à sauver. Disons que les extra-terrestres ne sont pas trop mal conçus, que la photo a quelques bons moments, mais c’est vraiment aller chercher la petite bête. « DEVIL’S GATE » est une espèce de bouillie à base de « X-FILES » et « RENCONTRE DU TROISIÈME TYPE », atrocement mal réalisée et écrite. À noter que l’acteur Milo Ventimiglia – que ce soit délibéré ou non – prend des accents et des mimiques de Sylvester Stallone dès qu’il se met en colère. À tout prendre, on aurait préféré le vrai.

 

GEOFF MURPHY : R.I.P.

MURPHY

GEOFF MURPHY (1946-2018), RÉALISATEUR NÉOZÉLANDAIS, IL N’A PAS TENU LES PROMESSES DE SON « UTU » EN PARTANT POUR HOLLYWOOD.

 
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Publié par le 4 décembre 2018 dans CARNET NOIR, CINÉMA INTERNATIONAL

 

SAMUEL HADIDA : R.I.P.

HADIDA

SAMUEL HADIDA (1953-2018), DISTRIBUTEUR ET PRODUCTEUR FRANÇAIS À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE CONSACRÉE AU CINÉMA POPULAIRE.

 

« BRAVEN » (2018)

Production canadienne réalisée par l’ex-régleur de cascades Lin Oeding, « BRAVEN » renoue avec les films d’action des seventies, c’est-à-dire un scénario simple et linéaire, des enjeux clairement tracés et des séquences d’action savamment dispatchées sur la (courte) durée.BRAVEN

Véhicule pour Jason Momoa dans un de ses rares rôles « normaux », le film confronte le patron d’une scierie père de famille à une bande de narcotrafiquants dirigée par le toujours inquiétant Garret Dillahunt. Les bad guys veulent récupérer un chargement de coke que notre héros détient – à son insu – dans sa cabane dans les bois. On pense à « MISTER MAJESTYK », à « CLIFFHANGER » et à pas mal d’autres séries B efficaces. De fait, « BRAVEN » ne démérite pas. On s’attache rapidement au costaud Momoa et à sa petite famille, on apprécie l’idée qu’il a pour allié son père atteint d’Alzheimer (Stephen Lang) et on pense à Peckinpah (« OSTERMAN WEEK-END ») quand sa femme (Jill Wagner) prend son arc et ses flèches pour prendre part à l’action.

Tout cela est très professionnellement filmé, honnêtement dialogué, les scènes de fusillades durent exactement le temps qu’il faut et on n’a guère le temps de s’ennuyer. Petit bémol pour la fin, cavalièrement expédiée et laissant sur une sensation d’inachevé.

À voir donc, ce sympathique « BRAVEN » qui inscrit Jason Momoa dans la lignée des Mr. Muscles, à la suite de Jason Statham et Dwayne Johnson, eux-mêmes successeurs de Scharzenegger et Stallone, eux-mêmes héritiers de… etc. etc.