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Archives de Catégorie: CINÉMA ITALIEN

HAPPY BIRTHDAY, MARIO !

MONICELLI

MARIO MONICELLI (1915-2010), UN DES PLUS GRANDS RÉALISATEURS DE L’ÂGE D’OR DU CINÉMA ITALIEN ET UN REGISTRE QUI FORCE LE RESPECT.

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Publié par le 16 mai 2019 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« SUBURRA – LA SÉRIE » : saisons 1 & 2 (2017-2019)

Deux ans après « SUBURRA », le superbe long-métrage de Stefano Sollima, Netflix produit « SUBURRA – LA SÉRIE », une variation sur le même thème en dix épisodes. On retrouve certains comédiens du film qui portent les mêmes noms, mais les cartes sont redistribuées et la série n’est au bout du compte, ni une suite, ni une prequel. C’est une autre histoire avec certains éléments communs avec l’originale.SUBURRA

L’action se situe à Rome et à Ostie et on pense évidemment à Romulus et Remus, même si les « frères » sont trois, que l’un est l’héritier d’un empire du crime (Alessandro Borgi), l’autre d’un clan gitan (Giacomo Ferrara) et le dernier un fils de flic (Eduardo Valdarnini). Rejetés par leur milieu, ils vont former une improbable association pour lutter contre le « Samouraï » (Francesco Acquaroli), omniprésent tireur de ficelles affilié à la mafia sicilienne. Ceci, c’est la trame, mais ce n’est pas tout. Les personnages grouillent, les intrigues s’entremêlent, et la série se teinte fréquemment de tragédie antique. Les fils tuent les pères, les anciens dévorent les jeunes… Le scénario, d’une richesse inouïe, implique l’Église, la politique, les guerres de gangs, dans un ballet de corruption sans fin. Chaque épisode démarre avec un pré-générique qui est (sera) le « climax » et redémarre avec les mots « LA VEILLE » inscrit sur l’écran. Cela sert de teaser très efficace et renforce la sensation d’inéluctable. On pense bien sûr, à la formidable série « GOMORRA » dont « SUBURRA » est une jumelle tout aussi imposante et addictive. Et on se dit qu’il n’est pas impossible qu’on assiste, par des chemins détournés, à une sorte de résurrection du cinéma italien. Cette première saison est, quoi qu’il en soit, une magnifique réussite.

Diffusée deux ans après, la seconde saison se passe quelques semaines seulement après la précédente. On retrouve les protagonistes physiquement changés, mais englués dans les mêmes problématiques de pouvoir, de haine et de vengeance. Certains prennent une importance capitale, comme Filippo Nigro, politicien idéaliste de gauche qui glisse vers l’extrême droite, oublie ses idéaux et se transforme en monstre de duplicité. « Spadino », le Gitan, monte en puissance aux côtés de son épouse ambitieuse, « Lele », le jeune ripou est submergé par la corruption et ne tient pas la distance. Quant à Aureliano, il prend une dimension tragique dans son isolement. Donc, tout va pour le mieux et la série demeure passionnante. Du moins jusqu’aux derniers épisodes qui voient l’écriture se relâcher sensiblement. L’invulnérabilité du « Samouraï » (Francesco Acquaroli, vraiment formidable), systématique et caricaturale, atténue le suspense. Toutes ses apparitions se font sur le même schéma et deviennent redondantes. Les coïncidences énormes s’accumulent (on dirait parfois que Rome est un patelin minuscule où tout le monde ne cesse de se croiser) et certaines situations sont totalement invraisemblables (le rôle de la jeune fliquette tellement mal conçu).SUBURRA2

Sur huit épisodes, au lieu des dix de la 1ère, cette saison maintient un bon niveau avant de s’affaisser sur la fin. Cela reste de la très bonne télévision, mais croisons les doigts pour que la prochaine saison retrouve la rigueur et le sens du tragique de la première, car on sent que la pente est savonneuse.

 

HAPPY BIRTHDAY, STEFANO !

SOLLIMA

STEFANO SOLLIMA, RÉALISATEUR COMME SON PÈRE SERGIO, UNE CARRIÈRE DÉJÀ IMPOSANTE, UN TALENT ÉVIDENT. À SUIVRE…

 
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Publié par le 4 mai 2019 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« A.C.A.B. – ALL COPS ARE BASTARDS » (2012)

ACAB« A.C.A.B. – ALL COPS ARE BASTARDS » est le premier long-métrage de l’excellent Stafano Sollima, qui avait fait ses armes à la télévision. C’est l’histoire d’une escouade de la police romaine anti-émeutes, haïe de tous, et de ses membres, des flics soudés, perturbés, incapables de gérer leur vie quotidienne et familiale et succombant parfois à la tentation de la violence aveugle et de la vengeance personnelle.

Admirablement réalisé, monté et photographié, « A.C.A.B. » parvient, au-delà de l’anecdote, à brosser un portrait saisissant de l’Italie contemporaine, avec la montée des extrêmes. C’est surtout une tentative de comprendre comment le pays en est arrivé là, et la facilité avec laquelle la haine ordinaire, le racisme prennent le dessus. Comme dans les grands films politiques des années 70, on est sans cesse tiraillé entre l’indignation, le dégoût et le découragement. Impossible de prendre parti pour quiconque : tout le monde a raison et tout le monde a tort. Et c’est cette ambivalence, cette balance permanente des points-de-vue qui en font un grand film, puissant, honnête et inclassable. La distribution est largement au niveau du scénario : Pierfrancesco Favino est exceptionnel en vétéran contenant sa rage et sa frustration jusqu’au point de rupture, Filippo Nigro remarquable en flic perdant peu à peu le contrôle de lui-même, Domenico Diele campe le personnage le plus complexe, le plus humain, qui refuse de céder à ses démons et ira jusqu’à la trahison. C’est vraiment un film à prendre à bras-le-corps, sans a priori, sans parti-pris, en sachant qu’il ébranlera certaines certitudes et fera très probablement considérer les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre très différemment à l’avenir. La dernière séquence – à couper le souffle tant elle est tendue – semble sortie tout droit d’un film de John Carpenter.

Sans faire de procès d’intention, on se demande ce que donnerait un film français prenant pour héros une équipe de CRS pendant la crise des Gilets Jaunes, par exemple…

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PIERFRANCESCO FAVINO, MARCO GIALLINI, FILIPPO NIGRO ET DOMENICO DIELE

 

HAPPY BIRTHDAY, GIORGIO !

MORODER

GIORGIO MORODER, PRODUCTEUR ET COMPOSITEUR ITALIEN À LA FILMOGRAPHIE PEU FOURNIE, MAIS QUI MARQUA PROFONDÉMENT LES ANNÉES 80.

 
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Publié par le 26 avril 2019 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

HAPPY BIRTHDAY, UMBERTO !

ORSINI

UMBERTO ORSINI, DISCRET MAIS REMARQUABLE ACTEUR DES ANNÉES 70, VU CHEZ VISCONTI, SAUTET OU SERGIO SOLLIMA.. TOUJOURS PARFAIT.

 
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Publié par le 2 avril 2019 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

BLUE DOLLARS…

PIU

SORTIE U.S. EN BLU-RAY D’UNE RÉÉDITION « DÉFINITIVE » DU SECOND WESTERN DE SERGIO LEONE DANS TOUTE SA SPLENDEUR.