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Archives de Catégorie: CINÉMA ITALIEN

HAPPY BIRTHDAY, VITTORIO !

STORARO

VITTORIO STORARO, UN DES GRANDS CHEFS-OPÉRATEURS DE L’HISTOIRE DU CINÉMA, FRÉQUENT COLLABORATEUR DE BERTOLUCCI.

 
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Publié par le 24 juin 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« SQUADRA CRIMINALE » : saison 1 (2015)

SQUADRA« SQUADRA CRIMINALE » est le titre français (sic !) de la série italienne « NON UCCIDERE » (litt. : « NE PAS TUER »), créée par Claudio Corbucci.

Située à Turin, au sein de la Brigade Criminelle, la 1ère saison se compose de six enquêtes dispatchées en douze épisodes. Les meurtres permettent de connaître toutes sortes de milieux, ils ne concernent que des citoyens « normaux », jamais des gangsters ou des psychopathes. Rien de très original, si ce n’est la personnalité de l’héroïne, incarnée par Miriam Leone, jeune femme introvertie et asociale, abrupte, dépourvue d’humour, mais dont l’apparente dureté dissimule un terrible traumatisme d’enfance et une compassion démesurée pour les victimes, voire les suspects. Idéalement castée, la belle comédienne tient la série sur les épaules.

Intéressante, parfois poignante, « SQUADRA CRIMINALE » n’est pas exempte de défauts : une image monochrome et sans contraste qui fatigue l’œil, des scénarios parfois déséquilibrés où la vie personnelle de ‘Valeria Ferro’ s’avère plus intéressante que l’enquête elle-même et une sensation irritante de répétition (le commissaire et amant de Valeria, constamment en désaccord avec elle, alors qu’elle résout systématiquement toutes les affaires).

La vraie charpente de la série sont les relations orageuses entre l’héroïne et sa mère, magnifique Monica Guerritore échappée d’une tragédie antique, sortie de prison après 17 ans pour avoir assassiné son mari, et qui porte son lot de secrets et de non-dits. Les face-à-face entre les deux actrices, également sobres, investies, sont vraiment extraordinaires de réalisme et d’émotion rentrée. Bien sûr, toutes les enquêtes ne sont pas du même niveau, certaines sont même franchement mal fichues et les rares séquences d’action sont très moyennement filmées, mais « SQUADRA CRIMINALE » séduit malgré tout par sa rigueur, sa sensibilité et, nous l’avons dit, pour le charisme de Miriam Leone qui crève littéralement l’écran.

SQUADRA2

MIRIAM LEONE ET MONICA GUERRITORE

À noter que le coffret DVD sorti en France indique qu’il contient les saisons 1 & 2, alors qu’il ne propose que les douze épisodes de la première saison.

 

HAPPY BIRTHDAY, GASTONE !

MOSCHIN

GASTONE MOSCHIN, ‘TOUGH GUY’ DES ANNÉES 70 ET 80, MÉMORABLE EN CHEF DE LA « MAIN NOIRE » DANS « LE PARRAIN – DEUXIÈME PARTIE ».

 
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Publié par le 8 juin 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

HAPPY BIRTHDAY, ALIDA !

VALLI

ALIDA VALLI (1921-2006), BELLE ACTRICE DONT LA CARRIÈRE COUVRE SEPT DÉCENNIES ! INOUBLIABLE DANS « SENSO » DE VISCONTI.

 
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Publié par le 31 mai 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

HAPPY BIRTHDAY, CLAUDIA !

CARDINALE

CLAUDIA CARDINALE, DE FELLINI À HERZOG EN PASSANT PAR VISCONTI, BROOKS OU LEONE UNE FABULEUSE CARRIÈRE DE 120 FILMS.

 

AMELIO « MEMÈ » PERLINI : R.I.P.

PERLINI

AMELIO « MEMÈ » PERLINI (1947-2017), ACTEUR COMIQUE POPULAIRE EN ITALIE, APERÇU AU CINÉMA CHEZ SERGIO LEONE.

 
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Publié par le 6 avril 2017 dans CARNET NOIR, CINÉMA ITALIEN

 

« LA DOLCE VITA » (1960)

dolce2« LA DOLCE VITA » (le titre français « LA DOUCEUR DE VIVRE » n’est pratiquement jamais utilisé) est une œuvre de transition dans la carrière de Federico Fellini, entre les films intimistes de ses débuts et son cinéma en roue-libre dont on devine ici les prémices.

Dans la Rome décadente des années 60, le film suit quelques jours de la vie de Marcello Mastroianni, écrivain raté et journaliste mondain balloté par les événements, qui se traîne de soirées lugubres en balades nocturnes et alcoolisées, jusqu’à l’hébétude. On ne se souvient généralement que de la première partie, celle où Anita Ekberg starlette américaine en goguette, se baigne dans la fontaine de Trévise. Mais ce n’est en fait qu’une petite parcelle de ce scénario bâti en longs tableaux de plus en plus mortifères et désespérants et qui forme une mosaïque de presque trois heures.

De rencontre en rencontre, on voit Marcello se déliter complètement, lâcher prise, pour devenir ce qu’il est fondamentalement : un bouffon pathétique, un pique-assiette sans talent, un de ces « fantômes » errants au petit matin dans les allées d’un château décati, ou sur une plage où s’échouent les monstres marins. Et sans doute les rêves et les illusions… Le dernier regard regard échangé entre un Marcello trop fardé, grotesque et une pure jeune fille au sourire d’ange, est d’une incroyable portée émotionnelle.

Très lent, « LA DOLCE VITA » n’est pas le film festif promis par le titre. C’est le portrait sans fard d’une société-spectacle en décrépitude, qui n’a aujourd’hui rien perdu de son acuité, bien au contraire. La BO de Nino Rota enrobe les images, créant une ambiance à la fois clownesque et triste. À l’image de son antihéros à la dérive. Autour d’un Mastroianni magistral de justesse et de sobriété, Yvonne Furneaux est excellente dans le rôle de sa fiancée névrosée, Annibale Ninchi superbe en père aussi pitoyable que son fils, Alain Cuny crée un personnage puissamment inquiétant sous ses airs d’homme du monde et bon père de famille. On reconnaît aussi Anouk Aimée, Magali Noël, l’ex-Tarzan Lex Barker en has-been U.S. venu s’abimer, comme tant d’autres, à Cinecitta.

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MARCELLO MASTROIANNI, ANITA EKBERG ET YVONNE FURNEAUX

Loin de se résumer à quelques clichés mythiques ancrés dans l’inconscient collectif (« Marcello ! Marcello ! »), « LA DOLCE VITA » est un instantané cruel d’une époque, qui laisse un arrière-goût un peu écœurant. À ne surtout pas voir un soir de cafard !