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Archives de Catégorie: LA LÉGENDE DE CHARLEY

LES TEMPS DIFFICILES…

HARD BRExcellente nouvelle pour les bronsonophiles anglophones ! Les éditions britanniques « EUREKA ! » viennent de sortir dans leur collection « Masters of Cinema », « LE BAGARREUR », le premier et meilleur film de Walter Hill en double édition Blu-ray/DVD.

Outre une magnifique remastérisation 4K qui enterre définitivement le pâle transfert U.S. sorti chez Twilight Time il y a déjà quelque temps, le film est accompagné d’intéressants suppléments comme des interviews récentes de Walter Hill, du producteur Larry Gordon et du musicien Barry De Vorzon.

À noter que le petit livret glissé dans le boitier contient un long article détaillé de la grande et respectée critique Pauline Kael, paru en 1975 dans le « New Yorker », parlant avec un enthousiasme inattendu du film, mais aussi du travail et de la personnalité à l’écran de Charles Bronson qu’elle détaille avec pertinence. Ce qui prouve, qu’à un moment donné de son parcours, Charley n’a pas réellement été rejeté par l’intelligentsia, mais s’est coupé lui-même d’une belle carrière potentielle par ses mauvais choix.

Ainsi, de ressorties en rééditions, « LE BAGARREUR » considéré depuis longtemps par les aficionados comme un des deux ou trois meilleurs films de Bronson, est-il en train de consolider son statut de « cult-movie ».

Étrangement, le film récupère pour l’occasion son titre original américain, alors qu’il était sorti en Grande-Bretagne sous son titre de tournage : « THE STREETFIGHTER ».HARD BR2

 

BRIGADE ANTI-ENLÈVEMENT !

Les jaquettes/escroqueries se faisant de plus en plus rares, « BDW2 » est heureux et fier de vous présenter aujourd’hui un fleuron venu d’Espagne, généralement peu prodigue en la matière.BRIGADA

« BRIGADE ANTI-ENLÈVEMENT » s’annonce donc comme un thriller particulièrement brûlant : sur fond de ciel en flammes, un avion de ligne dont le cockpit a lui-même pris feu, semble en grande difficulté. Au premier plan, les stars du blockbuster : Charles Bronson, clope au bec, en costume-cravate, doit probablement jouer le flic chargé de stopper les kidnappeurs (il doit forcément y en avoir, si on se réfère au titre), à l’arrière-plan, Peter Finch étrangement juvénile, porte une chemise militaire.

En fait en creusant un peu, on s’aperçoit qu’il n’y a pas d’avion en flammes, pas de flic, aucune brigade anti-enlèvement, c’est juste une édition DVD de plus du téléfilm « RAID SUR ENTEBBE » (1976) d’Irvin Kerschner, relatant des faits réels de terrorisme survenus en Ouganda. Bronson jouait effectivement dans ce film, mais dans un rôle relativement secondaire de général israélien, sans clope ni costume-cravate (la photo granuleuse à souhait est tirée du « PASSAGER DE LA PLUIE ») et Finch, beaucoup plus âgé, y faisait sa dernière apparition à l’écran en ministre.

 
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Publié par le 15 juin 2017 dans ARNAQUES !, LA LÉGENDE DE CHARLEY

 

LE CERCLE BLEU…

STONE BR

SORTIE FIN MAI EN ANGLETERRE DU « CERCLE NOIR » EN BLU-RAY, UN POLAR HARD BOILED ESTAMPILLÉ SEVENTIES AVEC BRONSON EN FLIC.

 

QUAND LOLA RENCONTRE CHARLEY…

CB LOLA

« THE WOMAN WHO WANTED TO LIVE »

Dernier petit hommage de « BDW2 » à la très belle et remarquable comédienne Lola Albright, récemment décédée à l’âge de 92 ans.

Elle fut, en 1962, et à quelques semaines d’intervalle, deux fois la partenaire de notre mascotte Charley Bronson. Deux comédiens de la même génération (il avait trois ans de plus qu’elle), dégageant le même genre d’énergie à l’image. Un duo qui fonctionna magnifiquement dans « THE WOMAN WHO WANTED TO LIVE », épisode de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », où Lola, prise en otage par le tueur Bronson, finissait par l’abattre à bout-portant dans son lit de motel ! Ils ne firent hélas, que se croiser dans « UN DIRECT AU CŒUR », véhicule pour Elvis Presley où ils partagèrent une petite scène au début du film. Leur bref face-à-face de 26 minutes dans le mini film noir de TV restera donc leur unique opportunité de jouer ensemble, au grand regret de leurs admirateurs. Quel couple de cinéma ils auraient formé !

CB LOLA2

« UN DIRECT AU COEUR »

 

« LA FAMILLE » !

Pour bien démarrer la semaine, rien de tel qu’une affreuse petite jaquette de VHS antédiluvienne, exhumée par « BDW2 » dans sa quête incessante de la plus horrible illustration du monde. Celle-ci ne l’est sans doute pas, mais elle vaut tout de même le détour.VHS CITÉ

Le film, « CITÉ DE LA VIOLENCE », copro franco-italienne de 1970, sortit d’abord aux U.S.A. sous le titre normalement traduit par « VIOLENT CITY ». Mais il y eut le triomphe commercial du « PARRAIN » et les films sur la mafia étaient subitement à la mode. Aussi, cette même année 1972, les distributeurs ressortirent-ils le film de Sergio Sollima sous le titre « LA FAMILLE » ! Et sur cette splendide jaquette vidéo, on notera une non moins magnifique ‘tagline’ : « On lui a fait une offre qu’il ne pouvait pas refuser… Mais il l’a refusée ». Que dire ? On frise l’extase !

Quant à l’illustration elle-même, c’est une peinture à dominante marron, montrant Charles Bronson brandissant une arme (même si son bras semble appartenir à quelqu’un d’autre !) et entouré de cercles qui semblent être des viseurs de fusils à lunette. Sobre, efficace, imparable.

 

QUAND MIKE RENCONTRE CHARLEY…

En hommage à Krekor Ohanian, plus connu sous le pseudonyme de ‘Mike Connors’, qui vient de nous quitter à l’âge de 91 ans, « BDW2 » ne reculant devant aucun sacrifice a déniché une image de son unique rencontre avec notre mascotte bien-aimée, Charley Bronson.

L’événement s’est produit en l’an de grâce 1956, devant la caméra de William A. Seiter, pour le tournage de « HAVE CAMERA, WILL TRAVEL », le pilote d’une série comique qui ne vit d’ailleurs jamais le jour.

mike-charley

CHARLES BRONSON, PAUL GILBERT ET MIKE CONNORS

« Touch » Connors (ainsi qu’il était crédité au générique) et Paul Gilbert jouaient deux journalistes incompétents et trouillards, pris en otages par Charley, un tueur à peine évadé du pénitencier.

Dans cette séquence, nos deux comiques concoctent un ragoût destiné à empoisonner Bronson, mais celui-ci n’est pas tombé de la dernière pluie et les oblige à goûter d’abord.

Après cet immortel chef-d’œuvre, Connors et Bronson se croiseront à nouveau trente ans plus tard, à l’occasion de la cérémonie des cent ans d’Hollywood.

 

LE RETOUR DE L’IMMONDE…

L’hiver s’installant, il fallait bien une jaquette particulièrement immonde pour réchauffer le cœur des visiteurs de « BDW2 » en ce week-end. Cette rubrique regorge déjà de chefs-d’œuvre, concentrés pour la plupart sur les films de notre mascotte Charley Bronson, mais depuis quelque temps, ils se font rares.dw5-jaquette

Aussi, devons-nous dûment fêter celle-ci : ce n’est pas une arnaque à proprement parler, puisqu’elle propose une illustration à partir d’images provenant RÉELLEMENT du film contenu dans le boîtier (c’est suffisamment rare pour le noter). Mais en revanche, elle atteint des cimes dans l’abomination esthétique qui la placent instantanément au panthéon des horreurs de la jaquette DVD.

« DEATH WISH 5 » (bon, d’accord, il n’y a pas grand-chose à vendre dans ce film-là !) est donc représenté par une page blanche sur laquelle on distingue vaguement un gros visage mal détouré, à peine identifiable hormis la moustache, flottant dans l’espace. Au-dessous, un lettrage peu lisible nous indique l’œuvre aussi magnifiquement mise en valeur et encore au-dessous, quatre petites photos – dont trois représentent des flammes et/ou des explosions et la dernière est en noir & blanc – à la limite de l’abstraction.

Et cerise sur le gâteau : de vilains petits impacts de balles mal placés, parachèvent ce bijou à l’impact visuel sans égal. Du grand art…

 
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Publié par le 15 janvier 2017 dans ARNAQUES !, LA LÉGENDE DE CHARLEY