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Archives de Catégorie: LES FILMS DE BARBARA STANWYCK

« SAINT-LOUIS BLUES » (1936)

BANJO

BARBARA STANWYCK

Quel drôle d’objet que ce « SAINT-LOUIS BLUES » ! Pour commencer à le décrire, on pourrait éventuellement dire que c’est une sorte de « pagnolade » revue et corrigée par les comics du style « POGO » ou « LIL’ ABNER » se passant dans le vieux Sud et dans l’univers pittoresque des ploucs illettrés du Mississipi.BANJO3

Il faut s’accrocher un peu au début, tant le rythme est déconcertant, les acteurs en sur-cabotinage et le scénario flottant. Mais peu à peu, et sans qu’on s’en rende compte, on finit par s’attacher à ces sympathiques abrutis, on se réjouit des jolis numéros musicaux qui émaillent l’action (dont un chant de dockers noirs de New Orleans absolument magnifique) et on renonce à tout esprit critique. Il faut dire que la photo, souvent en clair-obscur est très belle, que les décors sont évocateurs et que Barbara Stanwyck a rarement été plus charmante que dans ce rôle de jeune mariée au caractère de cochon. On peut la voir chanter et danser avec grâce et son interaction avec des partenaires est réjouissante : Joel McCrea est amusant en grand couillon au poing leste, Buddy Ebsen très drôle en « rat des marais » jovial, Katherine DeMille joue une « bad girl » plantureuse avec verve. Mais ils sont tous éclipsés par l’ahurissant numéro de Walter Brennan qui, à 42 ans, joue un papy édenté et musicien, se baladant partout avec son matériel d’homme-orchestre. Brennan n’a jamais été un modèle de sobriété, mais là il repousse ses limites ! Et ça vaut le coup d’œil.

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WALTER BRENNAN ET KATHERINE DeMILLE

Un authentique OVNI donc, que ce « SAINT-LOUIS BLUES », mais que la bonne humeur et l’entrain de comédiens finissent par rendre hautement sympathique et distrayant. À tenter…

 

JOURNÉE DE LA FEMME…

JOURNÉE FEMMES

4 LÉGENDES DES ANNÉES 40 ET 50 POUR LA JOURNÉE DE LA FEMME : BARBARA STANWYCK, ANN SHERIDAN, ELEANOR PARKER ET JOAN BENNETT.

 

« CELUI QUI N’EXISTAIT PAS » (1964)

BARBARA STANWYCK

BARBARA STANWYCK

Signé du pittoresque William Castle, « CELUI QUI N’EXISTAIT PAS » possède deux attraits pour le cinéphile : un scénario signé Robert Bloch, l’auteur de « PSYCHOSE » quatre ans plus tôt et la réunion après 25 ans de Barbara Stanwyck et Robert Taylor qui furent mariés à la ville et qui tournèrent trois films – dont celui-ci – ensemble.CELUI2

Il s’agit d’une fausse ‘ghost story’ qui est en fait une machination « diabolique » (ou qui se voudrait telle) pour rendre folle une riche veuve et lui piquer son argent. Non, ce n’est pas un « spoiler » : la solution de l’énigme est lisible dès les premières séquences sans être un grand spécialiste. Vu le manque de surprise de l’histoire, le film paraît donc un brin longuet (bon d’accord, TRÈS longuet !) et pourrait tout à fait tenir dans les 26 minutes de séries comme « THRILLER » ou « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE ».

Qu’y a-t-il donc à mettre à son actif, alors ? Une certaine ambiance irréelle accentuée par les décors fauchés et factices, un mariage délirant dans une chapelle avec des mannequins de cire pour témoins, les apparitions du défunt mari aux yeux d’aveugle. Et puis tout de même, la grande Barbara qui à 57 ans est toujours crédible en jeune première en péril. Elle révèle même un sacré coffre quand elle se met à jouer les « scream queens » en s’arrachant les cheveux dans les scènes de terreur. À ses côtés, Taylor se contente galamment de jouer les faire-valoir avec un air distant et ironique.

Porté par une BO répétitive et obsessionnelle de Vic Mizzy, truffé d’effets de montage désuets et amusants et de coups de théâtre prévisibles des heures à l’avance, « CELUI QUI N’EXISTAIT PAS » vaut un coup d’œil pour l’amateur de vieilleries sympathiques et de grandes stars en fin de carrière.

 

COLBY OR NOT COLBY…

SORTIE U.S. DE L’INTÉGRALE DES « COLBY ». HESTON, STANWYCK, KATHARINE ROSS... ÉVIDEMMENT, IL FAUT AIMER LE SOAP OPERA !

SORTIE U.S. DE L’INTÉGRALE DES « COLBY ». HESTON, STANWYCK, KATHARINE ROSS… ÉVIDEMMENT, IL FAUT AIMER LE SOAP OPERA !

 

« HANG THE HEART HIGH » : Barbara Stanwyck dans « Zane Grey theatre »

BARBARA STANWYCK

BARBARA STANWYCK

« HANG THE HEART HIGH » est un épisode de la 3ème saison de la série anthologique « ZANE GREY THEATRE », réalisé par William D. Faralla.

DAVID JANSSEN

DAVID JANSSEN

C’est un des quatre films que Barbara Stanwyck tourna dans cette collection de courts-métrages de 26 minutes. Elle incarne l’épouse d’un rancher qui recueille un hors-la-loi (David Janssen) poursuivi par des lyncheurs. Son mari (Paul Richards) lui offre un job au ranch. Richards est une sorte de samaritain qui prône le pardon et offre sa confiance à tous les pécheurs de passage. Son seul défaut : il ne laisse jamais oublier à ses « brebis » leur passé qu’il ressasse à longueur de journée. Stanwyck, ex-fille de saloon et prostituée à seize ans, va utiliser Janssen pour se débarrasser de cet étrange névrosé, dans la grande tradition de son rôle dans « ASSURANCE SUR LA MORT ».

À 52 ans, « the Queen » joue un personnage qui en a facilement vingt de moins, mais cela demeure crédible. Dure comme du silex, mais aussi sensuelle et ambiguë, elle manipule un Janssen moins crédule qu’il n’en a l’air. Quand son plan échouera, elle trouvera le courage de quitter ce mari destructeur.

Un drôle de scénario, basé sur le comportement malsain et difficilement compréhensible du personnage de Paul Richards et qui s’achève en queue-de-poisson sans satisfaire vraiment. C’est en tout cas l’occasion de revoir la grande Barbara dans sa tenue noire de cowgirl, un plaisir dont on ne sera jamais rassasié !

PAUL RICHARDS ET BARBARA STANWYCK

PAUL RICHARDS ET BARBARA STANWYCK

 

« TRAIL TO NOWHERE » : Barbara Stanwyck dans « Zane Grey theatre »

BARBARA STANWYCK : UNE FILLE ET DES FUSILS !

BARBARA STANWYCK : UNE FILLE ET DES FUSILS !

« TRAIL TO NOWHERE » est un bon épisode de la 3ème saison de la série « ZANE GREY THEATRE » écrit par Aaron Spelling et le second dont Barbara Stanwyck ait tenu la vedette.

IAN McDONALD ET PAUL GENGE

IAN McDONALD ET PAUL GENGE

Elle joue ici l’épouse d’un rancher qui refuse l’accès à l’eau à ses voisins. Quand il est assassiné, l’un d’eux est immédiatement soupçonné. Même si elle n’aimait plus son mari depuis longtemps, elle décide de partir à la poursuite du suspect, flanquée de son contremaître David Janssen. Mais en route pour Mexico, elle est attaquée et un ami à elle est retrouvé mort. Sur le chemin du retour, Stanwyck découvre la véritable nature de son ange-gardien, le si sympathique Janssen.

En 26 minutes, le récit est rondement mené, porté par Miss Stanwyck dans son habituelle tenue de ‘cowgirl’ dure-à-cuire à chapeau noir, un look qu’elle arborait dans la plupart de ses westerns. Elle se dépense énormément : fait ses cascades elle-même, se bat dans la boue à coups de poings et flingue le nuisible d’un coup de fusil à bout-portant. Le dernier plan, la montrant noire de crasse, en train de sangloter sur un porche, vient rappeler qu’elle n’est tout de même qu’une « faible femme ». On a failli l’oublier ! À ses côtés, le jeune Janssen est très bien dans un rôle ambigu et on aperçoit Ian McDonald (le chef des tueurs dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS ») dans une silhouette muette et Paul Genge (connu pour avoir poursuivi McQueen en voiture dans « BULLITT ») en voisin vindicatif.

DAVID JANSSEN

DAVID JANSSEN

 

BARBARA STANWYCK : L’ÉTERNEL RETOUR !

SORTIE AUX U.S.A. EN DVD ET BLU-RAY DE PLUSIEURS CLASSIQUES DE BARBARA STANWYCK, « THE QUEEN » !

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