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Archives de Catégorie: LES FILMS DE CHUCK CONNORS

« ACROSS THE LINE » : Chuck Connors dans « Police story »

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CHUCK CONNORS

« ACROSS THE LINE » est un épisode de la saison 2 de la série de Joseph Wambaugh « POLICE STORY », réalisé par Nick Colasanto.

James Wainwright, flic de L.A. mis au placard pour brutalité excessive, est récupéré par Chuck Connors chef des Stups, pour infiltrer un cartel mexicain et faire tomber son boss Frank DeKova. Comme toujours dans cette série, le ton est âpre, réaliste, refusant le pittoresque facile des succès de cette période en matière de polar. Les personnages n’existent qu’à travers leur mission et on ne perd pas de temps en bons mots ou en poursuites oiseuses : just the facts !

Heureusement, le casting réuni vaut le coup d’œil : si Wainwright manque singulièrement de personnalité, Connors est excellent en officier humain sous des dehors de ‘tough guy’, Linda Cristal et Alejandro Rey se retrouvent quelques mois après « MISTER MAJESTYK » et le vétéran Charles McGraw, plus rocailleux que jamais, apparaît dans deux séquences en commissaire râleur et mal embouché. Si la facture a indéniablement vieilli, la BO de Jerry Goldsmith replonge dès les premières images dans l’ambiance si particulière des seventies et fait aujourd’hui figure de témoignage de son temps.

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FRANK DeKOVA, ALEJANDRO REY, LINDA CRISTAL, JAMES WAINWRIGHT ET CHARLES McGRAW

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« THE HIGH COUNTRY » : James Coburn dans « L’homme à la carabine »

RIFLEMAN COBURN

JAMES COBURN

« THE HIGH COUNTRY » est un épisode de la 4ème saison de « L’HOMME À LA CARABINE » réalisé par l’acteur Gene Nelson (« CHASSE AU GANG »).

Chuck Connors reçoit la visite de deux « mountain boys », des trappeurs venus des montagnes. L’un d’eux, James Coburn, veut absolument lui échanger son fusil contre des peaux de castors. Devant son refus, il revient la nuit avec son acolyte et attaque notre héros. Un coup de feu part accidentellement et le jeune homme est tué. Coburn s’enfuit comme un pleutre qu’il est.

Quand Connors et son fils se rendent au village des deux hommes pour s’expliquer, il est capturé et après un procès expéditif, condamné à cinq ans de travaux forcés auprès de la mère (Ellen Corby) du mort. Il faudra un duel à coups de torches enflammées entre lui et Coburn, pour que celui-ci avoue ses mensonges et que Connors et le fiston reprennent leur chemin.

Un bon épisode, tendu et stressant, où cette étrange communauté refermée sur elle-même rend sa propre justice. Impuissant dès qu’il n’a plus son arme-fétiche au poing, ‘McCain’ s’en sortira grâce à l’aide de la beauté locale (Valora Nolan) à qui il a tapé dans l’œil. Le principal intérêt reste bien sûr de voir Coburn cradingue et mal rasé jouer les pécores vicieux et sadiques, en total contremploi. Le style de rôle généralement dévolu à Warren Oates, à cette époque. Il s’en sort fort bien et paraît même – une fois n’est pas coutume – tout petit à côté de Chuck Connors. À noter que leur bagarre est en grande partie gâchée par l’emploi de cascadeurs bien trop identifiables et dont les silhouettes ne ressemblent ni de près ni de loin à celles des deux comédiens. Mais c’était un défaut très fréquent dans les vieilles séries TV.

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CHUCK CONNORS, ELLEN CORBY ET JAMES COBURN

 

« STRANGE TOWN » : Claude Akins dans « L’homme à la carabine »

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CHUCK CONNORS ET CLAUDE AKINS

« STRANGE TOWN » est un épisode de la 3ème saison de la série « L’HOMME À LA CARABINE », réalisé par l’efficace Joseph H. Lewis.

Blessé par un prisonnier (Claude Akins) qu’il escortait, le vieux shérif Paul Fix se fait remplacer par notre héros Chuck Connors qui se lance à sa poursuite. Il arrive dans une petite ville peuplée de Polonais (ou quelque chose dans le même genre) qui roulent des « r », portent des casquettes et des bonnets en laine à pompons au lieu d’esthétiques stetsons, comme tout le monde. Le frère d’Akins, Peter Whitney est le maître absolu de la ville et refuse de donner le saligaud, qui lui cause pourtant bien des ennuis à tirer sans arrêt dans le dos des gens. Ça ne va pas être simple, pour le ‘rifleman’ qui n’a pas l’air de porter les étrangers en haute estime ! Il a peut-être quelque chose contre les casquettes et les bonnets… Ou les pompons ?

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PETER WHITNEY, CLAUDE AKINS, WILLIAM SHALLERT ET CHUCK CONNORS

Un bon épisode, porté par un Chuck ultra-nerveux et tendu. Il faut dire qu’il a de quoi : la meilleure scène de l’épisode le voit ligoté à une chaise, impuissant, pendant que l’infâme Akins le provoque en lui balançant des baffes. Dans un emploi qu’il a tenu bien des fois, celui-ci est très bien et joue à merveille de son accent rocailleux qui lui donne une voix à la Anthony Quinn.

À noter qu’à la fin, on retrouve le shérif, heureusement sur pied, avec une ecchymose à la mâchoire et un bras bandé, alors qu’il a essentiellement pris des coups sur la tête avec une pierre. Mystères de la médecine du Far-West…

 

« THE CLARENCE BIBS STORY » : Buddy Hackett dans « L’homme à la carabine »

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LEE VAN CLEEF, BUDDY HACKETT ET JOHN MILFORD

« THE CLARENCE BIBS STORY » est un épisode de la 3ème saison de « L’HOMME À LA CARABINE », réalisé par David Friedkin.

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CHUCK CONNORS ET DENVER PYLE

Buddy Hackett, le balayeur du village un peu simplet tue accidentellement un pistolero réputé. John Milford et Lee Van Cleef, les fauteurs de trouble de North Fork le soûlent et lui montent le bourrichon pour qu’il affronte Denver Pyle, le partenaire du mort qui vient d’arriver en ville. Mais Pyle qui n’a rien d’un fou de la gâchette, « briefé » par notre héros Chuck Connors, ne répond pas aux provocations de ce benêt de Hackett. Celui-ci pousse pourtant le bouchon assez loin dans la bêtise belliqueuse, titillé par ses nouveaux « amis ». Un bon épisode, traité en semi-comédie, qui met le comique Hackett en vedette et lui permet une grande latitude dans le cabotinage sans garde-fou.

À noter que le film commence par l’arrivée en ville d’un tueur vêtu de noir à cheval et que pour une fois… ce n’est PAS Van Cleef ! Celui-ci se contente d’un rôle d’imbécile vicieux et couard en tandem avec Milford. Arroseurs arrosés, ils se dégonfleront lamentablement devant Hackett. On remarque que l’ami Van Cleef boîte sérieusement à la suite d’un accident de voiture qui faillit lui coûter la vie à cette époque.

 

« DIX HOMMES POUR L’ENFER » (1955)

PEGGIE CASTLE, RICHARD CONTE ET CHARLES BRONSON

PEGGIE CASTLE, RICHARD CONTE ET CHARLES BRONSON

Les années 50 nous ont donné des chefs-d’œuvre anti-guerre comme « ATTACK ! », « CÔTE 465 » ou « LES SENTIERS DE LA GLOIRE ». Il ne faut pas s’attendre à quelque chose du même acabit avec « DIX HOMMES POUR L’ENFER », un film situé pendant la guerre de Corée et focalisé sur quelques G.I.s et soldats anglais cherchant à retrouver le gros des troupes en circulant en tank à découvert et au milieu des champs de mines.10H

On sent que le budget est serré, les extérieurs ne donnent jamais l’impression d’être coréens. Pas une seconde ! Et cela n’aide pas à se passionner pour l’aventure. Si on ajoute une musique mélodramatique, des invraisemblances énormes (Aaron Spelling saute sur une mine et ne récolte qu’une petite blessure anodine… au bras !), une love story franchement ridicule entre le stoïque lieutenant Richard Conte et Peggie Castle, une infirmière à l’impeccable mise-en-plis, on comprendra que la seule raison de jeter un coup d’œil curieux à ce film tient dans sa distribution de seconds rôles étonnamment riche : le sergent costaud et amical est joué par un Charles Bronson presque chaleureux, parlant de sa femme et de ses deux filles qui l’attendent au pays, Chuck Connors est le radio, Strother Martin est blessé avant même le générique-début et se fait transporter pendant le reste de l’action. Mais c’est L.Q. Jones qui se taille la part du lion dans un personnage de troufion rigolard et blagueur qui prend une place extrêmement importante au cours du film, allant jusqu’à éclipser l’ennuyeux Conte.

Les trois-quarts du film sont tellement fauchés, qu’on devine aisément que tous les dollars ont été mis sur l’attaque finale et dans le budget artificiers. C’est la seule séquence correctement mise en scène et à peu près prenante. On est presque tenté de réviser notre avis sur « DIX HOMMES POUR L’ENFER », quand juste avant le mot « FIN », L.Q. Jones sort une ultime vanne foireuse et Conte embrasse sa dulcinée en guise de conclusion. Non, décidément, cela n’a rien d’un bon film !

L.Q. JONES, CHARLES BRONSON, PEGGIE CASTLE ET CHUCK CONNORS

L.Q. JONES, CHARLES BRONSON, PEGGIE CASTLE ET CHUCK CONNORS

 

« WE MAY BE BETTER STRANGERS » : Michael Parks dans « Arrest & trial »

EVERETT SLOANE

EVERETT SLOANE

« WE MAY BE BETTER STRANGERS » est un épisode de la série judiciaire « ARREST & TRIAL », réalisé par David Lowell Rich.

Le scénario aurait parfaitement pu se passer des héros récurrents de la série et même du contexte policier. C’est un mélodrame familial opposant le fils (Michael Parks) illégitime d’un vieux juge (Everett Sloane) après la mort de sa mère. Le jeune homme cambriole le musée consacré à son géniteur, frappe violemment deux hommes et se retrouve en procès, prêt à dévoiler le scandale à la face du monde. Il faudra bien ce genre d’électrochoc pour rapprocher les deux hommes.

CHUCK CONNORS

CHUCK CONNORS

L’histoire est longuette et prévisible du début à la fin. L’enquête de Ben Gazzara est truffée de maladresses et d’illogismes (on sait que Parks était sur la tombe de sa mère quand il a tabassé un employé du cimetière, pourquoi la police n’arrive-t-elle pas à l’identifier à partir de cet énorme indice ?) et seuls les face-à-face entre l’excellent Sloane et le « jamesdeanien » Parks valent le coup d’œil. Sans oublier la remarquable Lillian Bronson jouant l’épouse du juge. La scène où elle parle de sa laideur et de sa stérilité au fils caché de son mari est assez dérangeante et poignante.

Parmi les seconds rôles, on aperçoit un très jeune Martin Sheen – un autre émule de Jimmy – en « caillera » d’époque au rire crétin. Chuck Connors, à l’instar de Gazzara, se contente de compter les points dans un rôle complètement effacé.

MICHAEL PARKS ET LILLIAN BRONSON

MICHAEL PARKS ET LILLIAN BRONSON

 

« THE SURVEYORS » : Mike Kellin dans « L’homme à la carabine »

CHUCK CONNORS ET JOHNNY CRAWFORD

CHUCK CONNORS ET JOHNNY CRAWFORD

« THE SURVEYORS » est un épisode de la 2ème saison de « L’HOMME À LA CARABINE » réalisé par l’efficace Joseph H. Lewis.

Des ingénieurs du chemin de fer arpentent la région de North Fork pour éventuellement y faire passer le train. Un jour, le petit Johnny Crawford surprend entre eux une conversation sibylline qui lui met la puce à l’oreille. Seraient-il en train de fomenter un mauvais coup en ville ? Il en parle à son père Chuck Connors qui ne le croit pas, ce qui crée un gros malaise entre les McCain.

LE DUR MÉTIER DE PÈRE...

LE DUR MÉTIER DE PÈRE…

L’anecdote de l’épisode est très mince, à peine développée, elle n’est que prétexte à étudier plus avant la relation père-fils des deux héros de la série. Et la confiance qui est – ou devrait être – le ciment de leur amour. Aucune surprise, le garçon avait évidemment vu juste, les crapules attaquent la banque un dimanche matin pendant que tout le monde est à l’Église. Connors qui a fini par croire son fiston les arrêtera et fera amende honorable en déclarant au perspicace garnement : « Tu es ce que j’aime le plus au monde ». Larme à l’œil assurée !

Parmi les rares ‘guests’, on aperçoit Mike Kellin jouant un des vilains ingénieurs improvisés hors-la-loi.