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Archives de Catégorie: LES FILMS DE CLINT EASTWOOD

« INCIDENT OF THE PALE RIDER » : Albert Salmi dans « Rawhide »

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ALBERT SALMI, LE PREMIER « PALE RIDER » !

« INCIDENT OF THE PALE RIDER » est un épisode de la 5ème saison de « RAWHIDE » réalisé par Christian Nyby (« LA CHOSE D’UN AUTRE MONDE ») et il est tout à fait intéressant dans la perspective de la carrière de réalisateur de Clint Eastwood.

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CLINT EASTWOOD

Celui-ci accompagné de deux cowboys, s’arrête dans une petite ville où il est agressé par un pistolero (Albert Salmi) qu’il parvient à abattre. Mais de retour au convoi, il a la surprise de retrouver le mort bien vivant ! Un des cowboys meurt littéralement de peur, mais Clint cherche une explication rationnelle : qui est le revenant ? Un fantôme ? Le frère jumeau de celui qu’il a tué ? La résolution viendra (hélas ?) dissiper toute trace de surnaturel.

Le film est néanmoins assez angoissant, d’autant que Salmi crée une silhouette inquiétante au possible avec sa voix nasillarde et sa veste de cuir noir. Il ne cesse de chantonner « Streets of Laredo » comme une mélopée à glacer les sangs.

Le scénariste de l’épisode n’est autre que Dean Riesner qui, exactement dix ans plus tard, aidera anonymement Eastwood à peaufiner son scénario pour « L’HOMME DES HAUTES PLAINES », son premier western en tant que réalisateur, qui comportera de nombreux points communs avec ce « RAWHIDE ». Quant au titre, Clint saura également s’en souvenir pour « PALE RIDER » (1985) où il incarnera à nouveau un personnage fantomatique revenu d’entre les morts.

Étonnant de penser que ces deux longs-métrages sont très probablement nés d’un épisode de série TV bâti sur un embryon d’excellente idée.

 

« THE GRAY ROCK HOTEL » : Lola Albright dans « Rawhide »

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LOLA ALBRIGHT

« THE GRAY ROCK HOTEL » est le dernier épisode de la 7ème saison de « RAWHIDE » et marque, par conséquent, la toute dernière apparition d’Eric Fleming dans cette série dont il fut la vedette pendant sept ans. Sa sortie se fait d’ailleurs dans la discrétion, sans événement particulier pour l’annoncer.

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CLINT EASTWOOD

C’est un des épisodes les plus bizarres et atypiques de « RAWHIDE », flirtant avec le film d’horreur. Fleming et ses hommes malades comme des chiens (on ne saura jamais pourquoi) s’arrêtent dans une ville-fantôme. Là, ils tombent sur une femme étrange (Lola Albright) qui accepte de les aider. Mais elle monte les hommes les uns contre les autres et on découvre qu’elle est poursuivie par une ‘posse’ déterminée à la tuer. Très bien réalisé par Stuart Rosenberg, qui multiplie les très gros-plans en clair-obscur et joue à fond le huis clos, jusqu’à en devenir presque théâtral, « THE GRAY ROCK HOTEL » bénéficie d’un dialogue ciselé, presque poétique par instants et surtout de la prestation hallucinée de Lola Albright, sorte de « veuve noire » folle à lier, rongée par une vie d’humiliations. Elle est franchement inquiétante et vaut à elle seule qu’on voie le film. Autour d’elle, Clint Eastwood apparaît assez peu, on reconnaît Steven Hill en cowboy cloué par la fièvre et Strother Martin, totalement envoûté par la tueuse.

De jolis axes de prise-de-vue, une photo soignée, des décors étouffants à souhait : un des meilleurs épisodes de la fin de vie de « RAWHIDE ». À noter que deux ans plus tard, Rosenberg offrira à Strother Martin le rôle de sa vie au cinéma dans « LUKE LA MAIN FROIDE ».

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STROTHER MARTIN ET LOLA ALBRIGHT

 

« THE TESTING POINT » : Rory Calhoun dans « Rawhide »

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RORY CALHOUN

Mais qu’elle est sinistre, cette dernière saison de « RAWHIDE » ! Que tout le monde a l’air triste et excédé, que c’est réalisé à la va-vite, sans même prendre le temps de faire des gros-plans. L’avant-dernier épisode de la série : « THE TESTING POINT » réalisé par Gerd Oswlad touche vraiment le fond.

Des voleurs de bétail déguisés en soldats de l’U.S. Army affrontent les cowboys de Rowdy Yates. Ils sont menés par le vétéran Rory Calhoun, filmé de loin, sans personnage véritable à défendre.

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JOHN IRELAND ET CLINT EASTWOOD

Le plus amusant (au second degré) dans ce téléfilm, c’est la mauvaise humeur manifeste de Clint Eastwood. Dès le premier plan où il apparaît, il ronchonne et soupire. Il ne sourit jamais, passe son temps à se gratter nerveusement l’arête du nez et à s’engueuler avec son équipe. Même son second, John Ireland, finit par se plaindre de son caractère de cochon et menace de quitter le convoi. Il faut dire qu’il est bien loin le naïf Rowdy du temps jadis. Il est maintenant devenu encore plus imbuvable et déplaisant que son prédécesseur Eric Fleming !

Il ne se passe rien, l’action piétine et le « showdown » final survient beaucoup trop tard : quand tout le monde s’est assoupi. Quel gâchis !

À noter, pour la petite Histoire, que Rory Calhoun et Eastwood furent les deux premiers acteurs américains à être dirigés par Sergio Leone, respectivement dans « LE COLOSSE DE RHODES » et « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS ». Au moins auront-il eu des sujets de conversation sur le tournage de ce « RAWHIDE »…

 

« SIX WEEKS TO BENT FORK » : James Gregory dans « Rawhide »

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CLINT EASTWOOD

« SIX WEEKS TO BENT FORK » est un épisode de la 8ème et ultime saison de « RAWHIDE », réalisé par Thomas Carr.

Clint Eastwood a six semaines pour conduire un troupeau jusqu’à la ville de Bent Fork, avec à la clé une somme confortable. Mais s’il a le moindre retard, le deal est annulé. Le propriétaire lui impose son « segundo », le vieux cowboy James Gregory, un dur-à-cuire déplaisant qui en a assez de jouer les seconds couteaux. Quand Clint se brise accidentellement des côtes, il est forcé de céder le commandement à Gregory qui le méprise. Mais quand il s’agit d’affronter un shérif ripou (R.G. Armstrong, who else ?), c’est le gentil ‘Rowdy’ qui se montrera le plus courageux, faisant comprendre à son rival qu’il ne sera jamais à la tête d’un convoi.

L’épisode est très « bétail » et concentré sur le quotidien des vachers. On reconnaît L.Q. Jones amusant en idiot superstitieux, parmi les récurrents. Mais ce qui fait l’intérêt (relatif) du film, c’est de voir qu’Eastwood, à 35 ans, est encore considéré comme un « kid » et qu’en le voyant affirmer son autorité, ‘Wishbone’ déclarera : « On dirait qu’il commence à avoir du poil aux pattes ! ». Pour l’acteur qui tourna cette demi-saison entre deux films de Leone, on conçoit que cette régression ait pu être irritante. Il traîne dans l’épisode – comme dans la plupart des films de cette saison, d’ailleurs – une expression maussade, voire agacée et ne décroche pas un sourire.

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JAMES GREGORY, L.Q. JONES ET CLINT EASTWOOD

 
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AUJOURD’HUI, IL FÊTE SES 86 ANS…

CLINT 86

 

CLINT GOES WEST… AGAIN

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SORTIE AUX U.S.A. D’UN COFFRET BLU-RAY DE TROIS WESTERNS AVEC CLINT EASTWOOD. RIEN D’INÉDIT, MAIS UN JOLI VISUEL…

 

« GOLD FEVER » : Karen Sharpe dans « Rawhide »

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KAREN SHARPE ET VICTOR JORY

« GOLD FEVER » est un épisode de la 4ème saison de « RAWHIDE » réalisé par James Yearbrough sur un scénario amusant et édifiant, décortiquant le mécanisme de la fièvre de l’or.

Victor Jory joue un vieux prospecteur roublard qui vit dans une ville-fantôme avec ses trois filles célibataires. Quand il croise le convoi de Gil Favor, il appâte les cowboys en leur parlant d’un filon dans les montagnes. Plusieurs d’entre eux désertent aussitôt, suivi par Rowdy Yates qui succombe bientôt à la tentation, d’autant plus qu’une des filles, la très ravissante Karen Sharpe, lui a tapé dans l’œil. Jory « caviarde » son filon stérile de quelques pépites et les cowboys commencent à se battre entre eux, à se tirer dessus. L’épisode contient d’ailleurs une bagarre entre Clint Eastwood et un des vachers, réalisée sans doublure, assez violente dans le genre. Un bon épisode flirtant avec la comédie du style « LE ROI ET QUATRE REINES » et montrant le jeune Clint fréquemment torse-nu avec ce sourire benêt qu’il arborait dans ses scènes avec des partenaires féminines. Collector, donc !

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CLINT EASTWOOD ET KAREN SHARPE