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Archives de Catégorie: LES FILMS DE DANNY TREJO

BUSY DANNY…

Tiens ! Cela faisait un moment qu’on ne parlait plus de l’ami Danny Trejo. Et pourtant, on ne peut pas dire que le bonhomme soit inactif. À 73 ans bien sonnés, il a aujourd’hui à sa filmographie pas moins que 330 titres ! Sans compter les pubs télé pour des tacos et autres, les courts-métrages de copains, etc.TREJO

Si 2016 fut une année un peu au ralenti (seulement 18 films tournés), Danny semble se rattraper en 2017. Au moins d’avril, il en est déjà à 25 tournages ! Alors bien sûr, il n’y a pas que des chefs-d’œuvre et la plupart ne sortiront probablement même pas en DVD ou en Blu-ray. Mais certains font surface comme ce petit bijou que semble être « L’ATTAQUE DU REQUIN À TROIS TÊTES ». Apparemment pas de nouveau « BAD ASS » à l’horizon, peut-être un prochain « MACHETE », si Danny parvient à caser tout ça dans son agenda. Adelante, compañero !

 
 

« THE SALTON SEA » (2002)

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VAL KILMER

« THE SALTON SEA » reprend à son compte tous les clichés, codes et poncifs du ‘film noir’ des années 40 et les transpose sans complexe dans l’univers des narcotrafiquants du L.A. des années 2000.SALTON

On retrouve donc la voix « off », la construction en flash-back, la quête d’identité de l’antihéros à la dérive, le thème de la vengeance et celui de la corruption, tout cela dans un décor ensoleillé aux couleurs clinquantes. Les auteurs décrivent un environnement sordide de junkies délirants, de dealers sadiques, de filles perdues et attendent (attention : SPOILER !) très longtemps avant de révéler la véritable identité et les motivations de Val Kilmer, d’abord présenté comme un drogué abruti et une « balance » sans foi ni loi. L’acteur, dans un de ses derniers bons rôles, est d’ailleurs excellent dans ce personnage à facettes, auquel il apporte une bonne dose d’empathie et d’émotion.

D.J. Caruso l’a très bien entouré d’une pléiade de seconds rôles comme Peter Sarsgaard en junkie affectueux, Doug Hutchison et Anthony LaPlaglia parfaits en ripoux infâmes, Deborah Kara Unger ambiguë à souhait, Luis Guzmán en tabasseur de femmes, Danny Trejo en porte-flingue dont la virilité est exposée à… un blaireau affamé et même les vétérans Shirley Knight et R. Lee Ermey dans de fugitifs caméos. Mais le clou du film, c’est Vincent D’Onofrio ahurissant en dealer totalement cinglé, dont le nez a dû être amputé par abus de cocaïne. Aussi clownesque que terrifiant, il électrise toutes les scènes où il apparaît !

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DEBORAH KARA UNGER ET VINCENT D’ONOFRIO

« THE SALTON SEA » est trop maniéré et esthétisant pour enthousiasmer vraiment, mais son scénario très peaufiné accroche indéniablement l’intérêt et la photo d’Amir Mokri flatte l’œil. À tenter…

 

« HEAT » (1995)

ROBERT DE NIRO

ROBERT DE NIRO

« HEAT » a déjà vingt ans. Un âge plus que respectable pour un polar. Et il ne les fait pas ! Copié, plagié, décalqué, sur-analysé, le film est ce que « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » fut au western : la somme d’un genre.HEAT

Sur plus de 2 h 30, Michael Mann tisse un scénario d’un incroyable foisonnement, faisant évoluer une grosse vingtaine de personnages dans un entrelacs de séquences courtes dont la mosaïque finit par former un tout d’une extraordinaire précision d’écriture. À travers l’anecdote somme toute banale (la traque d’une bande de braqueurs ultra-professionnels par un superflic de L.A.), « HEAT » s’élève au-dessus de son matériau pour parler de la solitude urbaine, d’un monde moderne sans compassion, qui broie les faibles et ne laisse survivre que ceux qui n’hésitent pas à abandonner ceux qu’ils aiment et qui ont toujours le doigt sur la détente de leur arme. La photo bleutée, métallique, de Dante Spinotti accentue la froideur du récit.

C’était le premier face-à-face Al Pacino/Robert De Niro. Le seul dont il faut se souvenir : le premier en flic cabotin et m’as-tu-vu mais à l’intuition infaillible, le second en gangster taiseux et paranoïaque dont le seul talon d’Achille sont ses propres démons. Ils n’ont qu’un grand moment ensemble, plus un ‘showdown’ à la fin, mais la scène – malgré un dialogue légèrement trop littéraire – est entrée dans les annales. Encore jeunes, le visage marqué par la vie, ils ressemblent tous les deux à d’anciens gosses des rues dans des costumes chics, qui auraient pu être des frères dans une autre vie. Belle idée, casting idéal. Comédiens au sommet de leur art.

Autour d’eux, Mann a réuni le gratin des années 90 : Jon Voight ambigu à souhait en ‘go-between’ mystérieux, Tom Sizemore en voyou accro au danger, Val Kilmer encore (à peu près) potable, des « gueules » comme Danny Trejo ou Wes Studi, etc. Toutes les femmes du film sont belles, stoïques, patientes, incapables de comprendre leurs hommes, guerriers suicidaires au sang froid, mais les aimant malgré tout. Amy Brenneman est particulièrement touchante et la toute jeune Natalie Portman bouleversante en ado paumée.

HANK AZARIA, AL PACINO, WES STUDI, ROBERT DE NIRO, JON VOIGHT ET AMY BRENNEMAN

HANK AZARIA, AL PACINO, WES STUDI, ROBERT DE NIRO, JON VOIGHT ET AMY BRENNEMAN

« HEAT » est un chef-d’œuvre inaltérable, truffé de morceaux de bravoure inouïs : la fusillade en pleine rue de L.A. est époustouflante de sèche violence. Mais ce n’est curieusement pas ce qu’on retient le plus après-coup. On repense plutôt à ces immenses fenêtres donnant sur une mer d’huile, dans des appartements vides, sans vie ni chaleur. À ces hommes désincarnés, au regard de bête traquée, masquant leur vide intérieur sous leurs gestes mesurés et précis. Parfois, on verrait presque planer le fantôme de Jean-Pierre Melville…

 

TRIPLE TREJO !

3 FILMS OBSCURS CHOISIS AU HASARD DANS LA MONSTRUEUSE FILMO DE L’AMI DANNY. À VOIR... OU PAS !

3 FILMS OBSCURS CHOISIS AU HASARD DANS LA MONSTRUEUSE FILMO DE L’AMI DANNY. À VOIR… OU PAS !

 

GO DANNY, GO !!!

Danny Trejo, l’increvable ‘Machete’, notre « bad ass » préféré, le septuagénaire aux multiples vies, le tatoué au cœur tendre, a tourné – tenez-vous bien – pas moins de 300 films et téléfilms ! De quoi faire rougir Christopher Lee et Lance Henriksen et renvoyer Gérard Depardieu à ses chères études.

Alors aujourd’hui, en hommage au bonhomme, voici, piochés au hasard, six affiches de ces films que ni vous ni moi ne verrons jamais, mais qui se multiplient comme des petits pains chaque année. Une vague idée ? Déjà une grosse trentaine en cette année 2015 ! Vous avez bien lu… PLUS DE TRENTE FILMS !TREJO BR

Ce n’est plus un boulimique, c’est un ogre, un aspirateur à pellicule, un recordman toutes catégories. En espérant qu’au milieu de cette hyperactivité, Danny trouve le temps de tourner un ou deux bons films. Un nouveau « BAD ASSES », par exemple !

 
 

« BAD ASSES ON THE BAYOU » (2015)

DANNY TREJO ET DANNY GLOVER ARE BACK !

DANNY TREJO ET DANNY GLOVER ARE BACK !

Ça y est ! Les Danny sont de retour ! Et « BAD ASSES ON THE BAYOU » est tout aussi – si ce n’est plus – réjouissant que ses deux prédécesseurs.BADASSES3 3 Invités au mariage de leur grosse copine Loni Love (qui avait donné son surnom de ‘Green Machine’ à Glover), nos deux justiciers seniors débarquent à Bâton Rouge. Quand elle se fait kidnapper pour faire raquer son milliardaire de père, les ‘vigilantes’ reprennent du service, bientôt flanqués par le-dit papa (John Amos) un ancien du Vietnam. Une fois encore, que dire ? Que c’est bête, infantile, limite débile… Mais aussi extrêmement sympathique, vivifiant et débordant de joie-de-vivre. La complicité entre Danny Trejo, de plus en plus débonnaire et souriant et Danny Glover fabuleux en papy râleur à la santé précaire, porte littéralement le film et lui apporte à la fois humour et émotion. Un vrai ‘buddy movie’ du 3ème Âge. Honnêtement réalisé, avec un budget visiblement plus confortable que les deux premiers films de la franchise, « BAD ASSES ON THE BAYOU » contient quelques moments d’anthologie comme cet atterrissage cataclysmique avec Trejo aux manettes, mais l’essentiel n’est pas là. Le vrai plaisir vient des échanges de regards entre les vieux briscards, les bastons improbables où les vieillards anéantissent des bikers deux fois grands comme eux. On passe 80 minutes avec un sourire idiot plaqué sur la figure, à rire bêtement à des blagues scato et d’un goût désolant. La définition même du plaisir coupable !

DANNY TREJO, JOHN AMOS ET DANNY GLOVER

DANNY TREJO, JOHN AMOS ET DANNY GLOVER

Dernier détail : Danny Glover s’il a complètement changé de tenue (pour quelque chose d’encore plus immonde que son mythique survêt vert), il a gardé son surnom de « Green Machine ». Et rien que ça suffit à notre bonheur. Vivement le n°4 annoncé à la fin du film… À Bangkok !

 

HAPPY BIRTHDAY, DANNY !

DANNY TREJO, SECOND RÔLE AU PASSÉ TUMULTUEUX, DEVENU UNE ICÔNE DU FILM D’ACTION PARODIQUE ET DÉCOMPLEXÉ.

DANNY TREJO, SECOND RÔLE AU PASSÉ TUMULTUEUX, DEVENU UNE ICÔNE DU FILM D’ACTION PARODIQUE ET DÉCOMPLEXÉ.