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Archives de Catégorie: LES FILMS DE DWAYNE JOHNSON

« RAMPAGE – HORS DE CONTRÔLE » (2018)

Quand on voit l’affiche de « RAMPAGE – HORS DE CONTRÔLE » de Brad Peyton, on se dit que Dwayne Johnson a réussi l’improbable pari d’être devenu en quelques années une sorte de Tintin du 21ème siècle avec le physique de M. Propre et le second degré bon-enfant d’un Burt Reynolds bodybuildé et sans perruque.RAMPAGE.jpg

Le sujet de « RAMPAGE » ? Alors, comment dire… Pour aller vite, c’est l’attaque de Chicago par un gorille albinos, un loup et un croco rendus gigantesques à cause des expérimentations de méchants milliardaires. Ils ont à leurs trousses un spécialiste des primates (Johnson) qui tente de sauver son pote gorille qui n’est plus lui-même et le ‘Negan’ de « WALKING DEAD » (Jeffrey Dean Morgan) dans un numéro de flic pince-sans-rire à la Tommy Lee Jones. Aller plus loin serait à la fois fastidieux et vain : on ne va quand même pas voir « RAMPAGE » pour son scénario ! De la première à la dernière image, c’est n’importe quoi, du pur délire post-adolescent comme la plupart des films récents du « Rock », une sorte de grand-8 de CGI plutôt réussis, de « one liners » parfois drôles, truffé de clins d’œil à « ALIEN » (l’excellent prologue dans l’espace), « KING KONG », « PREDATOR », « GODZILLA », etc.

C’est indéniablement sympathique, parce que ça ne se prend jamais au sérieux, l’intérêt est maintenu par la vigueur du montage et le spectaculaire sans limite de certaines séquences d’action. Dwayne s’amuse dans un personnage qu’il a déjà beaucoup joué, au point qu’on se demande pourquoi les scénaristes prennent encore la peine de changer son patronyme de film en film, Morgan cabotine avec classe, Malin Akerman est une méchante tout à fait odieuse et amusante, Naomie Harris fait un joli couple avec son armoire à glace de partenaire. Allergiques au second degré régressif et décomplexé des productions « Made-in-Rock », passez votre chemin, ce n’est certes pas le film qui vous fera changer d’opinion sur lui. Pour les autres, c’est une centaine de minutes épuisante, du fast-food de luxe qui ne prétend pas être autre chose que ce qu’il est.

 

 

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« JUMANJI : BIENVENUE DANS LA JUNGLE » (2017)

« JUMANJI : BIENVENUE DANS LA JUNGLE » de Jake Kasdan est le reboot du film de 1995 avec Robin Williams et pourrait être décrit comme l’improbable mélange de « eXistenZ » de Cronenberg et des aventures d’Indiana Jones.JUMANJI.jpg

Quatre ados sont « aspirés » dans un jeu vidéo, changent d’âge, d’apparence physique (et même de sexe pour l’une d’entre eux) et doivent remplir une mission de la plus haute importance impliquant des rhinos carnivores, des motards à mitraillettes, un joyau volé, des serpents et toutes ces sortes de choses. Que dire ? C’est aussi crétin et décomplexé que le précédent film de Dwayne Johnson : « ALERTE À MALIBU ». Celui-ci continue de se moquer de lui-même avec une bonne humeur désarmante. Il joue ici un geek maigrichon et puceau qui se retrouve dans la peau d’un avatar musculeux de Doc Savage. Il faut l’avoir vu admirer ses biceps, tâter ses pectoraux avec incrédulité, mais se vautrer complètement quand il embrasse une fille pour la première fois. Le scénario est beaucoup trop dilué (deux heures, ils sont fous !), il y a plusieurs grosses chutes de tension, mais force est de reconnaître qu’on rit régulièrement, que les CGI sont bien gérés et l’humour pour ados n’est pas trop débilitant. Autour d’un Johnson égal à lui-même, c’est-à-dire comme l’incarnation hilare d’un héros de BD, Jack Black est étonnamment drôle en pin-up égoïste enfermée dans un corps de quadra replet, Kevin Hart (déjà en tandem avec le Rock dans « AGENTS PRESQUE SECRETS ») cabotine sans arrêt, mais arrache quelques rires et Karen Gillan a de jolis moments de comédie quand elle s’évertue à être sexy.

À voir si on a 14 ans, ou si on a gardé son âme d’ado, car c’est vraiment complètement stupide mais assez attachant dans son genre. En analysant bien la chose : les films de Dwayne Johnson ne seraient-ils pas en train de devenir un genre à eux tout seuls ?

 

« SOUTHLAND TALES » (2006)

Il arrive parfois que le cinéphile curieux, avide de nouveautés, à l’esprit ouvert, à la tolérance illimitée, atteigne ses limites et doive admettre qu’il est incapable de donner une opinion à peu près structurée sur un film. Déjà auteur du « culte » mais pas très accessible « DONNIE DARKO », Richard Kelly signe avec « SOUTHLAND TALES » une de ces choses informes, hypertrophiées (144 minutes, quand même !) et totalement incompréhensibles qui s’apparentent à du cinéma sans en être vraiment. On se souvient par exemple dans le même genre de « MASKED & ANONYMOUS ». Même si on préfèrerait ne pas.TALES.jpeg

« SOUTHLAND TALES » se déroule dans le futur (2008 !) après qu’une bombe atomique ait détruit le Texas. On y croise une ‘action star’ pusillanime et amnésique (Dwayne Johnson), une ‘porn star’ idiote (Sarah Michelle Gellar), quelques bons comédiens égarés comme Miranda Richardson ou Wallace Shawn et même… Christophe Lambert qui émet son célèbre ricanement dans un petit rôle de trafiquant d’armes en camionnette. Que font-ils exactement dans ce foutoir ? Impossible à dire. C’est inracontable, indescriptible, aussi passionnant que de la peinture en train de sécher sur un mur. L’image est hideuse, le montage flasque, l’humour absent. C’est tellement affligeant qu’on n’a même pas l’envie – ou peut-être les capacités mentales – de chercher à comprendre quelles étaient les ambitions originelles de l’auteur. Si malgré ces lignes enthousiastes quelqu’un aurait tout de même la curiosité de tenter l’expérience, prévoir un bon oreiller car il est rigoureusement impossible de ne pas s’assoupir plusieurs fois en cours de projection.

C’est en voyant « SOUTHLAND TALES » où Dwayne Johnson commençait à prendre de l’assurance devant la caméra, qu’on se dit que « BAYWATCH » et « JUMANJI » ne sont pas si nuls que ça, en fin de compte.

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DWAYNE JOHNSON

 

HAPPY BIRTHDAY, DWAYNE !

ROCK

DWAYNE « THE ROCK » JOHNSON, EX-CATCHEUR HYPERACTIF QUI A PRIS À LUI SEUL LA RELÈVE DE STALLONE ET SCHWARZENEGGER.

 

« RÉDEMPTION » (2006)

GANG2Phil Joanou dont nul n’a oublié le magnifique « LES ANGES DE LA NUIT », mais dont la filmographie n’a été ensuite qu’une succession de désillusions, retrouve une certaine verve avec « RÉDEMPTION », tiré de faits réels et inspiré de la vie d’un ‘coach’ dans une maison de redressement de L.A., redonnant via une équipe de football le goût de vivre et l’estime de soi à des voyous issus des gangs.

On connaît bien cette tradition de films américains qui de « GRAINE DE VIOLENCE » à « PLEIN LA GUEULE » a donné quelques excellents films. Celui-ci s’inspire plutôt d’Aldrich et d’ailleurs une séquence (la première fois où l’équipe de foot s’unit pour désobéir à un ordre de l’entraîneur) est directement calquée sur « 12 SALOPARDS ». Bien qu’il soit prévisible, truffé de clichés, « RÉDEMPTION » tient la distance pendant près de deux heures, même si les matches de foot peuvent sembler bien longs. Mais les enjeux sont toujours présents, les jeunes comédiens tous parfaits et le rythme est soutenu. Le film doit énormément à la présence de Dwayne Johnson dans un de ses rôles les plus humains. Jouant totalement au premier degré, dans la colère et l’émotion, il compose un vrai personnage. Les scènes avec sa vieille mère mourante, ses face-à-face avec le très bon Jade Yorker, version juvénile de lui-même, démontrent le potentiel dramatique de l’ancien « The Rock ». Il évite toute mièvrerie, toute pose machiste et mérite à lui seul qu’on voie le film. Autour de lui, des vétérans comme Leon Rippy ou Kevin Dunn jouent ses patrons d’abord réticents puis conquis par ses méthodes.

Si on a déjà vu de nombreuses fois des histoires de cet acabit, celle-ci est vraiment bien exécutée, distille son message humaniste sans céder au mélodrame. Certaines séquences comme l’agression par un gangster en plein match, sont même carrément brillantes. À découvrir.

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DWAYNE JOHNSON ET JADE YORKER

 

« BAYWATCH : ALERTE À MALIBU » (2017)

« BAYWATCH : ALERTE À MALIBU » réalisé par Seth Gordon, est une sorte de pastiche de la série à succès diffusée entre 1989 et 2001, et narrant les très improbables aventures d’une équipe de sauveteurs et de maîtres-nageurs sur une plage californienne. Pour ceux qui ne l’auraient jamais vue, rappelons que c’était le show favori de Joey et Chandler dans « FRIENDS » !BAYWATCH

Tout aussi crétin que son modèle télévisé, le film adopte d’emblée un ton décalé et un second degré qui constituent l’unique raison de le regarder. L’humour est irrévérencieux, très « caca-prout » et primaire, mais en constante dérision et surtout en autodérision. Les personnages n’arrêtent pas de critiquer les fondamentaux du concept où ils évoluent : l’absurdité de ces mâles musculeux en lycra et de ces filles aux silhouettes de top-models pour soutien-gorge, transformés en justiciers des plages et en sous-flics résolvant des crimes. Le scénario est tellement inepte que les deux heures semblent en durer beaucoup plus. Mais force est de reconnaître qu’on sourit parfois, qu’on éclate même de rire à plusieurs reprises et que l’environnement visuel n’a rien de désagréable. Bien sûr, on pourra grincer des dents devant la place que prend le « geek de service » (qui se présente d’ailleurs ainsi), campé par le pénible Jon Bass, bien sûr il y a d’énormes baisses de régime où le scénario fait du sur-place, mais l’ambiance est festive, la mer est belle et les clins d’œil abondent. Ainsi, les apparitions-éclair de David Hasselhoff et Pamela Anderson, stars de la vieille série, sont-elles aussi amusantes que légèrement pathétiques.

Dwayne Johnson, de plus en plus à l’aise et souriant, est un ‘Mitch’ idéal face à Zac Efron, avec son air benêt et ses pectoraux tétanisés. Alexandra Daddario (qui jouait la fille du Rock dans « SAN ANDREAS ») est pétillante, Kelly Rohrbach reprend le rôle de Miss Anderson, ralentis inclus.

À condition d’être de bon poil et enclin à l’indulgence, on pourra se laisser aller et sourire à l’humour pachydermique de cette comédie délibérément débile qui n’a pour principale qualité que de respirer la joie de vivre, le je-m’en-foutisme et les vacances.

 

« FAST & FURIOUS 8 » (2017)

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JASON STATHAM

Faisant suite au sympathique n°7, « FAST & FURIOUS 8 » signé du généralement peu emballant F. Gary Gray, reprend le flambeau et fait repartir la franchise sur les chapeaux de roues sans rien essayer de renouveler.F8 2

C’est donc toujours la même chose, avec les mêmes gens, les mêmes voitures, mais quelques petits changements bien vus dans l’organisation : Vin Diesel se retourne contre sa « famille », le psychopathe Jason Statham devient subitement un tonton gâteau, Dwayne Johnson prend la tête des opérations et se montre plus déconnant que dans les précédents films (il faut l’avoir vu en coach de fillettes au début !). On retrouve avec bonheur Kurt Russell qui a pris un petit coup de vieux, Michelle Rodriguez, une Charlize Theron très amaigrie en méchante de premier ordre. Et on a même droit à un savoureux caméo d’Helen Mirren herself, dont le face-à-face avec Statham vaut à lui seul de voir le film.

Bien sûr, il y a beaucoup trop de poursuites motorisées, d’explosions de missiles, de fusillades, mais c’est la recette. En revanche, on se délectera sans complexe de quelques confrontations extraordinairement drôles comme celle où Johnson et Statham échangent des menaces ou quand le second parle au bébé qu’il est en train de sauver au milieu d’un déluge de balles. Difficile d’ailleurs de ne pas y voir un clin d’œil à la séquence la plus célèbre de « À TOUTE ÉPREUVE » de John Woo.

« FAST & FURIOUS 8 » fait passer deux heures agréables et reposantes pour les neurones. On ne s’y ennuie guère, on sourit souvent et tout le monde a l’air de franchement s’amuser. En fait, cela fait davantage penser à une série TV au budget hypertrophié, qu’à du cinéma. La franchise recycle sans arrêt les mêmes éléments depuis le début avec plus ou moins de réussite. Et celui-ci est plutôt dans la bonne moyenne. À noter pour l’anecdote, que le regretté Paul Walker a été « remplacé » par nul autre que Scott Eastwood, fils de Clint !

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DWAYNE JOHNSON, CHARLIZE THERON, VIN DIESEL, SCOTT EASTWOOD ET KURT RUSSELL