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Archives de Catégorie: LES FILMS DE DWAYNE JOHNSON

« VERY BAD COPS » (2010)

OGUY_INTL_1SHT_LK2_4Il y a une très bonne idée dans « VERY BAD COPS » (bravo pour l’opportuniste et désolant titre français !), c’est son début, une course-poursuite dans New York présentant un tandem de superflics : Samuel L. Jackson qui jacksonise à fond et Dwayne Johnson en armoire à glace playboy. Deux stars des médias adulées des foules et qui disparaissent brutalement au bout de quelques minutes dans un stupéfiant clin d’œil à « L’ARME FATALE » ou « DIE HARD ». Ensuite, le vrai film démarre. Ils sont remplacés par deux collègues médiocres : Mark Wahlberg, nabot soupe-au-lait et intellectuellement limité et Will Ferrell, grand dadais marié à la bombe Eva Mendes, qu’il traite de laideron.

Si le scénario est d’une absolue banalité, c’est le ton du film qui surprend et déconcerte. C’est un pastiche de ‘buddy movie’ à l’humour décalé, pince-sans-rire, parfois surréaliste, qui tient dans l’attitude des protagonistes, leur bêtise. De vrais descendants de l’inspecteur Clouseau ou du lieutenant Drebin. Si le jeu systématique de Ferrell fatigue vite, Wahlberg surprend agréablement dans ce rôle d’idiot mal embouché sidéré par le succès de son coéquipier auprès des plus belles femmes.

On sourit de temps en temps à de bonnes répliques, on s’ennuie pas mal aussi. Mais le casting maintient éveillé : Michael Keaton en commissaire travaillant à mi-temps comme chef de rayon dans un Bricorama, Ray Stevenson en porte-flingue australien. On aperçoit même Rosie Perez et Brooke Shield dans des caméos, sans oublier la voix « off » inimitable de Ice-T.

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MARK WAHLBERG, WILL FERRELL, RAY STEVENSON, SAMUEL L. JACKSON ET DWAYNE JOHNSON

Que dire ? C’est la raison d’être du projet qui laisse perplexe. Entre blockbuster et pastiche iconoclaste, il peine à se situer et son écriture au second voire troisième degré peut rebuter. Mais il y règne une bonne énergie et les premières minutes valent largement le déplacement, particulièrement le saut « dans les fourrés » de Jackson et Johnson. Un grand moment de n’importe quoi !

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« FAST & FURIOUS 6 » (2013)

FAST6 2« FAST & FURIOUS 6 », c’est un peu le « À LA RECHERCHE DE SPOCK » de la franchise, à part que Michelle Rodriguez remplace le Vulcain aux oreilles en pointe et revient d’entre les morts pour servir d’enjeu à l’action et à l’implication de nos héros.

Car de l’action, le film en est bourré jusqu’à la gueule, jusqu’à l’hystérie, et la poursuite finale entre un avion géant russe et une armada de voitures de course occupe une bonne partie du métrage, mais constitue un extraordinaire morceau de bravoure que ce soit au niveau des cascades ou du montage.

Prenant comme thématique principale la famille dans le sens large du terme, ce n°6 ne déçoit pas, à condition d’accepter les codes de la série : action ininterrompue, décors exotiques, grosses cylindrées, belles femmes « kick ass » et gaillards musculeux. Rien de très sérieux donc, mais Justin Lin maîtrise cela d’assez épatante façon et on n’a guère le temps de s’ennuyer, ni même de se demander si on s’ennuie, d’ailleurs !

Autour du couple reformé Vin Diesel et Michelle Rodriguez, on retrouve avec plaisir Dwayne Johnson dans son rôle de flic hypertrophié qui fait un peu figure de Yul Brynner dans une adaptation hallucinée des « 7 MERCENAIRES ». À noter que le ‘bad guy’ joué par Luke Evans possède un réel charisme et une intelligence rares dans ce genre de produit. Et Jason Statham apparaît pendant le générique-fin, annonçant – très méchamment – son personnage dans le n°7.

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MICHELLE RODRIGUEZ, VIN DIESEL, PAUL WALKER, GAL GADOT ET DWAYNE JOHNSON

On n’épiloguera pas davantage sur ce film qui assume son statut de blockbuster décérébré, mais tient absolument toutes ses promesses en entraîne dans un Grand-8 souvent époustouflant de maestria technique.

 

« FÉE MALGRÉ LUI » (2010)

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DWAYNE JOHNSON ET STEPHEN MERCHANT

« FÉE MALGRÉ LUI », écrit par un tandem qui a fait ses preuves dans la comédie de qualité des années 90 (« LA VIE, L’AMOUR… LES VACHES » et « PORTRAIT CRACHÉ D’UNE FAMILLE MODÈLE »), réalisé par un téléaste stakhanoviste, est un véhicule monté pour exploiter la facette comique de Dwayne Johnson et, en cela, un franc succès.TOOTH2

C’est une extravagante couillonnade sur un joueur de hockey has-been et cynique, condamné par la reine des fées (Mary Poppins en personne : une Julie Andrews de 75 ans en pleine forme !) à devenir lui-même une fée ailée chargée pendant une semaine de récolter les dents des petits enfants sous l’oreiller (sic !). La première apparition de « The Rock » affublé d’ailes et d’un tutu rose scie carrément les pattes. Si on est d’humeur à exploser de rire, alors on se laisse embarquer par cette histoire saugrenue, souvent hilarante, qui n’hésite pas non plus à se vautrer dans la guimauve la plus indécente, mais garde toujours sa bonne humeur et une entraînante joie de vivre qui excuse bien des choses.

Johnson est pour 90% dans la réussite inespérée du film. Il manie l’autodérision en virtuose, affiche un sourire contagieux, ne joue pas trop sur ses biceps et balaie toute réticence en quelques minutes. Il est très bien entouré par Ashley Judd dans le rôle de sa fiancée, Stephen Merchant en superviseur agaçant et Billy Crystal, non-mentionné au générique, qui joue un personnage à la « Q » dans les 007.

Avec ce genre de film, il faut se laisser porter, ne pas avoir honte de rire à des blagues bien lourdes et oublier un moment son sens critique. Pour ce que c’est, « FÉE MALGRÉ LUI » fonctionne très bien et fait oublier ses soucis pendant 100 minutes. Ce n’est déjà pas si mal…

À noter qu’une séquence-bonus entre Crystal et Julie Andrews se déroule pendant le générique-fin, qu’il faut donc éviter de zapper.

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ASHLEY JUDD, DWAYNE JOHNSON, JULIE ANDREWS ET STEPHEN MERCHANT

 

« LA MONTAGNE ENSORCELÉE » (2009)

« LA MONTAGNE ENSORCELÉE » (encore un titre français frisant le n’importe quoi le plus absolu) est une sympathique couillonnade à la sauce Disney, dont le scénario puise sans aucun complexe dans « E.T. » et « TERMINATOR », bien qu’il soit adapté d’un roman déjà tourné en 1975 par John Hough.untitled

Ici, les aliens sont mignons, ils ont des têtes bien blondes et des superpouvoirs hypercool. Et ils sont aidés dans leur mission par Dwayne Johnson, un taxi driver ronchon mais bien brave et Carla Gugino, une enthousiaste spécialiste des OVNI. Tous ces « gentils » sont poursuivis par Ciarán Hinds, œuvrant pour le gouvernement et par une sorte de robot-tueur chargé de les éliminer.

C’est du spectacle pour enfants, ni très original, ni particulièrement bien fichu. Les F/X font un peu cheap, la violence est totalement aseptisée et la réalisation d’Andy Fickman est – au mieux – fonctionnelle et dépourvue de point-de-vue. Si le spectateur ayant dépassé les douze ans s’ennuie rapidement, il peut éventuellement et s’il est d’humeur indulgente, apprécier le charme souriant de Gugino et la sympathie naturelle de « The Rock », qui exhibe ses muscles avec une inhabituelle parcimonie et fait preuve d’une belle présence physique dans un rôle à la Bruce Willis. Le réalisateur Garry Marhsall (« PRETTY WOMAN ») est amusant en vieux geek mégalo. Kim Richards et Ike Eisenmann qui jouaient les enfants dans le film de ‘75, apparaissent respectivement en serveuse et en shérif dans la même séquence.

À voir pour le complétiste de Johnson, particulièrement à l’aise, et pour une sorte de naïveté désuète, un peu kitsch et pas déplaisante.

 

« G.I. JOE : CONSPIRATION » (2013)

GI2Est-ce le fait d’avoir visionné les deux films d’affilée qui rend indulgent ? Toujours est-il qu’après l’infâme marmelade numérique que fut l’opus de 2009, « G.I. JOE : CONSPIRATION » réalisé par Jon M. Chu (et sans aucun apport « artistique » de Stephen Sommers) apparaît comme une très bonne surprise.

La moyenne d’âge pour l’apprécier semble s’être notablement élevée et cela s’inspire des franchises comme « MISSION : IMPOSSIBLE » ou « AVENGERS ». De plus, bonne nouvelle supplémentaire, l’ectoplasmique Channing Tatum, s’il reprend son rôle, disparaît rapidement du scénario, passant le flambeau à Dwayne Johnson himself, ce qui est un net progrès.

L’histoire ? Un faux président Jonathan Pryce (en fait Arnold Vosloo déguisé) entreprend de devenir maître du monde et il commence par détruire le commando des G.I. Joe. Menés par « The Rock » barbichu, les survivants très énervés, vont sauver la planète.

C’est débile bien sûr, mais étonnamment bien fichu. Dans son modeste créneau – la BD de superhéros ‘live’ – le scénario tient plutôt bien le coup et on ne s’ennuie guère. Johnson est très bien et maintient un vrai premier degré dans son jeu, évitant au maximum les ‘one liners’ et les clins d’œil. Adrianne Palicki et Elodie Yung assurent brillamment la parité, Ray Stevenson est un efficace méchant particulièrement brutal (il parvient même à faire mal à Dwayne !) et Bruce Willis vient faire son petit numéro habituel en général retraité pince-sans-rire.

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DWAYNE JOHNSON, JONATHAN PRYCE ET RAY STEVENSON

Impossible de disserter longuement sur ce genre de produit, c’est évident. Mais pour ce qu’il est, et surtout en comparaison avec le précédent, c’est un plaisant moment d’action, d’explosions, de duels au sabre et d’absurdités sympathiques. Une façon tout à fait acceptable de tuer deux heures en somme.

 

« LE ROI SCORPION » (2002)

KING2« LE ROI SCORPION » est un personnage qui apparut brièvement dans « LE RETOUR DE LA MOMIE » de Stephen Sommers, qui cosigne le scénario du présent film le plaçant en vedette. Mais si sa personnalité change du tout au tout d’un film à l’autre, Dwayne Johnson fait plutôt penser à Conan le barbare de R.E. Howard et il n’a d’ailleurs pas à pâlir de la comparaison avec Schwarzenegger dans cet emploi. Au moins a-t-il l’air moins benêt !

Réalisé par Chuck Russell (« MASK »), « LE ROI SCORPION » a beau n’avoir pas une excellente réputation, c’est au final un bon ‘sword and sorcerer’ au rythme endiablé, aux décors magnifiques (qu’ils soient naturels ou en CGI) et au casting inspiré. Ça bataille dans tous les sens, les épées se brisent sous les coups, les demoiselles sont à demi dénudées, le dromadaire du héros est aussi futé que Jolly Jumper et le méchant (Steven Brand) est vraiment très méchant. C’est sympathique, très bien photographié et monté, on ne s’ennuie pas une seconde. À tout prendre c’est bien meilleur que la sequel officielle de « CONAN LE BARBARE » réalisée par le pourtant vénérable Richard Fleischer.

Parfaitement à l’aise dans le rôle qui le révéla, « The Rock », s’il n’a pas la férocité du Cimmérien des romans de Conan, possède le don de sympathie des stars bondissantes du Hollywood d’antan. Son duo avec la bellissime Kelly Hu fonctionne à merveille, seul le ‘sidekick’ comique (Grant Heslov) tape parfois sur les nerfs, mais c’est un passage obligé dans ce genre de film, allez savoir pourquoi. On est loin de la vision nietzschéenne de John Milius pour son héros, mais dans un créneau assez proche, « LE ROI SCORPION » vaut le coup d’œil, en n’écoutant pas les mauvaises langues qui le rabaissent au niveau d’un « KALIDOR », ce qui est très immérité. À réévaluer, donc.

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KELLY HU ET DWAYNE JOHNSON

 

« DOOM » (2005)

DOOM2A priori, bien que méfiant, on se dit qu’un film avec à son générique la sublime Rosamund Pike ne peut pas être complètement mauvais. Puis on se convainc que le sympathique Dwayne Johnson en « bad ass » de l’espace, ça peut être amusant. Enfin, on se rappelle qu’il arrive à Karl Urban d’être très bien et on se souvient même – en forçant un peu – qu’Andrzej Bartkowiak fut un honnête directeur photo sur de grosses productions hollywoodiennes avant de passer à la réalisation. Au final, cela fait-il de « DOOM » un bon film ?

Hélas, pas vraiment. Le scénario est un mélange de « ALIENS » (on en parcourt des kilomètres de couloirs avec de gros flingues au poing !) et de « RESIDENT EVIL », d’une platitude inouïe, se vautrant sans complexe dans le déjà-vu et les emprunts trop voyants. L’action, claustrophobique et répétitive, est d’autant plus irritante, que le spectateur a systématiquement plusieurs trains d’avance sur les personnages, ce qui rend tout cela bien fastidieux. On atteint le fond avec une scène « subjective » directement extraite d’un jeu vidéo. Qui a bien pu avoir cette idée exécrable ?

C’est proprement filmé, ceci mis à part, les protagonistes sont bien définis, même si très caricaturaux et « The Rock » a un rôle étonnamment évolutif de super-sergent charismatique un peu trop fidèle au règlement, jusqu’à en devenir de plus en plus dangereux. Rosamund est toujours aussi photogénique en archéologue pas facilement impressionnable et Richard Brake en fait des tonnes en soldat libidineux et tête-à-claques.

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ROSAMUND PIKE, DWAYNE JOHNSON ET KARL URBAN

Alors, à voir quand même, « DOOM » ? Franchement ce n’est pas indispensable. On a vu tellement mieux dans le genre ! Que retenir de positif ? Des zombies particulièrement répugnants, une autopsie à soulever le cœur et un effet spécial très réussi : le nano-mur.