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Archives de Catégorie: LES FILMS DE DWAYNE JOHNSON

« RÉDEMPTION » (2006)

GANG2Phil Joanou dont nul n’a oublié le magnifique « LES ANGES DE LA NUIT », mais dont la filmographie n’a été ensuite qu’une succession de désillusions, retrouve une certaine verve avec « RÉDEMPTION », tiré de faits réels et inspiré de la vie d’un ‘coach’ dans une maison de redressement de L.A., redonnant via une équipe de football le goût de vivre et l’estime de soi à des voyous issus des gangs.

On connaît bien cette tradition de films américains qui de « GRAINE DE VIOLENCE » à « PLEIN LA GUEULE » a donné quelques excellents films. Celui-ci s’inspire plutôt d’Aldrich et d’ailleurs une séquence (la première fois où l’équipe de foot s’unit pour désobéir à un ordre de l’entraîneur) est directement calquée sur « 12 SALOPARDS ». Bien qu’il soit prévisible, truffé de clichés, « RÉDEMPTION » tient la distance pendant près de deux heures, même si les matches de foot peuvent sembler bien longs. Mais les enjeux sont toujours présents, les jeunes comédiens tous parfaits et le rythme est soutenu. Le film doit énormément à la présence de Dwayne Johnson dans un de ses rôles les plus humains. Jouant totalement au premier degré, dans la colère et l’émotion, il compose un vrai personnage. Les scènes avec sa vieille mère mourante, ses face-à-face avec le très bon Jade Yorker, version juvénile de lui-même, démontrent le potentiel dramatique de l’ancien « The Rock ». Il évite toute mièvrerie, toute pose machiste et mérite à lui seul qu’on voie le film. Autour de lui, des vétérans comme Leon Rippy ou Kevin Dunn jouent ses patrons d’abord réticents puis conquis par ses méthodes.

Si on a déjà vu de nombreuses fois des histoires de cet acabit, celle-ci est vraiment bien exécutée, distille son message humaniste sans céder au mélodrame. Certaines séquences comme l’agression par un gangster en plein match, sont même carrément brillantes. À découvrir.

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DWAYNE JOHNSON ET JADE YORKER

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« BAYWATCH : ALERTE À MALIBU » (2017)

« BAYWATCH : ALERTE À MALIBU » réalisé par Seth Gordon, est une sorte de pastiche de la série à succès diffusée entre 1989 et 2001, et narrant les très improbables aventures d’une équipe de sauveteurs et de maîtres-nageurs sur une plage californienne. Pour ceux qui ne l’auraient jamais vue, rappelons que c’était le show favori de Joey et Chandler dans « FRIENDS » !BAYWATCH

Tout aussi crétin que son modèle télévisé, le film adopte d’emblée un ton décalé et un second degré qui constituent l’unique raison de le regarder. L’humour est irrévérencieux, très « caca-prout » et primaire, mais en constante dérision et surtout en autodérision. Les personnages n’arrêtent pas de critiquer les fondamentaux du concept où ils évoluent : l’absurdité de ces mâles musculeux en lycra et de ces filles aux silhouettes de top-models pour soutien-gorge, transformés en justiciers des plages et en sous-flics résolvant des crimes. Le scénario est tellement inepte que les deux heures semblent en durer beaucoup plus. Mais force est de reconnaître qu’on sourit parfois, qu’on éclate même de rire à plusieurs reprises et que l’environnement visuel n’a rien de désagréable. Bien sûr, on pourra grincer des dents devant la place que prend le « geek de service » (qui se présente d’ailleurs ainsi), campé par le pénible Jon Bass, bien sûr il y a d’énormes baisses de régime où le scénario fait du sur-place, mais l’ambiance est festive, la mer est belle et les clins d’œil abondent. Ainsi, les apparitions-éclair de David Hasselhoff et Pamela Anderson, stars de la vieille série, sont-elles aussi amusantes que légèrement pathétiques.

Dwayne Johnson, de plus en plus à l’aise et souriant, est un ‘Mitch’ idéal face à Zac Efron, avec son air benêt et ses pectoraux tétanisés. Alexandra Daddario (qui jouait la fille du Rock dans « SAN ANDREAS ») est pétillante, Kelly Rohrbach reprend le rôle de Miss Anderson, ralentis inclus.

À condition d’être de bon poil et enclin à l’indulgence, on pourra se laisser aller et sourire à l’humour pachydermique de cette comédie délibérément débile qui n’a pour principale qualité que de respirer la joie de vivre, le je-m’en-foutisme et les vacances.

 

« FAST & FURIOUS 8 » (2017)

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JASON STATHAM

Faisant suite au sympathique n°7, « FAST & FURIOUS 8 » signé du généralement peu emballant F. Gary Gray, reprend le flambeau et fait repartir la franchise sur les chapeaux de roues sans rien essayer de renouveler.F8 2

C’est donc toujours la même chose, avec les mêmes gens, les mêmes voitures, mais quelques petits changements bien vus dans l’organisation : Vin Diesel se retourne contre sa « famille », le psychopathe Jason Statham devient subitement un tonton gâteau, Dwayne Johnson prend la tête des opérations et se montre plus déconnant que dans les précédents films (il faut l’avoir vu en coach de fillettes au début !). On retrouve avec bonheur Kurt Russell qui a pris un petit coup de vieux, Michelle Rodriguez, une Charlize Theron très amaigrie en méchante de premier ordre. Et on a même droit à un savoureux caméo d’Helen Mirren herself, dont le face-à-face avec Statham vaut à lui seul de voir le film.

Bien sûr, il y a beaucoup trop de poursuites motorisées, d’explosions de missiles, de fusillades, mais c’est la recette. En revanche, on se délectera sans complexe de quelques confrontations extraordinairement drôles comme celle où Johnson et Statham échangent des menaces ou quand le second parle au bébé qu’il est en train de sauver au milieu d’un déluge de balles. Difficile d’ailleurs de ne pas y voir un clin d’œil à la séquence la plus célèbre de « À TOUTE ÉPREUVE » de John Woo.

« FAST & FURIOUS 8 » fait passer deux heures agréables et reposantes pour les neurones. On ne s’y ennuie guère, on sourit souvent et tout le monde a l’air de franchement s’amuser. En fait, cela fait davantage penser à une série TV au budget hypertrophié, qu’à du cinéma. La franchise recycle sans arrêt les mêmes éléments depuis le début avec plus ou moins de réussite. Et celui-ci est plutôt dans la bonne moyenne. À noter pour l’anecdote, que le regretté Paul Walker a été « remplacé » par nul autre que Scott Eastwood, fils de Clint !

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DWAYNE JOHNSON, CHARLIZE THERON, VIN DIESEL, SCOTT EASTWOOD ET KURT RUSSELL

 

« VERY BAD COPS » (2010)

OGUY_INTL_1SHT_LK2_4Il y a une très bonne idée dans « VERY BAD COPS » (bravo pour l’opportuniste et désolant titre français !), c’est son début, une course-poursuite dans New York présentant un tandem de superflics : Samuel L. Jackson qui jacksonise à fond et Dwayne Johnson en armoire à glace playboy. Deux stars des médias adulées des foules et qui disparaissent brutalement au bout de quelques minutes dans un stupéfiant clin d’œil à « L’ARME FATALE » ou « DIE HARD ». Ensuite, le vrai film démarre. Ils sont remplacés par deux collègues médiocres : Mark Wahlberg, nabot soupe-au-lait et intellectuellement limité et Will Ferrell, grand dadais marié à la bombe Eva Mendes, qu’il traite de laideron.

Si le scénario est d’une absolue banalité, c’est le ton du film qui surprend et déconcerte. C’est un pastiche de ‘buddy movie’ à l’humour décalé, pince-sans-rire, parfois surréaliste, qui tient dans l’attitude des protagonistes, leur bêtise. De vrais descendants de l’inspecteur Clouseau ou du lieutenant Drebin. Si le jeu systématique de Ferrell fatigue vite, Wahlberg surprend agréablement dans ce rôle d’idiot mal embouché sidéré par le succès de son coéquipier auprès des plus belles femmes.

On sourit de temps en temps à de bonnes répliques, on s’ennuie pas mal aussi. Mais le casting maintient éveillé : Michael Keaton en commissaire travaillant à mi-temps comme chef de rayon dans un Bricorama, Ray Stevenson en porte-flingue australien. On aperçoit même Rosie Perez et Brooke Shield dans des caméos, sans oublier la voix « off » inimitable de Ice-T.

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MARK WAHLBERG, WILL FERRELL, RAY STEVENSON, SAMUEL L. JACKSON ET DWAYNE JOHNSON

Que dire ? C’est la raison d’être du projet qui laisse perplexe. Entre blockbuster et pastiche iconoclaste, il peine à se situer et son écriture au second voire troisième degré peut rebuter. Mais il y règne une bonne énergie et les premières minutes valent largement le déplacement, particulièrement le saut « dans les fourrés » de Jackson et Johnson. Un grand moment de n’importe quoi !

 

« FAST & FURIOUS 6 » (2013)

FAST6 2« FAST & FURIOUS 6 », c’est un peu le « À LA RECHERCHE DE SPOCK » de la franchise, à part que Michelle Rodriguez remplace le Vulcain aux oreilles en pointe et revient d’entre les morts pour servir d’enjeu à l’action et à l’implication de nos héros.

Car de l’action, le film en est bourré jusqu’à la gueule, jusqu’à l’hystérie, et la poursuite finale entre un avion géant russe et une armada de voitures de course occupe une bonne partie du métrage, mais constitue un extraordinaire morceau de bravoure que ce soit au niveau des cascades ou du montage.

Prenant comme thématique principale la famille dans le sens large du terme, ce n°6 ne déçoit pas, à condition d’accepter les codes de la série : action ininterrompue, décors exotiques, grosses cylindrées, belles femmes « kick ass » et gaillards musculeux. Rien de très sérieux donc, mais Justin Lin maîtrise cela d’assez épatante façon et on n’a guère le temps de s’ennuyer, ni même de se demander si on s’ennuie, d’ailleurs !

Autour du couple reformé Vin Diesel et Michelle Rodriguez, on retrouve avec plaisir Dwayne Johnson dans son rôle de flic hypertrophié qui fait un peu figure de Yul Brynner dans une adaptation hallucinée des « 7 MERCENAIRES ». À noter que le ‘bad guy’ joué par Luke Evans possède un réel charisme et une intelligence rares dans ce genre de produit. Et Jason Statham apparaît pendant le générique-fin, annonçant – très méchamment – son personnage dans le n°7.

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MICHELLE RODRIGUEZ, VIN DIESEL, PAUL WALKER, GAL GADOT ET DWAYNE JOHNSON

On n’épiloguera pas davantage sur ce film qui assume son statut de blockbuster décérébré, mais tient absolument toutes ses promesses en entraîne dans un Grand-8 souvent époustouflant de maestria technique.

 

« FÉE MALGRÉ LUI » (2010)

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DWAYNE JOHNSON ET STEPHEN MERCHANT

« FÉE MALGRÉ LUI », écrit par un tandem qui a fait ses preuves dans la comédie de qualité des années 90 (« LA VIE, L’AMOUR… LES VACHES » et « PORTRAIT CRACHÉ D’UNE FAMILLE MODÈLE »), réalisé par un téléaste stakhanoviste, est un véhicule monté pour exploiter la facette comique de Dwayne Johnson et, en cela, un franc succès.TOOTH2

C’est une extravagante couillonnade sur un joueur de hockey has-been et cynique, condamné par la reine des fées (Mary Poppins en personne : une Julie Andrews de 75 ans en pleine forme !) à devenir lui-même une fée ailée chargée pendant une semaine de récolter les dents des petits enfants sous l’oreiller (sic !). La première apparition de « The Rock » affublé d’ailes et d’un tutu rose scie carrément les pattes. Si on est d’humeur à exploser de rire, alors on se laisse embarquer par cette histoire saugrenue, souvent hilarante, qui n’hésite pas non plus à se vautrer dans la guimauve la plus indécente, mais garde toujours sa bonne humeur et une entraînante joie de vivre qui excuse bien des choses.

Johnson est pour 90% dans la réussite inespérée du film. Il manie l’autodérision en virtuose, affiche un sourire contagieux, ne joue pas trop sur ses biceps et balaie toute réticence en quelques minutes. Il est très bien entouré par Ashley Judd dans le rôle de sa fiancée, Stephen Merchant en superviseur agaçant et Billy Crystal, non-mentionné au générique, qui joue un personnage à la « Q » dans les 007.

Avec ce genre de film, il faut se laisser porter, ne pas avoir honte de rire à des blagues bien lourdes et oublier un moment son sens critique. Pour ce que c’est, « FÉE MALGRÉ LUI » fonctionne très bien et fait oublier ses soucis pendant 100 minutes. Ce n’est déjà pas si mal…

À noter qu’une séquence-bonus entre Crystal et Julie Andrews se déroule pendant le générique-fin, qu’il faut donc éviter de zapper.

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ASHLEY JUDD, DWAYNE JOHNSON, JULIE ANDREWS ET STEPHEN MERCHANT

 

« LA MONTAGNE ENSORCELÉE » (2009)

« LA MONTAGNE ENSORCELÉE » (encore un titre français frisant le n’importe quoi le plus absolu) est une sympathique couillonnade à la sauce Disney, dont le scénario puise sans aucun complexe dans « E.T. » et « TERMINATOR », bien qu’il soit adapté d’un roman déjà tourné en 1975 par John Hough.untitled

Ici, les aliens sont mignons, ils ont des têtes bien blondes et des superpouvoirs hypercool. Et ils sont aidés dans leur mission par Dwayne Johnson, un taxi driver ronchon mais bien brave et Carla Gugino, une enthousiaste spécialiste des OVNI. Tous ces « gentils » sont poursuivis par Ciarán Hinds, œuvrant pour le gouvernement et par une sorte de robot-tueur chargé de les éliminer.

C’est du spectacle pour enfants, ni très original, ni particulièrement bien fichu. Les F/X font un peu cheap, la violence est totalement aseptisée et la réalisation d’Andy Fickman est – au mieux – fonctionnelle et dépourvue de point-de-vue. Si le spectateur ayant dépassé les douze ans s’ennuie rapidement, il peut éventuellement et s’il est d’humeur indulgente, apprécier le charme souriant de Gugino et la sympathie naturelle de « The Rock », qui exhibe ses muscles avec une inhabituelle parcimonie et fait preuve d’une belle présence physique dans un rôle à la Bruce Willis. Le réalisateur Garry Marhsall (« PRETTY WOMAN ») est amusant en vieux geek mégalo. Kim Richards et Ike Eisenmann qui jouaient les enfants dans le film de ‘75, apparaissent respectivement en serveuse et en shérif dans la même séquence.

À voir pour le complétiste de Johnson, particulièrement à l’aise, et pour une sorte de naïveté désuète, un peu kitsch et pas déplaisante.