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Archives de Catégorie: LES FILMS DE JACK ELAM

« EL PERDIDO » (1961)

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KIRK DOUGLAS ET ROCK HUDSON

Robert Aldrich à la réalisation, le scénariste Dalton Trumbo et la star Kirk Douglas qui sortaient à peine de leur succès « SPARTACUS », Rock Hudson et Dorothy Malone pour la troisième fois partenaires après deux Douglas Sirk, les décors arides du Mexique, l’ambiance western… On voit mal comment « EL PERDIDO » pourrait être inintéressant.last3-copie

D’ailleurs il ne l’est pas, loin de là. Mais bizarre, il l’est, sans le moindre doute ! C’est en fait un mélodrame classique avec son lot d’amours contrariées, de séparations irréparables, de coups de théâtre et de grands sentiments, relocalisé dans l’univers du Far-West hollywoodien.

Le film est inégal, par moments assez âpre (l’humiliation de Joseph Cotten, juste avant sa mort), à d’autres complaisant (les chansonnettes hors-sujet poussées par Douglas), et souvent même assez osé : l’ombre de l’inceste plane au-dessus de la dernière partie non-exempte d’ambiguïté sur la consommation de l’acte. Quelque chose a dû échapper aux censeurs !

Aldrich a toujours ce vieux sens du cadrage dynamique, du montage « cut », mais son film paraît bancal : il prend le temps de présenter des cowboys menaçants (Neville Brand et Jack Elam) pour ne leur donner que de fugaces silhouettes (coupes montage ?), il s’attarde sur une tempête de sable qui rend l’action pratiquement illisible et dilue l’intérêt et le suspense. Il met tout en place pour un face-à-face bourré de testostérone et n’offre à Douglas que Hudson comme rival. Si le premier exulte dans un personnage de voyou poète et névrosé rappelant « L’HOMME QUI N’A PAS D’ÉTOILE », le second semble distrait, jamais tout à fait présent. Leurs scènes ensemble ne prennent jamais corps tant leurs styles sont mal accordés. À leurs côtés, Malone est très bien en ‘tough girl’ à qui on ne la fait pas et Carol Lynley adorable en jeune fille pure mais déterminée. Regis Toomey tient un rôle intrigant de témoin muet mais dont le regard en dit long, préfigurant un peu ‘Alias’ dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID ».

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KIRK DOUGLAS, CAROL LYNLEY ET DOROTHY MALONE

Sans compter parmi les vraies réussites d’Aldrich, « EL PERDIDO » tient tout de même bien la route, supporté en grande partie par les épaules de Douglas, charismatique à souhait en « good bad guy » névrosé, tout de noir vêtu et portant de surprenants foulards de couleur.

À noter : inédit en Blu-ray aux U.S.A. et en France, le film est récemment sorti sur ce support en Allemagne sous le titre « EL PERDIDO », dans une copie propre mais hélas, exagérément lissée, sans le moindre grain pellicule. Reste à attendre une vraie restauration…

 

BLUE JUBAL…

JUBAL BR

SORTIE FRANÇAISE ET EN BLU-RAY DE « L’HOMME DE NULLE-PART », HONNÊTE WESTERN DE 1956 AVEC STEIGER, BRONSON, BORGNINE, ELAM…

 

« SOUTH OF THE BORDER » : Jack Elam dans « The Texan »

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JACK ELAM ET PETER MAMAKOS

« SOUTH OF THE BORDER » est un épisode de la 1ère saison de « THE TEXAN », réalisé par Joe Parker. Et un épisode plus ‘hard boiled’ que la moyenne.

Rory Calhoun arrive dans la petite ville du shérif John Doucette, vieil ami à lui. Celui-ci redoute l’arrivée de deux frères hors-la-loi (Peter Mamakos et Jack Elam) et de leur bande. Le Texan a à peine le temps de lier connaissance avec une adorable fillette et sa maman, que les bandits attaquent la banque. Elles sont tuées toutes les deux. Calhoun traque les frères jusqu’au Mexique et ramènera Elam qui sera accidentellement abattu par Mamakos.

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RORY CALHOUN

La mort violente d’un enfant était assez rare à la TV de cette époque. Et le héros de la série endosse un rôle de « vigilante », motivé par le ruban que la gamine avait attaché à sa selle. Les deux frères sont bien croqués en quelques scènes : Mamakos sanguin et brutal, Elam plus conciliant mais tout aussi létal. Doucette incarne le vieil archétype du shérif courageux mais pas téméraire qui laisse notre Texan faire son boulot à sa place.

Un bon épisode d’une série qui décrit un Ouest dangereux et désertique, avec une grande économie de moyens. Dans la colère froide, Rory Calhoun est vraiment très bien.

 

« CLOOTEY HUTTER » : Jack Elam dans « Lawman »

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VIRGINIA GREGG

« CLOOTEY HUTTER » est un épisode de la 4ème saison de « LAWMAN », qui bénéficie de l’apport créatif de deux excellents techniciens : le réalisateur Richard C. Sarafian et le chef-opérateur Bert Glennon.

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JACK ELAM

Virginia Gregg, une dure-à-cuire arrive à Laramie pour faire des provisions. Elle est provoquée par un ivrogne qu’elle abat derechef. Le frère de celui-ci (Jack Elam) ne cherche pas à se venger, mais voudrait savoir si elle a vraiment dégainé plus vite de son frangin ou si elle l’a pris en traître. Pour ce faire, il la défie à son tour en duel ! Heureusement, tout cela se finira par une amorce de love story entre les deux tourtereaux au physique disons… difficile.

L’épisode vaut le coup d’œil essentiellement parce qu’il se déroule de nuit et sous une pluie battante, ce qui – vu le budget microscopique de ces petits téléfilms et les deux ou trois jours de tournage – relève de l’exploit. C’est donc esthétiquement très beau, à la manière d’un ‘film noir’ de la grande époque.

Il y a aussi le plaisir de voir Elam dans un personnage moins manichéen que d’habitude. Un vaurien certes, mais plutôt non-violent et même presque… tendre ! Ce qu’on appelle quasiment un contre-emploi. Quant à Virginia Gregg, elle compose une sorte d’avatar de Calamity Jane originale et même émouvante. Notre héros John Russell se contente sagement de compter les points et de faire acte de présence.

 

« THE FOUR » : Jack Elam dans « Lawman »

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JOHN RUSSELL

« THE FOUR » est un épisode de la 4ème et ultime saison de la série « LAWMAN », réalisé par l’excellent Richard C. Sarafian.

Dans la grande tradition du western des années 50 (« LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL »), le film s’ouvre sur l’arrivée à Laramie de quatre hommes patibulaires à cheval. Ils investissent la ville, armés de fusils, se postent à des points stratégiques et attendent. Quand l’un d’eux est tué par un mystérieux tireur, leur chef Jack Elam explique au marshal John Russell qu’ils sont venus tuer un homme. Un très jeune garçon qu’il décrit comme un « animal » et qui a déjà assassiné huit personnes, juste pour le fun. Russell engage les trois survivants comme adjoints et ils se mettent à traquer le tueur.

Quand celui-ci est finalement acculé dans une grange et que Russell est forcé de le descendre, Elam contemple le cadavre et demande tranquillement au marshal : « Puis-je récupérer le corps de mon frère, à présent ? ».

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JACK ELAM

Très bonne chute pour un épisode hyper-tendu, porté par la présence à la fois sympathique et inquiétante d’un Jack Elam en grande forme et qui tient en haleine jusqu’à cette dernière réplique qui remet tout en perspective.

 

« THE SENATOR » : Jack Elam dans « Lawman »

JACK ELAM

JACK ELAM

« THE SENATOR » est un épisode de la 1ère saison de « LAWMAN », coécrit par Clair Huffaker et réalisé par Stuart Heisler. Le scénario, se passant pratiquement en « temps réel » est concentré sur la tentative d’assassinat d’un sénateur devant s’arrêter quelques minutes à Laramie par un train de nuit.

Averti de l’attentat, John Russell et son adjoint n’ont que peu de temps pour dénicher les tueurs. Ceux-ci joués par ces vieilles canailles de Ted De Corsia et Jack Elam, attendent dans une grange. Le tueur-à-gages Elam est muni d’un fusil à lunette de haute-précision et de balles capables de tuer un éléphant.

Heureusement, la maladresse d’un troisième larron qui tente d’abattre le marshal (l’imbécile !) mettra nos héros sur la piste. Le film s’achève par le discours du politicien promettant aux citoyens que bientôt le Wyoming deviendra un état de l’Union.

Étrangement prémonitoire de l’assassinat de JFK, l’épisode est carré, efficace, sans digression à l’image de son héros sans peur et sans reproche. À part le fait de n’être pas extrêmement souriant…

JOHN RUSSELL

JOHN RUSSELL

 
 

« THE EASTERNER » : Jack Elam dans « The Texan »

JACK ELAM

JACK ELAM

« THE EASTERNER » est un épisode de la série « THE TEXAN », réalisé par Erle C. Kenton. Rory Calhoun a promis de s’occuper de Fay Spain, la nièce d’un vieil ami, quand elle arrive dans l’Ouest avec son agaçant époux le « pied-tendre » Donald Harron qu’elle méprise copieusement. Ado, elle avait un béguin pour Calhoun, ce qui rend le mari très jaloux. Il paie donc trois hors-la-loi menés par Jack Elam pour simuler un hold-up et rudoyer notre Texan préféré.

Mais au cours du voyage, le jeune crétin apprendra à apprécier Calhoun et finira par revenir sur ses mauvaises intentions. Évidemment Elam – car ce n’est pas Jack Elam pour rien ! – ne l’entend pas de cette oreille. S’ensuivra donc une fusillade lors de laquelle Harron révèlera « l’hombre » qu’il est réellement et gagnera l’amour de sa femme.

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DONALD HARRON, FAY SPAIN ET RORY CALHOUN

Un épisode bien banal et simplet, à voir éventuellement pour la présence de l’ami Elam, efflanqué et l’air hargneux dans un personnage qu’il a bien souvent interprété dans les années 50.