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Archives de Catégorie: LES FILMS DE JAMES COBURN

« FRIEND OF THE FAMILY » : James Coburn dans « The Texan »

JAMES COBURN

JAMES COBURN

« FRIEND OF THE FAMILY » est un épisode de la 2ème saison de « THE TEXAN », réalisé par Edward Ludwig, un vétéran qui démarra sa carrière en… 1920.

RORY CALHOUN ET JOHN DEHNER

RORY CALHOUN ET JOHN DEHNER

John Dehner, un ex-major de l’armée nordiste, demande à notre héros Rory Calhoun qui servit sous ses ordres, d’emmener son fils avec lui pour l’aguerrir. Mais Calhoun découvre que le jeune homme hait son père. Il tombe sur James Coburn, à peine sorti de prison (oui, le hasard fait bien les choses, parfois !) qui a un compte à régler avec Dehner qu’il a vu se comporter en lâche pendant un assaut. Coburn tue le fils et Dehner envoie donc son cadet pour le venger. Heureusement, ‘Bill Longley’ est là pour stopper l’engrenage !

Un bon épisode, valorisé par la présence de deux acteurs de tempérament : Dehner dans un emploi de pater familias psychorigide qu’il a bien souvent tenu et Coburn, à peine sorti des « 7 MERCENAIRES », les tempes grisonnantes, excellent en homme brisé par l’injustice et rongé par la haine. Il a un excellent monologue où il raconte en gros-plan comment Dehner s’est dégonflé en plein combat et lui a fait porter le chapeau. À noter que, chose rare, personne ne sera tué dans le duel final dans la grand-rue.

Pour la petite histoire, Dehner et Coburn incarneront tous deux le légendaire ‘Pat Garrett’. Le premier dans « LE GAUCHER » et le second dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID ».

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EN HOMMAGE À JOHN GUILLERMIN, « BDW2 » RÉCLAME UN DE SES MEILLEIRS FILMS ET LE PLUS MÉCONNU...

EN HOMMAGE À JOHN GUILLERMIN, « BDW2 » RÉCLAME UN DE SES MEILLEURS FILMS (ET LE PLUS MÉCONNU) EN DVD…

 

« THE PLAYER » (1992)

TIM ROBBINS

TIM ROBBINS

Robert Altman a débuté à Hollywood, il a tourné des séries TV de « BONANZA » à « COMBAT ! », il a trouvé une forme de succès dans les seventies avec des œuvres iconoclastes, puis est parti pour l’Europe, avant de revenir sur ses terres natales. C’est dire s’il connaît ‘Tinseltown’ comme sa poche, s’il en a compris le fonctionnement, les mœurs, la corruption.PLAYER

« THE PLAYER » fait partie de ses meilleurs films. C’est, sous couvert de polar à suspense (qui envoie des cartes postales menaçantes à un « executive » de studio ?), l’autopsie impitoyable d’un univers frelaté grouillant d’usurpateurs incompétents, de créateurs prêts à vendre leur âme à n’importe quel prix. C’est brillant et drôle, mais d’un cynisme terrifiant, d’une méchanceté terrible. Et le scénario pousse le principe de la « happy ending » jusqu’au bout, jusqu’à l’amoralité la plus totale. On suit tout cela comme une conférence ethnologique particulièrement ludique et Altman parsème son film de caméos de stars amies comme Anjelica Huston, Burt Reynolds, James Coburn, Rod Steiger, Malcolm McDowell, Jack Lemmon et de ses fidèles comme Sally Kellerman, Elliott Gould, Karen Black, etc. dans leurs propres rôles.

Tim Robbins trouve le rôle de sa vie en producteur intrigant et odieux, sa bouille de bébé contrastant avec son « cœur noir ». Dans un cast épatant, on retiendra Fred Ward en flic du studio, Richard E. Grant en scénariste égotique, Cynthia Stevenson dans le seul personnage à peu près sympathique, Vincent D’Onofrio formidable en auteur très en colère. Seule Greta Scacchi déçoit dans un rôle mal défini dont chacune des (hélas, nombreuses) apparitions semble stopper l’action et faire retomber le soufflé.

« THE PLAYER » fourmille littéralement d’actions parallèles, de scènes de foule incroyablement fluides et lisibles malgré leur foisonnement, de clins d’œil subtils à l’Histoire du cinéma et de dérapages incongrus dans la démence (le fou-rire dans le commissariat de Pasadena). On en ressort certes un peu moins fasciné par la mythologie hollywoodienne, mais impressionné par la lucidité masochiste des auteurs.

JAMES COBURN, SUSAN SARANDON ET PETER FALK

JAMES COBURN, SUSAN SARANDON ET PETER FALK

À noter le « film dans le film » à la fin, avec Julia Roberts, Bruce Willis, Peter Falk et Susan Sarandon, qui était censé se tourner « sans star ni happy end » et qui n’est plus à l’arrivée qu’une grosse caricature racoleuse. Un parfait concentré de la pensée altmanienne.

 

RARETÉS ALLEMANDES…

Quelques raretés à se procurer en Allemagne : « LES MASSACREURS DU KANSAS », un western d’André De Toth avec Randolph Scott mais surtout Lee Marvin et Ernest Borgnine pour la première fois réunis. Ensuite, plus rare encore : « HONDO ET LES APACHES », un long-métrage fabriqué à partir d’épisodes de la série TV « HONDO » avec Ralph Taeger, récemment disparu. L’unique possibilité aujourd’hui de revoir des images de cette série-culte.RARETÉS ALLEMANDES

Un film plus souvent réédité mais dans des conditions systématiquement calamiteuses : « LES RISQUES DE L’AVENTURE », avec James Brolin et trois vétérans chers au cœur de « BDW2 » : Anthony Quinn, James Coburn et à nouveau ‘Ernie’ Borgnine. Le film sera-t-il enfin remastérisé, cette fois-ci ?

Et enfin « THE GREY FOX », western crépusculaire offrant son premier rôle principal à l’ex-cascadeur et figurant Richard Farnsworth.

 

« DUFFY, LE RENARD DE TANGER » (1968)

SUSANNAH YORK

SUSANNAH YORK

En voyant un film comme « DUFFY, LE RENARD DE TANGER », on peut comprendre pourquoi le vedettariat de James Coburn durement acquit grâce au succès de ses deux aventures de ‘Flint’, n’a pas perduré très longtemps.DUFFY2

Réalisé par Robert Parrish, idole des cinéphiles français, d’après une idée de Donald Cammell (« PERFORMANCE »), c’est tout bonnement un film de vacances pour de bons professionnels anglais et yankees venus se dorer la pilule au soleil du Maroc. Le film met une bonne heure à arriver à son climax, c’est-à-dire le hold-up d’un yacht par les fils d’un milliardaire, épaulés par un baroudeur local, puis s’effiloche doucement en voltefaces attendues, en scènes de séduction languides et en balades touristiques.

C’est ennuyeux à mourir, pas même sauvé par l’ambiance du ‘swinging London’ au début, ni par la beauté des paysages. Il est quasiment impossible de garder les yeux ouverts, ce qu’ont également dû se dire les comédiens réduits à l’état d’ectoplasmes. Tous beaux et bronzés, le sourire aux lèvres, les cheveux au vent, ils se traînent aimablement d’une scène à l’autre sans chercher à faire semblant de travailler.

Coburn s’amuse bien dans un rôle absurde d’escroc rangé des voitures, devenu un sculpteur « érotique » et vivant comme un hippie. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il a bien pris le soleil et ne semble pas très stressé. À ses côtés, Susannah York un peu sous-alimentée est elle aussi radieuse et change de perruque ou de coiffure à chaque nouvelle séquence. James Mason passe en voisin, l’œil qui frise, dans un rôle inepte de père indigne. Fort heureusement, les deux James se recroiseront en de moins navrantes circonstances dans « LES INVITATIONS DANGEREUSES » et surtout « CROIX DE FER » quelque temps plus tard.

JAMES COBURN ET JAMES MASON

JAMES COBURN ET JAMES MASON

Durant sa longue carrière, James Coburn a tourné à peu près tout et n’importe quoi, mais « DUFFY » se range clairement parmi les points les plus bas de sa filmographie.

 

« HOSTAGE CHILD » : Debra Paget & James Coburn dans « Rawhide »

DEBRA PAGET ET JAMES COBURN

DEBRA PAGET ET JAMES COBURN

« HOSTAGE CHILD » est un intéressant épisode de la saison 4 de la série « RAWHIDE » réalisé par Harmon Jones. Ce qu’on peut déplorer d’ailleurs, puisque les « extérieurs » en studio sont cruellement visibles et certaines séquences – comme la mort du colonel – affreusement mal mises en scène.

Heureusement, le scénario est suffisamment intrigant : une squaw sioux s’est faite passer pour espagnole et a épousé un colonel de l’U.S.-Cavalry, réputé pour être un redoutable tueur d’Indiens. Son but ? Lui donner un fils afin qu’il ne soit plus capable de massacrer son peuple. Mais rien ne se passera comme prévu. L’officier traumatisé est irrécupérable.

CLINT EASTWOOD

CLINT EASTWOOD

Après « LA FLÈCHE BRISÉE » ou « PLUME BLANCHE », c’est la sublime Debra Paget qui incarne l’usurpatrice au dessein alambiqué. Elle est comme toujours d’une rare photogénie. Dans le rôle de son mari, un James Coburn de 34 ans campe un personnage bien plus âgé que lui, un  fanatique hanté par son passé. Une sorte de mélange de Custer et du colonel joué par Henry Fonda dans « LE MASSACRE DE FORT APACHE ». On apprend qu’il fut prisonnier des Indiens pendant trois ans et humilié par ceux-ci (« They made a squaw out of me », phrase on ne peut plus ambiguë !). L’homme est tellement atteint qu’il ne connaîtra nulle rédemption et mourra aussi givré et haineux qu’il avait commencé le film. Coburn est excellent et croise Clint Eastwood qui, on le rappelle, fut choisi par Sergio Leone après le refus de plusieurs autres comédiens américains, dont… Coburn, pour tourner « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » deux ans plus tard.

JAMES COBURN

JAMES COBURN

 

BLUE SERGIO !

COFFRET BLU-RAY SERGIO LEONE EN MAI AUX U.S.A. RIEN DE NOUVEAU, MAIS UNE JOLIE JAQUETTE...

COFFRET BLU-RAY SERGIO LEONE EN MAI AUX U.S.A. RIEN DE NOUVEAU, MAIS UNE JOLIE JAQUETTE…