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Archives de Catégorie: LES FILMS DE KLAUS KINSKI

« SARTANA » (1968)

SARTANA2Le titre original de « SARTANA » est « SI TU RENCONTRES SARTANA, PRIE POUR MOURIR ». Le film est signé Frank Kramer, qui est le pseudo de Gianfranco Parolini (qui vient de disparaître à l’âge de 93 ans) et celui-ci s’est largement inspiré des westerns de Leone et Corbucci pour créer une nouvelle icône du genre dont l’inspiration première est le « colonel » de « … ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » .SARTANA.jpg

C’est truffé d’emprunts, dont certains trop voyants (la montre musicale), d’autres déjà usés jusqu’à la corde (les cigarillos et la barbe de dix jours du héros), les coups de zoom abondent et la BO de Piero Piccioni est une torture pour les oreilles. Mais – allez donc savoir pourquoi – le film demeure tout à fait visible et même par moments, assez réjouissant. Autour d’une cargaison d’or, des notables, des bandidos mexicains et une ribambelle de pistoleros se disputent, se trahissent à tour de bras et s’entretuent. À chaque affrontement, une bonne douzaine de cadavres jonche la poussière. Une sorte d’amitié se noue entre Sartana (Gianni Garko) un gambler élégant et invincible et William Berger, un tueur sans aucun scrupule. Pendant ce temps-là, le général mexicain (Fernando Sancho) mange salement du poulet en hurlant de rire et le vieux fabricant de cercueils édenté compte les points en gloussant dans un clin d’œil très appuyé à « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS ». On retrouve donc tous les poncifs du genre, et comme c’est plutôt bien rythmé et que Garko et Berger forment un duo assez charismatique, cela se laisse regarder sans passion excessive, mais sans trop d’ennui non plus. On note parmi les troisièmes couteaux, la présence de Klaus Kinski dans un rôle minuscule de ‘sniper’ vêtu en dandy qui connaît une fin prématurée. Un peu plus qu’un caméo, bien moins qu’un second rôle !

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WILLIAM BERGER, GIANNI GARKO ET KLAUS KINSKI

« SARTANA » donna naissance à de nombreuses sequels. Quatre officielles avec Gianni Garko qui retrouve son personnage, d’autres avec… n’importe qui, ne faisant qu’utiliser le patronyme pour attirer les foules trop crédules.

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THE GREAT ONE !

SILENCE

SORTIE U.S. EN HD ET EN JUIN DU « GRAND SILENCE » ENFIN RESTAURÉ ! MOMENT TANT ATTENDU DES AFICIONADOS. BELLE JAQUETTE, EN PLUS !

 

26 ANS DÉJÀ…

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IL Y A 26 ANS DISPARAISSAIT L’UNIQUE, L’IRREMPLAÇABLE KLAUS KINSKI, À L’ÂGE DE 65 ANS. LE MOULE EST CASSÉ. HEUREUSEMENT, DIRONT CERTAINS…

 

QUATRE KLAUS IBÈRES…

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EN DVD OU BLU-RAY, 4 SORTIES ESPAGNOLES DE FILMS DE KLAUS KINSKI. À RÉSERVER AUX COMPLÉTISTES, CAR AUCUN BON FILM DANS LE LOT !

 

« LA PEAU DE TORPEDO » (1970)

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KLAUS KINSKI

Adapté d’une Série Noire de Francis Ryck, « LA PEAU DE TORPEDO » est une curieuse coproduction franco-italo-allemande traitant de la guerre menée par les services secrets français contre un réseau d’espionnage industriel international et son armada de tueurs.peau3

Mêlant le banal faits-divers (une bourgeoise tue son mari volage dont elle ignore la véritable occupation) à une succession de meurtres et de suicides au cyanure, le film peine à passionner. Le rythme est excessivement lent, le jeu des comédiens catatonique et Stéphane Audran, censée être l’héroïne, disparaît trop souvent de l’action pour qu’on puisse s’identifier un tant soit peu à son personnage. L’actrice semblant avoir la tête complètement ailleurs, n’aide pas à se passionner pour son sort qui plus est. Reste à profiter du voyage, des DS, des 4-L, des hippies (aimablement appelés « clochards »), des tissus et papiers-peints fluo à s’en décoller la rétine et de la BO de François de Roubaix, certes pas sa meilleure, mais c’est toujours ça de pris.

Dans un casting hétéroclite, on retiendra la toujours belle et hiératique Lili Palmer en chef-espionne glaciale, Michel Constantin en barbouze décontractée et magnanime. Malgré sa flatteuse seconde position au générique, Klaus Kinski n’apparaît que dans les dernières vingt minutes : en tueur précieux et amateur de beaux tissus à motifs, il réveille un peu le film in extremis et compose un personnage intrigant, à la fois menaçant et un brin ridicule. Sa mort n’a en effet rien de bien glorieux ! On ne peut que sourire lorsqu’il sonne à la porte de Lili Palmer qui demande : « Qui est-ce ? ». « James Bond », répond Klaus !

À noter un excellent face-à-face entre un Kinski paralysé par une mauvaise chute et un Constantin compatissant, le seul vrai bon moment du film.

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MICHEL CONSTANTIN, STÉPHANE AUDRAN, LILI PALMER ET KLAUS KINSKI

Connu pour ses films avec Jean Gabin et digne représentant de ce qu’on appela la « Qualité France », Jean Delannoy n’est peut-être pas tout à fait dans son élément. Sans être catastrophique, « LA PEAU DE TORPEDO » ne marqua pas le genre qu’il illustre si platement.

 

LE FAUVE DU CINÉMA !

book-kkSorti pratiquement en même temps que « REAL DEPRAVITIES », ouvrage-somme consacré à Klaus Kinski, « KLAUS KINSKI, BEAST OF CINEMA » paraît en Angleterre signé par Matthew Edwards et publié chez McFarland.

Le concept en est différent. L’auteur réunit plusieurs critiques et universitaires pour parler de quelques films sélectionnés de l’acteur. On s’étonne d’emblée de découvrir dans cette « short list » le « DOCTEUR JIVAGO », où Kinski n’apparaît que trois minutes !kk-book2

On a ensuite divers témoignages de collaborateurs. Outre celui assez intéressant de l’acteur Peter Berling qui tourna à ses côtés sur plusieurs Herzog et qui n’a que des choses aimables à dire sur lui, ça ne vole pas très haut : réalisateurs de séries B ou de TV américains qui n’ont côtoyé Kinski que quelques jours sur des œuvres mineures de sa fin de carrière, interview d’une starlette qui a dû subir ses assauts libidineux pendant le tournage d’une scène ou encore celle d’un technicien de « LE SOLDAT », où Klaus n’a qu’un caméo de dix secondes… Étonnant panel, pour le moins !

Pour finir, c’est une filmographie « critique » sélective et donc frustrante de ses films les moins obscurs. Rien de nouveau sous le soleil…

L’idée du livre n’est pas mauvaise en soi et certaines analyses sont même pertinentes, mais à 300 pages, il est beaucoup trop succinct pour couvrir le parcours délirant de l’acteur et pour cerner les raisons du « culte » qu’il suscite encore aujourd’hui comme le prouvent ces derniers ouvrages qui lui sont consacrés. À lire éventuellement en complément de « REAL DEPRAVITIES » cité plus haut…

 

« TIMESTALKERS » (1987)

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WILLIAM DEVANE ET KLAUS KINSKI

Écrit par l’imaginatif auteur anglais Brian Clemens (les séries TV « CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR » ou « LES PROFESSIONNELS »), « TIMESTALKERS » est un téléfilm tout ce qu’il y a de plaisant, sur l’inépuisable thème des voyages dans le temps.TIME

Un prof de fac (William Devane) qui a récemment perdu sa famille, aide une femme du futur (Lauren Hutton) à remonter le temps jusqu’aux années 1880 pour retrouver un savant fou (Klaus Kinski, évidemment) bien décidé à changer le cours de l’Histoire en abattant l’aïeul de son pire ennemi. Le plan est tellement alambiqué qu’il en devient absurde, voire risible, mais le scénario fonctionne tout de même par sa naïveté de vieille BD et par le dynamisme de son trio de comédiens qui semble prendre un plaisir enfantin à rendre plus ou moins crédible leur aventure.

C’est donc un téléfilm extrêmement attachant, malgré une horrible musique de synthé, des F/X antédiluviens (la machine à remonter le temps est une petite pyramide en plexiglas qui produit des éclairs bleus) et des costumes « western » qui semblent sortir du pressing. Mais Devane n’a jamais été aussi sympathique qu’en brave type fan du Far West d’antan et prêt à croire n’importe quoi. Et Kinski s’en donne à cœur-joie en méchant déterminé à la moue perpétuellement dégoûtée. Il faut l’avoir vu avec son chapeau et son cache-poussière au moins deux tailles au-dessus, qui le font paraître minuscule, et sa tignasse peroxydée. Il pique quelques colères très kinskiennes dans les flash-backs situés… dans le futur. Le vétéran du western de série B Forrest Tucker apparaît dans une séquence, en historien du vieil Ouest.

À noter que le téléfilm fut exploité en vidéo en France sous le titre « TUEUR DU FUTUR ».

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WILLIAM DEVANE, LAUREN HUTTON ET KLAUS KINSKI