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Archives de Catégorie: LES FILMS DE LEE MARVIN

LE DUKE CÈDE LA PREMIÈRE PLACE…

COMANCHEROSCela faisait une sacrée paie que « BDW2 », infatigable chasseur d’abominations illustrées, ne vous avait pas déniché un de ces affiches opportunistes, falsifiées, trafiquées, cherchant à promotionner un film sur de fausses infos.

Celle-ci nous provient d’Italie, pays passé maître en la matière. Les sympathiques fripouilles avaient pour habitude de profiter du récent succès d’acteurs ou d’actrices, pour ressortir en nouvelle exclusivité des films anciens, où ils ne tenaient généralement que des petits rôles et en les plaçant fallacieusement en vedette. Lee Marvin avait déjà connu cela avec « RÈGLEMENT DE COMPTE » en covedette avec Glenn Ford, « UN HOMME EST PASSÉ » où il éclipsait Spencer Tracy et avec « SERGEANT RYKER » un téléfilm sorti en salles. Mais il y eut également « LES COMANCHEROS » où nos artistes transalpins l’ont promu star du film, devant John Wayne. On notera d’ailleurs la petite statuette de l’Oscar accolée au nom de l’acteur ! L’affiche n’est d’ailleurs pas laide dans son genre et ce face à face donnerait plutôt envie de revoir l’œuvre de Michael Curtiz. Le problème, c’est que Marvin, tout excellent qu’il soit dedans, n’apparaît que… 10 minutes à tout casser, vers le début, dans un rôle de pistolero à moitié scalpé et ultra-violent, que le Duke a vite fait d’éliminer pour usurper son identité. Les pauvres fans italiens qui se sont rués, probablement au milieu des années 60, pour revoir la vedette de « CAT BALLOU » ou « 12 SALOPARDS » ont dû l’avoir mauvaise !

 

« LES INCONNUS DANS LA VILLE » (1955)

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STEPHEN McNALLY, J. CARROLL NAISH ET LEE MARVIN

Difficile de ne pas faire le rapprochement entre « LES INCONNUS DANS LA VILLE » de Richard Fleischer et « UN HOMME EST PASSÉ » de John Sturges : les deux films sont sortis la même année, ils utilisent magnifiquement le format CinémaScope, se déroulent dans une petite ville de province, offrent une sombre vision de la nature humaine et comportent tous deux Lee Marvin et Ernest Borgnine à leur générique.VIOLENT

Les scénarios en revanche, n’ont rien à voir. À la base, celui-ci est un mélodrame sur les vicissitudes d’un petit microcosme : adultères, voyeurisme, kleptomanie, chantages, alcoolisme, tout y passe. On se croirait dans « PEYTON PLACE ». Mais dans cet univers mesquin et passablement sordide, Fleischer laisse s’insinuer un tout autre genre : le film noir. Trois gangsters débarquent pour dévaliser la banque et donnent un coup de pied dans cette fourmilière confite dans son isolement depuis trop longtemps. C’est brillamment mis en scène et écrit, la façon qu’ont les auteurs de passer d’un groupe à l’autre, de faire se croiser les protagonistes, d’accroître la tension peu à peu, est exemplaire. Le casting est pour beaucoup dans la réussite du film : Victor Mature, plutôt bon en brave père de famille effacé, qui veut prouver à son fils qu’il n’est pas un lâche (parce qu’il n’a tué personne pendant la guerre !), Marvin égal à lui-même en voyou méchant comme une teigne accro au spray nasal, Borgnine en Amish pacifique qui finit tout de même par s’énerver (il ne faut pas trop le chercher, Ernie), Richard Egan en fils de riche ivrogne, Margaret Hayes excellente en nympho repentante et Brad Dexter en tombeur des terrains de golf. Sans oublier Tommy Noonan, parfait en « mateur » suant et glauque au possible. Le panier de crabes est bien garni, et pendant 90 minutes, Fleischer mène la danse sans temps mort, jusqu’au point culminant. Bien sûr, nous sommes dans les années 50, les méchants seront punis, le fiston sera éperdu d’admiration pour son papa parce que celui-ci a ENFIN abattu trois hommes et seule l’épouse infidèle mordra la poussière. Malgré ces détails un brin crispants, « LES INCONNUS DANS LA VILLE » demeure une œuvre parfaitement maîtrisée, qui n’a rien perdu de son dynamisme.

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ERNEST BORGNINE, VICTOR MATURE, MARGARET HAYES, BRAD DEXTER ET LEE MARVIN

 
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AUJOURD’HUI, IL AURAIT EU 96 ANS…

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Publié par le 19 février 2020 dans ANNIVERSAIRES, LES FILMS DE LEE MARVIN

 

« LES MASSACREURS DU KANSAS » (1953)

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ERNEST BORGNINE, RANDOLPH SCOTT ET LEE MARVIN

« LES MASSACREURS DU KANSAS » d’André de Toth est un petit western comme Randolph Scott en a tourné des dizaines, qui ne se distingue du commun des séries B de l’époque que par quelques détails inhabituels.KANSAS.jpg

D’abord, il est tourné en 3-D et… ce n’est pas brillant ! Tout le monde passe son temps à balancer des objets sur l’objectif de la caméra ou à lui tirer dessus, ensuite le prologue situé juste après la guerre de sécession présente Scott comme un espion assez répugnant (il se fait quand même cracher deux fois dessus pendant le film), pour évoluer et devenir un « héros » manipulateur et pas très net. Le scénario n’en demeure pas moins routinier et sans surprise, accumulant les poursuites en diligence (ah ! Ces rochers au premier plan qui semblent mus d’une vie propre)  et les fusillades monotones. Même la réalisation de De Toth semble bâclée, il ne cherche même pas à dissimuler les visages des doublures de Scott et Ernest Borgnine pendant une longue bagarre. C’est dire si les modestes 83 minutes semblent durer une éternité.

Heureusement, le casting est étonnamment riche et fait (presque) pardonner l’abominable numéro de cabotinage d’Alfonso Bedoya en bandido hilare. Scott égal à lui-même a une belle veste en cuir, Borgnine a une encore plus belle veste à franges et forme, pour la première fois, un tandem avec Lee Marvin. Celui-ci joue de sa grosse voix et de son corps dégingandé pour camper un homme-de-main arrogant. On retrouve avec plaisir Claire Trevor en joueuse professionnelle amoureuse de « Randy » et l’inquiétant George Macready en chef de bande vicieux et cruel.

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RANDOLPH SCOTT, CLAIRE TREVOR ET LEE MARVIN

Cela peut aider à passer le temps, mais ces talents réunis ne parviennent pas à donner du lustre à ce tout petit western sans sujet véritable, qui se traîne et tente de donner à Scott une ambiguïté qu’il est loin de dégager naturellement. À réserver aux fans de Marvin, qui a deux ou trois bons moments « marviniens ».

 

LE FOULARD DE LIBERTY…

Il existe enfin une explication logique au foulard un brin absurde que Lee Marvin porte sur le visage lors de sa première apparition dans « L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE » de John Ford. Cela a toujours semblé illogique, puisque foulard ou pas, tout le monde sait bien que c’est lui qui a attaqué la diligence transportant James Stewart et lui également qui a frappé celui-ci avec sa cravache. Alors pourquoi se masquer ainsi ?

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LEE MARVIN, SALEMENT AMOCHÉ PENDANT UNE BAGARRE MAL RÉGLÉE DANS « ROUTE 66 »

Eh bien, tout simplement parce que le pauvre Lee était complètement défiguré ! Il sortait du tournage de « MON PETIT CHOU », un épisode de la série « ROUTE 66 » réalisé par son ami Sam Peckinpah. Il jouait, comme souvent, un odieux individu qu’un des deux héros de la série, Martin Milner, finissait par affronter mano a mano. Si Marvin était déjà connu pour être un cascadeur hors-pair et se passait de doublure, il n’en était pas de même pour Milner. Aussi le jeune acteur envoya-t-il involontairement son poing en pleine figure à Lee. Résultat : un nez cassé, du sang partout (c’est un film de Bloody Sam, après tout) et deux yeux au beurre noir. Peckinpah fit ce qu’il put pour terminer l’épisode avec Marvin en silhouette ou à contrejour, mais c’est avec cette gueule abimée qu’il débarqua sur le plateau de papy Ford, qui trouva lui aussi une solution pour filmer Marvin sans vraiment le montrer. Il ne se démasque qu’à la fin de la scène, mais en plan large.

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QUELQUES JOURS PLUS TARD, AVEC SON FOULARD CACHE-MISÈRE

Un mystère résolu !

 

« OURAGAN SUR LE CAINE » (1954)

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HUMPHREY BOGART

Adapté d’un roman de Herman Wouk, réalisé par Edward Dmytryk, « OURAGAN SUR LE CAINE » a laissé un grand souvenir dans la mémoire du cinéphile, même si en le revoyant aujourd’hui, il semble que seule l’extraordinaire prestation d’Humphrey Bogart et à un degré moindre, de José Ferrer, mérite réellement cet enthousiasme rétrospectif.caine2

La première demi-heure, mettant en scène le jeune premier Robert Francis et sa fiancée May Wynn est insupportable, les deux comédiens étant aussi incompétents et tête-à-claques l’un que l’autre. Leurs misères sentimentales avec future belle-mère au milieu, semblent provenir d’un autre film. Et pas des meilleurs. La mise en train du scénario à bord du ‘Caine’ est fastidieuse, inutile. Heureusement, l’heure qui suit voit arriver Bogart jouant le nouveau capitaine. Petit, chétif, le visage ravagé, le regard fuyant, il compose un ‘Queeg’ absolument saisissant. Sous ses airs de « Capitaine Bligh » tyrannique, c’est pauvre type miné par les combats, démoli et pathétique qui craque à la moindre pression. Il a des moments oscarisables, des expressions qu’on ne lui connaissait pas. Face à lui, peu font le poids, hormis Fred McMurray en officier faux-jeton et « fouteur de merde » d’une lâcheté à toute épreuve. Son ultime face-à-face avec Ferrer, jouant l’avocat du mutin Van Johnson, est d’une tension inouïe.

Mais ce film lourd, empesé, beaucoup trop long et plombé par une terrible musique « patriotique », vaut principalement pour la séquence du procès (qui fit l’objet d’une pièce de théâtre à elle toute seule)  et bien sûr, pour le témoignage de Bogart, qu’on voit littéralement se décomposer sous nos yeux, jusqu’à n’être plus qu’une pauvre chose apeurée et ridicule, sous le regard consterné de ses pairs. C’est d’une virtuosité hors-pair. Parmi les seconds rôles, on reconnaît Lee Marvin en marin nommé ‘Meatball’ (« Boulette de viande ») qui change de tenue et de pilosité à chaque apparition et son acolyte Claude Akins. Ils forment une sorte de tandem comique tout au long du film, le temps de courtes saynètes. Marvin a tout de même SON moment, quand il dépose au procès, tout propre et rasé de frais dans son bel uniforme.

« OURAGAN SUR LE CAINE » vaut donc d’être vu pour Bogart, c’est incontestable, mais tout ce qui concerne Robert Francis est à jeter aux orties. Et cela occupe hélas, beaucoup, beaucoup de temps !

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JOSÉ FERRER, VAN JOHNSON, ROBERT FRANCIS, FRED McMURRAY, LEE MARVIN ET CLAUDE AKINS

 
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LES 95 ANS DU GRAND LEE…

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« A FIST OF FIVE » : Lee Marvin dans « Les incorruptibles »

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LEE MARVIN

Épisode de la 4ème saison de « LES INCORRUPTIBLES », « A FIST OF FIVE » possède un générique largement digne d’un long-métrage de cinéma et un nombre très inhabituel de personnages principaux dans le court laps de temps d’une cinquantaine de minutes. Il fallait la stature d’Ida Lupino pour réaliser l’exploit de concentrer autant d’événements et de destins croisés et, de fait, elle signe un des plus mémorables épisodes de la série.

Lee Marvin, flic brutal et aigri, est licencié pour violence excessive. Il réunit ses frères, parmi lesquels James Caan et Roy Thinnes, pour kidnapper un caïd du trafic d’héroïne (Frank DeKova) et demander une rançon à ses associés. Mais contre toute attente, ceux-ci refusent de payer ! Le scénario est solide, les protagonistes sont très bien dessinés, évitant même le manichéisme : DeKova sous ses dehors d’affreux gangster, est fou amoureux de sa femme infirme (Phyllis Coates) et rêve de prendre sa retraite en Italie. Sympathique peut-être pas, mais plus humain en tout cas que Marvin, qui n’hésite pas à mouiller ses propres frères, quitte à les sacrifier pour 150 000 $. L’acteur, qui apparaissait pour la troisième fois dans « LES INCORRUPTIBLES » est égal à lui-même : se mouvant comme un fauve aux abois, arrogant et imprévisible. Du grand Marvin ! Parmi les seconds rôles, on retrouve également la jeune Marianna Hill en fiancée du cadet pressée « de se marier ». Presque un film donc, ce « FIST OF FIVE » mené de main de maître par Mme Lupino et qui s’achève dans les égouts, par la fuite désespérée des survivants de la fratrie.

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ROY THINNES, MARIANNA HILL, JAMES CAAN ET LEE MARVIN

À noter que c’est dans ce téléfilm que Robert Stack – toujours aussi rieur – balance une de ses répliques les plus définitives : à un voyou qui lui propose une tranche de melon, il répond « Je ne mange pas avec les porcs ».

 

« CHASSE À MORT » (1981)

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ANDREW STEVENS ET LEE MARVIN

Lee Marvin et Charles Bronson, deux acteurs mythiques de films d’action qui débutèrent dans le même film en 1951, qui se croisèrent plusieurs fois sur les plateaux de cinéma et de TV, furent réunis une ultime fois pour « CHASSE À MORT », alors que leurs carrières respectives suivaient une courbe descendante comparable.HUNT

Réalisé par l’anglais Peter Hunt (« AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTÉ » et « PAROLE D’HOMME » déjà avec Marvin), le film est basé sur des événements réels survenus dans le Yukon en 1932 et sur un scénario qui annonce très nettement celui de « RAMBO » sorti un an après. Ex-héros de la WW1 revenu sur la terre glacée de son père, Bronson est agressé par une bande de bouseux à moitié dégénérés et abat l’un deux. Il est alors traqué par Marvin, sergent de la Police Montée, lui-même talonné par une bande de chasseurs de primes incompétents. Un sujet-bateau, mais un film qui a pris de la patine avec les années et qui dégage une certaine authenticité dans ses décors, sa rudesse et son absence de sentimentalisme. Pas vraiment de face-à-face entre les deux stars vieillissantes, hélas. Ils ne se donnent la réplique que dans une brève séquence, mais on sent leur complicité à distance, à travers des lentilles de jumelles au cours de la chasse à l’homme. Le cheveu blanchi, la ride profonde, les deux ‘tough guys’ sont toujours égaux à eux-mêmes, mais on perçoit une sorte de vulnérabilité dans leur jeu, dans leur allure, un lâcher-prise, une fatigue. Bronson, même s’il parle encore moins que d’habitude, a de jolis moments où transparaissent sa solitude, son inadaptation à un 20ème siècle en pleine mutation. Tout cela par quelques mimiques imperceptibles, un jeu totalement physique. Sa relation avec le chien, au début, donne lieu à des instants très émouvants.

Autour du tandem de « chevaux de retour », on reconnaît Carl Weathers, Ed Lauter dans un rôle ignoble, le jeune Andrew Stevens qui apprend la vie à la dure et dans un personnage visiblement rajouté a posteriori, Angie Dickinson qui a une liaison avec Marvin, tombant comme un cheveu sur la soupe. Mais on est tout de même content de la revoir aux côtés de son partenaire de « À BOUT PORTANT » et « LE POINT DE NON-RETOUR » !

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CHARLES BRONSON, ANGIE DICKINSON ET LEE MARVIN

« CHASSE À MORT » se laisse regarder sans jamais enthousiasmer vraiment, mais il a vieilli comme un bon vin et offre à ces deux acteurs irremplaçables l’occasion d’une dernière grande aventure. Rien que pour ça…

À noter : le film avait d’abord été annoncé sous le titre « ARCTIC RAMPAGE », avec Robert Aldrich comme réalisateur et Telly Savalas dans le rôle finalement tenu par Henry Beckman. Une partie de l’équipe des «  12 SALOPARDS » donc, qui ne s’est en fait jamais retrouvée. Seuls Marvin et Bronson seront attachés jusqu’au bout au projet.

 

« DUEL DANS LE PACIFIQUE » (1968)

HELL« DUEL DANS LE PACIFIQUE », c’est un peu le film de guerre ultime : deux protagonistes égarés sur une île déserte en pleine WW2, incarnés par deux comédiens ayant réellement participé aux combats : Lee Marvin et Toshirô Mifune. Deux immenses pointures, certes trop âgés pour leurs rôles, mais ce n’est clairement pas le réalisme qui intéressait John Boorman.

Avec un minimum de dialogue (il aurait même pu ne pas y en avoir du tout), il démontre sans aucun didactisme ni aucune lourdeur l’absurdité et même le ridicule de la guerre (la scène où Marvin apprend à son prisonnier à jouer à « va chercher »). Deux inconnus qui se haïssent au premier coup d’œil, cherchent à s’entretuer, à s’humilier, et finissent par unir leurs efforts pour bâtir un radeau et s’échapper ensemble. Le film aurait pu s’arrêter sur cette victoire de l’Humanité sur l’horreur et la bêtise, mais Boorman n’a rien d’un naïf ni d’un optimiste : l’amorce de camaraderie entre le ‘Yank’ et le ‘Jap’ sera vite balayée une fois qu’ils auront regagné un semblant de civilisation. La fin (la vraie, pas celle re-montée pour les U.S.A.) est d’une amertume, mais d’une lucidité terribles.

Le face-à-face des deux « monstres » ne déçoit pas une seconde : Marvin est tellement à l’aise dans ce rôle de pilote aussi malin qu’il peut être stupide parfois, qu’on dirait qu’il se contente d’être lui-même et improvise ses répliques. Et il a celle-ci, sublime adressée à Mifune qui l’a surpris : « Pendant une seconde, j’ai cru que tu étais un Jap ! ». Mifune lui tient tête avec une morgue extraordinaire et même une pointe d’humour bien cachée. Grand bonheur de les voir s’affronter, apprendre à s’estimer, tout exprimer par le langage du corps ou de furtives expressions. La puissance du film leur est due à 90%.

Mais il ne sont pas seuls à avoir donné le meilleur d’eux-mêmes : la BO de Lalo Schifrin est une de ses plus mémorables, enveloppant les magnifiques images de Conrad Hall. « DUEL DANS LE PACIFIQUE », film simple, maîtrisé, au symbolisme évident mais jamais mis en avant, est un chef-d’œuvre modeste et inoubliable.

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TOSHIRÔ MIFUNE ET LEE MARVIN

À noter : pendant une séquence, Mifune crie son nom qui n’est autre que ‘Kuroda’, celui qu’il portera à nouveau dans « SOLEIL ROUGE ». Marvin lui, restera anonyme. Mais il chante à plusieurs reprises au cours du film, de cette voix unique. Est-ce cela qui a donné l’idée aux producteurs de « LA KERMESSE DE L’OUEST » de lui demander de réitérer l’année suivante ?