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Archives de Catégorie: LES FILMS DE MARLON BRANDO

« LE VILAIN AMÉRICAIN » (1963)

UGLY.jpgOn peut rejeter en bloc « LE VILAIN AMÉRICAIN » de George Englund en n’y voyant qu’un pensum didactique, une leçon de géopolitique soporifique et se demander ce qui a bien pu attirer Marlon Brando dans ce rôle d’ambassadeur naïf et imbu de lui-même, pas spécialement compétent et assez tête-à-claques. À part, probablement, le discours du film.

Mais on peut aussi, avec un peu de patience, apprécier le courage d’un scénario refusant le manichéisme anticommuniste et les amalgames et démontant avec une grande lisibilité les rouages d’un univers opaque où les révolutionnaires, les occidentaux bien-pensants ne sont que les pions aveugles et crédules de grandes puissances qui les manœuvrent à loisir. Le film est trop long, infiniment trop bavard, mais certains face-à-face entre Brando (qui arbore le patronyme ô, combien symbolique de « MacWhite » !)  et Eiji Okada (dont l’anglais est plus intelligible que le français dans « HIROSHIMA, MON AMOUR » trois ans plus tôt), amis puis ennemis, sont passionnants bien que théâtraux et la Thaïlande offre de beaux extérieurs.

Brando est inhabituel en politicien arrogant, sûr de lui et de ses certitudes. Son charisme physique atténué par une petite moustache ridicule, il compose un personnage complexe, impuissant, berné du début à la fin. Il se laisse voler la vedette par Okada, excellent en leader passionné et lucide, inconscient de n’être qu’une marionnette. Autour d’eux quelques bons comédiens comme Pat Hingle, Jocelyn Brando (sœur de…) ou Arthur Hill. Difficile de recommander chaudement un film comme « LE VILAIN AMÉRICAIN », souvent fastidieux et balourd, mais il mérite tout de même un coup d’œil pour ce qu’il a à dire sur l’ingérence U.S., la guerre froide ou le colonialisme en général. Et éventuellement pour Brando qui endosse crânement le caractère peu sympathique de cet ambassadeur inepte.

À noter qu’il serait certainement intéressant de voir « LE VILAIN AMÉRICAIN » en double-programme avec un autre film de Brando : « QUEIMADA » tourné six ans plus tard et qui présente plusieurs analogies avec celui d’Englund.

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EIJI OKADA ET MARLON BRANDO

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« QUEIMADA ! » (1969)

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MARLON BRANDO

« QUEIMADA » est le premier film que Gillo Pontecorvo tourna après le succès de son chef-d’œuvre « LA BATAILLE D’ALGER » (1966). Et dès le beau générique-début, dès les premières notes de la sublime BO d’Ennio Morricone, il est clair qu’il n’a perdu aucune de ses convictions politiques en passant de l’Algérie aux Antilles.BURN.jpg

L’île de Queimada (« brûlée ») est gouvernée par les Portugais qui exploitent depuis des siècles un peuple d’esclaves venu d’Afrique. L’Angleterre envoie un espion (Marlon Brando) pour déstabiliser le gouvernement et placer un homme de paille à la tête de l’île. Brando repère un jeune cueilleur de canne (Evaristo Márquez) qu’il va transformer en leader révolutionnaire en le manipulant avec un art consommé. Le scénario se découpe en deux parties : le soulèvement des esclaves qui, incapables de gouverner, finissent par déposer les armes et regagnent les plantations puis – dix ans après – une nouvelle révolution pendant laquelle Brando, devenu à présent un vulgaire employé au service des compagnies sucrières, va devoir détruire sa « créature » à laquelle il s’est pourtant attaché.

Filmé « à l’arrache », parfois alourdi par un dialogue enfonçant des portes ouvertes ou cédant au prêchi-prêcha, « QUEIMADA » n’en demeure pas moins une œuvre fascinante et souvent enthousiasmante, qui donne à réfléchir sur l’ingérence des grandes puissances dans certaines contrées commercialement cruciales : la mécanique mise à nu à coups de métaphores et d’images-choc est pour une fois, d’une clarté cristalline ! On pense parfois à « VIVA ZAPATA ! » dont on retrouve certaines situations (le moment-clé où le « général » comprend qu’il va devoir céder les rênes de Queimada à d’autres blancs aussi peu fiables que les précédents). À l’époque, Brando tenait le rôle du ‘peone’ promu leader. Qu’il joue ici l’âme damnée, rôle tenu par Joseph Wiseman chez Kazan, ajoute de la saveur et de l’ironie au film tout entier.BURN2

L’acteur, alors dans le creux de la vague, trouve un de ses meilleurs rôles. Sobre et subtil, il compose un ‘Walker’ d’une phénoménale ambiguïté, à la fois tireur de ficelles machiavélique et pantin docile d’un pouvoir qu’il méprise. Son amitié avec ‘José Dolores’ est émouvante, condamnée à l’avance. L’épilogue sur le quai « boucle » le personnage de magistrale façon. Brando habite chaque séquence sans recourir à ses « trucs » habituels. Face à lui, l’acteur-amateur Evaristo Márquez est physiquement idéal pour le rôle, malgré un jeu un peu raide, mais tout de même efficace. Passons sur le choix de Renato Salvatori en « mulâtre » promu président. Son fond de teint de spaghetti western est plus distractif qu’autre chose et rend le personnage incohérent.

Récemment re-monté dans sa durée initiale (de 108 à 132 minutes), « QUEIMADA » retrouve toute sa force primale, sa violence et sa cruelle lucidité. Un chef-d’œuvre imparfait mais encore plein de sève et vibrant de colère.

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EVARISTO MARQUEZ

 

« DON JUAN DE MARCO » (1994)

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MARLON BRANDO

Écrit et réalisé par Jeremy Leven et donc, pouvant être qualifié de « film d’auteur », « DON JUAN DE MARCO » est un drôle d’objet, un scénario bâti sur une seule idée et qui – comme c’est souvent le cas dans ce genre d’histoire – tombe rapidement en panne de carburant dramatique pour ne faire que ressasser son maigre pitch.JUAN3

Marlon Brando, psy au bord de la retraite, doit soigner un jeune homme (Johnny Depp) mythomane et suicidaire. Mais il se laisse entraîner dans son univers romanesque, au point de changer profondément ses habitudes et de raviver sa libido. C’est en somme un éloge naïf de la folie comme refuge aux agressions du monde, une poétisation de la schizophrénie. Cela ne manque pas de charme, la photo est belle, les comédiens semblent prendre un vrai plaisir dans leurs longues séquences dialoguées. Mais le film tourne sérieusement en rond et une fois qu’on a compris le principe (alternance de séances de psy et séquences « rêvées » dans des contrées exotiques), la seconde moitié s’enlise et paraît interminable. S’il faut voir « DON JUAN DE MARCO », ce sera surtout parce que c’était la première fois depuis 22 ans et « LE DERNIER TANGO À PARIS », que Brando tenait véritablement le premier rôle d’un film. Obèse, coiffé d’une perruque blonde, marmonnant ses répliques comme jamais en zozotant, il déploie malgré tout un charme irrésistible, mélange d’autodérision et de nostalgie qui apporte de l’émotion au récit. Depp est exactement égal à lui-même, n’évitant pas toujours le ridicule avec son costume de Zorro et son accent hispanique. Faye Dunaway forme un couple crédible avec Brando et les seconds rôles sont bien castés.

Plaisir d’acteurs donc, plaisir de revoir un Brando de 70 ans rejouer la comédie après des années de n’importe quoi et d’auto-parodie. C’est peu, mais selon l’humeur du moment, il n’est pas interdit de trouver tout cela charmant et d’en apprécier les couleurs chatoyantes.

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JOHNNY DEPP, MARLON BRANDO ET FAYE DUNAWAY

 

« PREMIERS PAS DANS LA MAFIA » (1990)

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MARLON BRANDO

La grande – et seule – idée de « PREMIERS PAS DANS LA MAFIA » tient en deux mots : Marlon Brando. La raison d’être du projet tenait dans la présence de l’acteur mythique et dans son auto-parodie du rôle de ‘Don Corleone’ dans « LE PARRAIN ».FRESHMAN

Le scénario alambiqué et, à vrai dire, pas très passionnant, tourne autour d’une grosse arnaque au trafic d’animaux en voie d’extinction, dans lequel trempent un mafioso italien et un escroc allemand (Maximilian Schell). Le tout est vu au travers des yeux naïfs d’un étudiant en cinéma (Matthew Broderick) fraîchement débarqué du Vermont à New York.

La réalisation d’Andrew Bergman est proprette et sans aspérité, les clins d’œil à l’œuvre de Coppola sont légion (dans la gestuelle des personnages, la présence de comédiens comme Bruno Kirby ou Gianni Russo, les extraits du « PARRAIN, 2ème PARTIE » à la fac, etc.), mais si le film se laisse aussi bien regarder, malgré ses faiblesses aveuglantes, c’est uniquement grâce à l’extraordinaire travail de Brando et à la mise en abyme qu’il crée à lui seul. 18 ans après « LE PARRAIN », il retrouve sa tête et ses maniérismes pour jouer « l’homme qui inspira le film » ! Les face-à-face dans le café avec Broderick sont de purs régals de gourmet. L’énorme silhouette de Brando, son timing impeccable en comédie, ne l’empêchent pas d’insuffler de petites touches d’émotion qui « cueillent » complètement le spectateur. Ainsi, la scène dans le dortoir du campus est-elle étonnamment touchante et authentique. De bons seconds rôles complètent le plaisir : Penelope Ann Miller en « mafia princess » sexy, Paul Benedict en prof de cinéma tête-à-claques, Kirby en neveu escroc ou B.D. Wong en vétérinaire gay. Tout le monde semble beaucoup s’amuser. Bien qu’il ne soit au fond qu’une inoffensive comédie référentielle, sans réel intérêt, « PREMIERS PAS DANS LA MAFIA » peut se voir comme un appendice sympathique et chaleureux à la trilogie de Coppola et en cela, vaut la peine d’être vu. Et, répétons-le, Brando est génial !

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PENELOPE ANN MILLER, MATTHEW BRODERICK ET BRUNO KIRBY

 

« LE PARRAIN » (1972)

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AL PACINO ET MARLON BRANDO

« LE PARRAIN ». Stupéfiante destinée d’un film adapté du best-seller de Mario Puzo (pas d’une folle qualité littéraire, il faut bien le dire), rejeté par la critique à sa sortie, réalisé par un quasi-débutant, interprété par un mélange de novices et de has-beens et qui est fréquemment considéré aujourd’hui comme le plus grand film de l’Histoire de 7ème Art ou tout du moins dans le peloton de tête.PARRAIN3

Des ouvrages entiers sont consacrés au film, ses adeptes connaissent par cœur toutes les répliques, les patronymes du moindre figurant. Pourquoi ce phénomène unique ? D’abord et avant tout parce que Francis Ford Coppola a su transcender le matériau de base en une tragédie shakespearienne embrassant dans un même mouvement l’Histoire de l’Amérique du 20ème siècle en pleine mutation. Ensuite parce que cette saga de gangsters parle en réalité de la famille, de la corruption du pouvoir, de la transmission du Mal. Et enfin parce que portés par la grâce, le chef-opérateur (Gordon Willis), le musicien (Nino Rota) et un casting d’une justesse rarement atteinte, donnent le meilleur d’eux-mêmes.

Il y a du roi Lear dans le personnage de ‘Don Corleone’, caïd sicilien sexagénaire implanté à New York dans l’immédiat après-guerre. Un chef de clan, un « caïd » mafieux impitoyable entouré de ses trois fils. Un roi à sa manière et ses héritiers, dont le successeur sera le moins susceptible a priori de saisir le sceptre. Le mot « mafia » n’est pas prononcé une seule fois, ce qui aide à envelopper le film d’une aura universelle. Le scénario avance par ellipses parfaitement maîtrisées en longs tableaux fourmillant de détails : le mariage de la fille Corleone, la guerre des gangs déclenchées par un rival, l’exil du plus jeune fils en Sicile, le déclin du vieux chef et finalement la vengeance sanglante du nouveau « parrain » qui délaisse les méthodes des anciens pour passer à un crime organisé sans règles ni garde-fou. Il y a quelque chose de très mystérieux dans l’addiction provoquée par ce film chez ses admirateurs. C’est une œuvre exceptionnellement dense, non dépourvue d’ironie sous-jacente, de répliques-culte (« Leave the gun, take the canolli », « I’ll make him an offer he can’t refuse ») et même d’émotion.

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FRANCO CITTI ET AL PACINO

À 46 ans, lourdement grimé, Marlon Brando trouve le rôle de sa vie avec ‘Don Vito’, chef magnanime et charismatique, si chaleureux et humain qu’on en oublie ce qu’il est réellement. Autour de lui, un assemblage extraordinaire : Al Pacino qu’on voit évoluer du jeune héros de la WW2 au « padrone » froid et désincarné, Robert Duvall en « consiglieri » diplomate et effacé, James Caan en fils aîné sanguin aveuglé par son tempérament, John Cazale en frère faible et pathétique, Al Lettieri en narcotrafiquant inquiétant, vivante image du futur de la pègre et Diane Keaton, Richard Conte, Richard Castellano, Sterling Hayden, il faudrait citer tout le monde.

« LE PARRAIN » dure trois heures et pour qui le revoit régulièrement, c’est un véritable piège, puisqu’il est impossible de le prendre en route sans aller jusqu’au bout. On y trouve toujours quelque chose, un détail, une attitude, un dialogue qui vient enrichir l’idée qu’on se faisait du film.

Une œuvre majeure du cinéma U.S., qui donnera naissance à deux suites dont la première tournée deux ans plus tard, tout aussi magistrale sans atteindre toutefois la séduction inaltérable et intemporelle de ce premier opus.

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DIANE KEATON, ROBERT DUVALL ET AL PACINO

 

BRANDO INÉDIT…

Un peu d’archéologie, aujourd’hui ! Marlon Brando, acteur mythique parmi les mythiques, roi du comeback, fauteur de troubles invétéré, personnage insaisissable et ingérable, n’a tourné en fait qu’une petite quarantaine de films entre 1950 et 2001.

Tous ces films sont connus, répertoriés, commentés au fil des livres le concernant, des diffusions télé et des rééditions en DVD ou Blu-ray. Ce qu’on sait moins, c’est qu’avant de débuter au cinéma avec « C’ÉTAIENT DES HOMMES » directement en tête d’affiche, Brando avait tourné deux téléfilms.

Le premier, adapté d’une histoire de Henry Kane, fait partie de la collection « ACTOR’S STUDIO ». Diffusé en 1949, « I’M NO HERO » (réalisateur inconnu) voit Brando en jeune médecin obligé d’opérer un gangster blessé, qui le menace de son arme. Ce face-à-face entre la sensation de Broadway et le second rôle Harry Bellaver durait 26 minutes.BRANDO TV

L’année suivante, Marlon apparaît dans « COME OUT FIGHTING » réalisateur anonyme également, téléfilm d’une même durée, qui aurait dû être le pilote d’une série jamais tournée. Il y incarne un boxeur nommé ‘Jimmy Brand’ aux côtés de Richard Boone (qu’il retrouvera 18 ans plus tard dans « LA NUIT DU LENDEMAIN » au cinéma), Lee Tracy, J. Edward Bromberg et Audrey Christie. Ces deux œuvres n’ont jamais refait surface depuis leur sortie. Ont-elles disparu corps et biens ? Sont-elles récupérables dans les archives d’une chaîne de TV ? On serait bien aise de les voir exhumées un jour ou l’autre. Par simple curiosité…

 

« MORITURI » (1965)

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MARLON BRANDO

Ce qui séduit d’emblée dans « MORITURI », c’est que sous ses dehors de film de guerre pur et dur, il utilise tous les codes et les ambiguïtés du film d’espionnage et met en avant des protagonistes d’une complexité rarement vue dans ce genre de production.morituri3

Le « héros », Marlon Brando, est un dandy esthète et pleutre, obligé par les services secrets anglais d’aller saboter un navire allemand en se faisant passer pour un officier SS. Face à lui, le capitaine du bateau, Yul Brynner, est un alcoolique haïssant le fanatisme du Reich. Autour d’eux, tous les personnages évoluent dans cette « zone grise » chère à John LeCarré et consorts, où rien n’est ce qu’il a l’air d’être.

Porté par le noir & blanc à couper le souffle de Conrad Hall et une mise-en-scène rentre-dedans, « MORITURI » installe peu à peu un suspense insidieux et malsain, fait évoluer ses personnages par touches infinitésimales et révèle leur humanité pas toujours très reluisante. À ce petit jeu, Brando nage comme un poisson dans l’eau. Il n’est jamais meilleur que lorsqu’il joue un individu qui avance masqué et dissimule ses véritables intentions. Maniéré, nasillard, retrouvant son accent du « BAL DES MAUDITS », il compose un espion-malgré-lui nuancé et impénétrable, bien loin de tout héroïsme. Brynner a rarement été meilleur. La scène où il apprend que son fils est devenu un nazi sans pitié est très surprenante et fissure son image monolithique. Difficile d’imaginer deux styles de jeu plus différents que ceux de Brando et Brynner, mais ils s’accordent étonnamment bien et se mettent en valeur l’un l’autre. Janet Margolin est très bien dans un rôle un peu plaqué, mais qu’elle défend avec fougue. Parmi les seconds rôles, on aperçoit Roy Jenson, George Takei ou Eric Braeden à leurs débuts.

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YUL BRYNNER ET JANET MARGOLIN

Film un peu sous-estimé, « MORITURI » offre une facette de la WW2 rarement exploitée, d’un point-de-vue adulte et récusant tout manichéisme. Si les nazis sont des monstres, les « marines » américains prisonniers à bord ne le sont pas moins et n’hésitent pas à violer une jeune femme à plusieurs, tout en lui crachant dessus parce qu’elle est juive. Un film intelligent et ambitieux, à redécouvrir.