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Archives de Catégorie: LES FILMS DE STEVE McQUEEN

36 ANS, JOUR POUR JOUR…

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LE 7 NOVEMBRE 1980 DISPARAISSAIT STEVE McQUEEN À L’ÂGE DE 50 ANS. LA STAR EST DEVENUE ICÔNE. ICI, DANS LE DERNIER PLAN DE « BULLITT ».

 

YUL ET STEVE EN ROUTE VERS BOOT HILL…

7 STAR CINÉ

PARCE QU’IL Y A DES SCÈNES DONT ON NE SE LASSE JAMAIS. UN EXTRAIT DES « 7 MERCENAIRES » DANS « STAR CINÉ VAILLANCE », EN 1961.

 

« LA GRANDE ARNAQUE DU HOLD-UP » !

ST LOUIS DEUTSCHAinsi donc, Steve McQueen aurait joué un gangster implacable des années 30, au visage impassible, massacrant ses ennemis à la sulfateuse. Et tout cela dans un film « Planifié comme un mécanisme d’horlogerie, prêt à exploser comme une bombe » (comme l’affirme la ‘tagline’) ? Et dans un film intitulé « LA GRANDE ARNAQUE DU HOLD-UP » (enfin, grosso-modo), qui plus est ?

C’est donc d’Allemagne que nous vient cette magnifique jaquette comme on les aime : le film c’est bien sûr « HOLD-UP EN 120 SECONDES » (1959) une petite série B en noir & blanc, qui offrit un de ses premiers rôles principaux au jeune McQueen. Il n’y joue pas du tout un émule implacable de Dillinger, mais un juvénile étudiant pusillanime et peu sûr de lui, qui accepte de participer à un braquage, pour payer sa fac. À la fin, il se dégonflera lamentablement…

Quel rapport avec l’illustration, alors ? Aucune, bien sûr ! L’action se passe dans les années 50 et pas vingt ans plus tôt, Steve n’a pas de mitraillette, pas de chapeau et il n’arbore jamais cet air méchant.

Où serait le plaisir, autrement ?

McQUEEN TEL QU’IL APPARAÎT RÉELLEMENT DANS LE FILM...

McQUEEN TEL QU’IL APPARAÎT RÉELLEMENT DANS LE FILM…

 
 

AMERICAN FRIENDS IN BLUE !

SORTIES U.S. EN BLU-RAY POUR L’ÉTÉ :: DU ROY, DU YUL, DU STEVE, DU LEE ET DU JACK ! QUE DU BONHEUR EN HD...

QUATRE SORTIES U.S. EN BLU-RAY POUR L’ÉTÉ : DU ROY, DU YUL, DU STEVE, DU LEE ET DU JACK ! QUE DU BONHEUR EN HD…

 

AUJOURD’HUI, IL AURAIT FÊTÉ SES 85 ANS…

MC ANNIV

 
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IL Y A 34 ANS, DISPARAISSAIT STEVE McQUEEN…

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« GUET-APENS » (1972)

STEVE McQUEEN

STEVE McQUEEN

Jim Thompson (roman), Walter Hill (scénario), Quincy Jones (bande originale), Peckinpah (mise-en-scène) et McQueen (tête d’affiche) : peut-on rêver plus beau générique pour un polar ‘hard boiled’ ?

« GUET-APENS » est aujourd’hui surtout connu pour la rencontre entre Steve McQueen et Ali MacGraw et pour ses séquences d’action. Mais à bien y regarder, sans être le film le plus personnel de Peckinpah, il y a quelque chose de très subversif dans ce film. Et ce vieux pervers de ‘Bloody Sam’ s’en est pris, mine de rien, à la mythologie de sa star masculine, qu’il avait pratiqué quelques années plus tôt sur le tournage de « LE KID DE CINCINNATI » (avant d’en être viré sans autre forme de procès au bout de quelques jours) et plus récemment dans « JUNIOR BONNER ».GETAWAY3

Depuis « BULLITT », McQueen s’était installé dans le panthéon des stars iconiques, des ‘tough guys’ de légende comme en raffolaient les seventies. L’homme de « LA HORDE SAUVAGE » n’aimant rien mieux que de déboulonner les mythes, il a pris McQueen pour cible avec un humour bien à lui : le taulard indomptable de « LA GRANDE ÉVASION » n’arrive pas à se faire la belle tout seul. Il envoie sa femme négocier sa conditionnelle. Ça commence mal ! Le tombeur laconique est ici cocu et n’hésite pas à frapper les dames à coups de poing. Sans compter que le pilote émérite de « BULLITT » et du « MANS » n’a carrément plus son permis de conduire ! Il ne fait même pas peur à un gamin pénible qui l’asperge avec son pistolet à eau. Et quand il prend la fuite, c’est piteusement dans une benne, au milieu des autres ordures…

Ce personnage qui rappelle vaguement de ‘Roy Earle’ de « HIGH SIERRA » n’a en rien l’aura des rôles précédents de l’acteur. C’est un loser pas spécialement malin, un malfrat buté et boudeur qui a du mal à anticiper les événements. Amoché par une vilaine coupe de cheveux « au bol », McQueen endosse la défroque de ce ‘Doc’ faillible avec conviction. Il bouge très bien, manie les armes en expert et sa complicité avec sa partenaire féminine est aveuglante.

Le scénario est linéaire et sans surprise, mais laisse la place à de beaux morceaux de bravoure, centrés sur le fusil à pompe de McQueen, qui défonce des voitures de flics en pleine rue ou extermine des hommes-de-main dans la magnifique scène finale à l’hôtel d’El Paso.

Autour du couple-vedette, le cheptel habituel de Peckinpah : Ben Johnson, Dub Taylor, Bo Hopkins, Richard Bright, le savoureux Slim Pickens etc. et aussi Al Lettieri, increvable méchant au physique effrayant dont les improvisations avec Sally Struthers donnent une drôle de tonalité aux scènes où ils apparaissent.

STEVE McQUEEN, ALI MacGRAW ET BEN JOHNSON

STEVE McQUEEN, ALI MacGRAW ET BEN JOHNSON

« GUET-APENS » n’est pas un chef-d’œuvre immortel, ni même un modèle du genre et on aurait pu espérer plus ambitieux de tous ces talents de premier ordre impliqués dans le projet. Mais c’est un film indispensable à tout fan de Steve McQueen, qui joue adroitement de sa propre image dans un exercice d’autodérision assez périlleux.

À noter le montage éblouissant du générique-début, décrivant la vie en prison de Doc, qui devrait être montré en exemple dans les écoles de cinéma.

McQUEEN, MacGRAW ET PECKINPAH : THE RIGHT STUFF !

McQUEEN, MacGRAW ET PECKINPAH : THE RIGHT STUFF !