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Archives de Catégorie: LES FRANCHISES

« UN HOMME ET UNE FEMME » (1966)

HF« UN HOMME ET UNE FEMME » est le film qui lança la carrière de Claude Lelouch et il contient déjà en germe tout son travail à venir. C’est aussi un film tellement plagié, parodié, moqué, qu’il devient difficile de le voir avec un œil neuf.

Il contient tout ce qu’on aime et ce qu’on déteste dans les films du réalisateur : un sens aigu du détail, des fulgurances d’émotion comme saisies au vol, une façon unique de magnifier des choses excessivement ordinaires de l’existence. Ici, une rencontre amoureuse entre deux jeunes veufs aux destins semblables dans un Deauville pluvieux et hors-saison. Mais on peut être aussi irrité, voire exaspéré, par des moments incongrus comme le « scopitone » de Pierre Barouh chantant une samba ou des scènes interminables et documentaires sur un circuit de course automobile. Le meilleur et le pire se côtoient en permanence, d’une scène à l’autre.

Le film doit beaucoup, presque tout, au charme irradiant de ses deux vedettes : Anouk Aimée à la sobre beauté, silencieuse et hantée et Jean-Louis Trintignant personnage plus simple, plus direct, éminemment sympathique dans sa banalité. Ils fonctionnent parfaitement bien ensemble et les moments où ils se rapprochent peu à peu sont d’une vérité saisissante.

« UN HOMME ET UNE FEMME » divise de A jusqu’à Z. La plus pure des émotions (la scène d’amour gâchée par les souvenirs de la jeune femme) alterne avec les tics de réalisation complaisants et tape-à-l’œil.

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ANOUK AIMÉE ET JEAN-LOUIS TRINTIGNANT

C’est un film qui ne mettra jamais personne d’accord, c’est certain. Mais la BO de Francis Lai – tellement galvaudée pourtant – fait encore son petit effet et les retrouvailles sur la plage de Deauville où joue un vieux chien, sont de bien jolis moments. Quoi qu’il en soit, une vraie date dans l’Histoire du cinéma français, une sorte de chaînon manquant entre la Nouvelle Vague et la Qualité France.

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« SHERLOCK HOLMES ET LA VOIX DE LA TERREUR » (1942)

VOIX copie« SHERLOCK HOLMES ET LA VOIX DE LA TERREUR » est un des 14 films dans lesquels Basil Rathbone incarna, mieux que quiconque il est bon de le rappeler, le détective de Baker Street. Resitué pendant la WW2, ce scénario tient davantage des aventures de Tintin et Milou que de celles du héros de Conan Doyle. Il est alourdi qui plus est, par une propagande antinazie certes louable, mais trop présente.

Holmes et Watson (l’irremplaçable Nigel Bruce) sont enrôlés par les services secrets pour découvrir l’homme qui envahit les ondes via une émission quotidienne annonçant crimes et attentats pour démoraliser le peuple anglais. Ils seront épaulés par les voyous des bas-fonds et en particulier par une jeune femme « de mauvaise vie » (Evelyn Ankers) désireuse de venger son homme assassiné. C’est honnêtement réalisé par John Rawlins, rapide (à peine une petite heure) et naïf, mais si le film mérite un surplus d’attention, ce sera pour le travail extraordinaire de son chef-opérateur Elwood ‘Woody’ Bredell (1902-1969), dont le nom est relativement peu connu, mais qui signa tout de même l’image de classiques comme « LES TUEURS », « HELLZAPOPPIN » ou « LES AVENTURES DE DON JUAN ». Ce qu’il fait sur ce présent film tient vraiment du grand art : ombres sculptées, extrêmes gros-plans en clair-obscur, pénombres grouillant de détails, etc. L’image compense aisément la faiblesse du scénario et rend ce Holmes fascinant.

Bizarrement coiffé en « accroche-cœurs », Rathbone est un Sherlock brusque, constamment pressé et dépourvu d’humour, auprès de Bruce amusant en Watson toujours en retard de deux trains. Dans un casting sans aspérité, Miss Ankers est énergique et très moderne dans son jeu et Thomas Gomez compose un traître particulièrement infâme à la Peter Lorre. Un film à voir donc essentiellement pour la magnifique photographie de M. Bredell.

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BASIL RATHBONE ET EVELYN ANKERS

 

« LE PARRAIN, 3ème PARTIE » (1990)

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ANDY GARCIA ET AL PACINO

La dernière scène du « PARRAIN, 2ème PARTIE » concluait magnifiquement la saga de la famille Corleone par un gros-plan de Michael, vieilli avant l’âge, contemplant ses péchés et la vie de solitude qui s’ouvrait maintenant à lui. Aussi accueille-t-on avec méfiance « LE PARRAIN, 3ème PARTIE », tourné seize ans plus tard.GF3 2

Considéré – à juste titre – comme le parent pauvre de la trilogie, ce film opportuniste et superflu retrouve pourtant l’essentiel des forces créatrices de la saga. Mais malgré la signature de Francis Coppola et Mario Puzo au scénario, de Gordon Willis à la photo, on dirait qu’on a filmé à la va-vite un texte bâclé, inachevé. La première moitié respecte les codes en démarrant sur une cérémonie suivie d’une fête. Mais déjà, on ressent des approximations (Michael semble d’abord ne pas connaître du tout le fils « bâtard » de Sonny, mais affirme plus tard s’être toujours senti responsable de lui), on s’étonne de dialogues lourds et sans grâce, comme les face-à-face très embarrassants entre Al Pacino et Diane Keaton. On se perd ensuite dans les méandres d’un scandale financier impliquant le Vatican, qui occupe beaucoup trop de place. Heureusement, la seconde partie située en Sicile retrouve par moments le ton et la verve « opératique » des opus précédents. Mais là encore sans subtilité, sans finesse, sans cette dimension mythologique certes critiquable, mais qui fut l’essence même de la saga. Bien sûr, il y a de beaux moments : tout ce qui concerne le personnage d’Eli Wallach, vieux parrain faussement sénile et traître impitoyable sous ses allures de papy gâteau. Le montage lyrique de la fin entre l’opéra à Palerme et le carnage organisé par le nouveau ‘padrino’ (calqué évidemment sur le premier film dans le concept). Et surtout, il y a Pacino. Malgré la médiocrité des répliques qu’il a à dire, il a rarement été aussi superbe que dans ce décevant n°3 : sa crise de diabète en plein orage, où il se met à hurler le nom de Fredo, ce frère qu’il fit assassiner, sa confession au futur pape Raf Vallone pendant laquelle il s’effrite complètement, son cri muet à la fin, sont des moments prodigieux, électrisants, qui rachètent presque le film tout entier.

Sofia Coppola fut beaucoup critiquée pour son jeu « amateur » dans le rôle de la fille Corleone et il est vrai que, pour rester poli, elle ne crève guère l’écran. Andy Garcia, ajustant ses maniérismes à ceux de James Caan, crée un parrain nouvelle génération crédible. Diane Keaton pâtit du rôle le plus mal écrit, le plus illogique du tryptique et Talia Shire propose une ‘Connie’ subitement métamorphosée en Lucrèce Borgia drapée de noir. L’absence de Robert Duvall, désavantageusement remplacé par George Hamilton, se fait cruellement ressentir tout au long du film.

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ANDY GARCIA, ELI WALLACH ET AL PACINO

Alors oui, on retrouve la musique toujours aussi évocatrice, on revoit des personnages vieillis, blanchis par les ans, par flashes on devine le film que cela aurait pu être avec un scénario moins pied-de-plomb, un dialogue plus allusif, une thématique (la rédemption) moins placée en avant. Cela rend « LE PARRAIN, 3ème PARTIE » visible et parfois presque plaisant. Mais il faut le voir plus comme un épilogue qu’une véritable suite.

 

« LE PARRAIN, 2ème PARTIE » (1974)

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JOHN CAZALE ET AL PACINO

Tourné deux ans après le chef-d’œuvre de Francis Ford Coppola par lui-même et son équipe, « LE PARRAIN, 2ème PARTIE » est une entreprise aussi épique en proportions, que culottée dans le fond et la forme.GODF2

C’est en fait un film-miroir à de nombreux points-de-vue : d’abord parce qu’il suit à un demi-siècle de distance deux actions parallèles (la jeunesse et l’ascension du pauvre émigré Vito Corleone et le règne et le déclin de son héritier Michael) qui n’arrêtent pas de se refléter l’une dans l’autre. Ensuite parce qu’il crée des ponts incessants avec le premier film, avec pour seul but de déboulonner les mythes qu’il avait créés et d’ôter toute dimension shakespearienne à Michael, transformé ici en monstre froid et fratricide, obnubilé par le pouvoir, mais dépourvu de toute espèce de grandeur. Par essence, le film est donc moins immédiatement attachant que le précédent, même si on en retrouve des vestiges de l’ambiance dans les parties consacrées à Vito. Mais la partie Michael s’enfonce progressivement dans un climat mortifère, enfermant le personnage dans ses névroses et sa solitude absolue. Le dernier gros-plan est glaçant.

Le film est porté à bout de bras par la performance extraordinaire d’Al Pacino, dont le visage imperturbable ressemble de plus en plus à un masque mortuaire. Il a des moments de pur génie. C’est Robert De Niro qui incarne Vito jeune, reprenant les maniérismes de Brando sans jamais les imiter vraiment. Une vraie prouesse ! On retrouve avec bonheur Robert Duvall, pas assez utilisé, Talia Shire et surtout John Cazale magnifique dans le rôle du « pauvre Fredo », brebis galeuse de la famille aussi minable que pathétique. Sa fin sur le lac hante longtemps la mémoire. Parmi les seconds rôles : Gastone Moschin magnifique en parrain de la « Main Noire », Lee Strasberg en traître d’anthologie, Michael V. Gazzo. On regrette seulement que le rôle de ‘Kay’, tenu par Diane Keaton soit si mal exploité, n’ayant qu’une ou deux vraies scènes à défendre et les moins bonnes répliques.

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LEE STRASBERG, AL PACINO, ROBERT DE NIRO ET DIANE KEATON

Ambitieux, monté avec une époustouflante maestria, grouillant de détails et d’images inoubliables, « LE PARRAIN, 2ème PARTIE », véritable entreprise de démythification en règle, est une œuvre ample et puissante. Mais ce qui en fait la spécificité est également ce qui l’empêche d’atteindre l’espèce de perfection du premier opus. À l’image de Michael Corleone, c’est un film froid, cérébral, désincarné. Mais la vision rapprochée des deux films demeure une expérience d’une richesse inouïe. Et on ne dira jamais assez l’importance primordiale de la musique de Nino Rota et Carmine Coppola.

 

« LE PARRAIN » (1972)

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AL PACINO ET MARLON BRANDO

« LE PARRAIN ». Stupéfiante destinée d’un film adapté du best-seller de Mario Puzo (pas d’une folle qualité littéraire, il faut bien le dire), rejeté par la critique à sa sortie, réalisé par un quasi-débutant, interprété par un mélange de novices et de has-beens et qui est fréquemment considéré aujourd’hui comme le plus grand film de l’Histoire de 7ème Art ou tout du moins dans le peloton de tête.PARRAIN3

Des ouvrages entiers sont consacrés au film, ses adeptes connaissent par cœur toutes les répliques, les patronymes du moindre figurant. Pourquoi ce phénomène unique ? D’abord et avant tout parce que Francis Ford Coppola a su transcender le matériau de base en une tragédie shakespearienne embrassant dans un même mouvement l’Histoire de l’Amérique du 20ème siècle en pleine mutation. Ensuite parce que cette saga de gangsters parle en réalité de la famille, de la corruption du pouvoir, de la transmission du Mal. Et enfin parce que portés par la grâce, le chef-opérateur (Gordon Willis), le musicien (Nino Rota) et un casting d’une justesse rarement atteinte, donnent le meilleur d’eux-mêmes.

Il y a du roi Lear dans le personnage de ‘Don Corleone’, caïd sicilien sexagénaire implanté à New York dans l’immédiat après-guerre. Un chef de clan, un « caïd » mafieux impitoyable entouré de ses trois fils. Un roi à sa manière et ses héritiers, dont le successeur sera le moins susceptible a priori de saisir le sceptre. Le mot « mafia » n’est pas prononcé une seule fois, ce qui aide à envelopper le film d’une aura universelle. Le scénario avance par ellipses parfaitement maîtrisées en longs tableaux fourmillant de détails : le mariage de la fille Corleone, la guerre des gangs déclenchées par un rival, l’exil du plus jeune fils en Sicile, le déclin du vieux chef et finalement la vengeance sanglante du nouveau « parrain » qui délaisse les méthodes des anciens pour passer à un crime organisé sans règles ni garde-fou. Il y a quelque chose de très mystérieux dans l’addiction provoquée par ce film chez ses admirateurs. C’est une œuvre exceptionnellement dense, non dépourvue d’ironie sous-jacente, de répliques-culte (« Leave the gun, take the canolli », « I’ll make him an offer he can’t refuse ») et même d’émotion.

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FRANCO CITTI ET AL PACINO

À 46 ans, lourdement grimé, Marlon Brando trouve le rôle de sa vie avec ‘Don Vito’, chef magnanime et charismatique, si chaleureux et humain qu’on en oublie ce qu’il est réellement. Autour de lui, un assemblage extraordinaire : Al Pacino qu’on voit évoluer du jeune héros de la WW2 au « padrone » froid et désincarné, Robert Duvall en « consiglieri » diplomate et effacé, James Caan en fils aîné sanguin aveuglé par son tempérament, John Cazale en frère faible et pathétique, Al Lettieri en narcotrafiquant inquiétant, vivante image du futur de la pègre et Diane Keaton, Richard Conte, Richard Castellano, Sterling Hayden, il faudrait citer tout le monde.

« LE PARRAIN » dure trois heures et pour qui le revoit régulièrement, c’est un véritable piège, puisqu’il est impossible de le prendre en route sans aller jusqu’au bout. On y trouve toujours quelque chose, un détail, une attitude, un dialogue qui vient enrichir l’idée qu’on se faisait du film.

Une œuvre majeure du cinéma U.S., qui donnera naissance à deux suites dont la première tournée deux ans plus tard, tout aussi magistrale sans atteindre toutefois la séduction inaltérable et intemporelle de ce premier opus.

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DIANE KEATON, ROBERT DUVALL ET AL PACINO

 

« HONDO AND THE EAGLE CLAW » et « HONDO AND THE WAR CRY » : premiers épisodes de « Hondo »

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RALPH TAEGER

Malgré sa courte durée (17 épisodes de 50 minutes), la série « HONDO » avait laissé le souvenir d’une franche réussite, un des meilleurs westerns télé des sixties. Et à revoir la série aujourd’hui, on s’aperçoit que cette réputation n’était nullement usurpée ou enjolivée par la nostalgie. Inspirée d’un roman de Louis L’Amour et du film « HONDO, L’HOMME DU DÉSERT » de John Farrow avec John Wayne dans le rôle-titre, la série met en scène un ‘scout’ de l’U.S. Army, qui combattit avec le Sud, vécut parmi les Apaches et tente de ramener la paix en territoire indien, à la demande du général Sheridan.

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KATHIE BROWNE ET RALPH TAEGER

Le premier épisode : « HONDO AND THE EAGLE CLAW » réalisé par Lee H. Katzin, est une excellente entrée en matière. Hondo, campé par un Ralph Taeger confondant de naturel, a pour mission d’amener le chef Michael Pate (qui reprend le rôle qu’il tenait déjà dans le long-métrage), son ancien beau-père, à négocier avec l’armée. On fait connaissance avec le chien ‘Sam’, bâtard assez moche et inquiétant, mais fidèle compagnon du héros, avec son pote ‘Buffalo’ (Noah Beery, Jr.) et Kathie Browne dont Hondo a tué le méchant mari. On croise également de vieilles gloires comme Robert Taylor en propriétaire d’une mine, Michael Rennie en crapule suave, Gary Merrill ou Jim Davis. Une bien belle affiche pour un « pilote » enthousiasmant, qui fait retrouver le goût des grands espaces et du vrai western U.S.

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RALPH TAEGER

Le grand atout de la série est Taeger, au physique de jeune premier viril, mais qui campe un personnage mal embouché, cynique, à peine sympathique, très représentatif des antihéros des années 60. Son look – chapeau de l’armée confédérée, veste de peau – calqué sur celui de Wayne, est très réussi et il exécute lui-même ses cascades, dont une belle bagarre au couteau avec un Apache énervé. Une vraie « gueule », une authentique personnalité. « HONDO » est une série « feuilleutonnante » dont l’histoire se développe sur plusieurs épisodes. Ce premier donne furieusement envie de découvrir la suite. « HONDO AND THE WAR CRY » est en fait la seconde partie de l’épisode-pilote de la série « HONDO », qui poursuit et conclut le scénario présentant les personnages récurrents. L’idylle de notre héros avec la veuve de l’épicier se confirme (il l’appelle par son prénom vers la fin !) et il devient l’idole de son petit garçon qui s’avère encore plus énervant que celui de « L’HOMME DES VALLÉES PERDUES » en appelant Hondo par son surnom indien « Emborrado » (Mauvais Caractère) à chacune de ses répliques.

On notera un intéressant discours de Ralph Taeger sur le droit des Apaches à défendre leur terre volée par les hommes blancs, on le voit prendre la défense d’un ado indien malmené par des brutes épaisses. Quant au chef ‘Vittoro’, il prend dans cette seconde partie une dimension d’homme de paix prêt à tuer ses propres guerriers renégats pour respecter sa parole donnée.

À noter une augmentation du rôle du chien ‘Sam’, de plus en plus crado, mais toujours prêt à voler au secours de son ami (et non maître) Hondo.

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ROBERT TAYLOR ET MICHAEL PATE

 

 

« FAST & FURIOUS 6 » (2013)

FAST6 2« FAST & FURIOUS 6 », c’est un peu le « À LA RECHERCHE DE SPOCK » de la franchise, à part que Michelle Rodriguez remplace le Vulcain aux oreilles en pointe et revient d’entre les morts pour servir d’enjeu à l’action et à l’implication de nos héros.

Car de l’action, le film en est bourré jusqu’à la gueule, jusqu’à l’hystérie, et la poursuite finale entre un avion géant russe et une armada de voitures de course occupe une bonne partie du métrage, mais constitue un extraordinaire morceau de bravoure que ce soit au niveau des cascades ou du montage.

Prenant comme thématique principale la famille dans le sens large du terme, ce n°6 ne déçoit pas, à condition d’accepter les codes de la série : action ininterrompue, décors exotiques, grosses cylindrées, belles femmes « kick ass » et gaillards musculeux. Rien de très sérieux donc, mais Justin Lin maîtrise cela d’assez épatante façon et on n’a guère le temps de s’ennuyer, ni même de se demander si on s’ennuie, d’ailleurs !

Autour du couple reformé Vin Diesel et Michelle Rodriguez, on retrouve avec plaisir Dwayne Johnson dans son rôle de flic hypertrophié qui fait un peu figure de Yul Brynner dans une adaptation hallucinée des « 7 MERCENAIRES ». À noter que le ‘bad guy’ joué par Luke Evans possède un réel charisme et une intelligence rares dans ce genre de produit. Et Jason Statham apparaît pendant le générique-fin, annonçant – très méchamment – son personnage dans le n°7.

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MICHELLE RODRIGUEZ, VIN DIESEL, PAUL WALKER, GAL GADOT ET DWAYNE JOHNSON

On n’épiloguera pas davantage sur ce film qui assume son statut de blockbuster décérébré, mais tient absolument toutes ses promesses en entraîne dans un Grand-8 souvent époustouflant de maestria technique.