RSS

Archives de Catégorie: WESTERNS

« HUNT THE MAN DOWN » : Burgess Meredith dans « The loner »

LONER MEREDITH2

LLOYD BRIDGES

« HUNT THE MAN DOWN » est un épisode de la série « THE LONER », réalisé par le vétéran hollywoodien Tay Garnett (orthographié ‘Garnet’ au générique) et non-écrit par Rod Serling qui s’est contenté de superviser.

L’histoire est assez spéciale : Lloyd Bridges est enrôlé dans une « posse » pour traquer Burgess Meredith, un vieux trappeur planqué dans les montagnes. Parmi les chasseurs, Tom Tully, un épicier particulièrement décidé à supprimer le bonhomme. Bridges apprend que le crime de Meredith est de descendre régulièrement en ville pour se soûler et tout saccager, mais cette fois il s’en est pris à une ville voisine et doit être emprisonné. Tully s’avère être en fait l’ami d’enfance du vieux fou, qui avait fait le serment de l’abattre si jamais il devait aller en prison.

Drôle de pitch, drôles de personnages, enjeux pas très clairs pour cet épisode filmé entièrement en extérieurs. Meredith, littéralement couvert de postiches cabotine joyeusement comme à son habitude dans ce rôle d’homme des bois infantile et rebelle. Détail intéressant : il apparaît et disparaît comme un fantôme. Parmi les seconds rôles, le solide Bert Freed joue un shérif. Bridges n’a pas grand-chose à faire et se contente de compter les points.

LONER MEREDITH

BURGESS MEREDITH ET TOM TULLY

 
8 Commentaires

Publié par le 16 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« THE OATH » : Barry Sullivan dans « The loner »

LONER SULLIVAN

BARRY SULLIVAN

Écrit par Rod Serling et réalisé par Alex March, « THE OATH » est un bon épisode de la série « THE LONER ».

Lloyd Bridges débarque en pleine tempête dans un saloon tenu par un vieux Mexicain (George J. Lewis, le père de Guy Williams dans la série « ZORRO ») et sa nièce (Viviane Ventura). Ils sont tenus en otages par un jeune hors-la-loi (Joby Baker) agonisant à cause d’une crise d’appendicite aiguë. Apprenant qu’un docteur vit à l’étage, Bridges va lui demander d’intervenir. Mais celui-ci (Barry Sullivan) complètement alcoolique, révèle à notre héros qu’il est devenu manchot à la suite d’un accident. À Bridges donc, d’opérer le malade, sur les conseils du médecin.

Un épisode bien mené, à la photo nocturne magnifique et fort bien interprété par Sullivan, buriné et tourmenté, dans un beau rôle d’homme déchu et suicidaire. On notera l’épilogue étonnamment réaliste, montrant que le patient n’a pas survécu à cette chirurgie improvisée. Mais que sa mort a redonné le goût de vivre et d’enseigner à Sullivan.

LONER SULLIVAN2

BARRY SULLIVAN, GEORGE J. LEWIS ET LLOYD BRIDGES

 
Poster un commentaire

Publié par le 15 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« WESTWARD, THE SHOEMAKER » : David Opatoshu dans « The loner »

LONER OPATOSHU

DAVID OPATOSHU

« WESTWARD, THE SHOEMAKER » est un épisode de la série « THE LONER », écrit par Rod Serling et réalisé par Joseph Pevney.

Lloyd Bridges rencontre David Opatoshu, un cordonnier polonais émigré qui transporte un sac contenant 400 dollars pour ouvrir une boutique dans la ville voisine. Naïf et hanté par les pogroms, le petit homme est protégé par notre héros qui récupère son argent quand il est plumé par un tricheur (Warren Stevens) au poker. Mais seulement pour découvrir qu’il a été roulé à son arrivée aux U.S.A. et que son argent – des billets confédérés – n’a aucune valeur. Les villageois se cotiseront pour l’aider à acheter son local, comme dans toute bonne fable totalement irréaliste.

Un épisode bien-pensant, sérieusement plombé par le cabotinage irritant de Opatoshu, qui en fait des caisses dans l’obséquiosité bêlante. L’épisode est en partie sauvé par un affrontement autour d’une table de saloon entre Bridges et Stevens dont il dévoile le paquet de cartes truqué.

LONER OPATOSHU2

LLOYD BRIDGES ET WARREN STEVENS

 
Poster un commentaire

Publié par le 14 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« WITHOUT HONOR » : Jon Voight dans « Cimarron »

CIMARRON VOIGHT2

ANDREW DUGGAN ET STUART WHITMAN

« WITHOUT HONOR » est un épisode de la trop brève série TV « CIMARRON », réalisé par Robert Butler. Son principal intérêt est d’offrir à Jon Voight un de ses premiers rôles principaux.

La série proposant des épisodes de 70 minutes, les scénarios sont relativement développés et les personnages possèdent une psychologie assez fouillée, en tout cas bien davantage que dans les séries de 52 minutes courantes à l’époque. Comme « LE VIRGINIEN », « CIMARRON » faisait exception à la règle.

Jeune soldat quelque peu névrosé, Voight hait Andrew Duggan, un officier qu’il ne connaît pas mais qu’il sait être son père. Après lui avoir révélé son identité, il déserte pour offrir ses talents de dynamiteur à un gang de hors-la-loi qui écume la région. Duggan accompagné du shérif Stuart Whitman, héros de la série, va s’efforcer de le ramener au bercail sain et sauf.

Le film est porté par l’excellente prestation d’un Voight de trente ans, qui en joue dix de moins, et qui tient ce rôle avec finesse et même complexité. Le voyou instable du début devient de plus en plus attachant à mesure que l’épisode avance et il finit par retourner sa veste, se réconciliant avec son père. Avec son visage poupin mais tourmenté, son regard intense, l’acteur laisse deviner la belle carrière qui l’attendait. Parmi les autres « guest stars », Paul Mantee en ‘bad guy’ méchant comme une teigne.

CIMARRON VOIGHT

JON VOIGHT

 
Poster un commentaire

Publié par le 11 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« THE HOMECOMING OF LEMUEL STOVE » : Brock Peters dans « The loner »

LONER PETERS

LES LYNCHEURS

Écrit par Rod Serling et réalisé par Joseph Pevney, « THE HOMECOMING OF LEMUEL STOVE » est un épisode de la série « THE LONER ».

Attaqué par des Indiens, Lloyd Bridges voit sa vie sauvée in extremis par Brock Peters, un soldat noir fraîchement revenu de la guerre et se dirigeant vers la ferme de son vieux père. En remerciement, il lui offre une paire de bottes neuves et un bon dîner. Les deux hommes deviennent amis, mais quand ils arrivent en ville, c’est pour découvrir le cadavre pendu du vieil homme, lynché la veille par le KKK. Le shérif connaît les coupables, mais a peur d’intervenir.

Le scénario rappelle lointainement celui du classique « UN HOMME EST PASSÉ » de John Sturges aux enjeux assez similaires, ramassé en 25 minutes. La tension y est extrême et révèle la loyauté et la fidélité en amitié de ‘Colton’ prêt à risquer sa vie pour enterrer dignement le mort, quitte à affronter les racistes cagoulés. Excellente alchimie entre Bridges et Peters d’une intensité fiévreuse. La scène où fou de chagrin et de rage, il imite le « bon nègre » à la Oncle Sam en rendant ses bottes à Bridges, est le grand moment du téléfilm.

LONER PETERS2

BROCK PETERS ET LLOYD BRIDGES

 
Poster un commentaire

Publié par le 1 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« THE SHERIFF OF FETTERMAN’S CROSSING » : épisode de « The loner »

LONER SHERIFF

LLOYD BRIDGES

Écrit par Rod Serling, réalisé par Don Taylor, «   THE SHERIFF OF FETTERMAN’S CROSSING » est un épisode de la série « THE LONER ».

Conçu comme un pastiche du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » de Fred Zinnemann, l’épisode voit Lloyd Bridges (qui, rappelons-le joua l’adjoint de Gary Cooper dans ce film) arriver dans un village fêtant le retour de la guerre d’Allan Sherman, tout auréolé de ses victoires. Mais Bridges s’aperçoit vite que le « héros », petit homme obèse et porté sur le whisky, n’est qu’un sympathique imposteur profitant de bon cœur de la rumeur et de son nouveau poste de shérif, alors qu’il n’était qu’un aide-cuistot qui n’a jamais touché un revolver de sa vie. ‘Colton’ devient d’ailleurs son ‘deputy’, mais quand un pistolero donne rendez-vous à Sherman dans deux jours pour un duel, c’est la panique !

On attend donc la diligence comme on attendait le train dans le long-métrage, et quand enfin elle arrive, c’est sur la musique de Dimitri Tiomkin tirée du classique du western. Un téléfilm amusant, où Bridges s’efface derrière le numéro du comique Sherman et dont la tonalité burlesque détone franchement sur le reste de cette série plutôt sombre. La scène où Bridges donne des leçons de tir au couard est vraiment drôle. Parmi les seconds rôles, le visage familier de Dub Taylor en pochetron local.

LONER SHERIFF2

ALLAN SHERMAN

 
 

« L’HOMME DE LA LOI » (1971)

LAWMAN2

BURT LANCASTER

Les trois protagonistes de « L’HOMME DE LA LOI » sont d’anciens héros vieillissants de la légende de l’Ouest : un shérif auréolé de ses exploits passés (Robert Ryan), un rancher qui a dompté une terre sauvage (Lee J. Cobb) et un marshal (Burt Lancaster), qui est le seul à n’avoir pas évolué depuis toutes ces années.LAWMAN

Alors que le monde avance vers le vingtième siècle, ‘Maddox’ est resté ce représentant de la loi psychorigide, inflexible jusqu’à l’inhumanité. Il arrive dans une petite ville pour ramener dans la sienne plusieurs cowboys au service de Cobb, accusés de la mort accidentelle quelques mois plus tôt d’un passant. Incapable de transiger, de négocier ou même de dialoguer, Maddox va déclencher un véritable bain de sang.

Le film tout entier se focalise sur le portrait de cet individu effrayant de raideur, accroché aux règles jusqu’à en devenir obsessionnel. Avec sa silhouette alourdie, son visage abimé de cicatrices, Lancaster est l’interprète rêvé de ce western âpre et cruel, qui se bonifie avec les années, malgré la mise-en-scène un peu désuète de Michael Winner. L’acteur parvient à affiner un peu la psychologie du personnage, à le rendre moins monolithique, par des détails incongrus : il joue de la flûte, aime saucer ses plats avec du pain. On parle beaucoup d’honneur, de lâcheté, des temps qui changent, de la difficulté à être et avoir été, entre deux duels sanglants. On notera l’étrange relation liant Cobb et Salmi, inséparables depuis trente ans, et le comportement de veuf éploré du premier, à la mort du second. Si le grand Burt domine chaque séquence où il apparaît, c’est Ryan qui a le rôle le plus intéressant, celui de ce héros légendaire qui « n’a plus l’estomac » et vivote en se tenant discrètement dans l’ombre quitte à essuyer quelques injures au passage. Autour d’eux, de grands seconds rôles comme Joseph Wiseman en avatar de ‘Doc Holiday’, Robert Duvall, Ralph Waite, Albert Salmi, Richard Jordan particulièrement bien servi par le scénario et la toujours parfaite Sheree North en ex-maîtresse de Maddox vieillie avant l’âge.

Pas suffisamment soigné visuellement (bien qu’il soit tourné au Nouveau Mexique, le film fait parfois penser aux séries B filmées à Almeria !), « L’HOMME DE LA LOI » peine à se hisser au niveau des véritables chefs-d’œuvre du genre, mais il tient remarquablement bien le coup, 45 ans après sa sortie, et sa fin totalement nihiliste laisse un arrière-goût amer et démythifie définitivement le héros de western inventé par Hollywood.

LAWMAN3

ROBERT DUVALL, J.D. CANNON, ROBERT RYAN, LEE J. COBB, JOHN BECK ET BURT LANCASTER

À noter plusieurs détails prémonitoires : Lee J. Cobb se nomme ‘Bronson’ dans « L’HOMME DE LA LOI » et les villageois parlent plusieurs fois de « vigilante ». On le sait, trois ans plus tard, Winner tournera son plus grand succès : « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », avec Charles… Bronson. Coïncidences…