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Archives de Catégorie: WESTERNS

GERMAN FAR-WEST…

WEST GERMAN BR

4 WESTERNS EN DVD ET BLU-RAY : UN BON ‘SPAG’, UN CLASSIQUE, UNE BONNE SÉRIE B ET UN FACE-À-FACE ENTRE COBURN ET HESTON. ÇA NE SE REFUSE PAS…

 
 

« RETOUR À FOWLER CITY » (2015)

FORSAKEN2Le thème du pistolero qui a juré de ne plus jamais toucher un revolver, jusqu’à ce que les circonstances l’y obligent, est vieux comme le monde et a nourri un nombre incalculable de westerns. Aussi ne doit-on pas être rebuté par ce ‘pitch’, par un début excessivement conventionnel et une réalisation un peu pépère.

« RETOUR À FOWLER CITY » s’améliore en progressant, Jon Cassar donne suffisamment d’espace à ses acteurs pour créer de véritables personnages à la psychologie complexe sans jamais céder à l’archétype et quand arrive l’inévitable, le gunfight ne déçoit pas, bien au contraire. Le bonus réside bien sûr dans la première vraie confrontation à l’écran de Donald Sutherland – à la « gueule » magnifique de patriarche biblique – et de son fils Kiefer. Le premier en pasteur raide comme la justice et le second en tueur bourrelé de remords qui ne trouve plus sa place nulle part. Leurs face-à-face sont réellement émouvants, culminant dans un passage à tabac particulièrement brutal et cathartique et dans la crise de larmes du fils dans l’église (« Pardonne-moi d’être devenu ce que je suis »). Autour d’eux, la distribution est étincelante : Brian Cox en salaud de service qui ajoute quelques nuances au cliché, Demi Moore, qui fait enfin son âge, très bien en femme de l’Ouest digne et courageuse, Michael Wincott excellent en tueur-à-gages réglo. Sans oublier Aaron Poole, fabuleux en sale petite gouape sadique dont on attend impatiemment la mise à mort tant il sait se rendre haïssable.

« RETOUR À FOWLER CITY » sans être un grand film, ne cherche pas à révolutionner le genre, ni à porter un regard dessus. Il retourne aux vieilles recettes, soigne le fond et la forme et offre un spectacle modeste et intelligent.

FORSAKEN

KIEFER SUTHERLAND, MICHAEL WINCOTT ET DONALD SUTHERLAND

 

ALLEMAGNE DE L’OUEST…

WEST DVD

SORTIE EN ALLEMAGNE DE PLUSIEURS WESTERNS D’INÉGALE QUALITÉ, MAIS AUX JAQUETTES COLORÉES ET ATTRACTIVES.

 

« HUNT THE MAN DOWN » : Burgess Meredith dans « The loner »

LONER MEREDITH2

LLOYD BRIDGES

« HUNT THE MAN DOWN » est un épisode de la série « THE LONER », réalisé par le vétéran hollywoodien Tay Garnett (orthographié ‘Garnet’ au générique) et non-écrit par Rod Serling qui s’est contenté de superviser.

L’histoire est assez spéciale : Lloyd Bridges est enrôlé dans une « posse » pour traquer Burgess Meredith, un vieux trappeur planqué dans les montagnes. Parmi les chasseurs, Tom Tully, un épicier particulièrement décidé à supprimer le bonhomme. Bridges apprend que le crime de Meredith est de descendre régulièrement en ville pour se soûler et tout saccager, mais cette fois il s’en est pris à une ville voisine et doit être emprisonné. Tully s’avère être en fait l’ami d’enfance du vieux fou, qui avait fait le serment de l’abattre si jamais il devait aller en prison.

Drôle de pitch, drôles de personnages, enjeux pas très clairs pour cet épisode filmé entièrement en extérieurs. Meredith, littéralement couvert de postiches cabotine joyeusement comme à son habitude dans ce rôle d’homme des bois infantile et rebelle. Détail intéressant : il apparaît et disparaît comme un fantôme. Parmi les seconds rôles, le solide Bert Freed joue un shérif. Bridges n’a pas grand-chose à faire et se contente de compter les points.

LONER MEREDITH

BURGESS MEREDITH ET TOM TULLY

 
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Publié par le 16 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« THE OATH » : Barry Sullivan dans « The loner »

LONER SULLIVAN

BARRY SULLIVAN

Écrit par Rod Serling et réalisé par Alex March, « THE OATH » est un bon épisode de la série « THE LONER ».

Lloyd Bridges débarque en pleine tempête dans un saloon tenu par un vieux Mexicain (George J. Lewis, le père de Guy Williams dans la série « ZORRO ») et sa nièce (Viviane Ventura). Ils sont tenus en otages par un jeune hors-la-loi (Joby Baker) agonisant à cause d’une crise d’appendicite aiguë. Apprenant qu’un docteur vit à l’étage, Bridges va lui demander d’intervenir. Mais celui-ci (Barry Sullivan) complètement alcoolique, révèle à notre héros qu’il est devenu manchot à la suite d’un accident. À Bridges donc, d’opérer le malade, sur les conseils du médecin.

Un épisode bien mené, à la photo nocturne magnifique et fort bien interprété par Sullivan, buriné et tourmenté, dans un beau rôle d’homme déchu et suicidaire. On notera l’épilogue étonnamment réaliste, montrant que le patient n’a pas survécu à cette chirurgie improvisée. Mais que sa mort a redonné le goût de vivre et d’enseigner à Sullivan.

LONER SULLIVAN2

BARRY SULLIVAN, GEORGE J. LEWIS ET LLOYD BRIDGES

 
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Publié par le 15 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« WESTWARD, THE SHOEMAKER » : David Opatoshu dans « The loner »

LONER OPATOSHU

DAVID OPATOSHU

« WESTWARD, THE SHOEMAKER » est un épisode de la série « THE LONER », écrit par Rod Serling et réalisé par Joseph Pevney.

Lloyd Bridges rencontre David Opatoshu, un cordonnier polonais émigré qui transporte un sac contenant 400 dollars pour ouvrir une boutique dans la ville voisine. Naïf et hanté par les pogroms, le petit homme est protégé par notre héros qui récupère son argent quand il est plumé par un tricheur (Warren Stevens) au poker. Mais seulement pour découvrir qu’il a été roulé à son arrivée aux U.S.A. et que son argent – des billets confédérés – n’a aucune valeur. Les villageois se cotiseront pour l’aider à acheter son local, comme dans toute bonne fable totalement irréaliste.

Un épisode bien-pensant, sérieusement plombé par le cabotinage irritant de Opatoshu, qui en fait des caisses dans l’obséquiosité bêlante. L’épisode est en partie sauvé par un affrontement autour d’une table de saloon entre Bridges et Stevens dont il dévoile le paquet de cartes truqué.

LONER OPATOSHU2

LLOYD BRIDGES ET WARREN STEVENS

 
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Publié par le 14 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« WITHOUT HONOR » : Jon Voight dans « Cimarron »

CIMARRON VOIGHT2

ANDREW DUGGAN ET STUART WHITMAN

« WITHOUT HONOR » est un épisode de la trop brève série TV « CIMARRON », réalisé par Robert Butler. Son principal intérêt est d’offrir à Jon Voight un de ses premiers rôles principaux.

La série proposant des épisodes de 70 minutes, les scénarios sont relativement développés et les personnages possèdent une psychologie assez fouillée, en tout cas bien davantage que dans les séries de 52 minutes courantes à l’époque. Comme « LE VIRGINIEN », « CIMARRON » faisait exception à la règle.

Jeune soldat quelque peu névrosé, Voight hait Andrew Duggan, un officier qu’il ne connaît pas mais qu’il sait être son père. Après lui avoir révélé son identité, il déserte pour offrir ses talents de dynamiteur à un gang de hors-la-loi qui écume la région. Duggan accompagné du shérif Stuart Whitman, héros de la série, va s’efforcer de le ramener au bercail sain et sauf.

Le film est porté par l’excellente prestation d’un Voight de trente ans, qui en joue dix de moins, et qui tient ce rôle avec finesse et même complexité. Le voyou instable du début devient de plus en plus attachant à mesure que l’épisode avance et il finit par retourner sa veste, se réconciliant avec son père. Avec son visage poupin mais tourmenté, son regard intense, l’acteur laisse deviner la belle carrière qui l’attendait. Parmi les autres « guest stars », Paul Mantee en ‘bad guy’ méchant comme une teigne.

CIMARRON VOIGHT

JON VOIGHT

 
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Publié par le 11 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS