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Archives de Catégorie: WESTERNS

TROIS INTÉGRALES ET QUELQUES TROGNES…

BR US

DES U.S.A. EN HD : TOUT RINGO, TOUT SARTANA, TOUT TRINITA ET UNE SÉRIE B RÉCENTE AVEC UN TRIO DE VIEUX BRISCARDS ADULÉS PAR BDW2 !

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THE GREAT ONE !

SILENCE

SORTIE U.S. EN HD ET EN JUIN DU « GRAND SILENCE » ENFIN RESTAURÉ ! MOMENT TANT ATTENDU DES AFICIONADOS. BELLE JAQUETTE, EN PLUS !

 

« DEATH NEVER RIDES ALONE » : Lee Van Cleef dans « L’homme à la carabine »

RIFLEMAN LVC2

CHUCK CONNORS ET LEE VAN CLEEF

Dans les années 50 dans les westerns, quand trois cavaliers patibulaires arrivaient en ville, l’un deux était invariablement Lee Van Cleef. Dans « DEATH NEVER RIDES ALONE » un épisode de la 5ème saison de « L’HOMME À LA CARABINE », il monte en grade puisqu’il ne fait plus partie des trois malfaisants, mais incarne le « meilleur tireur de l’Ouest » à qui ceux-ci cherchent querelle.

Réalisé par l’excellent Joseph H. Lewis, le film offre un bon rôle à Van Cleef, préfigurant quelques-uns de ses personnages dans le ‘spaghetti western’ comme « LE DERNIER JOUR DE LA VENGEANCE ». Souvent filmé en très gros-plans, l’œil perçant, le sourire ironique, il cherche à remiser ses colts et à s’installer à North Fork avec l’appui de Chuck Connors dont il sauva la vie pendant la guerre. Mais évidemment, le patron du saloon se sert de sa présence pour attirer les curieux et les fines gâchettes commencent à affluer pour se mesurer à lui.

L’épisode est intéressant et s’achève par une vraie surprise : le duel entre les trois ‘gunmen’ et Connors, le shérif Paul Fix et Van Cleef qui se range à leurs côtés, n’aura… finalement pas lieu ! Les méchants moins bêtes que d’habitude se dégonfleront au dernier moment. Ce qu’on appelle un « anticlimax » ! À noter deux autres détails surprenants concernant « il cattivo » : il porte un nom très cool : ‘Johnny Darko’ et finira le film sans mordre la poussière, ce qui était très très rare à l’époque.

RIFLEMAN LVC

LEE VAN CLEEF, ALIAS JOHNNY DARKO

 

À L’OUEST DE L’ESPAGNE…

WEST ESP

SORTIE BLU-RAY DE « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » EN ESPAGNE, AVEC BOÎTIER MÉTALLIQUE ET ILLUSTRATION INÉDITE.

 
 

L’UNIQUE GROS-PLAN !

APACHE BR2Les éditions Sidonis, qui font toujours beaucoup pour raviver la flamme du western grâce à leurs rééditions voire exhumations en DVD et/ou en Blu-ray, viennent de sortir une copie remastérisée de « BRONCO APACHE » (1954) de Robert Aldrich. Il était bon de le signaler.

Mais c’est pour adresser un clin d’œil amusé à sa mascotte Charley Bronson, que « BDW2 » s’intéresse tout particulièrement à cette sortie. En effet, celui-ci qui n’a qu’un rôle minuscule dans le film, celui d’un Apache renégat traquant le fugitif Burt Lancaster, dans l’ombre du scout John McIntire, apparaît quasiment en covedette de l’acteur principal sur la jaquette ! Mais par souci d’honnêteté, on notera que l’éditeur n’exagère pas (trop) sa place au générique et indique qu’il apparaît sous son véritable nom : Charles Buchinsky.

Le plus amusant est que, si on ne l’aperçoit que dans cinq ou six brèves séquences, en plan large, Bronson n’a qu’un seul et unique gros-plan dans « BRONCO APACHE », dans la scène de l’épicerie du fort. Et c’est justement ce plan qui a servi pour la jaquette du Blu-ray et qu’on revoit sur le dos ! Quand on n’a pas le choix… Outre ce petit détour anecdotique, nous sommes curieux de redécouvrir ce western pro-Indiens, premier des quatre longs-métrages que Lancaster tourna sous la direction d’Aldrich.

APACHE BR

CHARLES BUCHINSKY DANS LE RÔLE DE HONDO

 

« LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE » (1959)

RIDE« LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE » est un des sept westerns – tous devenus des classiques – que Budd Boetticher tourna avec Randolph Scott en vedette. Sur une durée de 72 minutes, celui-ci est un des plus simples, des plus épurés et des plus fascinants, à égalité avec « 7 HOMMES À ABATTRE » et « COMANCHE STATION ».

Tourné dans un Scope magnifique, sur une photo ocre de Charles Lawton, Jr., c’est une histoire de vengeance déguisée en traque dans le désert. L’originalité du scénario de Burt Kennedy est que le groupe de « héros » est poursuivi par une bande de hors-la-loi, mais Scott – leader des premiers – ne semble guère pressé de les distancer. Bien au contraire !

Le film est tourné en plans larges, voire très larges, le désert est constamment présent, majestueux, menaçant et les personnages ne sont que de minuscules silhouettes dérisoires au cœur du paysage immuable. Scott joue un chasseur de primes avec la chaleur d’un androïde échappé de « MONDWEST », une sorte de mort-vivant obsédé par son tragique passé. Il est très bien entouré par Pernell Roberts et James Coburn en sympathiques vagabonds. Le second est étonnant dans un emploi de benêt rigolard et naïf. Il est très touchant dans la scène où Roberts lui avoue qu’il « l’aime bien ». Karen Steele, pin-up blonde à forte poitrine n’a pas grand-chose à faire mais elle marque les esprits. N’apparaissant que dans deux ou trois séquences, Lee Van Cleef est excellent en ‘bad guy’ calme et résigné, faisant inconsciemment le lien avec le western italien dont il sera bientôt une des icônes. L’amateur de spaghetti notera plusieurs répliques (« Vous faites bien le café ») qui seront reprises par Leone, au même titre que la présence de ‘bounty hunters’ et de lynchages spectaculaires. D’ailleurs, étonnamment, Van Cleef est le seul comédien du film à bénéficier de gros-plans. Comme une prémonition ! « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE » ne souffre que d’un emploi trop fréquent de scènes filmées en « nuit américaine », qui plombent la tension et le rythme et, parfois, d’une trop grande sècheresse qui ellipse des face-à-face qu’on aurait aimés plus développés.

Mais tel qu’il est, cela demeure un très beau western austère et âpre, d’une impressionnante économie de moyens. Et le dernier plan est tout simplement génial.

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KAREN STEELE, RANDOLPH SCOTT, LEE VAN CLEEF, PERNELL ROBERTS ET JAMES COBURN

 

« DEAD AGAIN IN TOMBSTONE » (2017)

« I’m getting too old for this dyin’ shit ! », lâche Danny Trejo en ressuscitant pour la troisième fois depuis le début du film. Sequel du semi-nanar de 2013, « DEAD AGAIN IN TOMBSTONE » réalisé au Canada par un Hollandais, est une des pires sequels qu’il soit donné de voir.

À 73 ans bien tassés, l’ami Trejo a perdu beaucoup de sa superbe. Il semble encore plus petit dans son cache-poussière de cuir noir et serre ses grandes dents blanches en tirant à deux revolvers. Mais sa légendaire férocité s’est évaporée. Et l’absence de Mickey Rourke, attraction du n°1, se fait cruellement ressentir. Le scénario ? Une vague histoire de grimoire satanique piqué à « EVIL DEAD », convoité par un officier sudiste (Jake Busey, tout en rictus) et aussi le retour de ‘Guerrero’ dans sa ville natale où il retrouve sa mamita qui a l’air plus jeune que lui et sa plantureuse fille. C’est pourri de ralentis, de contrejours publicitaires et cela s’achève en film de zombies dans un showdown d’un grotesque achevé ! C’est franchement stupéfiant de n’importe quoi sans aucun contrôle, jusqu’aux décors qui semblent avoir été plantés la veille par Lapeyre.

Trejo en est, à l’heure où sont écrites ces lignes, à son 350ème film et il n’en est donc pas à un navet près vu sa cadence de tournage. ‘Guerrero’, l’envoyé de Satan est un de ses trois rôles récurrents avec Machete et Bad Ass, et très certainement le héros de western le plus improbable de l’Histoire du genre.

« DEAD AGAIN IN TOMBSTONE », suite d’un film déjà pas bien fameux n’avait aucune chance de s’élever au-dessus de sa condition de DTV fauché et d’une laideur à faire peur. Même le fan aveugle et sourd de Danny commencera à trouver qu’il exagère un peu et que, effectivement, il commence à devenir « too old for this shit ».

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JAKE BUSEY ET DANNY TREJO