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Archives de Catégorie: ZOMBIE MOVIES

« RETOUR À ZOMBIELAND » (2019)

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ABIGAIL BRESLIN, JESSE EISENBERG, WOODY HARRELSON ET EMMA STONE

Dix ans après l’inattendue réussite de « BIENVENUE À ZOMBIELAND », Ruben Fleischer remet le couvert avec « RETOUR À ZOMBIELAND », avec exactement la même équipe. Et par bonheur, on ne nous sert pas le vieux plat réchauffé qu’on pouvait redouter, mais des retrouvailles avec des personnages et une ambiance qui nous avaient conquis à l’époque.ZL 2

Nos quatre héros n’ont pas changé, hormis la petite Abigail Breslin qui est maintenant une jeune femme rondelette, à l’inverse des zombies qui sont devenus plus rapides, moins stupides et donc, plus dangereux. La petite famille recomposée s’installe à la Maison Blanche, accueille deux nouveaux membres en son sein : Rosario Dawson, dure-à-cuire au cœur tendre et surtout Zoey Deutch extraordinaire de drôlerie en « blonde » (oui, exactement celle des histoires drôles !) totalement décérébrée. Le petit groupe fonctionne à plein régime, on ne cesse de sourire ou d’éclater de rire, ce qui n’empêche pas – comme la première fois – de vrais moments de stress et une extrême violence dans les scènes d’action. Ils se rendent à Babylone, véritable communauté hippie ressurgie des années 60, où les armes sont fondues pour en faire des bijoux en forme de symboles de la paix. La relation conflictuelle entre Jesse Eisenberg et Emma Stone est bien vue, Woody Harrelson n’a pas changé d’un iota et on retrouve même Bill Murray (attention à ne pas zapper le générique de fin !) dans une séquence assez conséquente où il casse du zombie. Rien que du bonheur donc, pour cette sequel tardive mais nullement redondante ou bêtement opportuniste. À noter la rencontre entre nos deux héros et leurs parfaits sosies, un face à face aussi absurde que surréaliste qui mérite vraiment le coup d’œil. Tout cela pour dire qu’on est déjà partants pour un n°3 et si possible avant dix ans.

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ROSARIO DAWSON, ZOEY DEUTCH, JESSE EISENBERG ET EMMA STONE

 

« BIENVENUE À ZOMBIELAND » (2009)

ZLUn vrai petit miracle que « BIENVENUE À ZOMBIELAND » de Ruben Fleischer ! À la fois « zombie flick », parcours initiatique, road movie et regard sur les familles recomposées, ce film à l’écriture très libre ne cesse de ravir et de surprendre.

Dans un monde ravagé par une invasion de morts-vivants particulièrement virulents, un ado (Jesse Eisenberg) s’associe à un dur-à-cuire (Woody Harrelson), puis à deux sœurs (Emma Stone et Abigail Breslin) parfaitement adaptées au mode « survie ». D’abord antagonistes, ils vont progressivement apprendre à se connaître et à s’aimer, dans une ambiance souvent « gore ». Ça pourrait être n’importe quoi, et c’est tout le contraire. Le film possède un charme unique, une humeur généreuse, un humour décalé et pince-sans-rire et se permet au passage un hommage appuyé à Bill Murray, à mourir de rire dans son caméo. Grâce à son scénario resserré, sa durée tout à fait raisonnable et son montage hyper-efficace, « BIENVENUE À ZOMBIELAND » évite les temps-morts, les redondances et se focalise sur les relations entre personnages, qui s’avèrent, au-delà de la caricature, étonnamment denses, voire émouvants (le flash-back inattendu sur l’enfant perdu de Harrelson qui nous cueille complètement). Rapidement conquis par la proposition originale du film (la série « THE WALKING DEAD » ne fut diffusée que l’année suivante), on se laisse entraîner dans cette aventure qui se ne refuse aucune digression, aucune rupture de ton, regorge de citations cinéphiliques, de clins d’œil. Harrelson a rarement été mieux utilisé qu’en cowboy givré obsédé par les « Twinkies », Emma Stone est bien jolie et la petite Breslin crève l’écran avec un incroyable aplomb. C’est du cinéma hors des sentiers battus, une vraie comédie, qui ne néglige pas les moments de trouille pour autant. Bref, un véritable bonheur, ce film !

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JESSE EISENBERG, WOODY HARRELSON, EMMA STONE ET BILL MURRAY

 

« LES PRÉDATEURS » (1983)

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CATHERINE DENEUVE ET DAVID BOWIE

Premier long-métrage de Tony Scott, « LES PRÉDATEURS » (traduction libre de : « LA FAIM » !) avait fortement marqué les esprits à sa sortie et aussi suscité pas mal de critiques pour son look très publicitaire et sa réalisation « à l’épate ».HUNGER

À le revoir aujourd’hui, on est surpris de constater qu’il n’a pas autant vieilli qu’on aurait pu le redouter. Bien sûr, le scénario – revisitant le mythe inépuisable du vampirisme – est faible et part totalement en quenouilles sur la fin, mais l’imagerie créée par Scott et son directeur-photo Stephen Goldblatt procure toujours de jolis frissons esthétiques. Entre les contre-jours, les voilages ondulant sous le vent, les colombes s’envolant au ralenti, les gros-plans suggestifs pendant les scènes d’amour saphiques, on replonge en pleine mode des eighties, mais le mélange entre ces effets quelque peu démodés et la musique mélancolique de Schubert ou Delibes, compose une ambiance onirique assez envoûtante. Elle supplée à la pauvreté du récit. Dans un de ses rôles les plus iconiques, une Catherine Deneuve de 40 ans est parfaite en « immortelle », survivante de l’Égypte ancienne, qui offre la vie éternelle à ses amants et amantes, sans leur préciser que cela ne les protège pas d’un vieillissement accéléré après plusieurs siècles à se nourrir de pauvres humains. L’idée est bonne, les scènes dans le grenier avec les cercueils occupés par des morts-vivants décomposés et gémissants, sont réussies. Autour de Deneuve, Susan Sarandon est très sexy en chercheuse contaminée par la buveuse de sang, David Bowie apparaît dans la première partie, se décomposant à l’œil nu, grâce aux maquillages efficaces de Dick Smith. Parmi les petits rôles, on reconnaît brièvement Dan Hedaya en flic frisotté et le débutant Willem Dafoe en loubard impatient flanqué de John Pankow, qu’il retrouvera dans « POLICE FÉDÉRALE : LOS ANGELES ».

Malgré ses évidents défauts, malgré la prédominance tout de même trop marquée de l’image sur le texte, « LES PRÉDATEURS » possède encore de très beaux moments, purement visuels, et parvient à hanter la mémoire.

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CATHERINE DENEUVE, SUSAN SARANDON ET DAVID BOWIE

 

« LE GOLEM » (1920)

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PAUL WEGENER

À l’heure où sont écrites ces lignes, « LE GOLEM » de Carl Boese et Paul Wegener fête tout juste ses 100 ans. Et il demeure une expérience unique, l’aïeul de tous les films d’horreur.GOLEM

Situé à Prague au 16ème siècle, il s’inspire de légendes juives pour conter l’histoire d’un vieux rabbin (Albert Steinrück) qui donne la vie à une statue de glaise (Wegener lui-même) afin de repousser la menace du roi contre son peuple. Bientôt le monstre devient incontrôlable. C’est simple, direct, cela dure à peine 76 minutes, et malgré les intertitres, le jeu outré des comédiens, la magie opère toujours. D’abord grâce aux décors extraordinaires, biscornus, du ghetto qui semblent sortis d’un cauchemar, ensuite par son côté conte de fées chargé de maléfices qui touche aux terreurs les plus primales. Bien sûr, la sensibilité d’aujourd’hui sera gênée par la description des Juifs, peuple de sorciers à chapeaux pointus, pactisant avec les démons de l’enfer. Mais il faut reconnaître que les « goys » ne sont pas dépeints avec beaucoup plus de bienveillance. On pense à l’amant de la fille du rabbin, sorte de dandy précieux dont la plume de sa coiffe fait plus d’un mètre. En golem, Wegener avec sa bonne bouille éberluée, ne fait pas vraiment peur, mais il parvient à imposer sa silhouette bizarroïde. La jeune première Lyda Salmonova a un physique… d’époque, disons !

« LE GOLEM » est une véritable antiquité, qui porte en elle tous les composants ou presque de décennies de cinéma horrifique à venir, à commencer par les « FRANKENSTEIN » de James Whale. C’est une œuvre visuellement stupéfiante, aux cadrages osés, qui s’impose comme une fable excessive et onirique, à la conclusion magnifique : le plan des enfants du village assis sur le corps inerte de la créature est indélébile. À voir absolument.

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LYDA SALMONOVA ET PAUL WEGENER

 

« MULBERRY ST » (2006)

STREET.jpeg« MULBERRY ST » est le premier long-métrage de l’intéressant Jim Mickle (« STAKE LAND »), déjà écrit et interprété par Nick Damici.

C’est fondamentalement un « film de zombies », mettant en scène un quartier misérable de Manhattan, en voie de réhabilitation, soudainement envahi par les rats qui attaquent n’importe qui et transforment leurs victimes en énormes rongeurs humanoïdes affamés et passablement répugnants. Le scénario laisse clairement entendre que c’est l’arrivée des « bobos » et l’expropriation des pauvres hères qui déclenchent cette catastrophe qui se répand dans toute la ville. Le scénario n’est guère passionnant, ni original, ce qui l’est, en revanche, c’est le traitement visuel adopté par Mickle : une image crapoteuse, à peine éclairée, verdâtre, une caméra à l’épaule qui rend certaines séquences quasiment illisibles, et l’utilisation maximale d’un budget qu’on devine dérisoire. À 81 minutes, « MULBERRY ST » ne se permet aucune digression psychologique, pas la moindre explication « scientifique » à la manière des films-catastrophe des seventies. C’est un survival urbain primitif et sauvage, viscéral, qui ne prend même pas le temps de s’attarder sur la mort de personnages principaux et se finit en queue de poisson après une conclusion haletante et jusqu’au-boutiste. Tous les acteurs, totalement inconnus, sont parfaitement choisis. Damici assure en ex-boxeur chaleureux et amical, Kim Blair est très crédible dans le rôle de sa fille qui revient d’Irak, le visage scarifié, pour retomber en enfer. Et Bo Corre est très bien en barmaid combative.

C’est une bonne série B de zombies (à face de rats), au sous-texte politique à peine lisible entre les lignes, qui se laisse regarder sans déplaisir et parvient à générer un certain malaise de fin du monde.

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NICK DAMICI, KIM BLAIR ET BO CORRE

 

« LE TRÔNE DE FER » : saison 8 (2019)

Les meilleures choses ayant une fin, il fallait bien qu’un jour « GAME OF THRONES » parvienne à son terme. La 8ème et ultime saison de cette série hors-norme s’achève en apothéose et règle définitivement tous les comptes en suspens.

En 6×80 minutes, cette conclusion connaît deux pics spectaculaires : l’épisode 3 consacré à la guerre contre les morts-vivants (oui, l’hiver a quand même fini par arriver !) et l’avant-dernier qui marque la fin de la méchante reine incestueuse. Le dernier : « THE IRON THRONE » est plus paisible et introspectif et clôt l’épopée en douceur et non sans amertume. Comme toujours, les CGI sont magnifiquement utilisés (certains films de super-héros devraient en prendre de la graine), les séquences de bataille sont ahurissantes d’ampleur et de violence. Et bien sûr, la série trouve son âme dans le traitement de personnages bigger-than-life, mais dépeints en profondeur et même avec empathie.GOT8

Cette saison est celle de la petite Maisie Williams, qui prend soudainement toute sa dimension, après une présence sporadique et parfois déconcertante les années précédentes. Elle domine clairement ces six films et acquiert une stature héroïque. Kit Harrington à l’inverse, ne s’élève jamais au rang de légende et demeure ce prince tourmenté, shakespearien, dépressif et au bout du compte impuissant. Là encore, très inattendu ! À la fois acteur, spectateur et commentateur, Peter Dinklage boucle son personnage avec intelligence et panache. À peine pourra-t-on trouver Emily Clarke un peu monolithique dans un rôle pourtant riche en facettes, entre la fillette grandie trop vite et le monstre sanguinaire rongé par l’ambition.

L’épisode « THE BELLS », montrant le dragon détruisant toute une cité avec ses habitants, restera comme un des plus impressionnants d’une série qui n’a jamais déçu et qui, narrativement parlant, aurait pu durer indéfiniment. Magistral !

 

« SIMETIERRE 2 » (1992)

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ZOWIE BACK FROM THE DEAD

Trois ans après le premier opus, Mary Lambert tourne un « SIMETIERRE 2 » d’après, cette fois, un scénario original mais marchant ouvertement dans les traces du n°1 sans chercher à innover ou à développer.PET2 1.jpg

L’histoire, c’est à peu près la même, elle se passe au même endroit, mais avec d’autres personnages. La problématique est identique : la transgression, le refus de la mort d’un proche, la violation des règles de la vie et l’engrenage qui va crescendo dans l’horreur. Tout cela et bel et bon, le problème c’est qu’on l’a déjà vu, puisque c’est une sequel, et… en mieux. Car même si le film de 1989 n’est pas exempt de gros défauts, il procurait tout de même le frisson de la découverte et ouvrait matière à réflexion. Ce n°2 n’est qu’une longue redite, apportant çà et là de petites touches d’humour noir pas forcément très productives. Le paradoxe est que cette fois, Mary Lambert bénéficie d’un bien meilleur casting : Edward Furlong, jeune acteur limité mais intense, Clancy Brown à l’extrême limite de la parodie en shérif macho. Sa zombification donne des passages de cabotinage qui ne sont pas sans évoquer son numéro dans « HIGHLANDER ». On aperçoit Darlanne Fluegel (qu’on revoit d’ailleurs dans un extrait de « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE » sur une VHS) et le toujours impeccable Anthony Edwards en papa anxieux.

Ça se laisse regarder bien sûr, surtout si on est généralement indulgent avec les séries B horrifiques et les ambiances brumeuses et délétères. Mais « SIMETIERRE 2 » est un film inutile, superfétatoire, sans le plus petit début d’invention. À voir, éventuellement, un soir de disette, pour les comédiens, pour quelques F/X réussis comme le look du chien revenu du tombeau et pour un dernier quart d’heure plaisamment « over the top ».

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DARLANNE FLUEGEL, ANTHONY EDWARDS ET CLANCY BROWN

 

« SIMETIERRE » (2019)

Sorti exactement 30 ans après le film de Mary Lambert, « SIMETIERRE » de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer n’en est pas tout à fait un remake, mais revient plutôt aux sources du roman de Stephen King, sans pour autant ignorer l’existence de la première adaptation. À plusieurs reprises, le scénario déjoue l’attente du spectateur qui connaît le film de 1989, s’amuse à le surprendre dans son déroulement.PET V2.jpeg

Le vrai progrès, se situe surtout dans le casting. Jason Clarke apporte une réelle profondeur à son rôle de père de famille défiant la mort, John Lithgow a rarement été meilleur et la petite Jeté Laurence est extraordinairement inquiétante. La fin, beaucoup plus mouvementée et spectaculaire, est aussi un apport. Pourtant, malgré cela, cette nouvelle version est moins dérangeante que l’originale. Peut-être parce qu’on a déjà ressenti ce malaise face à ce déni presque blasphématoire de la mort, qu’en se voulant plus « réaliste », ce « SIMETIERRE » nouveau perd en horreur : ainsi le chat ‘Church’, tout en étant plus crédible dans son allure de félin-zombie, est-il infiniment moins marquant que son équivalent eighties. Toujours est-il qu’on a beaucoup de mal à se défaire de ce désir inconscient de comparer. Si le premier a indéniablement vieilli, celui-ci ne décolle que tardivement, avec le retour de l’enfant, qui est beaucoup plus élaboré et va au fond des choses : cette fois, il/elle parle, pense, possède une force effrayante et… a un projet familial ! Pour cette dernière partie, ce « remake » qui n’en est pas tout à fait un, tout en l’étant, valait la peine d’être produit. Et aussi pour permettre à l’excellent Jason Clarke de donner toute sa profondeur et ses contradictions à ce personnage si sacrifié dans le film de ’89 par un comédien moyen. À voir donc, sans en attendre une révélation, mais comme complément intéressant et loin d’être sot du premier.

Film Review Pet Sematary

JASON CLARKE

 

« PLANÈTE TERREUR » (2007)

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ROSE McGOWAN

Étonnant que dans le double-programme « GRINDHOUSE », on ait essentiellement retenu « DEATH PROOF », le film de Tarantino, alors que « PLANÈTE TERREUR », la partie signée Robert Rodriguez lui est infiniment supérieure et remplit beaucoup mieux le cahier des charges, à savoir recréer l’ambiance, la facture et l’esprit des séries Z des seventies.PLANET.jpg

Se basant sur un vrai scénario, ridicule mais bien construit et en mouvement permanent, l’auteur se déchaîne dans le visuel : copie (très) abimée, sautes dans l’image, scratches dans le son, il manque même une bobine essentielle en plein cœur de l’action ! C’est un vrai bonheur de cinéphile, un regard moqueur mais attendri sur un cinéma débraillé, infantile et jouissif, truffé de plans gore totalement vomitifs (pustules qui éclatent en gros-plan, membres arrachés, collection de testicules), d’idées génialement absurdes et de séquences d’action visuellement splendides. Rodriguez a réuni un cast exceptionnel autour de son couple-vedette : Freddy Rodriguez excellent en mini-Rambo mexicain et Rose McGowan iconique héroïne unijambiste qui porte une mitrailleuse greffée sur son moignon. On reconnaît les vétérans Michael Biehn et Jeff Fahey en frangins se chamaillant pour une recette de sauce BBQ, Marley Shelton parfaite en médecin létale, Josh Brolin en « doc » psychopathe, Michael Parks (toujours dans son rôle du shérif McGraw vu chez Tarantino et dans « UNE NUIT EN ENFER » du même Rodriguez) et même Bruce Willis en militaire peu expansif. Sans oublier hélas, « QT » lui-même, éprouvant comme d’habitude en soldat libidineux, qui cabotine en roue-libre.

Le temps passe à une vitesse folle en regardant ce petit bijou irrévérencieux et spectaculaire, on sourit souvent malgré son extrême violence, et on ne voit pas grand-chose à y redire. Tel quel, et dans son étroit créneau, « PLANÈTE TERREUR » est un film de zombies parfait, dont même l’épilogue donne envie d’applaudir.

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MARLEY SHELTON, FREDDY RODRIGUEZ, ROSE McGOWAN ET JOSH BROLIN

 

« THE STAKELANDER » (2016)

STAKELANDER.jpgÀ nouveau écrite par Nick Damici, réalisée par Dan Berk & Robert Olsen remplaçant Jim Mickle, « THE STAKELANDER » est une continuation logique et nullement honteuse du film de 2010.

On retrouve un Connor Paolo mûri, barbu, avide de vengeance après la mort de sa femme et de sa fille, et en passe de se transformer en clone de « Mister » (Damici) qu’il recherche dans cette terre dévastée en proie aux vampires et aux sectes cannibales. Ce n’est pas aussi enlevé et stylé que le n°1, mais on replonge sans difficulté dans l’univers créé alors. Le thème général est celui de la vengeance et, même si le scénario semble parfois trop « vissé », cherchant à tout justifier, le film se laisse regarder avec intérêt. Damici – en tant qu’auteur et comédien – a réussi à inventer un personnage iconique du cinéma d’horreur, un chasseur de vampires mutique et sans pitié. Il a eu l’intelligence de ne pas l’enfermer dans son archétype et de le faire évoluer lentement vers plus d’humanité et de vulnérabilité. Le jeu des vases communicants avec son ex-protégé est tout à fait pertinent et permet au film de n’être pas qu’une simple resucée. Quelques seconds rôles sont intrigants, comme cette « enfant sauvage » (Laura Abramsen) qui s’attache à Mister, comme ces deux vieux bikers gays (A.C. Peterson et Steven Williams) ou cette vampire mutante borgne, ennemie jurée de nos héros (Kristina Hughes).

Évidemment pas de quoi hurler au chef-d’œuvre, mais « THE STAKELANDER » est une bonne surprise, car on n’en attendait rien et qu’il respecte le film original, en poussant plus loin quelques curseurs. La fin (relativement) ouverte, laisse imaginer qu’un jour, un n°3 puisse voir le jour. Pourquoi pas ?

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CONNOR PAOLO, NICK DAMICI ET KRISTINA HUGHES