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« DANGER : DIABOLIK ! » (1968)

DANGERÀ la fin des années 60, plusieurs ‘fumetti’ (BD) similaires parurent en Italie. Des « petits formats » mettant en scène des criminels masqués et en collants noirs mettant la police en échec. On se souvient de « COBRA », « SATANIK » (en roman-photo) ou « SADIK » (« NAJA » en v.f.), mais le plus connu demeure « DIABOLIK » qui fut adapté au cinéma par Mario Bava.

« DANGER : DIABOLIK ! » apparaît aujourd’hui comme un concentré de « sixties », un monument de kitsch assumé puisant son inspiration dans les 007 (les décors, la présence d’Adolfo Celi), mais surtout dans la série TV « BATMAN » (l’humour ‘camp’, les couleurs) et même les « FANTÔMAS » de De Funès. C’est donc avec un a priori sympathique qu’on aborde le film. Hélas, celui-ci s’essouffle au bout de vingt minutes, à court de carburant scénaristique et de personnages un tant soit peu intéressants. L’image n’est pas toujours très heureuse, les transparences sont d’une laideur éprouvante et la BO d’Ennio Morricone, certes parfaitement enracinée dans son époque, finit par casser les oreilles.

John Philip Law, l’œil fixe, le sourcil maquillé à la Alain Delon, le jeu mécanique, joue le rôle-titre comme un automate. Marisa Mell n’est guère plus expressive et concentre son talent d’actrice sur sa minijupe. On est étonné – mais pas tant que ça, c’est une copro ! – de retrouver Michel Piccoli en ennemi juré du voleur. Il semble s’amuser beaucoup à changer de registre. On aperçoit Terry-Thomas amusant en ministre incompétent.

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MARISA MELL, MICHEL PICCOLI ET JOHN PHILIP LAW

Fort apprécié des amoureux de Mario Bava, « DANGER : DIABOLIK ! » n’est pas déplaisant à regarder, mais 100 minutes, c’est infiniment trop long pour un scénario aussi creux et infantile, et le dernier quart semble ne jamais devoir finir. À réserver aux amateurs de vieilles bandes-dessinées jaunies et aux nostalgiques indécrottables des années 60. Pour les autres… prudence !

 

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