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HAPPY BIRTHDAY, VINCENT !

PRICE

VINCENT PRICE (1911-1993), ICÔNE PINCE-SANS-RIRE DU CINÉMA D’HORREUR DES ANNÉES 60 ET 70, CAPABLE DU MEILLEUR ET DU PIRE.

 
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Publié par le 27 mai 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

« MR. WOLFF » (2016)

Avec son titre original déroutant (« LE COMPTABLE » !), « MR. WOLFF » se présente au premier abord comme un thriller d’espionnage. Mais rapidement, on se rend compte que le film de Gavin O’Connor a d’autres ambitions.WOLFF

Si le scénario très embrouillé, alourdi de flash-backs, n’est pas toujours d’une folle clarté, si les enjeux mettent un temps fou à émerger d’une narration elliptique, le film révèle enfin sa raison d’être quand on comprend qu’il s’agit de créer le premier super-héros autiste de l’Histoire du 7ème Art ! Mélange de Rain Man et de Juge Dredd, Ben Affleck fait oublier son piteux Batman en composant un personnage crédible, attachant et impalpable de génie mathématique doublé d’un flingueur redoutable et même… d’un amateur d’art contemporain ! On enchaîne donc les séquences d’action, de combats à mains nues, de fusillades au gros calibre, le suspense se nourrit de lui-même en renouant les fils du passé de chacun au fur et à mesure. Ça sent par moments le script un peu trop retravaillé et certains coups de théâtre (l’identité réelle de Jon Bernthal ou de la « voix » féminine qui assiste Affleck) sont téléphonés des heures à l’avance, tuant un peu le plaisir. Mais dans l’ensemble, cela fonctionne, on ne s’ennuie jamais et Affleck tient son personnage du début à la fin sans dérapage.

Autour de lui, la mignonne Anna Kendrick, les vétérans J.K. Simmons, Jeffrey Tambor et John Lithgow un peu sous-employés.

« MR. WOLFF » est donc un thriller très bien fichu, avec un « tout petit supplément d’âme » apporté par son héros, présenté non pas comme une victime mais comme un justicier atypique. Il se passe – et il se dit – tellement de choses en deux heures, que le film supportera la re-vision sans aucun problème !

 

HAPPY BIRTHDAY, GEOFFREY !

UNSWORTH

GEOFFREY UNSWORTH (1914-1978), UN DES GRANDS DIRECTEURS PHOTO DE L’HISTOIRE DU CINÉMA. PLUSIEURS CLASSIQUES À SON ACTIF.

 
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Publié par le 26 mai 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

JARED MARTIN : R.I.P.

MARTIN

JARED MARTIN (1941-2017), JEUNE PREMIER DE TV DES SEVENTIES.

 
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Publié par le 25 mai 2017 dans CARNET NOIR

 

« FLOOD’S FOLLY » : Jeanne Cooper dans « Maverick »

FLOOD

ROGER MOORE

À la fin de la 3ème saison de la série « MAVERICK », son héros James Garner abandonna son rôle à la suite d’un conflit avec le studio. Il fut remplacé le temps d’une quinzaine d’épisodes par Roger Moore qui tentait alors de percer à Hollywood et qui écopa du personnage de ‘Beauregard’, cousin anglais du héros.

« FLOOD’S FOLLY », réalisé par Irving J. Moore (aucun rapport avec Roger !) est donc un épisode de la 4ème saison. C’est un huis clos à suspense, dans un hôtel abandonné, pendant une tempête de neige.

Roger Moore s’y arrête et il est hébergé par la propriétaire Jeanne Cooper et sa nièce Marlene Willis, qui vivent seules, isolées du monde. La tante laisse croire à Moore que Marlene est folle et entend des voix. Cela fait en réalité partie d’un complot pour lui extorquer son héritage, avec l’aide du hors-la-loi Michael Pate. Heureusement, Roger qui a toujours un petit faible pour les demoiselles en détresse, mettra bon ordre à tout cela.

Sur 52 minutes, le film se traîne un peu, les décors de studio enneigés ne sont pas des plus convaincants et la mise-en-scène est figée et sans rythme. Reste le plaisir toujours intact de retrouver les mimiques familières de Moore, étonnamment crédible en homme de l’Ouest et de revoir la marmoréenne Jeanne Cooper en vraie-fausse « méchante » et le menaçant Pate en salopard calculateur. À noter que lors d’une scène, Michael Pate sort une réplique qui n’est pas sans rappeler celle de Tuco dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » : « Quand tu dois tuer quelqu’un, tu presses la détente et tu ne fais pas de commentaire ».

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JEANNE COOPER, MICHAEL PATE, MARLENE WILLIS ET ROGER MOORE

 

« NOCTURNAL ANIMALS » (2016)

Les films parlant de création, d’écriture, sont rarement accessibles à un public large et demeurent confinés dans un créneau « arty ». On pense bien sûr à « PROVIDENCE » de Resnais, « BARTON FINK » des Coen, voire pour les plus « commerciaux » : « SHINING » ou « MISERY ».NOCTURNAL

« NOCTURNAL ANIMALS » réussit l’exploit de ratisser large, tout en préservant son intégrité artistique et son ambition. Le scénario de Tom Ford suit deux lignes parallèles qui se rejoignent à la conclusion : la fin du mariage d’une galeriste à la mode (Amy Adams), qui reçoit le manuscrit de son ex-mari (Jake Gyllenhaal) qu’elle n’a pas revu depuis vingt ans. En lisant ce qui semble être un polar rural d’une violence extrême, bien loin de l’image romantique qu’elle gardait de lui, elle imagine le héros avec les traits de Gyllenhaal. Et comprend peu à peu que le roman est une transposition cathartique du mal qu’elle lui a fait jadis et qui a transformé « à la dure » sa personnalité. C’est donc l’art et en l’occurrence la littérature, comme arme de revanche, voire de vengeance. C’est toute l’originalité de ce sujet prenant, intelligent, d’une rare subtilité, qui parvient aussi bien à passionner pour son suspense « policier » très dérangeant que pour l’existence glacée et solitaire de son héroïne.

Les comédiens sont tous exceptionnels. Amy Adams, ambitieuse et égoïste (son ultime gros-plan au restaurant lui vaudrait presque l’Oscar), Gyllenhaal d’une extrême intensité, qu’il joue le jeune homme idéaliste et hypersensible dans les flash-back, ou le quidam assoiffé de vengeance du roman. Et le plaisir de retrouver Michael Shannon en shérif rongé par le cancer, Aaron Taylor-Johnson (« KICK-ASS ») méconnaissable en voyou psychopathe, sans oublier Laura Linney magnifique dans une seule séquence, en mère froidement lucide.

Il ne faut pas trop parler du contenu de « NOCTURNAL ANIMALS » pour ne pas en dévoiler les secrets. Mais c’est un film à voir absolument.

 

FAREWELL, ROGER…

MOORE copie

OUI ! « AMICALEMENT VÔTRE » EST SORTI EN SALLES EN ITALIE !

Même s’il allait allègrement sur ses 90 ans, qu’on ne le voyait plus beaucoup à l’écran ou en public, Roger Moore faisait partie de ces icônes qu’on finit par croire réellement immortelles.

ROGER 007

Il débute comme figurant dans les années 40 et c’est Richard Brooks qui lui offre son premier rôle conséquent, celui d’un playboy suave, dans « LA DERNIÈRE FOIS QUE J’AI VU PARIS », face à Liz Taylor. On le revoit dans d’autres productions américaines comme « MÉLODIE INTERROMPUE », « DIANE DE POITIERS » ou « LE VOLEUR DU ROI », toujours séduisant, légèrement ironique, mais sans jamais crever l’écran.

C’est le petit qu’il finit par crever grâce au rôle-titre de la courte (39 épisodes) série « IVANOHÉ ». Il tient également la vedette de « THE ALASKANS » aux U.S.A. et remplace James Garner en cousin british de ‘Bret’ dans « MAVERICK ». Mais c’est « LE SAINT » et le personnage de ‘Simon Templar’ qui cristallisent définitivement la personnalité de Moore au fil de 118 épisodes où s’affine son jeu en constante autodérision, en clins d’œil goguenards et en séduction désinvolte.

MOORE4Il surprend dans « LA DOUBLE MORT D’HAROLD PELHAM » en business man rigide peu à peu remplacé par un avatar beaucoup plus sympathique que lui. La courte série « AMICALEMENT VÔTRE » où il forme un tandem comique avec Tony Curtis, marque durablement les esprits. Il y trouve son emploi idéal : un lord oisif et dilettante, éminemment affable.

Puis, il remplace son ami Sean Connery dans la franchise des « JAMES BOND ». De « VIVRE ET LAISSER MOURIR » à « DANGEREUSEMENT VÔTRE », Moore campera un 007 adoré du public mais rejeté par les puristes. Cela ne l’empêchera pas de tourner sept opus, jusqu’à l’âge de 58 ans.

Au fil des années et entre deux 007, on le retrouve égal à lui-même dans de grosses productions comme « LES OIES SAUVAGES », « PAROLE D’HOMME », « LES LOUPS DE HAUTE-MER », ou « LE COMMANDO DE SA MAJESTÉ », il est un Holmes étonnant dans « SHERLOCK HOLMES IN NEW YORK » pour la TV, se pastiche lui-même dans « L’ÉQUIPÉE DU CANNONBALL » en cinglé qui se prend pour… Roger Moore. Puis sa carrière s’effiloche progressivement, il tourne avec Jean-Claude Van Damme et les Spice Girls, puis ne fait plus que de brève apparitions en forme d’hommage.

Fut-il un grand acteur ? Probablement pas. Richard Harris, son partenaire dans « LES OIES SAUVAGES », le tannait pour qu’il prenne son job de comédien plus au sérieux. Mais Roger n’en avait cure. Il aimait voyager, donner des interviews, se rendre à des festivals, prêter son image à de bonnes causes. Difficile de l’en blâmer. Aujourd’hui, sa mort prend tout le monde au dépourvu et laissera sans doute un vide auquel on ne s’attendait pas.

MOORE2

UN DUO INOUBLIABLE AVEC TONY CURTIS

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans ACTU DE BDW2, MYTHOLOGIE