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HAPPY BIRTHDAY, VITTORIO !

MEZZOGIORNO

VITTORIO MEZZOGIORNO (1941-1994), IL A TOURNÉ AVEC ROSI, CHÉREAU, ENRICO. MORT TROP JEUNE POUR AVOIR LA GRANDE CARRIÈRE QU’IL MÉRITAIT.

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Publié par le 16 décembre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« LA DERNIÈRE CIBLE » (1988)

CIBLE

CLINT EASTWOOD

« LA DERNIÈRE CIBLE » est le 5ème et dernier opus de la franchise des « Dirty Harry » initiée en 1971. Il est réalisé par l’ex-cascadeur Buddy Van Horn, qui ne tourna que trois films en tant que réalisateur, tous au service de Clint Eastwood : « ÇA VA COGNER », celui qui nous préoccupe aujourd’hui et « PINK CADILLAC ». Vraiment pas des chefs-d’œuvre !CIBLE2.jpg

De toute la saga, c’est cette ultime aventure qui écope du plus mauvais scénario : un jeu morbide au sein d’une équipe de tournage de film d’horreur. Les fausses-pistes sont ridicules, l’identité de l’assassin est navrante et « LA DERNIÈRE CIBLE » est tourné en format 1.85 : 1., le seul de la série à n’être pas en Scope, ce qui accentue la sensation de visionner un épisode de série TV lambda. Si tout ce qui concerne le monde du cinéma est d’une affligeante nullité (il faut avoir vu la séquence impliquant Jim Carrey épouvantable en rock-star capricieuse !), on trouve tout de même matière à tenir jusqu’au bout. D’abord ce bon vieil Eastwood, toujours plus décontracté et économe de ses gestes, un plaisir de retrouver sa silhouette dégingandée et ses costumes démodés. Sa relation avec la ravissante Patricia Clarkson, étonnamment adulte compte tenu du contexte, puis la présence du jeune Liam Neeson en réalisateur mégalo et coléreux coiffé en catogan ajoutent un soupçon d’intérêt. Et puis çà et là, d’excellentes répliques, une amusante poursuite avec une maquette de voiture explosive, une photo intéressante de Jack N. Green. Sans oublier la BO toujours bienvenue de Lalo Schifrin.

Dommage que le scénario soit aussi catastrophique, que les seconds rôles soient, pour la plupart, aussi mal dirigés, car « LA DERNIÈRE CIBLE » n’est pas le plus mal fichu des cinq films et aurait pu faire illusion avec un véritable réalisateur aux commandes. Regrettons tout de même que l’unique confrontation entre Eastwood et Neeson se soit faite dans d’aussi banales circonstances. Adieu, lieutenant Callahan, donc ! Et sans regrets…

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PATRICIA CLARKSON, LIAM NEESON ET CLINT EASTWOOD

À noter : sur la « liste noire » de l’assassin apparaît plusieurs fois le nom de ‘Thomas Stern’, un fidèle collaborateur d’Eastwood qui gravit tous les échelons jusqu’à devenir son directeur photo attitré. Sympathique clin d’œil.

 

HAPPY BIRTHDAY, JUDI !

WEST

JUDI WEST, JOLIE STARLETTE PÉTULANTE, QUI TOURNA UNE PETITE DIZAINE DE FILMS ET TÉLÉFILMS DANS LES ANNÉES 60.

 
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Publié par le 15 décembre 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

« LE RETOUR DE L’INSPECTEUR HARRY » (1983)

SUDDENSept ans après le piteux 3ème opus des aventures de l’inspecteur Callahan, Clint Eastwood prend complètement les choses en main en réalisant lui-même « SUDDEN IMPACT » (oublions le lamentable titre français), pour redorer son blason au box-office.

Le début ressemble à « MAGNUM FORCE », à savoir une succession de vignettes décousues montrant Harry en action (c’est un véritable carnage à chaque fois qu’il met le pied hors de chez lui !) et lui offrant des répliques-qui-tuent pas piquées des vers, dont le célébrissime : « Make my day ». Ensuite, c’est Sonda Locke qui prend le relais en jouant une artiste retournant à San Paulo, où elle et sa sœur furent jadis violées par des brutes locales demeurées impunies. Sa route va bientôt croiser celle de ‘Dirty Harry’ (en repos forcé), cela va sans dire. Le scénario est un salmigondis, mêlant « film noir », polar urbain, gros comique (le chien pisseur et péteur !), il est truffé d’énormes coïncidences, d’invraisemblances ridicules. Et le discours militant pour la justice individuelle est d’une lourdeur inouïe. Les auteurs vont d’ailleurs jusqu’à exonérer l’assassin de ses crimes pourtant gratinés, via un Harry indulgent et complice. Là, pour le coup, nous sommes bien loin des laborieuses justifications bien-pensantes de « MAGNUM FORCE » ! Si un serial killer a de bonnes raisons de dégommer des méchants, Harry saura se montrer magnanime… Attitude peut-être pas très défendable mais qui, au moins, paraît sincère.

Que dire des seconds rôles absolument épouvantables de cabotinage, particulièrement Paul Drake en psychopathe de service cherchant à faire oublier le Scorpio du premier film et l’insupportable Audrie Neenan ? Pourtant, grâce à la photo sombre de Bruce Surtees (occasionnant de nombreux plans flous) et à la BO pulsante d’un Lalo Schifrin de retour dans la franchise, « SUDDEN IMPACT » se laisse regarder sans passion mais avec sympathie. À 53 ans, Eastwood apparaît un peu vieilli, le cheveu plus rare, la ride expressive. Il dégage une certaine lassitude, un laisser-aller qui apportent une autre couleur à Harry Callahan. Et lors de l’affrontement final sur le quai, on retrouve avec plaisir les obsessions du réalisateur de « UN FRISSON DANS LA NUIT » et « L’HOMME DES HAUTES PLAINES ». Alors fermons les yeux sur les manques aveuglants de ce 4ème film et aimons-le malgré tout. Car le 5ème sera bien pire !

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CLINT EASTWOOD, PAUL DRAKE ET SONDRA LOCKE

 

HAPPY BIRTHDAY, ABBE !

LANE

ABBE LANE, ACTRICE DES ANNÉES 50 ET 60, SPÉCIALISTE DES RÔLES DE « BAD GIRLS ».

 
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Publié par le 14 décembre 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

SONDRA LOCKE : R.I.P.

LOCKE

SONDRA LOCKE (1944-2018), ACTRICE ET RÉALISATRICE DES ANNÉES 70, SURTOUT CONNUE POUR SES FILMS AUX CÔTÉS DE CLINT EASTWOOD.

 
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Publié par le 13 décembre 2018 dans CARNET NOIR

 

« L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS » (1976)

ENFORCER.jpgAprès le grand Don Siegel, l’honnête faiseur Ted Post, c’est l’ex-assistant de Clint Eastwood, James Fargo, qui tient les mannettes de la 3ème aventure de Harry Callahan : « L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS » (quel grotesque titre français !), tourné trois ans après le précédent.

Bien que cadré en Scope, le film ressemble à s’y méprendre à un épisode de la série TV « LES RUES DE SAN FRANCISCO ». Aussi peu de style, une photo plate, télévisuelle, un scénario sans aucun centre de gravité. Cette fois, une bande de viet-vets rançonne la ville et kidnappe le maire. Harry, flanqué d’une nouvelle coéquipière (Tyne Daly) va jusqu’à Alcatraz pour régler le problème, contre l’avis de sa hiérarchie. Des anciens opus, on retrouve John (« Too much linguini ») Mitchum pour la dernière fois, Harry Guardino et Albert Popwell, qui tient à chaque fois des rôles différents dans la saga, mais la seule raison valable de s’infliger cette resucée redondante et sans âme, est le tandem formé par un Eastwood grincheux, mais mieux habillé que précédemment, et Tyne Daly, future héroïne de la série « CAGNEY & LACEY », excellente en fliquette novice opiniâtre qui finit par gagner l’estime de son misogyne partenaire. Pour le reste, Bradford Dillman endosse crânement le rôle du « asshole » de service et DeVeren Bookwalter est ridicule en chef des voyous peroxydé et grimaçant. Où es-tu Andy Robinson, quand on a besoin de toi ?

Une suite sans intérêt ni raison d’être, hormis celle de capitaliser sur le succès du flic mal embouché et de sortir quelques bêtises bien réacs sur le MLF et les mouvements révolutionnaires noirs des seventies. Jerry Fielding est un bon musicien, mais Lalo Schifrin manque cruellement à l’appel. C’est, avec « LA DERNIÈRE CIBLE », le plus faible des cinq films de la franchise.

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CLINT EASTWOOD, JOHN CRAWFORD, HARRY GUARDINO, TYNE DALY ET BRADFORD DILLMAN

À noter que Callahan croise dans un bordel sordide un individu louche – et moustachu – nommé… Buchinski ! Clin d’œil insolent à son collègue et rival au box-office, Charles Bronson, dont c’est, rappelons-le, le vrai patronyme ?