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QUELQU’UN…

Dans la série « BDW2 a testé pour vous », aujourd’hui : « QUELQU’UN DERRIÈRE LA PORTE » qui vient de sortir en Blu-ray en Espagne, pour la première fois dans le monde. Indispensable pour les bronsonophiles incurables, car l’acteur y tient un de ses rarissimes rôles de composition (un violeur en série amnésique !), le film lui-même n’a rien d’un chef-d’œuvre, malgré un scénario assez malin de transfert d’identité.QDP BR.jpeg

Mais quid du transfert, justement ? Eh bien, ce n’est pas la grande joie. L’image est tout juste correcte, pas vraiment supérieure à un bon DVD, on a droit à une piste espagnole et à une autre anglaise, mais – et ça c’est très irritant – avec des sous-titres ibères imposés et inamovibles. Le Blu-ray porte l’estampille Studio Canal, ce qui laisse craindre qu’une (éventuelle) sortie française se fasse sur le même master. Perfectible, donc.

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« HALLOWEEN » (2018)

40 ans après « LA NUIT DES MASQUES », 16 ans après la dernière des sept sequels (toutes chroniquées sur « BDW2 »), neuf ans après le dernier remake de Rob Zombie, David Gordon Green ressuscite la franchise avec « HALLOWEEN » en se basant sur une excellente initiative : faire table rase de toutes les suites et ne tenir compte que du classique de John Carpenter. Ainsi donc, Laurie Strode n’a jamais été la sœur de Michael Myers et elle a passé quatre décennies à attendre son retour, telle une Sarah Connor surentraînée dont la paranoïa a pourri la vie de sa fille.HALLOWEEN.jpg

Bon redémarrage, scénario charpenté, plaisir de revoir Curtis dans son rôle emblématique. Mais hélas, les défauts commencent à apparaître assez rapidement. D’abord, les coïncidences énormes, puis les personnages mal écrits (le psy Haluk Bilginer fasciné par Michael, au point de devenir lui-même un assassin !) et enfin, un casting désastreux de jeunes comédiens. Ça fait beaucoup tout de même, pour prendre un réel plaisir à la projection. Mais heureusement, il y a de bons moments de suspense, en particulier dans la dernière partie, des relations mère-fille crédibles entre Laurie et Judy Greer, et Will Patton très bien en shérif pas trop obtus, pour une fois. Sans oublier la célébrissime musique de John Carpenter, qui procure toujours le même petit frisson. Tout n’est donc pas à jeter dans ce « HALLOWEEN » n°9 ou n°2, selon le point-de-vue qu’on adopte, mais il ne faut pas trop en espérer non plus. À voir de toute façon pour une Jamie Lee Curtis de 60 ans, qui survit aux assauts du croque-mitaine et à une horrible perruque blanche de sorcière, et offre une prestation réaliste, hyper-tendue, qui apporte un poids de réalité à toute l’entreprise.

 

HAPPY BIRTHDAY, MARIO !

MONICELLI

MARIO MONICELLI (1915-2010), UN DES PLUS GRANDS RÉALISATEURS DE L’ÂGE D’OR DU CINÉMA ITALIEN ET UN REGISTRE QUI FORCE LE RESPECT.

 
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Publié par le 16 mai 2019 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« GEORGY GIRL » (1966)

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LYNN REDGRAVE ET JAMES MASON

« GEORGY GIRL » de Silvio Narizzano est un des grands classiques du ‘swinging London’ des années 60, inspiré d’un roman de Margaret Forster. C’est un peu une aïeule de Bridget Jones, dans un contexte tout à fait différent.GIRL.jpg

Le film tourne tout entier autour de la personnalité et de la performance de Lynn Redgrave, grande fille bien en chair, complexée et délurée en même temps, qui vit avec une belle coloc (Charlotte Rampling) qui quant à elle, multiplie les amants et finit par tomber enceinte. Mais son mari (Alan Bates), employé de banque irresponsable, lassé de la froideur de son épouse, finit par tomber amoureux de… Georgy ! C’est une comédie de mœurs vive et enlevée, drôle et cruelle parfois, qui fait s’attacher à des gens pas très intelligents mais qui tentent de garder une certaine joie de vivre malgré tout. Redgrave est vraiment sympathique et énergique dans le rôle-titre, apportant une vraie profondeur à cette « bonne fille » pas gâtée par la vie, mais toujours prête à aller de l’avant. Bates tient un vrai contremploi de jeune crétin jovial à l’humour lourdingue (on aurait plutôt imaginé quelqu’un comme Albert Finney)  et Rampling assume crânement un rôle totalement antipathique de jolie garce égoïste et sans cœur. Et puis il y a James Mason, parfait en employeur un brin ridicule du père majordome de Georgy, et amoureux de celle-ci depuis des années.

Tout ce petit monde s’agite, s’engueule, se marie, dans un rythme effréné et sur une chanson mémorable des Seekers. Il n’y a rien d’exceptionnel ou d’inoubliable dans « GEORGY GIRL », mais on retrouve le mood si particulier des années 60 capturé par ces images noir & blanc, dans ce Londres disparu.

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CHARLOTTE RAMPLING, ALAN BATES ET LYNN REDGRAVE

 

MACHIKO KYÔ : R.I.P.

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MACHIKO KYÔ (1924-2019), ACTRICE JAPONAISE APPARUE DANS UNE QUARANTAINE DE FILMS, DONT LE MÉMORABLE « RASHÔMON » D’AKIRA KUROSAWA.

 
 

« TON FILS » (2018)

Coécrit et réalisé par Miguel Ángel Vivas, « TON FILS » pose un regard neuf et critique sur les films de « vigilantes » et les histoires de vengeance, par le biais d’un scénario bien ancré dans le quotidien et prenant pour héros un quidam sans histoire auquel on s’identifie tout naturellement, jusque dans ses plus terribles erreurs.TONFILS.jpeg

Jose Coronado est un chirurgien de Barcelone, père de famille, dont le fils est tabassé par des voyous et reste dans un coma profond. D’abord hébété, il va peu à peu mener sa propre enquête et identifier les coupables, puis décider de rendre justice lui-même. Le problème est qu’il n’est pas Charles Bronson, qu’on n’est pas dans un film d’action américain, et que dans la « vraie vie » rien n’est simple. Rien, ni personne. Le film est extrêmement habile, n’hésitant pas à démarrer très lentement, à présenter des personnages d’une totale banalité, jusqu’au moment où ils basculent dans le cauchemar. Car au fond, que cherche à dire « TON FILS » ? Qu’on ne s’improvise pas enquêteur et encore moins justicier ? Qu’il faut aller au-delà des apparences, de l’évidence, pour atteindre la vérité ? Ce père meurtri, désespéré, est incarné avec un grand réalisme par Coronado. Il n’a rien d’héroïque, pas même de courageux, à peine est-il sympathique. Mais impossible de ne pas ressentir d’empathie pour son combat solitaire et désespéré. On reconnaît des allusions au premier « DEATH WISH » (les chaussures de sport offertes par son fils arrivent par la poste après l’agression, comme les photos de vacances de Paul Kersey), mais le propos est radicalement opposé. Et la violence dépeinte dans le film est sordide, écœurante et ne procure aucun plaisir cathartique. « TON FILS » n’est pas un film plaisant ou flattant les bras instincts, il est même souvent pénible. Mais il fait un intéressant contrepoids à toutes les séries B glorifiant la vengeance et les armes à feu. À voir…

 

DORIS DAY : R.I.P.

DAY

DORIS DAY (1922-2019), CHANTEUSE ET ACTRICE DES ANNÉES 50 ET 60, ELLE FORMA UN DUO DE COMÉDIE AVEC ROCK HUDSON. POPULAIRE AUX U.S.A.

 
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Publié par le 13 mai 2019 dans CARNET NOIR