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Archives de Catégorie: LES FILMS D’ALAIN DELON

« LE PROFESSEUR » (1972)

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ALAIN DELON

Écrit et réalisé par Valerio Zurlini, « LE PROFESSEUR » est un curieux film, situé à Rimini, station balnéaire italienne sinistre hors-saison et collant littéralement aux basques d’Alain Delon, prof remplaçant fauché, mal marié et plombé par un passé mystérieux.PRIMA

Étonnant déjà, de voir l’acteur totalement débarrassé de sa raideur melvillienne, de ses postures héroïques, pour incarner un loser dépressif, s’apitoyant sur lui-même, ballotté d’une femme à l’autre jusqu’au cul-de-sac final. Delon, engoncé dans un manteau beige, les sourcils défroncés, porte le film sur les épaules. Il aide à supporter de fréquentes longueurs et des coups de théâtre survenant uniquement via le dialogue dans une écriture trop littéraire. ‘Dominici’ se traîne un spleen à la Antonioni, erre dans des décors décatis, pourrissant sur place, à l’image de son âme perdue, attirée par la mort et engluée dans un passé idéalisé. Son histoire d’amour avec une étudiante maussade (Sonia Petrovna) est condamnée d’avance, leur seul point commun étant un insurmontable mal-être. « LE PROFESSEUR » n’est pas un film plaisant, ses protagonistes sont déprimants, comme cette bande de « vittelloni » noctambules tuant leur ennui dans l’alcool, les partouzes et les cartes, comme cette épouse (Lea Massari) amère et culpabilisante, ou cette ancienne prostituée (Alida Valli dans une brève mais terrible apparition) sordide. Plusieurs pistes sont exploitées, la plus intéressante étant l’attirance du jeune Giancarlo Gannini pour Delon, qui va bien au-delà de la simple amitié ou encore les fugitives révélations sur ce passé dramatique de Dominici qui a hanté et gâché le reste de son existence.

À voir pour Delon donc, indéniablement, qui fait une belle composition à contremploi et, si on est en forme, pour ce mood particulier et par instant presque viscontien d’un monde en décomposition.

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SONIA PETROVNA, ALIDA VALLI ET ALAIN DELON

À noter : le film sortit en France dans une durée de 105 minutes et n’est visible dans sa durée initiale de 132 minutes que depuis peu en blu-ray. C’est cette version qui est chroniquée ici.

 

« LE SAMOURAÏ » (1967)

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ALAIN DELON

« LE SAMOURAÏ » marque la première des trois collaborations entre Jean-Pierre Melville et Alain Delon et le premier rôle où celui-ci adopte ce jeu impassible et glacial qui deviendra sa marque de fabrique.SAMOURAI

Polar conceptuel, où les décors de studio « font studio », où le dialogue est réduit au strict minimum, où les personnages sont à peine silhouettés, « LE SAMOURAÏ » s’il garde de nombreux aspects fascinants, ne serait-ce que par l’univers totalement factice créé par Melville, n’en a pas moins énormément vieilli. Le rythme est funéraire et d’ailleurs, la plupart des acteurs ou actrices jouent avec une froideur confinant à la rigidité cadavérique. Seul François Périer apporte une bouffée de vie dans son rôle de flic entêté et pernicieux. Avec sa tenue d’icône du film noir made in U.S.A., imper mastic, feutre mou, Delon déambule comme un fantôme au visage d’ange et maintient le cap jusqu’au dénouement, sans rien révéler de ses mystères. Il est la charpente du film. Sa relation quasi-télépathique avec son oiseau en cage est une jolie trouvaille. Pour quelques moments forts, une atmosphère à couper au couteau et la vision d’un Paris grisâtre, vétuste, d’une grande laideur, il faut hélas subir d’interminables séquences muettes comme cette démotivante traque dans le métro, qui n’en finit pas, ces trajets en voiture ou à pied qui ralentissent le rythme général et finissent par générer une certaine léthargie.

Considéré par d’innombrables cinéastes, de John Woo à Michael Mann, comme le polar ultime, « LE SAMOURAÏ » réussit indéniablement son pari d’austérité, de stylisation, mais nécessite beaucoup de patience et/ou d’admiration pour le cinéaste pour ne pas trouver le temps long. À chacun de juger…

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NATHALIE DELON, FRANÇOIS PÉRIER ET ALAIN DELON

 

« POUR LA PEAU D’UN FLIC » (1981)

PEAU.jpgInspiré d’un polar de Jean-Patrick Manchette, « POUR LA PEAU D’UN FLIC » est un des deux films réalisés par Alain Delon. Le générique indique, bizarrement : « Mis en scène et réalisé par Alain Delon » ! Son nom apparaît d’ailleurs encadré et plusieurs fois. Si on n’a pas compris…

Curieux produit, qui tente de mixer le film de « privé » traditionnel et le semi-pastiche, sans parvenir à se décider pour une tonalité bien déterminée. Le dialogue de Christopher Frank est parfois décalé, parfois pas du tout, les réactions des personnages sont souvent incongrues, surprenantes. Même chose pour le jeu de Delon, sorte de samouraï à l’œil qui frise, pas spécialement infaillible. Bien sûr, il est un peu trop beau, trop propre sur lui, trop bronzé et trop aisé financièrement pour être crédible en ex-flic parisien entêté, mais il se filme très bien et occupe l’écran avec un impressionnant métier. Anne Parillaud, ravissante mais très gauche, joue sa secrétaire cinéphile et insolente, dans la belle galerie de seconds rôles, on retient surtout Daniel Ceccaldi excellent en commissaire arrangeant, Jacques Rispal en méchant sournois, Pascale Roberts en soûlarde au maquillage plâtreux ou Michel Auclair en mentor et sidekick de Delon. L’enquête, autour de la disparition d’une jeune aveugle et d’un trafic d’héroïne nébuleux, n’est guère passionnante, les scènes d’action – bagarres et poursuites en voiture – ont pris un méchant coup de vieux. Dédié à JPM (Jean-Pierre Melville, ça va sans dire, à moins que ce ne soit Jean-Patrick Manchette ?), truffé de clins d’œil plus ou moins opportuns (Delon croise Mireille Darc qu’il manque d’écraser et qu’il traite de « grande sauterelle », allusion à Belmondo dans une réplique ainsi qu’à Burt Lancaster), « POUR LA PEAU D’UN FLIC » se laisse regarder avec beaucoup d’indulgence et pour le complétiste d’Alain Delon. Par ses choix musicaux et ses tentatives drolatiques, le film sort un peu du lot des polars de son époque, ce qui est très méritoire, mais il n’a vraiment rien d’inoubliable.

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ALAIN DELON, MICHEL AUCLAIR ET ANNE PARILLAUD

 

« LE CERCLE ROUGE » (1970)

ROUGEDepuis une voire deux décennies, Jean-Pierre Melville est devenu intouchable et son œuvre dans son entier, est considérée comme objet de culte. Parmi les films plus révérés, que ce soit en France ou à l’étranger : « LE CERCLE ROUGE », une histoire de braquage de bijouterie placée sous le signe du destin et de la fatalité.

Loin de nous l’idée – ou même le désir – de déboulonner l’idole au Stetson, mais force est de reconnaître que le film nécessite une bonne dose de nostalgie et d’indulgence pour être apprécié aujourd’hui comme il se doit de l’être. Si on est happé dès le début par l’image bleuâtre, les visages blêmes, la quasi-absence de dialogue, 140 minutes, c’est long pour n’importe quel film. Surtout pour ceux qui éradiquent délibérément les péripéties, l’humour et la psychologie au profit de l’atmosphère. « LE CERCLE ROUGE » dilate jusqu’au point de rupture un scénario très ténu, il met au défi le spectateur le plus patient avec la scène de braquage la plus interminable de l’Histoire du polar, et frôle fréquemment le ridicule avec des répliques empesées (« Les hommes naissent innocents, mais ça ne dure pas »), d’une lourdeur sentencieuse qui ferait presque sourire. Si Yves Montand est remarquable en ex-flic alcoolique en quête de dignité, si Bourvil curieusement emperruqué, surprend en flic dur-à-cuire (même si honnêtement, il n’est pas toujours très convaincant), Alain Delon et Gian Maria Volonte’ n’ont hélas, pas grand-chose à jouer et traversent le film en spectres taiseux, n’offrant que le minimum syndical. C’est ce sous-emploi d’un magnifique quatuor qui déçoit le plus, au fond.

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GIAN MARIA VOLONTÈ, ALAIN DELON, BOURVIL ET YVES MONTAND

Beaucoup de récriminations donc, envers « LE CERCLE ROUGE », film-culte parmi les cultes, emblématique du cinéma singulier de Melville, où flics et voyous sont vêtus comme Bogart dans les années 40. Certes ! Il n’empêche que le film a ses moments, comme la crise de delirium tremens de Montand ou les poursuites et fusillades en forêt et que la BO lancinante d’Éric de Marsan est toujours aussi hypnotique. On se sent un peu sacrilège de ne plus aimer « LE CERCLE ROUGE » autant que par le passé (ceci n’engage bien évidemment que l’auteur de ces lignes), mais c’est ainsi. Les films vieillissent, nous aussi. Et parfois pas au même rythme.

Et puis, à chacun ses Melville, n’est-ce pas ? « LE DOULOS », « LE DEUXIÈME SOUFFLE » et « L’ARMÉE DES OMBRES » sont là pour nous consoler de toutes les déconvenues…

 

« LES ACTEURS » (2000)

Les films de Bertrand Blier sont pratiquement un genre en soi. Ils ont tous (à deux ou trois exceptions près)  les mêmes qualités et les mêmes défauts : une écriture excessivement libre, poussant sa logique jusqu’à l’absurde, un dialogue acéré, mais aussi une propension à s’essouffler à mi-chemin et à perdre le public en route. « LES ACTEURS » ne fait pas exception à la règle.ACTEURS.jpg

Cela démarre par un trio de comédiens dans de savoureux avatars d’eux-mêmes : André Dussollier, Jacques Villeret et Jean-Pierre Marielle. Ils déjeunent à la Maison du Caviar et tout se met à déraper quand le serveur n’apporte pas un pot d’eau chaude réclamé par le susceptible Marielle. Ensuite, les rencontres s’enchaînent. Avec de bonnes surprises comme Sami Frey très drôle, Gérard Depardieu dans une auto-parodie décomplexée et surtout Jean Yanne fabuleux en médecin des assurances indélicat. L’épisode Pierre Arditi-Jean-Claude Brialy traîne en longueur, l’apparition d’un Alain Delon fantomatique est incongrue, pas drôle du tout, et met un peu mal à l’aise. Le dernier tiers part dans tous les sens, alterne les moments brillants et les saynètes qui tombent complètement à plat. Mais il y a des choses étonnantes malgré tout, comme Jean-Paul Belmondo jouant un abruti constamment mort de rire et se laissant insulter par Michel Serrault hors de lui. C’est surréaliste ! L’auteur ose même aller jusqu’à l’émotion brute, sans fard, avec le monologue de Maria Schneider qui lui colle à la peau ou la conclusion où Blier lui-même et Claude Brasseur parlent au téléphone à leurs célèbres pères disparus.

On ne sait pas trop si « LES ACTEURS » est une réussite ou pas. C’est trop désordonné, sans colonne vertébrale. Mais il vaut certainement le coup d’œil pour la richesse de sa distribution, son goût du délire et pour le trio Dussollier-Marielle-Villeret très savoureux. Dommage qu’ils disparaissent progressivement du scénario.

 

« SCORPIO » (1973)

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BURT LANCASTER

Sur une thématique proche de celle du « FLINGUEUR » sorti un an plus tôt (le disciple d’un tueur payé pour éliminer son mentor), mais transposé dans l’univers de l’espionnage et de la guerre froide, Michael Winner signe avec « SCORPIO » un bon thriller froid et sans fioriture, hormis celles, évidemment, de sa réalisation à effets et truffée de coups de zoom permanents. Une « signature » qui empêche ses films d’aussi bien passer l’épreuve des ans, que ceux d’un John Frankenheimer, par exemple qui se patinent au lieu de se démoder.SCORPIO

Winner retrouve Burt Lancaster (« L’HOMME DE LA LOI ») et le réunit avec deux de ses anciens partenaires : Paul Scofield (« LE TRAIN ») et Alain Delon (« LE GUÉPARD ») pour une histoire classique d’espion aspirant à la retraite, mais soupçonné de double-jeu par ses employeurs de la CIA qui veulent l’éliminer. Son ex-coéquipier à ses trousses, ‘Cross’ va chercher de l’aide chez un espion russe auquel le lie une camaraderie complexe mais réelle depuis trente ans. Le scénario, moins simpliste qu’il n’en a l’air, brouille constamment les pistes. Delon, le tueur français joli cœur au regard d’acier, rechigne à tuer son vieux maître, tant qu’il n’aura pas les preuves qu’il a vraiment changé de camp. En revanche, « l’ancien » n’est peut-être pas aussi franc du collier qu’il ne paraît. D’ailleurs, qui l’est dans cet univers amoral et tordu ? L’ultime face-à-face entre les deux hommes dans un parking, sera pétri d’ambiguïté et de questions à jamais sans réponses. Malgré sa longueur, des séquences ratées (toutes celles entre Delon et Gayle Hunicutt, aussi mal écrites que filmées), « SCORPIO » se laisse regarder avec un plaisir nostalgique. Il vaut d’être vu pour la longue fuite de l’espion traqué entre Paris, Washington et Vienne, pour la présence toujours formidable de Lancaster qu’on voit, à 60 ans, accomplir d’étonnantes cascades et acrobaties, et pour de bons seconds rôles comme Joanne Linville jouant sa femme ou J.D. Cannon, John Colicos. Delon fait une prestation routinière et sans relief, ne comptant visiblement que sur sa considérable présence physique.

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BURT LANCASTER, JAMES B. SIKKING, ALAIN DELON ET PAUL SCOFIELD

« SCORPIO » manque un peu d’âme et de profondeur, mais le dialogue est souvent inspiré (la soûlerie de Scofield et Lancaster) et il est plaisant de retrouver, dix ans après le chef-d’œuvre de Visconti, le guépard et Tancrède sur un même écran.

 

« BORSALINO » (1970)

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JEAN-PAUL BELMONDO ET ALAIN DELON

Revoir « BORSALINO » aujourd’hui, un demi-siècle après sa sortie, permet de comprendre l’importance du contexte et de la mythologie dans l’appréciation d’un film. Car objectivement, si le projet était ambitieux et excitant, si tout a été mis en œuvre pour en faire un classique (on compte tout de même Jean-Claude Carrière et Claude Sautet parmi les auteurs !), ce n’est pas la grande réussite dont on aurait pu rêver. Tous les participants ont déjà fait mieux par le passé, le scénario manque d’étoffe historique et psychologique, la mise-en-scène de Jacques Deray demeure confinée, sans parvenir à faire exister le Marseille des années 30. Et la confrontation des deux stars, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, apparaît comme superficielle et le talent des acteurs pas suffisamment mis à l’épreuve.BORSALINO.jpg

Et pourtant… Malgré ces récriminations, ces réticences légitimes, « BORSALINO » est incontestablement un film-date, l’équivalent français de « BUTCH CASSIDY & LE KID », l’unique occasion de revoir deux figures du cinéma hexagonal en pleine possession de leurs moyens, au sommet de leur considérable charisme. Sans oublier la BO de Claude Bolling, quelques bonnes répliques et d’excellents seconds rôles comme Michel Bouquet, Julien Guiomar et la très sensuelle Catherine Rouvel, qui fait office d’Etta Place pour nos Butch et Sundance phocéens.

Alors oui, bien sûr, l’image est trop éclairée, manque d’atmosphère, la bande-son est très inégale, la mort d’un des deux protagonistes à la fin est totalement grotesque. Mais que dire ? Cela fonctionne tout de même. Et chaque séquence où Belmondo et Delon apparaissent côte à côte provoque la même nostalgie, le même frisson. Difficile donc, de se faire une opinion bien tranchée sur « BORSALINO ». Quant au « duel » de stars, qui en sort vainqueur ? Belmondo se promène, désinvolte et rigolard, sans chercher à aller au-delà des apparences. Delon, plus impliqué, plus intense compose un vrai personnage de voyou ambitieux et implacable prêt à tout pour gravir l’échelle sociale. Une petite scène pourtant, nous laisse entrevoir le film qu’aurait pu être « BORSALINO » avec un tout petit supplément de profondeur : celle où, derrière une fenêtre, Delon l’air amusé et ému à la fois, regarde sa mère rire avec Belmondo qui la fait danser dans ses bras. Peut-être le plus beau moment du film. Indispensable… Malgré tout !

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ROCH SIFFREDI ET FRANÇOIS CAPELLA

 

LES 83 ANS DU SAMOURAÏ…

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ALAIN DELON A 83 ANS AUJOURD’HUI. ON EN PROFITE POUR RÉCLAMER 4 DE SES FILMS INTROUVABLES. PAS FORCÉMENT DES CHEFS-D’OEUVRE, MAIS BON…

 

« IL ÉTAIT UNE FOIS UN FLIC… » (1972)

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MICHEL CONSTANTIN

Michel Constantin était un ancien volleyeur devenu comédien grâce au « TROU » de Jacques Becker. Il atteignit même un certain vedettariat dans les années 70, en tournant plusieurs fois sous la direction de Georges Lautner et José Giovanni. Acteur monolithique, à la diction hasardeuse, à la raideur d’automate, il est pourtant irremplaçable dans « IL ÉTAIT UNE FOIS UN FLIC… » de Lautner, film qui le résume et le transcende.FLIC.jpg

Sur un scénario classique mais efficace d’infiltration, le film décolle grâce à l’excellent dialogue de Francis Veber qui se concentre sur le portrait d’un commissaire parisien des Stups enquêtant à Nice et affublé d’une famille-couverture. Un flic de terrain, vieux garçon, maniaque, radin, râleur, à vrai dire peu sympathique, mais qu’on apprend à connaître à mesure qu’il s’attendrit devant son « fils » de neuf ans et sa jolie maman veuve de policier (Mireille Darc). Les séquences sont tellement bien conçues et les personnages si précisément dessinés, que c’est un bonheur de voir Constantin face à Michel Lonsdale – improbable face-à-face proche du choc de cultures ! – en collègue patient et placide, de le voir harcelé par deux flics pénibles, exaspéré par un voisin collant (Robert Castel) et surtout échangeant d’hilarantes répliques avec le petit Hervé Hillien extraordinairement à son aise.

Alors oui, la musique est envahissante, les coups de zoom fatiguent l’œil et les décors sont hideux, mais l’humour teinté de tendresse emporte tout sur son passage et « IL ÉTAIT UNE FOIS UN FLIC… » fait partie des vraies réussites de son réalisateur, bien qu’il soit étonnamment sous-estimé par rapport aux « TONTONS FLINGUEURS » et autres « BARBOUZES ». Dans un casting globalement savoureux, on reconnaît Venantino Venantini en ‘hitman’ américain et même… Alain Delon dans un fugitif caméo de trois secondes, mal rasé et clope au bec.

L’amateur de polar appréciera cette vision de la guerre des polices, ces règlements de comptes au sein de la french connection. Mais l’essentiel n’est pas là : des plans comme celui où le garçonnet glisse sa main dans celle de son « père », valent qu’on revoie ce film unique et attachant, un des meilleurs de Lautner.

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MIREILLE DARC, MICHEL CONSTANTIN, JEAN-JACQUES MOREAU ET ALAIN DELON

 

SPANISH SAMOURAÏ…

DELON SPAIN

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