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Archives Mensuelles: juin 2016

AHARON IPALÉ : R.I.P.

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AHARON IPALÉ (1941-2016), ACTEUR ISRAÉLIEN QUI FIT CARRIÈRE AUX U.S.A.

 

HAPPY BIRTHDAY, TONY !

MUSANTE

TONY MUSANTE (1936-2013), ACTEUR AMÉRICAIN FORMÉ À L’ACTORS STUDIO, QUI A BEAUCOUP TOURNÉ EN ITALIE DANS LES ANNÉES 60 ET 70.

 
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Publié par le 30 juin 2016 dans ANNIVERSAIRES

 

« SNIPER : LEGACY » (2014)

SNIPER5« SNIPER : LEGACY » est la 4ème sequel du film de 1993, si on compte « SNIPER RELOADED » (2011) le seul film de la franchise où n’apparaît pas Tom Berenger, mais qui introduisait le personnage de son fils Chad Michael Collins.

Déployant d’assez gros moyens pour un DTV, affichant une belle photo, des extérieurs magnifiques, en particulier l’île de Santorin filmée sous toutes les coutures, le film tient ses promesses sur un scénario extrêmement simple, centré sur la vengeance d’un ex-marine (Doug Allen) devenu fou et flinguant ses anciens supérieurs. Il est d’ailleurs censé avoir tué ‘Beckett’, ce qu’on ne croit évidemment pas une seconde, puisque Berenger est en tête d’affiche ! Il ne fait son apparition qu’après 50 minutes de projection, pour notre plus grand plaisir. À 65 ans bien tassés, le cheveu blanc, légèrement empâté, l’acteur reprend son rôle-fétiche avec aisance et même un certain humour. Il rencontre ce fils qu’il ne connaît pas et le réalisateur – visiblement plus à l’aise dans les scènes d’action – esquive la difficulté en ne filmant pas de vrai face-à-face entre les deux hommes, aussi taiseux l’un que l’autre. Un peu dommage… Enfin ! On est tout de même heureux de constater que les problèmes d’yeux et de tremblote du vieux flingueur ont l’air de s’être résorbés.

Les fusillades sont vraiment impressionnantes, les impacts de balles ultra-réalistes et les comédiens très bien dans l’ensemble, particulièrement Mercedes Mason en « snipeuse » efficace et ce vieux Dennis Haysbert en colonel mystérieux. L’affrontement final fonctionne parfaitement, mais le « bad guy » se retrouve seul contre cinq tireurs d’élite. On peut se questionner sur l’équité de la chose !

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TOM BERENGER, DENNIS HAYSBERT ET MERCEDES MASON

Dans l’épilogue, l’officier nous informe que le fiston sera bientôt aux ordres de son vieux papa, ce qui laissait espérer de prochains comebacks de la famille Beckett. Mais au vu de la bande-annonce de ce nouvel opus : « SNIPER : GHOST SHOOTER », papa Berenger ne serait pas de la fête…

 

HAPPY BIRTHDAY, GARY !

BUSEY

GARY BUSEY, GRAND SECOND RÔLE EXCENTRIQUE ET SOUVENT INQUIÉTANT, TRÈS PROLIFIQUE DEPUIS LES ANNÉES 70.

 
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Publié par le 29 juin 2016 dans ANNIVERSAIRES

 

« SNIPER RELOADED » (2011)

Dès qu’on aperçoit la photo de ‘Thomas Beckett’ (Tom Berenger) dans son dossier militaire au début de « SNIPER RELOADED », on a déjà compris : un « SNIPER » sans Berenger, ce n’est pas tout à fait un « SNIPER ». Et même si la production a fait l’effort d’aller exhumer Billy Zane, vétéran du premier film, cela ne change guère la donne.SNIPER 4

En lieu et place du charismatique acteur de « PLATOON » et « TRAQUÉE », on a donc un certain Chad Michael Collins, bellâtre insipide et fiston de Beckett. Marine en mission au Congo, il veut venger ses hommes massacrés par un ‘sniper’, quitte à défier sa hiérarchie et à déserter.

Que dire ? Le scénario est pauvre et cousu de clichés. La construction en flash-back ne sert strictement à rien. Dès qu’on aperçoit l’officier au nom allemand (le pourtant excellent Richard Sammel), on sait qu’il est coupable. On ne sait pas encore de quoi, mais… ON SAIT ! La jeune première est désolante et c’est un Billy Zane au crâne dégarni et à grosse moustache, qui reprend son personnage de 1993, pour en faire un vétéran blasé mais sympathique, ange-gardien du rejeton. Apparemment, le dialogue laisse entendre que papa Beckett serait mort, ce que la sequel suivante viendra démentir.

« SNIPER RELOADED » est un DTV dans toute l’acceptation du terme. Une resucée anémique et sans raison d’être, tentant de capitaliser sur un vieux succès en se privant du seul élément qui permettait d’apprécier un tant soit peu ses prédécesseurs. En fouillant, on pourra éventuellement sauver quelques scènes de fusillades bien réglées, des effets étonnants (le laps de temps inhabituel entre la détonation et la balle atteignant sa cible) et une photo correcte.

L’année suivante, « JASON BOURNE : L’HÉRITAGE » connaîtra la même déconvenue : un « JASON BOURNE » sans Matt Damon, ce n’est pas tout à fait un « JASON BOURNE » !

 

BUD SANS BARBE…

BUD GLABRE

DOCUMENT RARISSIME : BUD SPENCER GLABRE ! DANS « PAS DE PITIÉ POUR LES SALOPARDS » OÙ IL JOUAIT… UN BANQUIER !

 

ADDIO, BAMBINO !

Pourquoi la mort de Bud Spencer à l’âge honorable de 86 ans a-t-elle suscité une telle tristesse, une telle incrédulité dans les médias ? Peut-être parce qu’on ne l’a jamais vraiment considéré comme un « acteur » ou une « star », mais plutôt comme un personnage familier de BD, un héros de notre enfance, sorte de mix improbable entre Obélix et le capitaine Haddock.BUD RIP

Carlo Pedersoli de son vrai nom, fut un champion olympique de natation au début des années 50, avant de se reconvertir au cinéma. Figurant dans « QUO VADIS » ou « HANNIBAL », second rôle dans une comédie d’Alberto Sordi, il lui faut attendre 1967 et une prise de poids considérable, pour enfin devenir « Bud Spencer », suivant la mode des pseudonymes anglo-saxons et du ‘spaghetti western’.

C’est surtout dans « DIEU PARDONNE… MOI PAS », la formation de son tandem avec Mario Girotti (alias « Terence Hill ») qui fera de lui une vedette extraordinairement populaire en Europe. Ensemble, ils ne tourneront pas moins de 18 films, dont le plus mémorable est « ON L’APPELLE TRINITA » où Spencer incarnait ‘Bambino’. Le beau gosse sautillant et l’ogre barbu fonctionnaient parfaitement en binôme, à la manière de Laurel & Hardy remis au goût du jour.

L’emploi-type du signore Pedersoli ? Un géant ronchon et mal embouché qui résout les problèmes par des baffes phénoménales ou des coups de poing sur la tête, en affichant une expression excédée. Cela ne nécessitait évidemment pas une formation shakespearienne mais dans ce modeste créneau, Bud Spencer n’avait pas d’égal.

Il a également mené une carrière en solo, dans la même lignée, beaucoup moins convaincante (« CAPITAINE MALABAR, DIT LA BOMBE » ou « BANANA JOE »). En 2003, Ermanno Olmi lui offre le rôle principal de son seul et unique film « sérieux » : « EN CHANTANT DERRIÈRE LES PARAVENTS ».

BUD RIP2

EXTRAIT DE « AMIGO, MON COLT A DEUX MOTS À TE DIRE ».

Bud Spencer s’en est allé, et avec lui tout un pan de cinoche populaire, bon-enfant, qui ne cherchait nullement à œuvrer pour la postérité, mais a su exploiter à fond la personnalité de ce colosse débonnaire et taciturne.BUD RIP3