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Archives de Catégorie: LES FILMS DE JAMES COBURN

« THE HIGH COUNTRY » : James Coburn dans « L’homme à la carabine »

RIFLEMAN COBURN

JAMES COBURN

« THE HIGH COUNTRY » est un épisode de la 4ème saison de « L’HOMME À LA CARABINE » réalisé par l’acteur Gene Nelson (« CHASSE AU GANG »).

Chuck Connors reçoit la visite de deux « mountain boys », des trappeurs venus des montagnes. L’un d’eux, James Coburn, veut absolument lui échanger son fusil contre des peaux de castors. Devant son refus, il revient la nuit avec son acolyte et attaque notre héros. Un coup de feu part accidentellement et le jeune homme est tué. Coburn s’enfuit comme un pleutre qu’il est.

Quand Connors et son fils se rendent au village des deux hommes pour s’expliquer, il est capturé et après un procès expéditif, condamné à cinq ans de travaux forcés auprès de la mère (Ellen Corby) du mort. Il faudra un duel à coups de torches enflammées entre lui et Coburn, pour que celui-ci avoue ses mensonges et que Connors et le fiston reprennent leur chemin.

Un bon épisode, tendu et stressant, où cette étrange communauté refermée sur elle-même rend sa propre justice. Impuissant dès qu’il n’a plus son arme-fétiche au poing, ‘McCain’ s’en sortira grâce à l’aide de la beauté locale (Valora Nolan) à qui il a tapé dans l’œil. Le principal intérêt reste bien sûr de voir Coburn cradingue et mal rasé jouer les pécores vicieux et sadiques, en total contremploi. Le style de rôle généralement dévolu à Warren Oates, à cette époque. Il s’en sort fort bien et paraît même – une fois n’est pas coutume – tout petit à côté de Chuck Connors. À noter que leur bagarre est en grande partie gâchée par l’emploi de cascadeurs bien trop identifiables et dont les silhouettes ne ressemblent ni de près ni de loin à celles des deux comédiens. Mais c’était un défaut très fréquent dans les vieilles séries TV.

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CHUCK CONNORS, ELLEN CORBY ET JAMES COBURN

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« THE CATCHER » : James Coburn dans « Lawman »

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LA MÈCHE DE JOHN RUSSELL

« THE CATCHER » est un épisode de la 3ème saison de « LAWMAN » réalisé par l’acteur Marc Lawrence, grande figure du ‘film noir’ et réalisateur occasionnel.

Med Flory joue un berger, un colosse un brin demeuré (c’est lui, le « catcher » du titre parce qu’il laisse les autres le frapper à l’estomac sans moufter), qui se fait malmener par des collègues menés par James Coburn. Celui-ci drague éhontément l’épouse de son vieux boss (Robert Armstrong). Lors d’une bagarre, le vieillard tue accidentellement Coburn et, par lâcheté, laisse accuser le brave Flory. Une traque s’organise, menée par notre héros John Russell…

L’épisode n’a rien de très remarquable, le scénario est très anecdotique, les protagonistes n’ont aucune épaisseur, aucun passé. Et comble de la frustration, Coburn disparaît au bout de dix minutes ! Il joue une brute vicieuse comme il en a beaucoup incarnées à ses débuts à la TV, un imbécile arrogant. On notera qu’il adopte une voix qui dérape souvent dans les aigus, qu’on ne lui connaissait pas. Mais le personnage ne présente strictement aucun intérêt. À noter aussi que la coiffure gominée et barrée d’une mèche blanche ondulée de Russell n’a jamais semblé aussi bizarre…

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JAMES COBURN

 

« THE MURDER CLAUSE » : James Coburn dans « Peter Gunn »

GUNN COBURN

JAMES COBURN ET SON REFLET

« THE MURDER CLAUSE » est un épisode de la 2ème saison de « PETER GUNN » réalisé par l’efficace Boris Sagal.

Notre privé Craig Stevens est contacté par Cece Whitney, l’épouse d’un célèbre trompettiste de jazz (James Coburn) persuadée que celui-ci projette de l’assassiner pour toucher une grosse assurance-vie. ‘Peter Gunn’ interroge Coburn, homme tourmenté et paranoïaque, taraudé par de terribles migraines. Bientôt, on retrouve son cadavre calciné dans sa maison de campagne. En fait, c’est Coburn lui-même qui a organisé sa fausse mort pour faire accuser sa femme qu’il hait !

Un scénario simple et direct, porté par la prestation tendue d’un Coburn au sommet de sa forme, très bien photographié et mis en valeur par des cadrages très expressionnistes. À noter que lors du pré-générique, on le voit se tenir la tête, grimacer de souffrance, et finir par briser le miroir de sa loge : une image qui parlera immédiatement aux amoureux de « PAT GARRETT & BILLY THE KID », où l’ami James ne supportait pas non plus son reflet dans un plan devenu mythique.

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JAMES COBURN, HERSCHEL BERNARDI ET CRAIG STEVENS

À noter également que Lola Albright n’apparaît que le temps d’une chanson et que pour cette seconde année, Minerva Urecal a remplacé l’exceptionnelle Hope Emerson qui venait de décéder à l’âge de 62 ans. Coburn allait retrouver Blake Edwards, créateur et producteur de la série, plusieurs fois au cinéma dans les années à venir.

 

« THE TEST » : James Coburn dans « Stoney Burke »

STONEY COBURN

JAMES COBURN ET JACK LORD

« THE TEST » est un excellent épisode de la série « STONEY BURKE », réalisé par Leonard Horn et photographié par le grand chef-opérateur Conrad Hall.

En voulant monter un mustang particulièrement nerveux, Jack Lord a un grave accident et se retrouve paralysé des deux jambes. Son médecin, James Coburn, ne trouve aucune lésion sur les radios et en conclue que ‘Stoney’ souffre de séquelles psychosomatiques. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, il va le secouer, le défier, le bousculer, jusqu’à ce que son patient émerge de sa torpeur et parvienne à se tenir debout.

L’épisode tient dans le face-à-face et les confrontations entre deux remarquables acteurs : Lord, d’une subtilité inattendue dans ce rôle de ‘tough guy’ qui révèle une faille béante de son caractère et laisse s’insinuer en lui une peur invalidante. Et Coburn, ex-sportif lui-même, dur et refusant toute empathie, qui oblige littéralement son patient à reprendre sa vie en mains, quitte à le pousser à bout. Avec un bon dialogue, une situation forte, les deux acteurs donnent vraiment le meilleur d’eux-mêmes. Un vrai plaisir !

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WARREN OATES, JACK LORD ET JAMES COBURN

Parmi les autres comédiens, le « récurrent » Warren Oates apparaît fugitivement en cowboy rigolard et l’enfant-vedette Richard Eyer (« LA MAISON DES OTAGES ») joue un jeune paraplégique courageux. À noter que Oates et Coburn allaient se recroiser deux ans plus tard dans « MAJOR DUNDEE » de leur ami commun Sam Peckinpah dont ils devaient devenir les acteurs-fétiches.

Un bel échantillon d’une série méconnue, mais intelligente et très soigneusement produite.

 

LA MORT DE CALVERA…

STAR CINÉ WALLACH

LA MORT DE WALLACH ET COBURN DANS LE NUMÉRO DE « STAR CINÉ VAILLANCE » CONSACRÉ AUX « 7 MERCENAIRES ».

 

LE CRAN D’ARRÊT DE JAMES…

7 COBURN

SCÈNE MYTHIQUE DES « 7 MERCENAIRES » DANS UNE PAGE DU MAGAZINE « STAR CINÉ VAILLANCE » EN 1961. COBURN FOREVER…

 

« THE SHOWDOWN » : James Coburn dans « Lawman »

JAMES COBURN

JAMES COBURN

« THE SHOWDOWN » est un épisode de la 2ème saison de la série « LAWMAN » réalisé par Robert Sparr.

James Coburn, un tristement célèbre pistolero arrive à Laramie pour tuer John Howard, son ex-mentor qui – affirme-t-il – lui a volé la femme qu’il aimait (Roberta Haynes). Mais Howard est rangé des voitures et notre marshal John Russell le convainc de ne pas répondre aux provocations de plus en plus brutales de Coburn. C’est finalement notre héros qui l’affrontera dans la grand-rue.

JOHN RUSSELL ET JAMES COBURN

JOHN RUSSELL ET JAMES COBURN

Un bon épisode sur le thème archi-classique de l’ancien ‘gunman’ retraité forcé de reprendre les Colts. Il vaut surtout d’être vu pour la prestation nerveuse et habitée de Coburn. Loin de ses interprétations décontractées et ironiques, il est ici un véritable chien enragé haineux et dangereux. Il a un très intense face-à-face avec son ancien ami dans le saloon à qui il dit : « Tu es comme une maladie à l’intérieur de moi ! ». On pressent que l’acteur avait en lui du ‘star material’ dans l’aisance avec laquelle il éclipse complètement John Russell dans leurs scènes ensemble. L’ironie est qu’il a dans ce modeste téléfilm de 26 minutes bien plus de répliques et de gros-plans que dans « LES 7 MERCENAIRES » tourné la même année, qui lui apportera pourtant un début de renommée.